Bonjour tout le monde !

Alors, cet épisode ? Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler si vous ne l'avez pas vu, mais j'ai beaucoup aimé... Cette saison 5 est prometteuse ;-)

Bref, à part ça, encore merci pour vos reviews, fav et follows ! Un grand merci à toutes celles qui commentent depuis le début, ainsi qu'aux lectrices silencieuses et aux guests à qui je ne peux pas répondre... Et bienvenue aux nouvelles qui m'ont fait bien rire ! Merci pour votre enthousiasme ! Je sais, je le répète depuis le début, mais ça me touche vraiment de voir votre plaisir à me lire, et j'espère que ça va durer !

Bravo à celles qui avaient trouvé le film à partir duquel j'ai tiré la dernière scène du dernier chapitre. C'était dans Nos jours heureux :-)

Allez, trêve de bavardage, voici le nouveau chapitre. Les vacances sont finies, les garçons doivent rentrer... Bonne lecture !


Chapitre 6 : Vers l'inconnu(e)

Quand leurs réveils sonnèrent ce jour-là, ce fut le cœur battant que les deux mamans se levèrent. Séparées de plusieurs dizaines de kilomètres et ignorant tout de l'existence de l'autre, elles ressentaient pourtant le même sentiment : enfin, elles allaient revoir leur fils ! Il aurait sûrement tellement de choses à leur raconter, ses exploits sportifs ou ses nouveaux copains… Il voudrait même sans doute lui montrer ses photos.

Elles se réjouissaient à l'idée de revoir leur fils chéri dont elles avaient été séparées depuis une dizaine de jours. Que le temps leur avait semblé long sans eux… que la vie était difficile quand ils étaient loin d'elles… C'est donc le cœur rempli de joie qu'elles se mirent en route, chacune de leur côté, afin d'aller chercher leur petit garçon chéri.

oOoOo

Le départ du camp avait eu lieu tôt le matin. Comme pour l'aller, deux cars avaient été apprêtés : un pour Boston et un autre pour le Maine. Les six copains des chalets Sapin et Chêne s'étaient regroupés en cercle, des larmes semblant vouloir déborder des leurs yeux.

- Promettons-nous de nous écrire, les gars, d'accord ? avait demandé tristement Leo.

- Promis, on s'écrira et on pourra même s'appeler ! avait répondu Matthew.

- Ce serait chouette qu'on se revoie l'année prochaine… avait lancé timidement le petit William.

- Oh oui, ce serait une bonne idée, et vous pourriez sans doute venir me voir en Ecosse, promis, dès que je rentre, j'en parle à mes parents ! Leo avait semblé avoir retrouvé son enthousiasme en un éclair. Puis il s'était tourné vers les deux frères, côte à côte et s'était adressé à Henry, qui portait comme prévu les vêtements de Matthew :

- Matt, j'espère vraiment que tu pourras passer me voir, j'ai vraiment été content de te rencontrer, tu sais…

- Moi aussi, Leo, et je ferai au mieux, je te le promets !

C'était à ce moment que les animateurs de la colonie avaient demandé à chacun de monter dans leur bus. Henry et Matthew s'étaient éloigné un peu du groupe et s'étaient regardés avec un grand sérieux. Chacun avait pu lire sa propre peur mêlée d'excitation dans les yeux de l'autre. C'est Henry qui avait commencé :

- Bon, tu es prêt ? On peut encore faire marche arrière, tu sais…

- Non, Henry, je suis plus que prêt. Je crois que c'est la chose la plus excitante que j'aie faite de toute ma vie ! Et je veux que tu rencontres notre mère.

- Ok… alors, tu as bien mon numéro de portable ? Le numéro de ma mère ? Moi, c'est bon, j'ai tout… avait dit Henry en vérifiant pour la 6e fois ne rien avoir oublié.

- Henry, rappelle-toi, maman sera là à l'arrêt de bus, grande, blonde, sûrement en jeans et avec un immense sourire sur le visage quand elle te verra, tu ne peux pas la rater !

