Bonjour les amies !
Nous voici déjà au dernier chapitre de cette histoire. Je voulais sincèrement vous remercier pour l'accueil que vous lui avez réservé. Je vous le dis à chaque fois mais j'ai été plus que flattée devant votre gentillesse.
Merci pour votre soutien et votre fidélité depuis le début pour certaines, ou bien arrivées en cours de route pour d'autres. Je ne vous citerai pas (trop peur d'en oublier !) mais vous vous reconnaîtrez ! Et merci aussi beaucoup aux guests (mais c'est frustrant de ne pas pouvoir vous répondre ;-) )
Et sachez que chacun de vos commentaires m'a encouragée, soutenue, motivée et même donné le sourire… C'est important en tant qu'auteur d'avoir un retour sur ce qu'on écrit et sur ce qui vous plaît. Vous avez été ma drogue pendant 6 mois et vos petits shoots reviewesques vont vraiment me manquer :-)
Ces six mois d'écriture ont été une jolie aventure et j'ai un petit pincement au cœur aujourd'hui… Pour le moment, je vais prendre quelques vacances d'écriture (bien méritées lol), mais je vous promets qu'on se retrouvera bientôt (j'ai une idée de fic, bien plus sombre que celle-ci, qui se déroulerait dans la Forêt Enchantée, avec notre Evil Queen, version vraiment evil…)
En attendant, voici le dernier chapitre… Il me restait encore un peu de guimauve, j'espère que vous n'en serez pas écoeurées lol !
Chapitre 26 : Epilogue
- Tu es sûr que c'est là ? interrogea l'homme avec un fort accent écossais devant le bouton de la sonnette au nom « Swan-Mills ».
- Mais oui, regarde ! lui répondit son fils en tendant à ses parents le carton d'invitation qu'il avait reçu des jours plus tôt.
A l'occasion de leurs 12 ans,
Henry et Matthew Swan-Mills t'invitent à leur goûter d'anniversaire qui aura lieu au
108 Mifflin Street, Storybrooke, Maine, USA
le samedi 11 octobre à partir de 14 heures.
On espère te revoir !
En bas de l'élégant carton, sous les numéros de téléphone de rigueur, les deux garçons avaient apposé leurs signatures, celle de Matthew étant assortie d'un petit smiley. Leo reprit le carton des mains de son père et sonna, impatient de revoir ses amis de vacances. La porte s'ouvrit rapidement sur les deux jumeaux qui arboraient un grand sourire.
- Leoooo, je suis trop content que tu sois venu, cria Matthew, aussitôt suivi par Henry qui le prit dans ses bras.
- Bonjour Monsieur, bonjour Madame dit Henry aux parents de leur copain, dont les cheveux d'un roux flamboyant rappelaient aisément ceux de son fils. Venez, entrez, je vais vous présenter nos mamans ! Maman, Ma, Leo est arrivé !
Regina et Emma, qui étaient occupées à parfaire la décoration du gâteau, sortirent presque aussitôt de la cuisine, et tendirent la main aux parents.
- Madame, Monsieur, dit Regina. Je suis enchantée de vous rencontrer. Je me présente : Regina Mills, et voici ma compagne, Emma Swan, la mère de nos enfants.
Sur ces mots, elle encercla la taille d'Emma d'un bras possessif. Les parents de Leo leur répondirent tout aussi chaleureusement, non sans essayer de dissimuler une petite gêne devant ce couple inhabituel. Après les avoir invités à rejoindre dans le salon les autres convives déjà arrivés, elles regagnèrent la cuisine où elles devaient terminer le glaçage. A peine entrée, Emma lui dit, avec un sourire taquin :
- Tu peux pas t'en empêcher, hein ?
- De quoi tu veux parler ? répondit Regina, qui n'avait qu'à peine levé les yeux de son glaçage qu'elle ne voulait rater à aucun prix.
- De mettre ces gens mal à l'aise… Tu aimes ça, hein ?
Emma s'approcha de Regina et se serra contre son dos, la tête reposant sur une de ses épaules.
- Je ne les mets pas mal à l'aise, répondit-elle, un peu agacée mais appréciant le contact avec Emma. C'est juste que je ne veux rien leur cacher. On est ensemble, on s'aime, que cela leur plaise ou non !
Emma rit de la possessivité et la combativité de sa compagne, et déposa un tendre baiser dans son cou. Elle qui avait mis tant de temps à se battre contre elle-même pour accepter leur couple, semblait maintenant vouloir crier au monde entier qu'elles vivaient enfin heureuses.
