Bonjour à vous qui passez par là !

Voici un chapitre qui a mis un peu de temps à arriver, vous m'en voyez navrée.

J'ai une excuse très sérieuse : j'ai du travail par-dessus la tête. Mais en cette période d'Halloween, je n'ai pas pu résister à l'envie de poster un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira.

Petit rappel : dans le précédent chapitre, Sirius part seul faire des recherches à la bibliothèque en pleine nuit mais se fait surprendre par Rusard. Au cours de cette escapade nocturne, il surprend des élèves de Serpentards en train de préparer un mauvais coup.

Que mijotent les Serpentards ? L'enquête est ouverte…

Merci beaucoup à Holmes11 pour sa fidélité et sa review sur le chapitre précédent. Je vais revenir sur un point que tu as soulevé et auquel je m'attendais : que fait Lucius avec la carte du Maraudeur ? Eh bien… qui a dit que c'était la carte du Maraudeur ? XD. Rassure-toi, je n'ai pas changé ce point dans l'histoire de JK Rowling, je sais que ce sont les Maraudeurs qui l'ont fabriquée. Cela dit, rien ne prouve que l'idée d'origine leur soit venue toute seule. En fait, c'est une sorte de pré-carte mais je reviendrai là-dessus dans la fic. Comme tu t'en doutes, cet objet va jouer un rôle important dans la suite de l'intrigue.

Bonne lecture à tous et joyeux Halloween !


Chapitre 7 : Les Maraudeurs s'en mêlent

Sirius avait présumé de ses forces, du moins de celles de Remus. Quand il retourna dans son dortoir après cette promenade nocturne des plus mouvementées, il s'endormit presque immédiatement pour ne se réveiller que tard le lendemain.

Il s'était attendu à ouvrir les yeux aux premières lueurs de l'aube comme le jour précédent mais il se trompait. Lorsqu'il fut éveillé, il réalisa qu'il était seul dans le dortoir. James, Peter et Remus s'étaient déjà levés. Sans doute prenaient-ils le petit déjeuner dans la Grande Salle. Sirius attrapa sa montre sur la table de nuit pour regarder l'heure et faillit retomber dans le lit. Il allait louper la sortie à Pré-au-Lard s'il ne se dépêchait pas.

Maudissant ses camarades qui n'avaient pas eu la solidarité de le réveiller, il s'habilla à la hâte et descendit en quatrième vitesse dans la Grande Salle. Comme il s'y attendait, il trouva ses trois amis attablés. Il précipita vers eux, moitié marchant, moitié courant, prêt à leur raconter en détail son escapade nocturne. Hélas il n'eut même pas le temps d'atteindre son groupe que McGonagall surgit tout à coup dans son dos et clama d'une voix forte :

- Sirius Black !

Naturellement Sirius fit aussitôt volte-face mais la directrice-adjointe passa devant lui sans le voir et se dirigea vers Remus, qui devint aussitôt livide.

- Oui professeur ? fit timidement Remus en échangeant avec ses amis un regard mal assuré.

Le professeur McGonagall semblait très contrariée ce qui était mauvais signe. Si Sirius avait un gros doute sur le motif de cette colère, Remus en revanche, n'en savait rien et ne pouvait donc que réagir avec une grande stupeur.

- Suivez-moi immédiatement ! ordonna sèchement McGonagall.

Remus n'eut d'autre choix que celui d'obéir. Il lança un regard d'incompréhension à James et Peter, qui ne parurent pas plus informés, et suivit McGonagall sans même remarquer Sirius au passage. Celui-ci alla s'asseoir sur le siège qu'il venait d'abandonner, partagé entre la culpabilité de mettre à nouveau Remus dans l'embarras et l'inquiétude quant à ce qui allait lui arriver. Il fallait agir sans perdre un instant.

- Ah salut ! lança Peter sitôt qu'il vit Sirius s'asseoir à côté de lui. Tu as manqué Remus de peu.

- J'ai vu, marmonna-t-il entre ses dents.