- Oui ! et toi, rappelle-toi, ton arrêt c'est Storybrooke, et normalement tu es le seul à descendre là. Maman sera aussi à l'arrêt de bus. Et on s'appelle dès demain, ok ?

- Oui, on s'appelle dès demain !

- J'ai peur, Matt…

- Moi aussi… Courage frérot !

- Les garçons, en bus, s'il-vous-plaît, on doit y aller ! avait ordonné Liz en passant à côté des derniers retardataires.

Leurs regards ne s'étaient séparés que lorsque les deux car avaient pris les deux directions opposées. Par chance, Leo avait pu s'assoir à côté d'Henry, dans le car en direction de Boston, et cette présence amicale avait réussi à lui changer les idées.

Cela faisait maintenant une heure que les enfants avaient quitté le camp, Leo s'était endormi et Henry n'arrivait pas à arrêter de penser : allait-il la reconnaître ? Et puis, comment se comporter ? Surtout ne pas être trop tendu, elle le remarquerait, mais quand même ne pas être trop soi-même, ne pas oublier le rôle à jouer, ne jamais laisser le naturel prendre le pas sur le personnage de Matt. Enfin, que lui dire ? Et surtout, ne pas lui dire ? Ne pas être trop ému en la rencontrant, mais ne pas l'être trop peu non plus… Et puis aussi, se souvenir de toutes les personnes qui peuplent la vie de Matthew, ne pas oublier un visage, un ami…

Dans le car en direction du Maine, Matthew étaient moins tendu. Bien qu'il ait accepté ce jeu et toutes ses conséquences, il le considérait vraiment comme un jeu. Un jeu un peu dangereux, avec des enjeux et des risques, mais un jeu avant tout. Après tout, il n'avait aucun lien biologique avec Mme Mills et ne ressentait pas la même excitation qu'Henry à l'idée de rencontrer la mère de son frère. Il avait néanmoins accepté d'y jouer, et jouerait son rôle à la perfection, pour Henry et pour Emma. « Et on verra bien ce que ça donnera… », fut sa dernière pensée avant de s'endormir, bercé par le ronronnement du moteur.

oOoOo

« Mais qu'est-ce qu'il fait, mais qu'est-ce qu'il fait… ? » Cela faisait maintenant 30 minutes que le car aurait dû arriver et Emma Swan ne tenait plus en place, regardant toutes les 17 secondes approximativement sa montre ou son portable au cas où elle recevrait un message catastrophique du genre « Le car a quitté la route, tous les enfants sont à l'hôpital », ou « Pour cause d'enlèvement extraterrestre, les enfants ne seront jamais rendus à leurs parents »…

- C'est la première fois que vous le laissez en colo ? demanda une jeune femme qui attendait également son enfant.

- Heu, oui, comment vous le savez ?

- J'étais pareille la première fois. Ne vous inquiétez pas, ils vont arriver, il y a des embouteillages à l'entrée de Boston aujourd'hui.

- Mais un tel retard, ce n'est pas normal, il leur est arrivé quelque chose… C'est mon fils unique, vous savez, je ne peux pas le perdre et –

- Tenez, regardez au coin de la rue, la coupa sa voisine avec un sourire rassurant.

En effet, au coin de la rue était apparu le car aux fenêtres duquel des enfants souriants faisaient des signes à leurs parents groupés sur le trottoir. Henry la reconnut tout de suite : grande, blonde, souriante, en jean et veste rouge. Il ne se posait même pas la question, c'était elle et il le savait. Pourtant séparés depuis 11 ans, il avait reconnu sa maman du plus profond de son cœur, dès le premier regard.

Après un au revoir ému à Leo suivi d'une promesse de se revoir, Henry prit une grande inspiration et descendit du car.

- Mattheeeeew ! hurla Emma sans une once de pitié pour les tympans des autres parents, en se précipitant sur Henry.

