Bonsoir tout le monde comment allez vous ?
Voici pour vous le dernier chapitre de la Recette du Succès. Oui, déjà, le temps passe vite quand on s'amuse !
En tout cas moi je me suis amusée à écrire et j'espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire.
Alors merci à vous tous qui avez suivit cette petite aventure, et merci Kimoha pour m'avoir corrigé et offrir aux lecteurs une fic qui ne fait pas saigner des yeux. =D
Alors pour vous, voici le fin mot de l'histoire.


« Zoro, Sanji ? Dites-moi les amis …

- Quoi Chopper ? demanda ledit Zoro.

- S'est-il passé quelque chose pour que vous ayez de telles raideurs dans le dos? »

Ou comment faire paniquer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, deux des pirates les plus redoutables des mers. Hors, le mignon et innocent Chopper avait réussi là où beaucoup échouaient : leur faire perdre leurs moyens. Cependant, ce n'était pas difficile aujourd'hui.

L'équipage avait passé une majeure partie de la journée à pêcher, et ce pour trouver un poisson légendaire. Même si ils avaient trouvé de quoi bien remplir l'aquarium, ils n'avaient pas atteints leur but, raison pour laquelle le capitaine allait remettre ça demain. Bref, tout ça pour dire que vers la fin de l'après-midi, Sanji était arrivé près d'eux avec un rafraîchissement pour les filles. Chopper avait noté la façon dont il se tenait. A force de l'observer, il savait combien il était souple. Donc, cette soudaine raideur l'avait étonné. Puis il était passé à autre chose en voyant qu'il avait également apporté de quoi manger pour tout le monde, et une belle barbe à papa pour lui. Semblait-il que le cuisinier était de bonne humeur.

Il aurait oublié ça s'il n'avait pas vu plus tard l'épéiste arriver à moitié endormi sur le pont, sûrement appâté par l'odeur de l'alcool et de la nourriture. Lui aussi, Chopper savait comment il se tenait. Certes, toujours droit, mais pas raide comme ça pour autant. Le médecin avait fait un rapprochement logique : ces deux-là avaient encore fait les idiots, mais cette fois, ils s'étaient fait vraiment mal. Raison pour laquelle, tandis que les autres mettaient les poissons dans l'aquarium, Chopper les avaient retenus pour leur en parler. Conscience de médecin oblige.

Mais cette même conscience n'aidait pas vraiment les deux hommes.

« Ah, ça ? Oh, c'est pas grand chose tu sais, commença Zoro.

- C'était tout à l'heure pendant que vous tentiez de pêcher votre poisson étrange, continua Sanji.

- L'abruti ici présent a voulu me chercher des noises pendant que je cherchais à boire.

- Tu imagines la suite des choses, avec quelques coups bien placés pour le remettre à sa place, voilà ce qu'il est advenu de lui. »

Zoro comprit, malgré lui, le double sens de cette phrase. Salopard. Heureusement, ce ne fut pas le cas de Chopper.

« Alors pourquoi je t'ai entendu crier Sanji ? Oh je devine, continua le renne, Zoro t'a donné aussi quelques coups bien placés, c'est ça?

- Tu as tout deviné, Chopper ! dit Zoro, tandis que Sanji s'étranglait avec sa salive. Faut croire qu'il a eu plus mal, étant donné que sa voix est parvenue jusqu'à tes oreilles. Tout le monde sait que je cogne plus fort. »

Avec un sourire en coin, il prit congé d'eux, décidé à oublier ces raideurs, laissant le médecin et le cuisinier seuls.

« Si vous voulez quelque chose pour faire passer la douleur n'hésitez pas! » avait lancé tout gaiement Chopper, manquant de les tuer tous les deux par une crise cardiaque. Il ne pouvait pas se douter que ni l'un ni l'autre n'allait lui demander cela. Surtout pour ce à cause de quoi ils étaient si raides.

[...]

Le lendemain, le joyeux équipage du Chapeau de Paille pouvait de nouveau assister à une séance intensive de pêche de la part de leur capitaine, épaulé du sniper, du médecin et du musicien. Franky, charpentier du navire s'exécutait à une petite danse (tout est dans le déhanché) d'encouragement. Les filles, quant à elles, profitaient du soleil, le tout agrémenté par une boisson fraîche préparée par Sanji.

« Tiens, je vais aller vous faire quelques amuse-bouches également !

- Merci Sanji-kun, ne te donne donc pas autant de mal pour nous, répondit Robin, le sourire aux lèvres.

- Voyons, à femmes d'exception, traitement d'exception! »

Il repartit gaiement vers la cuisine afin de préparer tout ça. Il récolta cependant au passage les moqueries du sabreur, assis près de la porte de la cuisine :

« A crétin d'exception, traitement d'exception. Ça marche aussi non?

- Ferme-la donc, épéiste raté. »

Plus loin sur le pont, les deux demoiselles avaient vu ce qui semblait être un nouveau début de bagarre entre les deux hommes. Nami poussa un soupir à cette vue :

« Quand est ce qu'ils décideront de grandir ces deux-là ?