- Qu'est-ce qu'elle lui veut la vieille McGo ? s'étonna James en jetant un regard suspicieux à Sirius. J'espère qu'il ne se fait pas punir pour une bêtise que tu aurais commise avant l'accident du Polynectar.

- Malheureusement, marmonna Sirius, je crains que ce ne soit plus grave. Venez, je vais vous expliquer.

oOoOoOo

Dans le bureau de McGonagall se trouvaient déjà Rusard, Lucius Malefoy et Slughorn lorsque Remus entra. Effaré, il resta quelques instants sur le pas de la porte à contempler tout ce monde qui le dévisageait avec curiosité. Il fut particulièrement surpris par la présence de Malefoy à qui il n'avait peut-être jamais eu l'occasion de parler de sa vie mais qui le toisait avec colère.

- Ah M. Black ! lança Slughorn dès qu'il le vit. Prenez place s'il vous plaît !

- Qu'y a-t-il ? demanda Remus en s'asseyant avec prudence sur le siège à côté de celui de Malefoy.

- Il s'est produit un événement la nuit dernière et nous voudrions éclaircir quelques petites choses, déclara McGonagall en passant derrière son bureau sitôt qu'elle eut fermé la porte.

Remus écarquilla les yeux de stupeur et regarda les deux professeurs ainsi que le concierge sans comprendre. Il sentit instinctivement qu'il n'allait pas apprécier la suite des événements. Il avait l'impression d'être convoqué à une audience disciplinaire comme un criminel. Sirius et James vivaient cela trois fois par semaine environ, Remus se demanda comment ils pouvaient le supporter.

- M. Malefoy ici présent a été surpris la nuit dernière rôdant dans les couloirs après le couvre-feu, expliqua McGonagall qui présidait la séance, pour la raison de…

- Je vous l'ai déjà dit, répondit Malefoy en s'efforçant de prendre un ton sûr de lui. J'essayais de me faufiler dans les cuisines pour aller chercher des choses à manger.

- L'école ne vous nourrit donc pas suffisamment pendant les repas ? siffla McGonagall d'un ton tranchant.

Malgré lui, Remus ne put s'empêcher de repenser à Sirius pendant le dîner de la veille. Comme si c'était le moment ! Malefoy ne se laissa pas démonter par la remarque.

- Une petite fringale nocturne, lança-t-il d'un ton léger en haussant les épaules le plus innocemment du monde, ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé !

Slughorn laissa échapper un petit rire amusé, qui fit flamboyer les yeux perçants de McGonagall.

- Et vous prétendez avoir été attaqué en chemin par Sirius Black, poursuivit-elle ses yeux se posant successivement sur Malefoy et sur Remus.

Ce dernier s'étrangla avec sa salive.

- Je vous demande pardon ? fit-il incrédule. Il dit que j'ai fait quoi ?

- Vous lui auriez lancé le sortilège de Stupéfixion avant de l'emmener auprès de M. Rusard, dit Slughorn d'un ton qui n'avait rien d'accusateur.

- Hier soir ?

- Oui, confirma McGonagall agacée, qu'avez-vous à répondre à cela M. Black ?

- Que c'est complètement délirant, lança aussitôt Remus qui croyait rêver, j'étais dans mon lit hier soir. Vous pouvez demander à James, Peter et…

- Je ne doute pas que vos amis auront soin de vous couvrir, coupa sèchement McGonagall.

- Vous ne me croyez pas ? s'étonna Remus les yeux exorbités. Mais pourquoi ?

- Parce que c'est un mensonge, glapit Malefoy en pointant son index sur lui. Il était là hier soir. Il m'a stupéfixié.

- Tu m'as vu dans les couloirs la nuit dernière ? s'écria Remus en regardant Malefoy bien en face.

Le Serpentard se mordit la lèvre de façon éloquente pour les professeurs. McGonagall et Slughorn échangèrent un long regard.

