Bonjour à tous, me revoilà avec un nouveau et premier chapitre de mon histoire.

Avant que vous ne commenciez à le lire, sachez que l'histoire est un peu "décousu", c'est-à-dire que vous qu'Hermione se remémore ses souvenirs un par un, elle les écrit directement sur le papier, sans que cela ait de suite logique. Par exemple, elle peut très bien débuter avec un souvenir de première année et poursuivre par un de quatrième année juste parce qu'il y aurait un lien ou un fait en commun.

J'espère que vous apprécierez autant ce chapitre que moi à l'écrire :)


Chapitre 1 : Commencement

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J'ai toujours pensé que j'étais différente. Avant même de savoir que j'étais une sorcière, je sentais au fond de moi que j'étais différente des autres enfants, de mes parents. J'ai longtemps attendu une preuve de cela et Poudlard c'est présenté à moi.

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Je m'imaginais comme une sorcière puissante, qui traverserait le temps par son nom devenu célèbre grâce à son intelligence. Je m'imaginais Ministre de la Magie, ou Médicomage, je pensais vouloir aider les gens, vouloir rendre le monde meilleur.

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Le problème quand on est enfant, c'est que l'on ne sait pas réellement qui l'on est. On devient la personne que tout le monde souhaite, pour voir les sourires fleurirent sur leurs visages. Alors on s'oublie, on oublie qui l'on veut devenir, on oublie ses rêves et ses envies. J'ai toujours pensé que je devais être l'enfant idéale de mes parents. Parfaite envers tout le monde, excellant en cours, recevant les éloges de mes professeurs. Je pensais vouloir les rendre fiers et l'être aussi.

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Mais il suffit de rencontrer une personne, LA personne qui vous fera tout basculer. Tout oublier, nos idéaux, nos valeurs, notre propre personne. J'ai rencontré cette personne.

Et tout a changé.

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Je ne voulais plus être la Miss-je-sais-tout que tout le monde connaissait, je voulais montrer le vrai moi, montrer qui j'étais. Mais je n'ai jamais réussi, peut-être parce que j'avais peur du rejet. Peur que mes meilleurs amis me rejettent, que les autres me tournent le dos, peur de décevoir les professeurs et mes parents.

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Je ne l'ai jamais fait, sauf avec cette personne.

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Quand je l'ai rencontré, je rentrais en première année à Poudlard. Pour moi, tout le monde avait un côté bienveillant et le mal n'existait que dans mes livres. Je pensais qu'il était comme cela et je le pense toujours au fond de moi qu'il l'est vraiment.

On m'a souvent répété que se sont nos actes qui définissent qui nous sommes. Et je pensais que c'étais vrai. Je pensais que si l'on déchirait un livre, feuille par feuille, on était une personne mauvaise. Et c'était tout. Mais avec lui, c'était différent. Malgré ce qu'il a fait, ce qu'il a pu commettre de répréhensible, je continue et je continuerai à le défendre quoi qu'il arrive. Tout du moins dans ce journal.

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Personne ne sait rien et c'est sûrement mieux comme ça. Je me demande encore comment personne n'a pu s'apercevoir de ce qu'il se passait entre nous. C'était si visible, si clair que ça en était presque une évidence.

Mais ça l'était peut-être que pour moi. Et je me dis que c'est mieux comme ça aussi.

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Dès notre première rencontre, il y a eu ce regard, ce sentiment que l'on était lié. C'était simple, clair. On était fait pour s'entendre, pour être ensemble. Je ne parle pas d'une liaison, car quand on a seulement onze ans, on ne pense pas à ça, pas moi, pas nous.

Mais ce n'était ni de l'amour ni de l'amitié non plus. Ce n'est toujours pas ça et je ne saurais peut-être jamais décrire ce sentiment.

Je n'arrive pas à retranscrire ce que je ressens, à expliquer concrètement ce que c'est. C'est plus fort que l'amitié, plus fort que l'amour et la haine. Plus fort que tout.

On est lié, on se sent entier seulement quand on est l'un avec l'autre. On est véritablement soit-même qu'une fois ensemble. Je le hais autant que je l'aime. Je le déteste autant que je l'apprécie. J'éprouve de l'empathie et de l'indifférence en même temps.

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Je pourrais tuer pour lui, comme je pourrais le condamner. Il pourrait tuer pour moi ou simplement me consumer.

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C'est comme une chaîne entrelacée entre nos deux corps, nos deux esprits. Quand il va mal, je me sens d'humeur morose. Quand il réussit son match de Quidditch, je suis aussi fière et joyeuse que lui. Ce n'est même plus par envie que l'on se voyait, mais par besoin. C'était devenu une nécéssité obsessionnelle.

On se voyait tard dans la nuit, à travers un couloir mal éclairé, les toilettes de Mimi Geignarde, l'orêt de la forêt Interdite, peut importe le lieux et l'heure. C'était un besoin viscéral. Pas besoin de mots dans ces moments là, se voir suffisait. On pouvait rester des heures à se regarder, s'effleurer, se toucher, et se détester. On se faisait du mal. Mais c'était pour notre bien.

N'est-ce pas ironique ? Que se faire du mal me procure une joie immense ? Rien que l'idée de le voir, je brûlais d'impatience. Il nous arrivait d'aller plus loin. On pouvait devenir violent, se griffer, se frapper et s'insulter. Puis dans un élan soudain s'embrasser violemment.

Pas de tendresse, c'était interdit. On le savait même sans se le dire.

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Au début ce n'était pas comme ça, on se rencontrait à la bibliothèque, on s'aidait dans nos travaux. Ils nous arrivaient même de temps en temps d'aller à quelques confidences. Un père insensible, violent dans son éducation. Des meilleurs amis que vous aimez comme des frères.

Cette relation avait un goût d'interdit, une saveur particulière. Elle avait fait naître dès le départ un sentiment puissant, méconnaissable et indescriptible en moi. C'était plus fort que tout, même pire que la drogue la plus dure.

On en prend au départ des petites doses, on se dit que c'est pas mal. De temps en temps, ce n'est pas quelque chose de mauvais, on se ment à soi-même, on ment aux autres. Puis ça devient de plus en plus souvent.

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Trop souvent. On prend plaisir, on en a besoin. Ce n'est même plus une question de savoir si c'est bien pour moi ou pour lui. C'est devenu obsessionnel.

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Et c'est quand ça devient trop addictif, qu'il faut s'arrêter. Mais quand on commence à consommer, on a dû mal à s'arrêter. On ne veut pas arrêter, ça fait tellement de bien, l'extase à l'état pur. L'espace d'un instant on oublie tout, on se concentre sur l'essentiel, sur soi, sur lui.

C'était trop tard pour moi, on était prisonnier l'un de l'autre, on était notre propre drogue. Et tout a commencé à déraper.

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Voilà la fin du premier chapitre, j'espère qu'il vous a plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.

Bonne semaine !