Salut tout le monde !

Eh bien, eh bien... quel accueil ! Sincèrement, je ne m'attendais pas à autant de follows, de fav et de reviews. Vous me faites extrêmement plaisir, et j'espère être à la hauteur de vos attentes pour la suite, et ne pas vous décevoir ! J'ai la pression...

Donc un immense MERCI à vous !

Place maintenant au chapitre 2 qui, je l'espère, vous plaira !


Chapitre 2 : Départ en vacances

11 ans plus tard

- Dépêche-toi, Matt, on va être en retard et tu vas rater le bus !

Emma Swan se tenait sur le pas de la porte du petit appartement de Boston dans lequel elle vivait avec son fils depuis ce bref regard échangé il y a une dizaine d'années, dans une nursery carcérale.

Le jeune garçon était assez grand pour son âge, au grand désespoir d'Emma qui n'aurait jamais voulu le voir grandir et prendre son envol, comme aujourd'hui. Le jeune garçon à la mignonne bouille ronde avait hérité d'elle son entêtement et un certain caractère mêlé d'une gentillesse certaine. Physiquement, il avait pris les cheveux bruns ébouriffés de son père, et n'avait que peu de traits maternels, si ce n'était ses yeux vert émeraude. Mais Emma ne s'en offusquait pas, même si les expressions de son fils lui rappelaient parfois le mauvais souvenir de Neal.

- Maaaaaatt, tu fais quoi ?

- Oui, maman, ça va, j'arrive, t'inquiète pas, on va l'avoir ce bus !

- Oui, ben, j'espère parce que si je me coltine ta présence pendant 10 jours, merci bien ! Moi aussi, je veux des vacances, hein ! Emma adorait embêter son fils, tout en sachant qu'il ne serait pas en reste avec elle.

- Ah ah, très drôle ! De toute façon, si on ne l'a pas, tu seras obligée de m'emmener en voiture, et tout le monde verra le petit Matthew Swan avec sa môman, alors je peux te dire que, t'inquiète pas, on va l'avoir ce bus !

La petite famille courut dans la fraîcheur printanière de Boston, un sac à dos sur le dos du garçon, et un gros sac de voyage sur l'épaule de sa mère. A bout de souffle, ils arrivèrent devant le point de rendez-vous, reconnaissable à la dizaine d'enfants accompagnés de leurs parents émus, devant un car de tourisme.

- Et voilà, le car pour le camp Chippewa, juste à temps, pfiou ! Allez, grimpe là-dedans, fils, et passe de bonnes vacances !

Emma faisait bonne figure, mais elle était angoissée. C'était la première fois qu'elle se séparait de son fils plus d'un week-end, et même si elle ne laissait rien paraître, elle était attristée de le voir grandir et commencer à prendre son envol si vite. Ses yeux commençaient à briller quand …

- Hey maman, tu vas pas pleurer, hein ! Ohh la honte…

- Oh, Matthew, ça va… Je me demande juste qui je vais bien pouvoir battre à Zelda, pendant ces 10 jours sans mon petit chéri !

Matthew serra la taille de sa mère affectueusement.

- Passe de bonnes vacances, fiston, et amuse-toi bien !

- Merci maman, et toi, tu m'attends pour la soirée pizzas-glace devant la télé, hein ?

- Les enfants à destination du camp de vacances Chippewa sont priés de monter dans le car. Le départ est imminent !

Matthew et Emma se sourirent et le petit garçon monta dans le car, rempli d'enfants bruyants et agités. Il s'assit à côté d'une fenêtre. Sa mère et lui se saluaient de la main dans un grand sourire, quand le car se mit à rouler. Matthew bouillait d'enthousiasme à l'idée de passer 10 jours dans ce camp de vacances pour enfants. Dès qu'il avait vu la publicité pour « le camp Chippewa, le plus chouette des camps de tout le Maine, là où les enfants deviennent de grands aventuriers » dans ce magazine, il n'avait eu de cesse d'implorer sa mère pour l'y inscrire.

- S'il te plaît, maman, ça doit être génial, et je me ferai plein de copains !

- Mais de copains, tu en as déjà à l'école, non ?

- Mais c'est pas pareil, des copains de vacances ! Et puis, tu dis toujours que tu es fatiguée… eh bien, comme ça tu pourras te reposer… ou même passer du bon temps, avec qui tu veux, sans un enfant dans les pattes, si tu vois ce que je veux dire …

- Matthew ! Emma joua l'offensée, mais tous les deux étaient très libres sur tous les sujets et la vie amoureuse d'Emma n'était pas un secret pour son fils. Elle reprit : « Et puis, c'est très cher… Tu imagines que je vais pouvoir te payer un tel séjour avec ma pauvre paye de sherif ? »

L'argent n'avait jamais été un souci plus important qu'un autre dans la vie des Swan, mais la vie à Boston n'était pas donnée et ils devaient faire attention. A sa sortie de prison, Emma avait décidé de reprendre sa vie en main et, en menant de front l'éducation de son fils, elle avait passé un concours pour pouvoir travailler dans la police, comme une sorte de revanche personnelle.