- Mais j'ai reconnu sa voix, assura soudain Malefoy. Je sais qu'il était là. Il m'a attaqué. Vous n'allez pas le laisser s'en tirer. Rusard, vous étiez là hier soir, vous avez bien vu qu'on m'avait jeté un sort.

Tous les regards se tournèrent vers Rusard.

- Je n'ai vu personne d'autre que M. Malefoy, dit le concierge d'un ton renfrogné en caressant son immonde chat qu'il tenait dans ses bras, mais quand je l'ai trouvé, il était allongé par terre et semblait ne pas savoir où il était.

- Je venais d'être stupéfixié, répéta Malefoy d'un ton victorieux.

- Mais pas par moi, répliqua Remus catégorique, pourquoi est-ce que c'est moi qu'on accuse ? Je dormais.

- Parce que nous connaissons votre réputation M. Black, répondit Slughorn avec un sourire. Nous savons que vous aimez vous promener la nuit dans les couloirs et jouer des tours aux Serpentards.

- Apparemment, je ne suis pas le seul.

- C'était toi, insista Malefoy buté, j'ai reconnu ta voix.

- Eh bien tu as dû te tromper, se défendit Remus qui commençait à en avoir assez. Tu cherches juste un prétexte pour t'en prendre à moi mais je ne vais pas me laisser faire parce que je sais que je suis innocent. Tu n'as aucune preuve à part tes oreilles qui, excuse-moi, ont besoin d'un bon lavage.

A cet instant, Remus se tut, choqué par ses propres paroles. Même à Rogue, il n'avait jamais parlé ainsi. Toutefois ce mouvement d'humeur ne surprit personne de la part de Sirius.

- Calmez-vous monsieur Black ! intervint Slughorn d'une voix douce. Il se trouve que nous avons des éléments troublants qui corroborent les faits rapportés par monsieur Malefoy.

- Pardon ? fit Remus ébahi.

Il n'allait pas lui faire croire qu'il avait été vu en dehors du dortoir la nuit précédente, c'était impossible… à moins que le corps de Sirius ne fût devenu autonome après le coucher du soleil. Le regard de McGonagall se fit plus perçant qu'un aigle.

- Des livres de la bibliothèque ont disparu cette nuit, expliqua-t-elle lentement, des ouvrages consacrés au spiritisme. Madame Pince affirme que vous et vos amis avez passé l'après-midi d'hier à consulter des ouvrages sur le sujet justement.

- Sans compter que quelqu'un s'est introduit dans la bibliothèque cette nuit, ajouta Rusard d'un ton triomphal. Miss Teigne en a été effrayée. Je n'ai pas réussi à savoir qui c'était mais il y avait un intrus, c'est certain, un sale petit voleur.

- Vous comprenez la situation, résuma McGonagall. Vous passez le samedi après-midi à la bibliothèque, la nuit venue des livres sur le sujet que vous étudiez disparaissent et M. Rusard trouve un élève qui a visiblement été ensorcelé et qui prétend que vous êtes l'auteur de l'agression. Difficile de ne pas faire de lien, Black.

Remus ne trouva rien à dire. Toute cette histoire lui semblait complètement folle. Il avait son idée sur l'explication évidemment. Sirius qu'est-ce que t'as encore fait ? Ce qu'il avait un peu de mal à saisir c'était la raison pour laquelle les soupçons échouaient sur Sirius Black. Certes c'était bien le véritable Sirius Black qui devait être à l'origine de tout ce tapage mais aux yeux de tous, il était censé être Remus Lupin. Si le secret sur leur échange de corps était découvert, pourquoi personne n'en disait rien ? Remus avait le sentiment qu'il lui manquait un élément important pour bien tout comprendre.

- La solution de l'énigme est assez simple, conclut McGonagall d'un ton ferme. Il y a deux possibilités : soit M. Black a effectivement pris les livres de la bibliothèque et stupéfixié M. Malefoy en retournant à la tour de Gryffondor. Soit c'est M. Malefoy l'auteur du larcin et cette histoire de stupéfixion n'est qu'une mise en scène pour échapper à la sanction.

