Hey everyone ! (t'as vu je suis bilingue)
Voici le 4eme chapitre de votre fic. Merci à vous qui prenez le temps de me lire, et de me laisser un commentaire, ça me touche beaucoup.
Nouveauté : maintenant, saluons tous ensemble ma bêta-lectrice, kimoha ! Merci à toi de prendre le temps de corriger mes fautes de 6eme :]
Sans plus tarder, la suite.
C'était dans ce genre de situations que Sanji se disait que le fruit du démon de sa chère Robin devait être très pratique.
Dès le matin, il était au taquet. Il avait les yeux partout, cherchant le moindre petit indice qui lui aurait permis de dénicher la personne mystère de l'autre jour.
Cela dit, il avait beau analyser le comportement entier de chacun de ses nakamas, et ce dès le petit déjeuner, il ramait toujours. La journée commençait bien!
Soit la personne était super douée pour cacher ce qu'il savait, soit c'était lui qui avait un peu de la merde dans les yeux. Et pourtant il faisait très attention ! À comment chacun se comportait avec lui ou Zoro, aux mots qu'ils disaient, aux regards … tout !
Mais rien à faire.
Zoro lui agissait normalement, comme si rien ne s'était passé.
Ou comme si rien n'avait failli se passer. Ce qui ne lui facilitait la tâche qu'à moitié.
C'était un bon point parce qu'il ne se comportait pas différemment avec lui. Remarquez, il aurait été difficile de faire pire si la tentative de l'autre jour ne lui avait vraiment pas plu. Et c'était un moins bon point parce que Sanji lui-même ne savait absolument pas si ses actes avaient un quelconque effet sur Zoro. Ou s'il y en avait un, il le cachait bien.
Disons qu'il ne lui posait pas trop de problèmes.
C'était la personne mystère qui le soûlait en attendant ! Ne cherchez pas, il voulait savoir qui avait vu la scène. Hors, si épier les faits et gestes de chacun ne marchait pas, alors il allait devoir tout simplement demander. Non, il n'allait pas dire : « Salut, dis, c'est toi qui nous as vu Zoro et moi alors que je m'apprêtais à lui en rouler une ? Non ? D'accord, bonne journée! » … Sérieusement …c'était loin d'être le top.
Il n'avait qu'à poser une question et voir comment chaque personne allait réagir. C'était dans ces cas-là que le cuisinier était bien content que l'équipage ne comporte pas une centaine de personnes …
Bref, il était partant, il était chaud !
Qui serait la personne qui allait lui servir de premier suspect ?
Son regard tomba sur Luffy, occupé à pêcher. Bon. Même s'il ne le soupçonnait pas réellement, il allait au moins lui servir de cobaye. Il descendit donc les escaliers pour rejoindre son capitaine. Visiblement, ça ne mordait pas.
« Dis-moi, Luffy, aurais-tu vu quelque chose de … il laissa sa phrase inachevée, cherchant ses mots.
- De quoi ?
- D'inhabituel ?
- Ouais, l'autre jour j'ai rêvé que je chevauchais un steak géant ! Raconta Luffy plein d'entrain.
- Et … en quoi est-ce inhabituel ?
- Bah j'aurais dû le bouffer ce steak, moi ! Pas le chevaucher !
- Bien … Soupira Sanji. Je te remercie capitaine … »
C'était un fait, Luffy était définitivement exclu de la liste des suspects. Est-ce qu'il y avait réellement figuré ? Non. Au moins Sanji ne chercha pas plus loin de son côté. Aller, au suivant !
Il alla voir Brook, qui chantonnait gaiement à l'avant du navire près de Nami. Bien, d'une pierre deux coups!
«Nami-swaaaaaaan ! Et toi aussi Brook, j'ai une question.
- Yohohoho ! Quelque chose te tracasse, chef ?
- Pas vraiment, je voulais savoir si l'un de vous avait été témoin d'une chose inhabituelle.
- Une chose inhabituelle? Non ...désolée Sanji, je ne vois pas, répondit Nami, visiblement larguée.
- Absolument pas mon cher ! Ajouta le squelette.
- Bien … je vois, merci quand même !
- Pourquoi, il y a un problème ? Demanda la navigatrice.
- Non, aucun. Rassure-toi ma douce, aucun problème à l'horizon ! »
Il s'éloigna un peu des deux pour allumer une cigarette, ignorant le regard de la rousse sur lui. Celle-ci regarda Brook, dans le but de lui demander s'il savait pourquoi il demandait ça. Sauf que le musicien s'était remis à danser gaiement tout en chantant.
Sur le pont, Sanji méditait, occupé à regarder la vaste étendue d'eau devant lui.