Finalement, les arguments de Matthew finirent par porter leurs fruits et un soir, au dîner, Emma annonça à son fils qu'il aurait bientôt le privilège…

- … d'être un aventurier Chippewa, dans ce camp de luxe et hors de prix !

- C'est vrai ? Whaaaa, tu déchires, merci maman !

- Oh, fais attention à ta façon de parler, quand même. Je veux bien que tu sois content, mais faudrait pas que tu copies mon langage de charretier, hein !

Et ce fut donc dans une impatience joyeuse que Matthew passa plusieurs semaines à préparer son voyage, à empaqueter ses affaires, à réviser les leçons de survie en pleine nature et autres trucs et astuces de Robinson Crusoé…

OoOoOoO

Bien qu'il attendait ce voyage avec impatience, le jeune garçon redoutait de passer ces 10 jours loin de sa mère. Il ne l'aurait avoué pour rien au monde mais c'était la première fois qu'il s'éloignait d'elle pour une durée de plus de quelques heures, et il craignait un peu cet éloignement. Depuis sa naissance, ils avaient vécu de manière fusionnelle, comme s'ils étaient seuls au monde, à s'encourager et d'aider mutuellement. Chacun savait qu'il pouvait compter sur l'autre et Matthew n'avait jamais menti à sa mère, même quand il avait volé pour la première fois dans un supermarché, ou, plus souvent, quand il avait une mauvaise note à l'école.

Emma ne l'en blâmait jamais, elle était passée par là aussi et elle savait par expérience que disputer un enfant était la pire des solutions. Quelquefois, ses collègues les plus conservateurs lui reprochaient de manière plus ou moins franche son « laxisme éducatif » comme ils disaient, mais elle pensait qu'aimer son fils ne consistait pas à le priver de jeu ou de sortie. Pour autant le jeune Matthew n'était pas un enfant mal élevé, au contraire. Il était gentil et poli et Emma se plaisait à penser que finalement, elle ne l'avait pas si raté que cela. Alors, oui, peut-être n'était-il pas le meilleur de la classe, mais après tout, un enfant n'a pas besoin d'être le premier pour être heureux, se disait souvent Emma. Et le sourire constamment vissé sur le visage de son fils le confirmait…

Matthew savait qu'il était né en prison, elle ne lui avait jamais caché son passé. Il ne le criait bien évidemment pas sur tous les toits, mais il savait que s'il voulait, il pouvait en parler librement avec Emma sans qu'elle se vexe. La vie était paisible, donc, chez les Swan, mère et fils….

Cependant, tous les soirs, au moment où elle s'endormait, elle repensait à l'autre enfant, le petit bébé qui n'avait pas ouvert les yeux, cette nuit-là, à la nursery. Elle se demandait ce qu'il devenait, s'il était heureux. Elle lui adressait tous les soirs un « bonne nuit » silencieux avant de plonger elle-même dans le sommeil. Jamais personne n'avait entendu parler de lui. Matthew était fils unique pour tous, et elle n'en parlerait jamais. C'était son seul secret et elle vivait avec, comme une sorte de souvenir coupable, un souvenir d'une autre vie.

OoOoOoO

- Salut, tu t'appelles comment ? demanda le voisin de car de Matthew, un jeune garçon d'une dizaine d'années, rouquin à lunettes rondes qui lui mangeaient la moitié du visage. Matthew, perdu dans ses pensées depuis le début du voyage, ne l'avait même pas remarqué.

- Matthew Swan, mais tous mes amis m'appellent Matt. Et toi ?

- Leo, répondit le petit rouquin. Enchanté ! Tu viens d'où ? Moi, je viens d'Edimbourg, tu sais, c'est en Europe, en Ecosse, en fait. C'est au Nord du Royaume-Uni !

Leo semblait très fier de parler de son pays. Matthew comprit mieux d'où venait son accent bizarre…

- Je ne connais pas, l'Europe. Moi, je suis de Boston ! Mais c'est fou que tu viennes de si loin pour un simple camp de vacances…

- Un « simple camp de vacances » ? Tu rigoles, c'est vachement réputé, le camp Chippewa ! On vient des quatre coins du monde pour y séjourner !

- Aaaah, c'est donc pour ça que c'était si cher, marmonna Matthew

- Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?

- Non, non, rien… Et tu es venu tout seul ou avec des copains ? Matthew, en petit garçon très sociable, poursuivit la conversation avec intérêt.