- Ma… maman… , bégaya le garçon, des larmes plein les yeux.

Emma se jeta sur son fils et le serra contre elle en lui frottant le cuir chevelu.

- Non, mais ça va pas d'arriver à cette heure-ci, je me suis inquiétée, moi… 30 minutes de retard et tu ne m'as même pas prévenue par sms, tu aurais pu, quand même ! Attends, laisse-moi te regarder… Tu as grandi, tu n'es plus le petit garçon que j'ai laissé là il y a 10 jours ! Tu as rencontré quelqu'un, c'est ça, coquinou… Ohhh, va falloir que tu me racontes tout, hein !

Henry fut abasourdi par la tirade de sa mère. Matthew l'avait prévenue qu'elle était un peu extravertie, mais il ne se serait jamais douté que c'était à ce point ! Il se sentait gêné de sentir les regards des parents sur eux, lui qui n'avait pas l'habitude d'être le centre d'attention, à Storybrooke. Mais surtout, son cœur semblait sur le point d'éclater : il touchait et admirait enfin sa maman, celle qui l'avait mis au monde et qu'il avait quitté à l'âge de 3 jours. Il ne cessait pas de la regarder et n'arrivait pas à détacher son regard du sien. Même quand les valises furent sorties du car, et qu'Emma alla récupérer la sienne, il ne regarda personne d'autre, un sourire béat collé sur le visage. Emma, excitée comme une puce, ne remarqua pas cette flamme dans les yeux d'Henry.

En se dirigeant vers leur appartement, Emma, un peu calmée et soulagée d'avoir retrouvé la prunelle de ses yeux, reprit, l'air malicieux :

- Alors, fiston, c'était bien, ça t'a plu, cette colo hors de prix ?

- Oui, c'était vraiment incroyable, j'veux dire, ouais, génial ! *Vocabulaire, Henry, vocabulaire…*, se mit-il à penser.

- Tu as fait quoi ? Tu t'es fait des copains ? Alleeeez, je veux tout savoir ! Et si tu veux savoir, pour moi, c'était trooop long, 10 jours sans toi, reprit-elle en se jetant autour du cou d'Henry, et en le couvrant de baisers.

- Alors, on a fait du kayak, du cheval, de la course d'orientation et j'ai rencontré des gens supers oui ! *Tu ne crois pas si bien dire*

- Génial ! Tu as fait des photos, j'espère ! Moi, j'ai bossé, bossé et tellement bossé que devine quoi… Mon boss m'a donné 3 jours de repos ! On va pouvoir passer ces 3 jours ensemble, puisque pour toi les vacances ne sont pas terminées, cool, hein ?

- Chouette ! lança Henry naturellement.*Aïe, pas « chouette », Henry, espèce de nul…*

- « Chouette » ? Depuis quand tu dis « chouette », toi ? releva une Emma interloquée, mais qui enchaîna aussitôt : Et du coup, ce soir, petite surprise pour fêter le retour de mon fils prodigue !

- Merci maman, je suis tellement content de te revoir. C'est comme si ça faisait une éternité que je ne t'avais pas vue, dit Henry, les larmes coulant maintenant librement sur ses joues.

- Moi aussi, fiston, je suis contente... Mais pourquoi tu me fixes comme ça, Matt ? J'ai un truc sur le nez ?

- Non, non, c'est juste que tu es très belle et je crois que je l'avais oublié…

- Ouais, bon bah arrête de pleurer maintenant, je me suis retenue, moi, zut !