Finalement, est-ce que demander à chaque personne était une bonne idée ?
Au départ il s'était limite traité de génie, mais maintenant il ne savait plus. À ce rythme il allait passer pour un demeuré aux yeux de tous ses nakamas, et il ne le voulait pas vraiment. Ils allaient se mettre à penser qu'il se passait un truc pas net sur le bateau et Sanji s'attirerait les regards de tous, pour finalement installer une paranoïa générale.
Et ce n'était pas ce qu'il cherchait.
Et en plus ça ne lui apprenait rien de concret. Si chacun disait un truc du genre : « Non, je n'ai rien vu », eh bien il n'était pas dans la mouise, les amis … Sanji recracha de la fumée tout en se disant qu'il se prenait quand même pas mal la tête pour si peu.
Aller, il se secoua mentalement. En voyant Robin là-haut près de ses fleurs, il reprit courage et alla la rejoindre.
«Aaah, ma Robin d'amour ! Quelle vue merveilleuse, pleine de charme et de poésie !
- Merci, Sanji-kun, dit-elle en tournant la tête vers lui.
- Ce n'est rien, je n'ai qu'à te voir ainsi à t'occuper de ces fleurs pour trouver l'énergie nécessaire pour braver toutes les mers ! Ah … mais dis-moi, pendant que j'y pense, ajouta-t-il en se rappelant pourquoi il était là, aurais tu vu quelque chose d'étrange sur le navire ?
- Qu'entends-tu par étrange ?
- Je … eh bien …
- Tu sais, Sanji-kun, je vois tous les jours des choses étranges et plus surprenantes les unes que les autres sur ce navire.»
Elle avait à ses lèvres ce sourire qui disait clairement qu'elle en savait plus qu'elle ne le laissait paraître.
Alors, Sanji mit automatiquement Robin en tête de file sur la liste de ses suspects.
«Même si je l'avoue, certaines choses me surprennent plus que d'autres. Ou moins.»
Là, il avait entouré son nom de rouge, l'avait souligné de manière bien visible sur sa liste mentale.
«Merci ma douce Robin.
- Je t'en prie. N'hésite pas si tu as d'autres questions. »
Il tourna les talons et descendit à l'arrière du bateau sur le pont pour terminer sa cigarette tranquillement.
C'était clair maintenant, Robin était dans la liste des suspects principaux. Même s'il la connaissait et qu'il se pouvait qu'elle n'ait rien vu de ce qui l'intéressait lui, elle avait dû comprendre quelque chose sous ses paroles.
Des pas le tirèrent alors de sa rêverie. Le cuistot vit du coin de l'œil arriver la source principale de son agitation.
Qui était-ce ? À votre avis ? Dans le mille.
« Tiens tiens tiens, v'la mon petit Marimo qui arrive!
- Je ne suis pas ton petit Marimo.
- Sois pas soupe au lait.
- Bouge, tu me bloque le passage.
- Pour aller où ?
- J'ai un compte rendu à te faire à chaque fois que je dois aller à la salle de bain maintenant? »
Sanji regarda d'un peu plus près Zoro. Il sortait visiblement de la salle de sport.
Il avait remis son tee-shirt le temps de passer de cette dernière à la salle de bains. Mais avec la sueur, le vêtement lui collait à la peau, épousant ses formes d'une manière plutôt plaisante, selon Sanji qui pouvait également voir de la sueur sur ses tempes, collant quelques mèches courtes à son front.
Il se mordit la langue lorsqu'il croisa son regard. Zoro avait beau le regarder de cette manière qui disait : « tu bouges, ou je t'explose », il ne pouvait s'empêcher de sentir à nouveau une vague de désir le submerger.
Sanji avança alors vers lui et commença à envahir un peu trop l'espace vital de l'autre homme, mais, qui n'en fit pourtant rien. Il posa alors ses mains au niveau des hanches de Zoro pour rapprocher leurs deux corps. Et ce de beaucoup trop près pour que ce soit une distance respectable entre deux personnes non intimes.
Forcément, Zoro ne voulut pas se laisser faire. Il souhaitait juste aller à la salle de bains, pas subir les idées farfelues du cuisinier ! Il savait ce que c'était lui, que de s'entraîner par cette chaleur pendant des heures? Bah non, ce grand dadet préférait jouer les jolis coeurs auprès des filles ! ... Ah, oui, et de lui ces derniers jours.
« Dégage shitty cook !
-Arrête donc de stresser … »
Oh mais Zoro ne demandait que ça, sauf que lorsque Sanji rapprocha sa bouche de son oreille percée, il eut toutes les raisons du monde de stresser. Surtout lorsque le blond lui glissa d'une voix chaude qu'il ne lui connaissait pas :
« Un de ces quatre, je serais ravi de te faire suer autrement.»