- Ça te fait rire, quand je dis que je t'aime ? répondit-elle, légèrement vexée.
Emma la retourna afin de lui faire face et lui prit les mains.
- Non, répondit-elle sérieusement. Je ris parce que je suis heureuse.
Elle déposa affectueusement de rapides baisers sur ses lèvres et sortit de la cuisine en disant :
- Allez, viens, on ne peut pas faire attendre nos invités !
Puis, elle ajouta, en penchant la tête dans l'ouverture de la porte :
- Au fait… je t'aime aussi !
oOoOo
Emma et Matthew n'étaient plus jamais repartis de Storybrooke depuis leur retour précipité, ce dimanche de septembre. Leur vie à tous les quatre avaient repris de manière si naturelle qu'il leur semblait qu'ils avaient toujours vécu ainsi. Bien sûr, ils avaient fait quelques aller-retour afin de déménager les quelques affaires des Swan, mais leur vie se trouvait maintenant et pour toujours dans cette petite ville du Maine.
Le mois d'octobre annonça l'arrivée de l'anniversaire des garçons, et la petite famille n'aurait voulu rater cette fête pour rien au monde. Pour la première fois de leur vie, les jumeaux allaient fêter leur anniversaire ensemble. Et le symbole était d'autant plus fort que cette fête signifiait aussi les retrouvailles de la famille toute entière.
Fidèle à elle-même, Regina voulait que la fête soit parfaite. Depuis des jours, elle était stressée et elle transmettait son anxiété à toute sa famille. Mais l'union faisant la force, ils organisèrent à eux quatre la plus belle fête d'anniversaire de toute la région. Des guirlandes pendaient dans toute la maison, et au centre du salon trônait une banderole affichant « Joyeux anniversaire Matthew et Henry ». Des ballons gonflés à l'hélium achevaient d'égayer la maison.
Les quelques amis d'école d'Henry et Matthew avaient bien sûr été invités, et les jumeaux avaient aussi insisté pour convier à la fête leurs copains de colo. C'est donc tout naturellement que Leo l'Ecossais, les frères Harry et William et le petit Brian avaient répondu présents. Regina et Emma avaient également tenu à inviter tous leurs amis de Storybrooke : Ruby et Belle, bien évidemment, mais également Mary et son copain David, Granny, et de nombreux autres qu'Emma connaissait à peine.
oOoOo
La fête battait son plein depuis des heures. La gêne des parents s'était dissipée en voyant cette famille unie et aimante. Les enfants s'amusaient et se régalaient de bonbons. Les adultes apprenaient à se connaître et discutaient chaleureusement. Emma et Regina, en parfaites maîtresses de maison, faisaient le tour des invités, conversant poliment avec chacun d'entre eux.
A seize heures, Emma frappa dans ses mains et le silence se fit. Regina sortit alors de la cuisine avec un immense gâteau de trois étages, magnifiquement décoré. Elle avait mis des heures à le préparer et il était parfait. Emma sourit. Elle était si fière de Regina… et si amoureuse. Discrètement, elle tapota sa poche et son cœur se mit à tambouriner.
Toute l'assemblée se mit à entonner l'air « Joyeux anniversaire », devant les deux enfants heureux. Au moment de souffler les bougies, Ruby cria du fond de la pièce :
- Hey, les gars, faites un vœu !
Henry arrêta alors son geste et prit la main de son frère. Tout le monde retint sa respiration. Au bout de quelques instants de silence, il prit la parole :
- En fait, je n'ai pas de vœu à faire. Ces derniers mois, j'ai eu plus que tout ce que je pouvais souhaiter : j'ai retrouvé mon frère, ma mère, et mes deux mamans sont tombées amoureuses. Maintenant toute ma famille est réunie, et depuis, on est tous les quatre les plus heureux du monde. Je ne peux vraiment rien vouloir de plus que ça…
Les invités poussèrent un « oooh » ému, et Matthew continua :
- Bah moi, je pensais que toute ma vie, je vivrai avec ma maman à Boston. Jamais je n'aurais pu imaginer que j'avais un frère et qu'on habiterait avec sa mère et lui. Mais aujourd'hui, c'est pourtant ce qu'on vit. Alors, moi je fais un vœu. Je souhaite que ce bonheur ne soit que le début de notre histoire et qu'on soit heureux encore très longtemps !
Il se tourna ensuite vers leurs mères qui se tenaient enserrées et qui semblaient toutes les deux très émues.
- Maman, bon bah, tu le sais déjà hein : je t'aime !