C'est dans un grand éclat de rire qu'Emma et Henry passèrent le perron du petit appartement bostonien des Swan.

oOoOo

Une heure plus tard, le car de Matthew fit son entrée à Storybrooke. Henry ne lui avait pas menti, c'était vraiment une petite ville. La nuit qui commençait à tomber rendait l'ambiance assez morose et le jeune garçon commença à se demander comment Henry avait fait pour survivre ici 11 ans sans déprimer. Quand le car entra dans Maine Street et qu'il s'arrêta devant ce qui lui semblait être un clocher ou une horloge, le conducteur brailla à son attention : « Henry Mills, ton arrêt ! » Matthew se leva, le cœur battant et remarqua avec une certaine angoisse la grande femme brune à l'air sévère qui attendait sous le porche de l'arrêt de car. Quand le conducteur ouvrit les portes du car et qu'elle remarqua le jeune garçon sur les marches, son air strict disparut et un grand sourire illumina son visage. Matthew la trouva immédiatement magnifique.

- Bonsoir mon garçon, dit doucement Regina en prenant Matthew dans ses bras.

- Sal… Bonsoir maman, répondit Matthew un peu gêné d'être serré dans les bras d'une étrangère.

- Tu as fait bon voyage ? Comment s'est passé le séjour ?

- C'était formidable, vraiment ! On a fait plein de choses et je me suis fait des copains extra ! Matt se surprit à jouer son rôle à la perfection.

- Tu m'en vois ravie ! On rentre et tu me racontes tout au dîner, d'accord ?

Devant le porche du numéro 108 de la Mifflin Street, Matt fut impressionné par la grandeur imposante de la maison des Mills. Ils n'étaient vraiment pas des crève-la-faim. Matt s'amusa à imaginer combien de fois leur appartement de Boston pourrait rentrer dans l'espace de ce manoir. La tête commença à lui tourner quand il pensa sérieusement pouvoir l'y faire rentrer au moins 5 fois ! Regina l'invita à monter ses affaires dans sa chambre et se débarbouiller avant de dîner ensemble. Elle se dirigea vers la cuisine, et laissa Matthew dans le hall. Il fit travailler sa mémoire pour se rappeler la disposition des pièces du manoir, et surtout de sa chambre au « 1er étage, la première à droite ». Quand il pénétra dans la chambre d'Henry, ce fut l'atmosphère sereine et studieuse qui le frappa. Alors que des chaussettes, des BD ou même des CD hors de leur pochettes parsemaient souvent le sol de sa propre chambre à Boston, la chambre d'Henry était bien rangée et remplie et livres scientifiques et littéraires. Il posa la valise sur le lit douillet qui trônait au centre de la grande pièce, et se dirigea vers la salle de bain. Il avait presque fini quand il entendit frapper à la porte.

- Henry, mon cœur, veux-tu une autre serviette de toilette ? Je crois qu'il n'y en a qu'une dans cette salle de bain…

- Je veux bien, merci… répondit-il en s'enveloppant dans l'unique petite serviette qu'il venait en effet de trouver. C'est dans cette tenue assez inconfortable qu'il ouvrit la porte, essayant tant bien que mal de cacher son corps aux yeux de Regina.

Elle lui tendit une grande serviette douce et molletonnée et Henry s'apprêtait à refermer la porte quand le regard de Regina se posa avec air interrogateur sur l'épaule de Matthew.

- Oh mais… quelle est cette marque sur ta clavicule ? demanda-t-elle en observant une petite cicatrice que Matthew s'était faite à l'âge de 6 ans en tombant de vélo.

- Oh, c'est rien, je me suis un peu blessé en colo, mais c'est pas grave, c'est guéri maintenant ! répondit-il en essayant de refermer la porte.

- Attends, laisse-moi voir, je vais devoir désinfecter, si ça se trouve… Et sans le moindre égard pour un Matthew à moitié nu et rouge comme une pivoine, Regina poussa la porte et commença à observer la cicatrice.

- C'est étrange, on dirait que c'est déjà très bien cicatrisé. Tu es sûr que tu t'es fait ça à la colo ? On dirait que c'est plus ancien que ça… Bon, enfin en tous cas c'est guéri donc tout va bien. Dépêche-toi de t'habiller et descends dîner, je meurs de faim !