Zoro sentit alors son sang ne faire qu'un tour à l'entente de ces mots, et à cause du souffle du cuisinier venant chatouiller son oreille d'une manière trop sensuelle pour lui. Non mais c'était quand même terrible! Cet idiot de blondinet ne faisait pas grand chose pourtant, on est bien d'accord, pas de quoi casser trois pattes à un canard ... Alors, pourquoi se sentait-il ainsi? Non, pas forcément curieux ... il y avait autre chose ...
Mais il n'eut pas le temps de l'envoyer à l'eau ou de l'encastrer dans le mur, puisque le blond s'en alla de son propre chef, laissant ses hanches et son oreille tranquilles, lui libérant ainsi le passage vers la salle de bain.
Le sabreur ne se fit pas prier pour s'y rendre.
«Mais qu'est-ce qui lui prend à ce crétin ?»
Hélas, Zoro avait eu beau tourner la question dans tous les sens, aucune réponse cohérente ne lui vint à l'esprit. Mais pour le moment, il avait autre chose à faire : oublier sous une bonne douche l'effet que le cuisinier lui avait fait.
[…]
La soirée s'était déroulée sans le moindre accroc, pleine de joie et de bonne humeur, bercée par la musique de Brook. Comme Sanji s'y était attendu, enfin, à moitié attendu, personne ne lui reparla de son petit interrogatoire de la journée. Il avait pensé y faire passer également tous les autres avant de se décourager, persuadé que cela ne le mènerait à rien.
Cela dit, il avait tout de même posé la même question à Usopp. Après tout il n'aurait eu aucun mal à voir clair dans son jeu. Et pourtant, rien de suspect chez lui non plus. Désespérant.
Alors il avait laissé tomber son idée, plus trop géniale maintenant.
Puis, peu à peu, chaque membre de l'équipage prit le chemin des dortoirs. Faire des conneries, ça fatiguait au bout d'un moment.
Chopper fut le premier à réclamer son lit, épuisé par toutes les débilités faites avec Luffy, Usopp et Franky. Il fut suivit de peu par Nami, fatiguée elle aussi par tout ce boucan. Même si à force elle s'y était habituée.
Accoudé à la rambarde du navire, Sanji fumait tranquillement en regardant la scène qui se déroulait devant lui : Usopp tentait d'apprendre à Robin la danse que Luffy et lui venaient d'inventer. Danse très ridicule au passage. Ils l'avaient nommée : Danse du Super Colvert boiteux. Allez savoir où ils avaient cherché ça! Un hommage à Karoo sûrement. Il était prêt à parier qu'elle n'allait pas accepter d'apprendre un truc si dégradant.
Non mais, comme si sa Robin allait accepter ça. On aurait tout vu !
Puis il vit la tête de cactus se détacher du lot et se diriger vers les chambres.
Jetant son mégot, Sanji le suivit alors. Forcément. Un chasseur ne laisse jamais sa proie s'en aller. Il ne lui foutrait la paix que lorsqu'il aurait eu ce qu'il voulait. Lui. Et encore, rien n'était moins sûr. Pour le moment, il se contentait de ce but : le mettre dans son lit.
Une fois le sabreur dans l'embrasure de la porte, à l'abri des regards indiscrets, il lui lança :
« Oh, tu vas déjà te coucher, Marimo ?
- La ferme, j'suis crevé, répondit Zoro sans prendre la peine de se retourner.
- Hé!
- Quoi encore ? »
Zoro se retourna pour voir le visage de Sanji se rapprocher du sien, rapidement. Et puis il sentit un contact sur sa joue.
Léger. Furtif. Doux. Étrange. Pas désagréable.
Les lèvres du blond quittèrent la peau de l'autre homme, presque à regret, avant de prendre la forme d'un sourire :
«Je souhaitais juste te dire bonne nuit.»
Zoro grogna quelque chose qui semblait être un mélange de : « il est pas net, va te faire soigner, va crever … » Quelque chose dans cet ordre-là. Mais il ne tenta pas de le tuer lui-même, ce que Sanji nota une fois l'épéiste hors de son champ de vision.
Ce qui était un très bon point.
Rien de tel pour lui redonner du courage dans son entreprise !
Il fit demi-tour et alla rejoindre ses nakamas, occupés à danser. Quoique soudainement, il aurait préféré aller se coucher lui aussi.
« Ah, Sanji-kun. Viens donc te joindre à nous et faire la Danse du Super Colvert boiteux »
Robin, pourquoi ?