Puis il regarda Regina et lui dit plus bas : Regina, je crois que je ne te l'avais jamais dit. Je t'aime aussi et je suis content que tu sois ma deuxième maman…
C'en fut trop pour Regina qui alla serrer les enfants dans ses bras, sous les bravos des invités et les cris de joie de Ruby.
- Je vous aime aussi, mes enfants, chuchota-t-elle à leur oreille. Allez, soufflez vite, les bougies sont en train de couler sur mon beau glaçage !
oOoOo
Une fois arrivée à Storybrooke, la question du travail ne s'était jamais posée pour Emma. Forte de son expérience au commissariat de Boston, elle avait tout naturellement demandé à travailler au poste de la ville. Elle et Regina ne voulaient absolument pas être accusées de traitement de faveur, alors Emma passa un entretien d'embauche en même temps que d'autres candidats au poste. Mais sa grande expérience, son habilité et sa connaissance du terrain firent la différence et elle fut embauchée en tant que shérif de Storybooke, aux côtés de Graham. Leurs rapports, bien qu'un peu tendus au début, devinrent rapidement cordiaux et même amicaux. Graham et elle avaient le même humour et s'entendaient plutôt bien, que ce soit sur le terrain ou dans la gestion administrative des dossiers. Il leur arrivait parfois de parler de Regina mais Graham ne ressentait plus aucune rancœur ou jalousie. Elle était visiblement bien plus heureuse maintenant et, pour cela, Graham ne pouvait en vouloir à Emma.
Ruby avait appris le retour d'Emma à Storybrooke sans grande surprise. Elle avait toujours été persuadée qu'elle et Regina ne pourrait rester séparées bien longtemps. Elle fut ravie de retrouver sa copine pour leurs soirées filles, même si très souvent, ces soirées se faisaient sans Emma, qui préférait les passer avec sa compagne. La jeune serveuse aimait souvent rappeler avec humour que c'était un peu grâce à elle et à sa cravate si les deux femmes étaient ensemble aujourd'hui.
Emma n'avait jamais parlé du passé de Gold à son amie Belle. Elle estimait que ce n'était pas à elle de révéler les secrets de Regina. De toute façon, cette dernière savait depuis les découvertes à la bibliothèque que son compagnon lui cachait de nombreuses choses, et elle était constamment sur ses gardes. La bibliothécaire semblait se satisfaire de cette situation, trop amoureuse de lui pour avoir le courage de faire face à son passé. De son côté, Gold ne voulait risquer de perdre la seule personne encore attachée à lui, alors il se faisait discret, ruminant amèrement son dégoût pour la nouvelle vie de Regina.
Quelquefois, il lui arrivait de croiser les Swan-Mills, dans la rue, chez Granny, ou ailleurs. Il ne pouvait alors retenir un petit rictus méprisant, dont il devait néanmoins se contenter. Dans ces moments-là, Emma et Regina ne lui adressaient même pas un regard, l'ignorant superbement. « L'ignorance est le pire des mépris », se plaisait à rappeler Regina. Et les deux femmes lui tournaient le dos et l'oubliaient aussitôt. Cependant, à la demande du shérif, il avait été mis sous surveillance discrète de la police, et Emma était prête à intervenir au moindre geste suspect.
Mais surtout, Regina n'avait plus peur. Elle se sentait définitivement débarrassée de ce poids qui l'avait oppressée pendant des années. Avoir Emma à ses côtés la rassurait. Elle savait que Gold ne tenterait rien. A elles deux, elles avaient réussi à anéantir son illusion de puissance, et elle se sentait enfin libre et prête à se lier à nouveau avec confiance.
La vie au manoir n'avait jamais été aussi joyeuse. Regina essayait la plupart du temps de rentrer tôt à la maison, pour profiter de sa famille. Emma appréciait les enquêtes bien plus tranquilles que celles qu'elles devaient mener à Boston. Quant aux garçons, ils avaient été mis tous les deux dans la même classe à l'école. Comme s'ils voulaient rattraper ces onze ans de séparation, ils passaient ainsi toutes leurs journées ensemble.
Il ne manquait vraiment rien à cette famille. Et c'est donc tout naturellement qu'Emma avait eu une idée afin de prouver une nouvelle fois son amour pour Regina. Et cette idée se trouvait depuis le matin dans la poche de son jean.
oOoOo
- Mais alors en fait, si je comprends bien, vos mères, elles sont amoureuses ?