- Oui, je me dépêche, à tout de suite, répondit Matthew en refermant la porte et en poussant un soupir de soulagement.

oOoOo

Comme elle l'avait promis, en ouvrant la porte de l'appartement, Emma dévoila la surprise qu'elle avait prévue pour son fils : une immense banderole sur laquelle était écrit « Welcome home » de toutes les couleurs trônait au milieu du séjour, et sur la table du salon, un gros gâteau au chocolat n'attendait plus qu'à être dégusté. Henry fut ébahi de voir comme Emma aimait Matthew et tout ce qu'elle faisait pour lui, et se sentit un peu gêné de profiter d'une attention qui ne lui était pas destinée. Mais surtout, ce qui touchait Henry, c'était la gentillesse de cette maman qui se sacrifiait pour élever son fils et lui offrir la plus belle vie possible.

- Hey Matt, ça va ?

- Oui, pardon maman, je suis juste super ému de voir tout ça, c'est que je ne suis pas habitué, enfin, je veux dire que j'avais oublié, que… je … Merci, ça me touche… vraiment…

- Eh ben, tu es vachement émotif, ce soir, fiston… Tu veux en parler ? Tu sais que tu peux tout me dire, tu ne l'as pas oublié, ça, hein ? le rassura Emma.

- Non, bien sûr, je le sais bien… Mais ça va, je t'assure…

- Bon, alors, raconte-moi cette colo…

Et Henry commença à raconter ces vacances qui ont changé sa vie, celle de Matt, et sans aucun doute, changeront celles de leurs mamans également. Il n'omit aucun détail, lui raconta toutes les activités, les copains, ce qu'il a mangé, les animaux qu'il a pu observer dans la forêt… Tout, sauf bien évidemment la rencontre avec Matthew !

Henry se plaisait à faire rire Emma, et chacun de ses sourires et ses regards complices l'émouvait au plus profond de lui-même. Il aurait tellement voulu pouvoir laisser libre cours à ses émotions et pleurer dans ses bras. Non seulement il retrouvait sa mère biologique, mais il la découvrait plus gentille et plus drôle que tout ce qu'il avait imaginé dans ses rêves les plus fous… Il la dévorait du regard à chacune de ses phrases et se retenait pour ne pas la prendre et la serrer contre lui. A la fin du repas, il aida sa mère à débarrasser et à faire la vaisselle, ce qui ne manqua pas de la surprendre et elle dit en rigolant :

- Hé ben, je te laisse 10 jours en colo-camping, et tu reviens en vrai petit homme de maison serviable, qui l'aurait cru ? Merci Matt…

* Aïe, Matthew ne m'avait pas prévenu qu'il ne débarrassait jamais la table* plaisanta Henry en son for intérieur.

- Bon, dis-moi, vu que je ne travaille pas demain, j'ai pensé qu'on pourrait se faire une petite « journée Swan », juste tous les deux. Dis-moi ce que tu veux faire, n'importe quoi, je suis d'humeur à tout t'accorder aujourd'hui… !

- Heu, je ne sais pas vraiment… Que veux-tu faire, toi ?

- Hé bien, disons que j'avais pensé à une grasse mat, déjà ! Suivie d'un pique-nique au parc municipal, piscine l'après-midi et si tu es trèèèès sage, peut-être cinéma le soir… Tu en dis quoi ?

Emma avait des étoiles plein les yeux à l'idée de passer cette journée avec son fils. Henry, quant à lui, n'avait pas l'habitude d'être le centre de l'attention de Regina une journée entière, elle qui avait souvent beaucoup trop de travail pour lui consacrer ne serait-ce qu'un après-midi. Il s'occupait donc la plupart du temps seul, entre ses jeux et ses livres. Aussi ne feignit-il pas son enthousiasme devant la proposition d'Emma.

- Whaaaa, ça c'est génial, je valide à 100%, ça va être tout bonnement incroyable !

- Heu, Matt… tu me fais peur… « tout bonnement », sérieusement ? Mais tu as avalé un dico en colo, ou quoi ? OK, banco ! Donc, allez, hop hop hop, au lit, il faut être en forme pour demain !