- Ne t'en fais donc pas, Nami-san, lui répondit Robin en souriant.

- Que veux-tu dire par là ?

- Nos amis sont de grands garçons, inutile de t'en faire pour eux.

- Je ne m'en fais pas, mais pourquoi dis-tu ça ? » demanda Nami.

Elle n'eut pas de réponse à sa question, Robin ayant préféré lui adresser un sourire avant de remettre ses lunettes de soleil. De son côté, Sanji était ainsi entré dans la cuisine, suivi de près par Zoro et de ses railleries :

« Et sinon, t'arrives à t'asseoir ?

- Je peux te retourner la question, répondit Sanji en se retournant vers lui.

- Sans problème, dit-il en s'approchant du blond.

- Je suis sûr que tu as quand même mal, ajouta le cuisinier en réduisant à néant la distance entre eux.

- Aucunement. Je suis plus résistant que toi, se moqua Zoro en agrippant fermement Sanji par les hanches.

- Je suis prêt à tester ta résistance n'importe quand, renchérit le chef en passant ses mains sur le torse du sabreur.

- Tu ne seras pas déçu, murmura l'épéiste en passant ses mains dans le dos du blond.

- Et si on disait que n'importe quand, c'était maintenant? »

Pour illustrer ses paroles, Sanji fit basculer Zoro sur la table de la salle à manger, l'allongeant sous lui. Leurs lèvres se rencontrèrent bien vite pendant que le blond allait glisser sa main le long du corps de l'autre homme. Qui lui avait enroulé l'une de ses jambes autour de la taille de Sanji. Sûr qu'avec le temps, et un peu d'entraînement, ils allaient passer d'excellents moments tous les deux. Zoro continua de jouer avec la langue du cuisinier, remontant sa main vers la cravate du blond qu'il commença à la dénouer :

« Aucune patience, se moqua Sanji en mettant fin au baiser.

- Tu peux parler. »

Peut-être qu'un jour Sanji lui dirait ce qui l'avait poussé à enfin oser l'aborder. Un jour peut-être. Là Zoro cesserait sûrement de lui reprocher de ne pas être patient. Il avait sur lui l'homme le plus patient des mers ! Ils furent cependant interrompus par le bruit de la porte de la cuisine, s'ouvrant brutalement sur un Luffy tout joyeux.

«Sanji regarde ce que j'ai pêché ! Cuisine-le moi ! »

Luffy avait dans ses mains une chose qui avait vaguement la forme d'un poisson. A la différence qu'il avait une bouche de cheval et qu'il faisait « cocot ». Zoro oublia sur le coup la situation, sidéré qu'une telle monstruosité puisse exister. Par contre Sanji, lui, était plus rouge que toutes les écrevisses de l'aquarium.

« Ah, Luffy ! s'exclama Sanji.

- Ouais, c'est bien moi. »

Oui c'est bien lui. Il n'y a qu'un seul type au monde capable de rester totalement insensible au fait que Sanji avait allongé Zoro sous lui, dans une position qui en disait long sur ses intentions. Luffy restait Luffy peu importe les situations. C'était encore pire que la fois où ils avaient été surpris dans cette même cuisine.

« Tu peux me faire griller ce truc ?

- Hum … Luffy c'est pas le moment de manger, répondit Sanji pendant qu'il laissait Zoro se relever, je ...

- Pourquoi toujours la cuisine, coupa le brun, y'a un truc spécial là-dedans?» demanda le capitaine tout joyeux.

Un ange passa.

Sanji et Zoro dévisagèrent Luffy, sans oser comprendre ce que ces quelques paroles voulaient bien dire.

Pourquoi toujours la cuisine?

« Luffy … commença le cuisinier, est-ce que c'est toi qui nous a vus ici l'autre jour alors qu'on allaient s'embrasser?

- Hein ? Ah ouais c'est moi, pourquoi? »

Ses deux nakamas perdirent le peu de couleurs qui leur restaient. Déjà se faire surprendre par quelqu'un était assez gênant, mais de savoir que c'était lui qui les avaient déjà surpris …. Capitaine qui les regardait fixement, se fichant pas mal de savoir qu'il les avait interrompus, étant donné que son estomac avait la priorité en ce moment.

« Non mais tu veux rire ? Tu ne me l'as pas dit!

- Bah quoi, ça pose problème?

- Pas du tout, répondit Sanji, mais je t'ai demandé un jour si tu n'avais rien vu de bizarre et tu m'as juste raconté un rêve où tu chevauchais un steak ...

- Ah ouais, j'ai refait ce rêve récemment, ça devient inquiétant … murmura l'homme-élastique.

- Luffy … le rappela Zoro, mal à l'aise.

- Ah, oui c'est vrai. Bah quoi, je t'ai dit la vérité Sanji.

- Pas tout à fait non … soupira le blond.