- Je suis venu tout seul, mes parents m'ont dit que je me ferai des copains !

- Ça, je n'en doute pas, répondit sincèrement Matthew.

Les garçons ne virent pas passer les deux heures de voyage, occupés à se raconter et comparer leurs vies américaine et européenne. Ce n'est que quand ils remarquèrent une forêt de sapins par les fenêtres qu'ils se rendirent compte qu'ils étaient bientôt arrivés.

- Whaaaaa, ça va être génial ! s'exclama Matthew. En bon citadin américain, il n'avait pas souvent mis les pieds en forêt, même si sa mère mettait un point d'honneur à se promener régulièrement avec lui dans les parcs de Boston. Mais les platanes des villes n'étaient rien, comparés aux sapins majestueux qui semblaient toucher le ciel.

- C'est beau, on dirait un peu les Highlands !

- Les quoi ? demanda, curieux, Matthew.

- Les Highlands, c'est un parc naturel en Ecosse et c'est comme ça, avec plein de nature et de forêts ! Allez, viens, on est arrivés, on descend !

Le car venait de se stopper dans une clairière et l'excitation commençait à se sentir parmi tous les enfants, impatients de descendre le plus vite possible. Quand Matthew et Leo mirent le pied au sol, l'odeur fraîche de la forêt les assaillit. Devant eux, un grand panneau se dressait fièrement à l'entrée d'une clairière et indiquait :

CAMP CHIPPEWA

Bienvenue aux jeunes aventuriers !

Le camp était constitué de dizaines de petits chalets construits autour d'un lac bleu-gris, et les arbres créaient une voûte protectrice au-dessus des maisonnettes. Une ambiance d'aventure et de convivialité se dégageait de cet endroit. « Whaaa, elles vont déchirer, ces vacances ! » pensa Matthew

Il fut tiré de sa rêverie par la voix d'une jeune animatrice, d'une vingtaine d'années qui hurla dans son mégaphone : « Bienvenue au camp Chippewa, les enfants ! Prenez vos bagages et dirigez-vous tous vers le point de rendez-vous des nouveaux arrivés, où on fera l'appel et où on vous dispatchera dans vos chalets ! »

Matthew et Leo récupérèrent non sans mal leur valise, parmi celles de tous les autres enfants, et entrèrent dans le camp.

- C'est génial ! s'enthousiasma Leo. Regarde, sur le lac, il y a un ponton, ça veut dire qu'on peut se baigner dedans ! Et des kayaks, là ! Et là, tu as vu ? Un trampoline ! Et là, plein de vélos ! C'est trop bien !

- Ouais, et si ça se trouve, on pourra même faire du feu, comme de vrais aventuriers !

- Approchez, approchez, les nouveaux ! Par ici ! S'il-vous-plaît !

Vue de plus près, la jeune animatrice était plutôt jolie et Matthew remarqua ses petites taches de rousseur assorties à ses cheveux roux flamboyant. Une fois que tous les enfants du car furent regroupés, elle reprit, d'une voix forte et enjouée :

« Salut à tous, les aventuriers ! Je m'appelle Liz et je suis une des animatrices du camp ! Certains d'entre vous sont arrivés dès ce matin, et nous accueillons à présent le car de Boston. Notre petite équipe est donc maintenant au complet ! Alors voici ce que nous allons faire : je vais vous appeler un par un, vous donner le nom de votre chalet, et vous avez une heure pour vous installer. Et à 19h, tout le monde se retrouvera dans le chalet-cantine qui est… juste derrière vous ! »

Comme un seul homme, la vingtaine d'enfants tourna la tête en même temps pour découvrir le chalet-cantine, d'où émanait une douce odeur de nourriture.

« Alors, dans le chalet Hêtre : John Barrymore, Lucas Clayton, Jack Johnston et Mick Hamilton ! Bienvenue, les garçons ! » Quatre garçons sortirent du rang et se dirigèrent vers un chalet dont la porte était décorée d'une feuille de hêtre, et que Liz désignait du doigt.

- Dans le chalet Chêne : Michael Houston, Henry Mills, Jack Ferguson et Leo McArthur !

- Hey, c'est moi ! Je suis dans le chalet Chêne ! Mais c'est bête, on n'est pas dans le même… se désola Leo.

- Ce n'est pas grave, tu sais, on se verra dans la journée ! De toute façon, je ne compte pas rester enfermé toute la journée dans mon chalet ! A toute !

Et Matthew suivi des yeux Leo se diriger vers son chalet, en compagnie de trois autres garçons, qui eux, étaient déjà presque arrivés devant la porte.

- A présent, passons au chalet Sapin : nous avons donc Matthew Swan, Brian Miller, Harry Jones et William Jones !