- Bonne nuit, maman…

- Bonne nuit, mon garçon…

Henry avait enfin une bonne excuse pour la prendre dans ses bras et ne s'en priva pas. Il la serra fort contre lui, tout en priant pour qu'elle ne remarque pas les larmes qui coulaient à nouveau sur ses joues.

Une fois dans sa chambre, prêt à se coucher, il se jeta sur le portable qu'Henry lui avait prêté et composa son propre numéro afin de parler à son frère.

- Allo Matt ? Opération Bernard-l'Hermite au rapport !

- Henry, c'est toi ? Mais on ne devait s'appeler que demain…

- Je sais, Matt, je sais, mais je ne pouvais plus attendre… Elle est géniaaaaale ! s'exclama-t-il en chuchotant pour ne pas se faire entendre d'Emma qui devait déjà être au lit dans la chambre voisine.

- Attends, Henry, deux secondes, je me mets dans ton placard, j'ai peur que ta mère m'entende !... Tu disais ?

- Elle est extra, notre mère, Matt, elle est gentille, elle est super belle et elle m'a prévu une journée de folie pour demain : on va aller à la piscine et au cinéma, Matt !

- Ouais, tu as vu ? Elle est super, hein ? Je suis content que tu l'aies retrouvé, Henry…

- Merci Matthew, vraiment… Et pour toi, comment ça s'est passé ?

- Très bien aussi, elle n'a rien remarqué du tout. Juste une petite cicatrice que tu n'as pas mais sinon rien d'autre. On a regardé les photos de la colo, on a dîné dans ton palais et là, je suis dans ta suite royale !

- « Mon palais » … ? « ma suite » … Que … ?

- Non, mais attends, Henry, c'est immense, chez vous ! C'est excellent ! Punaise, si, il y a 15 jours, on m'avait dit que j'avais un frère qui habite dans un château, j'aurais rigolé ! Non mais sérieusement, on pourrait vivre à 8, là-dedans, tellement il y a des pièces ! Vous devez vous ennuyer, tous les deux…

- Un peu… mais… Bon et vous faites quoi demain ?

- Elle m'a dit qu'elle allait travailler de bonne heure pour essayer de se libérer plus tôt pour être avec moi l'après-midi, donc…

- Oui, c'est ce qu'elle dit souvent… Matt remarqua le ton triste d'Henry mais ne releva pas.

- Donc j'ai pensé aller me balader dans Storybrooke le matin. Je vais essayer de découvrir la ville et ses habitants. Je suis curieux de connaître ton univers, frérot !

- Bonne idée, on s'appelle demain, ok ?

- Ok, bonne nuit !

- Bonne nuit !

Matthew poussa discrètement la porte du placard et sortit en faisant le moins de bruit possible. Il se dirigeait à quatre pattes vers son lit quand il remarqua Regina sur le pas de la porte de sa chambre, l'air interloquée, un sourire curieux sur les lèvres.

- Depuis quand tu élis domicile dans le placard, Henry ? C'était une habitude de colo ? plaisanta Regina.

- Heu… j'avais perdu une chaussette… mais … elle n'est pas dans le placard… Voyons voir sous le lit, mentit Henry, paniqué, en faisant semblant de chercher quelque chose sous le sommier.

- Hum, tu ferais mieux d'aller te coucher… Tu dormiras sans doute encore quand je partirai demain matin, donc on se verra dans l'après-midi, d'accord ? Je t'appellerai quand je quitterai mon bureau. Bonne nuit, fais de beaux rêves, Henry chéri.

- Bonne nuit, maman…

La première rencontre avec leurs mères respectives s'était bien passée pour les deux frères. Mais combien de temps cela allait-il durer ?


Voici enfin les frères arrivés chez Emma et Regina, ils semblent bien jouer leur rôle... mais ...

A la semaine prochaine, et en attendant, faîtes péter les reviews ;-)