- Bah si, annonça calmement le capitaine. C'est pas bizarre que vous fassiez des trucs cochons ensembles. »

Sanji sentit son cœur cesser de battre, toujours par rapport à la surprise. Mais une bonne surprise maintenant. Zoro quand à lui se demandait ce qui pouvait bien passer par la tête du brun par moments …

« J'le sais depuis toujours qu'en fait vous vous aimez, annonça clairement Luffy. C'est comme moi et mon papi, on se cogne tout le temps, mais en fait, on s'aime beaucoup !

- Sacré Luffy … soupira Sanji.

- Et puis, vous n'vouliez pas que ce soit votre petit secret ?

- Et bien on compte sur toi pour le garder également. » Répondit Zoro.

Luffy approuva d'un hochement de tête, avec un grand sourire. Sanji soupira alors, se disant qu'il était vraiment tombé dans l'équipage le plus étrange qui soit sur les mers. Pourtant il manquait une petite explication :

« Mais … commença Sanji en refermant sa cravate, toi qui d'habitude est l'exact opposé de tout ce qui est silencieux, pourquoi tu as ouvert la porte doucement ce jour-là et pourquoi tu l'as refermée ainsi ? »

Luffy fronça les sourcils, visiblement en plein effort de concentration. Zoro eut légèrement peur en le voyant ainsi.

« Hum … je crois que ce jour-là, c'était quand je voulais faire peur à Brook. J'avais mis un drap sur la tête pour ça.

- Ça se tient ... » murmura Zoro.

Et comment que ça se tenait! Zoro se rappela l'autre jour où il avait rejoint Sanji dans la salle de bains, ses bêtises à lui et à Usopp l'avaient retardé. Et il avait pu constater qu'effectivement, les deux amis s'amusaient à pourchasser Chopper et Brook avec des draps sur la tête. Ils avaient dit comme quoi ils avaient surpris Chopper dans son cabinet, alors Zoro imagina sans peine que Luffy avait tenté de faire la même chose pour Sanji.

Tout de même, Sanji avait un peu de mal à réaliser que c'était la personne qu'il n'avait jamais soupçonné qui puisse être cette personne surprise. L'homme-élastique le sorti cependant de ses pensées :

« Le poisson a pondu un œuf ! »

[...]

Les pirates à bord du Thousand Sunny avaient assisté au déménagement du poisson de sa future assiette à l'aquarium. Oui, Luffy avait abandonné l'idée de le manger en voyant qu'il pondait des œufs, eux-mêmes comestibles. Même s'il n'y avait eu que le capitaine d'assez courageux pour les goûter en fait. Les voilà à regarder cette chose nager paisiblement au milieu du garde-manger. La plupart des pirates auraient préféré voir Luffy le manger que de voir un poisson leur adresser un sourire avec des dents de cheval. Si la chose foutait les jetons à Nami, Zoro n'en revenait toujours pas. Comme quoi en disant des conneries …

« Ouais, cool tout ça. J'en connais un qui va s'éclater comme un fou avec cette chose, dit Zoro en se dirigeant vers la porte.

- Ouais, répondit Sanji. Je vais commencer à cuisiner. »

Les deux hommes sortirent de l'aquarium, l'un se dirigeant vers le pont, l'autre vers la cuisine. Cependant, la voix de Sanji stoppa Zoro dans ses pas.

« Dis-moi, tu n'as pas reprit Luffy tout à l'heure, lorsqu'il a dit « en fait vous vous aimez »... »

Zoro tourna la tête vers le blond, se demandant alors pourquoi il lui sortait ça.

« Toi non plus que je sache.

- Oui, mais …

- Que ce soit clair, coupa Zoro, je ne suis pas amoureux de toi. Il n'a jamais été question d'amour entre nous.

- On est d'accord là-dessus. »

Sanji était soulagé. Il souhaitait depuis le début s'envoyer en l'air avec lui, point barre. Soit, maintenant que c'était fait, il n'était pas contre l'envie de recommencer. Mais à aucun moment l'amour n'avait eu sa place entre eux. Ce n'était pas à l'ordre du jour. Par contre, le désir commun, lui, il l'était.

« Par contre, commença Sanji en se rapprochant de Zoro, si à l'avenir, certaines envies te viennent, n'hésite pas.

- C'est prévu. »

Zoro se pencha alors vers Sanji, glissant sa main dans le creux de ses reins

« Et tu sais ce dont j'ai envie, là, maintenant? demanda Zoro d'une voix grave, un léger sourire au coin des lèvres.

- Vas-y, dis-moi tout … murmura Sanji, ravi de le voir prendre les devants.

- C'est de t'éclater la tête pour avoir fait de moi un type aussi dépravé que toi ! »

Bref, aujourd'hui fut une journée normale de plus pour l'équipage du Sunny Go, où une nouvelle bagarre avait éclaté entre le second et le cuisinier, sûrement dans l'attente de nouvelles aventures plus folles les unes que les autres.

Cependant, nul doute que certains d'entre eux avaient trouvé une nouvelle occupation pour patienter d'ici-là.


En espérant vous retrouver sur d'autres fics !