Remus et Malefoy échangèrent un regard de défi tandis que les professeurs eux-mêmes les observaient successivement à la recherche d'un signe chez l'un ou chez l'autre qui trahirait le véritable coupable.

- Alors quelle est la véritable version ?

Naturellement les deux adolescents gardèrent le silence en se jetant des petits coups d'œil pour se passer la parole comme un souafle. McGonagall et Slughorn échangèrent un regard qui en disait long puis poussèrent en même temps un soupir à fendre l'âme.

- Je vois, dit finalement le professeur de métamorphose, puisque vous êtes tous les deux innocents, je suppose que vous ne verrez aucun inconvénient à ce que le professeur Slughorn et moi fouillons vos dortoirs respectifs. Nous n'y trouverons certainement pas les livres de Mme Pince.

Remus dut déployer des trésors d'imagination pour s'empêcher de déglutir de façon compromettante. Même sans avoir encore pu parler avec Sirius, il était certain que les livres étaient planqués dans sa valise. Les choses se gâtaient. Pour ne rien arranger, Malefoy encouragea vivement le professeur McGonagall à mettre sa menace de perquisition à exécution et Remus n'eut d'autre choix qu'acquiescer à son tour.

- Bien, conclut McGonagall. C'est ce qu'Horace et moi allons faire. En attendant de tirer les choses au clair, nous avons au moins une certitude : M. Malefoy, vous avez violé le règlement de l'école en sortant de votre dortoir en pleine nuit et pour cela, vous serez sanctionné.

- C'est déjà fait Minerva, intervint Slughorn, le jeune Lucius ici présent vient de faire perdre trente points à sa maison. Il est également privé de la sortie à Pré-au-Lard organisée aujourd'hui.

McGonagall approuva cette mesure, au grand dam de Malefoy.

- Quant à vous M. Black, tant que votre rôle dans cette affaire n'est pas encore éclairci, nous ne pouvons pas vous sanctionner, poursuivit l'enseignante. Mais si j'apprends par la suite que c'est vous qui êtes derrière tout ça, vous recevrez un châtiment exemplaire, je peux vous l'assurer.

Cette fois, Remus ne put retenir une expression mal à l'aise. La situation devenait catastrophique. Sous le regard contrarié de Rusard, qui aurait aimé que ces deux élèves soient plus sévèrement châtiés, les professeurs leur rendirent leur liberté. A peine Remus eut-il fait quelque pas dans le couloir que Malefoy le saisit par la manche et le tira vers lui pour lui chuchoter à l'oreille d'une voix menaçante.

- Tu m'as volé ma carte. Ne prends pas cette expression stupide ! Je sais que c'est toi. Je te préviens : tu as intérêt à me la rendre.

Remus se dégagea de la poigne de Malefoy et s'éloigna, le cœur battant la chamade. A l'évidence, le pire restait à venir.

oOoOoOo

- Je n'arrive pas à croire que tu aies fait tout ça sans nous en parler ! s'offusqua James.

Dans la tour de Gryffondor, Sirius avait essayé de donner une version des faits à son avantage pour ne pas se faire trop rabrouer mais c'était sans espoir : James était outré de n'avoir pas été invité à l'escapade et que son ami lui eût pris sa cape sans son autorisation. Pour apaiser sa colère, Sirius tenta de mettre en avant une énième fois son argument d'or.

- J'ai fait ça pour rétablir la situation, plaida-t-il assis en tailleur sur le lit de Remus. On manquait de données et de sources alors j'ai profité de mon temps libre pour faire des recherches.

- Tu n'aurais jamais dû voler ces bouquins, gronda James.

- Je ne les ai pas volés, se défendit Sirius, je les ai simplement empruntés.

- Sans prévenir Mme Pince, nota Peter l'air de rien, pour elle ça équivaudra à du vol.