Matthew ramassa son sac à dos et son sac de voyage et se dirigea vers son chalet. Il était le plus proche du lac et la vue depuis les fenêtres devrait être magnifique, pensa-t-il. Trois autres garçons le rejoignirent sur le chemin. Il entama la discussion :

- Salut, je suis Matthew – Matt, plutôt, je viens de Boston, et vous ?

Un garçon brun aux yeux noirs lui répondit le premier :

- Moi, c'est Harry, et lui c'est William, dit-il en désignant un garçon plus jeune marchant à ses côtés. C'est mon petit frère. On vient de New York, mais on a pris le car à Boston avec toi !

- Salut ! Et toi ? demanda Matthew en se tournant vers un petit garçon blond, qui semblait jeune et timide.

- Brian… je viens de Boston aussi, répondit-il d'une toute petite voix.

- Hé ben les gars, je sens qu'on va s'éclater !

OoOoOoO

La fin de l'après-midi se déroula dans une joyeuse animation. Les quatre garçons déballèrent leurs affaires le plus rapidement possible, pour pouvoir découvrir le camp. Mais 19h arriva plus vite que prévu et leur promenade dut être ajournée. Ils se dirigèrent vers le chalet-cantine, et prirent place sur l'un des quatre bancs qui entouraient deux gigantesques tables en bois massif. Matthew discutait avec Harry quand il vit Leo se diriger vers lui à grands pas. Matthew l'accueillit avec un grand sourire :

- Alors, Leo, bien installé ? Moi, je suis avec des garçons de New York et…

Mais Leo le coupa dans son élan :

- Matt, attends, j'ai un truc fou à te dire !

- Ah bon ? Quoi ? Tu as déjà trouvé un trésor ? plaisanta Matthew

- Non, arrête c'est hyper bizarre : il y a un gars dans ma chambre, on dirait toi ! J'ai même cru un instant que tu m'avais suivi dans mon chalet mais quand je lui ai parlé, il m'a dit qu'il s'appelait Henry ! Mais il te ressemble terriblement !

- Il paraît qu'on a tous un sosie quelque part sur Terre, peut-être qu'il a décidé de venir passer ses vacances avec moi !

- Mais je te jure, Matt ! C'est terrible, comme il te ressemble ! Il faut que tu le voies tout de suite !

L'excitation enflammait les joues de Leo, qui parlait de plus en en plus vite et semblait en état de transe. Matthew, pensant au début à une blague, commença à croire son copain. Après tout, les garçons bruns aux yeux verts, sans trait physique particulier, ça se trouve partout. Peut-être ce garçon lui ressemblait un peu et l'imagination de Leo s'était emballée. Après tout, ils ne se connaissaient pas si bien. Il aurait très bien pu voir une ressemblance là où il n'y en avait pas. Mais la curiosité de Matthew avait été piquée au vif :

- Ok, ok, t'énerve pas, je vais aller le voir, ton pote. Et tu vas voir que tu t'es fait des films. Il est où ?

- Il m'a dit qu'il allait arriver dans quelques instants, tu ne vas le rater…, répondit Leo, un sourire en coin.

En effet, quelques instants plus tard, la porte du chalet s'ouvrit et la stupéfaction figea Matthew. Sur le seuil de la porte, se tenait … un miroir ! Ou du moins, c'est ce que pensait Matthew. Un jeune garçon, de même taille, de même gabarit, avec les mêmes cheveux bruns ébouriffés, et le même visage rond et poupin venait d'entrer dans la salle de cantine. Il n'était plus question d'une vague ressemblance ou d'une simple confusion de la part de Leo, Matthew le sentait, le voyait : ce garçon-là lui était identique. La seule différence résidait dans sa tenue vestimentaire. Alors que Matthew portait un simple jean usé, des baskets et un t-shirt sans forme, l'autre garçon était bien plus apprêté : un pantalon de ville élégant surmonté d'un polo de grande marque, et d'une écharpe grise rayée de rouge.

Une fois remis de sa surprise, Matthew se leva et se dirigea d'un pas peu assuré vers l'autre vacancier. Quand ce dernier l'aperçut, il eut un bref mouvement de recul. Il ouvrit des yeux ronds comme des billes :

- Heuu… bonsoir … lança timidement l'inconnu d'une voix blanche, la peur se lisant dans ses yeux vert émeraude écarquillés.

- Salut… mais … qui es-tu ?


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai décidé d'appeler le fils d'Emma Matthew, c'est tout simplement parce que j'aime bien ce prénom. N'y voyez aucun lien avec Ouat... J'ai voulu le faire peu différent du Henry qu'on connaît, j'espère que cela se ressent.

La semaine prochaine : leur confrontation !

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques ! Bonne semaine et à bientôt !