Le petit Leo ne semblait toujours pas comprendre le lien entre les mères de ses copains. Il les avait quittés quelques mois plus tôt alors qu'ils ne s'étaient jamais vus de leur vie, et il les revoyait maintenant habitant ensemble et avec leurs mères en couple. Cela faisait beaucoup à assimiler pour un petit garçon.
A la fin de l'après-midi, tous les enfants s'étaient regroupés dans la chambre des jumeaux et, pour la énième fois de la journée, ils racontaient leur aventure, depuis leur échange jusqu'à la recomposition de leur famille en passant par l'opération Tourterelles. Les enfants avaient tous des étoiles dans les yeux à l'écoute de ce conte de fées.
- Oui, Leo. Grâce à nous, elles sont tombées amoureuses ! Parce que franchement, sans nous, elles auraient eu du mal à se débrouiller, tu crois pas, Hen' ?
- C'est pas faux ! plaisanta Henry.
- Bah moi, je trouve ça super beau, comme histoire, dit le petit Brian.
- Ouais… répondit Matthew, rêveur. Bon, et vous alors… vous devenez quoi ?...
Pendant que les enfants s'étaient réfugiés à l'étage, au salon les adultes conversaient avec entrain. Regina parlait politique avec Granny et le père de William et Harry, et Emma discutait avec ses amies.
- C'est marrant, dit Belle, on dirait que tu as toujours vécu là. Ça ne fait qu'un mois mais j'ai l'impression que tu as toujours fait partie de ces murs.
- C'est clair ! renchérit Ruby. C'est pour ça que j'ai toujours su que tu reviendrais.
- Vous avez raison, les filles, c'est drôle mais je ne me suis jamais sentie aussi à ma place qu'ici. Je suis avec mes fils et une femme merveilleuse que j'aime et qui m'aime, c'est juste fou !
- Tu sais Emma, dit Mary, serrée amoureusement dans les bras de David, j'ai mis du temps à comprendre votre couple mais je trouve maintenant que vous allez vraiment bien ensemble. Je n'avais jamais vu le maire ainsi. Tu nous l'as transformée.
- Et elle m'a transformée aussi… , répondit-elle, rêveuse.
Et Emma repensa au petit objet dans sa poche. Plus que quelques heures, maintenant… Elle fut tirée de ses pensées par la voix de Ruby :
- Bon, et sinon, raconte-nous… sexuellement, c'est comment ?
L'indiscrétion de Ruby fit éclater les cinq amis d'un rire joyeux.
oOoOo
La fin de la fête se déroula comme elle avait commencé, dans la joie et la bonne humeur. Malheureusement, l'heure de se quitter arriva rapidement et vers 20 heures, tous les invités rentrèrent chez eux ou à l'hôtel. Le manoir Mills n'était plus que confettis, ballons crevés et autres décorations déchirées. La petite famille s'attela à tout remettre en ordre, mais plus d'une heure après, il restait encore beaucoup de ménage à réaliser.
Les enfants eurent la permission de monter se coucher, éreintés par la journée, tandis que leurs mères continuèrent à balayer et à ramasser les restes de papier cadeau et de miettes de gâteau.
Son corps réclamait une pause, alors Emma s'allongea un instant sur le canapé. Elle n'avait cessé de pensé tout l'après-midi à la surprise qu'elle réservait à Regina, et elle se dit que le moment était enfin venu. Alors, profitant du fait que Regina passait à côté d'elle afin de ramasser quelques confettis sous le canapé, elle l'attira et la serra tout contre elle. Regina s'allongea également et se laissa entourer par ces bras avec joie, mais elle râla un peu pour la forme :
- Emma, chérie, on a encore du rangement…
- Moui, je sais… mais on peut se reposer un peu…, répondit-elle en plongeant sa tête dans le cou de sa compagne et en la serrant un peu plus contre elle.
Regina soupira, plus de bonheur que d'exaspération. Et elle se serra un peu plus, essayant de ne pas tomber du canapé étroit.
- Fais-moi un peu de place, alors, dit-elle en souriant.
Les deux femmes restèrent ainsi quelques minutes, profitant enfin du calme après l'euphorie de la journée. Les yeux fermés, elles auraient presque pu s'endormir ainsi, mais Emma se lança :
- Regina ?
- Hum… ? répondit-elle sans ouvrir les yeux, toujours pelotonnée contre Emma.
- J'ai quelque chose à te dire.
Aussitôt, elle desserra leur étreinte et se redressa assise. Après un court instant d'hésitation, elle plongea ses yeux dans ceux de Regina et dit, le cœur battant :
- Merci pour la fête, pour le gâteau, la cuisine, pour avoir accueilli tous ces gens chez toi …
- Chez nous, Emma…
- Merci d'être là, de nous avoir acceptés dans ta vie, Matt et moi, reprit-elle sans relever la remarque de sa compagne qui lui avait pourtant fait battre le cœur. Je crois que… non… je sais que je suis la plus chanceuse des femmes aujourd'hui.
Regina voulut l'interrompre mais elle continua, décidée à aller jusqu'au bout.
- Attends. Je voulais aussi te remercier d'avoir élevé Henry. Tu as été et tu es toujours une maman fabuleuse avec lui. Tu lui as offert tout ce que je n'aurai jamais pu lui offrir, et, vraiment, tu l'as sauvé... Et en plus, tu en as fait un petit garçon charmant, curieux, intelligent, merveilleux… A ton image, finalement…
- Emma, où veux-tu en venir ? demanda-t-elle avec un sourire.
Sans répondre, Emma s'agenouilla doucement sur le tapis, et les yeux toujours accrochés à ceux de Regina, elle lui prit les mains et dit :
- On a tout fait à l'envers, on a eu nos enfants avant de nous rencontrer… Mais aujourd'hui, je voudrais remettre un peu d'ordre dans tout ça. Alors voilà … : Regina, beauté suprême, bonheur de mes jours, joie de mes nuits, toi qui illumines ma vie…
Le ton ampoulé d'Emma fit sourire Regina, qui comprenait enfin ce qu'elle essayait de lui dire. Alors, incapable du moindre mot, elle porta ses mains à sa bouche et laissa Emma continuer, son cœur tambourinant comme un forcené :
- Je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Ces derniers mois ont été les plus beaux de toute ma vie. J'ai retrouvé mon fils que je pensais ne jamais revoir, et j'ai rencontré sa mère qui est la plus merveilleuse des femmes. Aujourd'hui, ma vie est comblée. Tout ce que je peux souhaiter maintenant, c'est de vieillir à tes côtés. Je veux voir grandir nos fils à tes côtés, je veux être avec toi quand ils se marieront, je veux tenir ta main et dormir dans tes bras toute ma vie… Regina Mills… veux-tu m'épouser ?
Et à ces mots, elle brandit devant les yeux humides de Regina la petite boîte qui avait passé l'après-midi dans la poche du jean. Regina était incapable de parler, alors elle se contenta d'ouvrir la boîte, où trônait une jolie bague surmontée d'un diamant. Peu lui importait qu'elles ne se connaissent que depuis quelques mois. Cette demande était une évidence. Regina n'avait jamais été aussi sûre d'elle et de ses sentiments. Et elle savait, en voyant cette femme agenouillée devant elle, qu'elle aussi voulait finir sa vie à ses côtés.
- Heu… dépêche-toi de te décider, plaisanta Emma, je commence à avoir une crampe au mollet…
Regina rit et répondit, les larmes aux yeux :
- Mon amour, je te dois tout. Tu m'as sauvée. Tu m'as aimée… J'ai l'impression de te connaître depuis toujours et de t'avoir attendue tout ce temps. Et aujourd'hui, je n'ai jamais été aussi heureuse. Tu m'as apporté un fils, et maintenant une vraie famille. Je te dois tant, je t'aime tant... Alors… Oui, bien sûr que oui : Emma Swan, je veux devenir ta femme…
Emue, elle la serra dans ses bras tremblants. Alors, sans un mot, Emma glissa la bague à l'annulaire de sa femme et, heureuses, elles s'embrassèrent tendrement.
Le ménage pouvait bien attendre encore un peu.
oOoOo
Assis sur les marches en haut du grand escalier, deux enfants sortis du lit n'avaient rien perdu de la scène qui venait de se dérouler devant leurs yeux. Ils venaient de passer le plus bel anniversaire de toute leur vie, et la journée n'aurait pu mieux se conclure.
Auraient-ils pu se douter, ce beau jour d'été, qu'un petit échange anodin allait leur faire vivre la plus incroyable des histoires ? Ce jour-là, dans le camp Chippewa, savaient-ils que leur rencontre bouleverserait leur famille à tout jamais ?
Le sourire aux lèvres, Matthew et Henry Swan Mills savaient qu'à eux quatre, ils allaient maintenant vivre le plus beau des contes de fées.
oO FIN Oo
Et voilà… Tout est bien qui finit bien ! J'aurais presque pu écrire « Elles se marièrent et eurent beaucoup, beaucoup d'enfants » ;-)
Merci de m'avoir lue jusqu'à la fin… Et à bientôt !
Viva la SwanQueen !