- Je les lui rendrai, promit Sirius, ce n'est pas le plus important. Vous n'avez donc pas entendu ce que je vous ai raconté ensuite ?

Sirius leur avait rapporté toute sa mésaventure avec les Serpentards à partir du moment où il avait croisé Regulus la première fois jusqu'à celui où il l'avait raccompagné à sa salle commune sans omettre bien sûr la conversation entre Malefoy, Bellatrix et Lestrange.

- Les apprentis mages noirs de Serpentard préparent un truc pas net, récapitula Sirius en bondissant soudain du lit atteint par une fièvre d'enquêteur. Ils se cachent dans un endroit qui n'est pas répertorié sur leur carte…

- Une merveille cette carte d'ailleurs, commenta Peter qui était penché dessus et ne se lassait pas de regarder les points bouger. Malefoy va la chercher partout.

- Il ne faut pas qu'il la récupère, dit précipitamment Sirius, elle est beaucoup trop compromettante tant que Remus et moi serons encore sous l'emprise du sort. Et puis elle peut sûrement nous aider à découvrir ce que ces cinglés trafiquent.

- Euh la question va vous paraître un peu stupide, marmonna Peter en levant soudain les yeux de la carte, mais… pourquoi on devrait découvrir ce que les Serpentards trafiquent ? Je veux dire : ce ne sont pas nos affaires.

- Mon frère Regulus était terrifié, dit Sirius dans un souffle.

- Je croyais que tu te fichais de ton frère, fit remarquer James en haussant les sourcils.

- Bien sûr ce n'est pas ça la question, répondit Sirius avec un geste d'impatience. Je sais que Regulus n'est pas le parangon du courage mais pour qu'il ait peur à ce point, c'est que Malefoy et sa bande mijotent un gros truc… le genre qui peut faire beaucoup de dégâts, avec magie noire et compagnie.

- Raison de plus pour ne pas nous en mêler, grommela Peter peu rassuré.

- On n'est pas obligés de jouer les héros non plus, tempéra James en réfléchissant. On peut essayer de savoir ce qu'ils préparent et si c'est vraiment dangereux, aller en parler à des professeurs.

- Et pourquoi on ne va pas tout de suite en parler à des professeurs, renchérit Peter.

- Parce qu'on n'a aucune preuve gros malin, répliqua Sirius en roulant des yeux exaspéré. Tu crois que McGonagall va m'écouter si je vais lui rapporter des propos que j'ai entendu la nuit dernière alors que j'étais planqué sous la cape d'invisibilité. D'autant plus que je n'ai rien entendu de précis. Regulus a parlé d'une enfant de moldus qui se serait libérée… ce n'est pas rien quand même. Si ça se trouve, les Serpentards s'amusent à torturer les enfants de moldus.

- Non sans blague ? ironisa James. Ce n'est pas nouveau, Sirius.

- Je sais mais là c'est différent, insista celui-ci, ce n'est pas juste une petite farce à la récré. Ils sont vraiment en train de monter un coup… et visiblement ils se heurtent à quelques difficultés.

- C'est pour ça qu'ils veulent faire appel à Rogue, compléta James d'un ton vague.

- Exactement, acquiesça Sirius entre ses dents. Ils pensent que seul Rogue peut terminer leur travail. Ca ne me rassure pas du tout. J'ai l'impression qu'ils sont plongés jusqu'au cou dans une combine qui pue la magie noire et si c'est Rogue qu'ils appellent pour planter la cerise sur le gâteau, ça en dit long sur lui.

- Tu trouves ? s'étonna James. Moi c'est l'inverse. Je suis… surpris par ce que tu m'as rapporté de leur conversation. Je pensais que Rogue était un peu mieux considéré que ça chez les Serpentards.

- Tu parles ! cracha Sirius avec mépris. Qui pourrait avoir de la considération pour Rogue ? Même les mini Voldemort ne peuvent pas l'encadrer.

- Les mini Voldemort, répéta Peter la gorge nouée comme si cette appellation lui déplaisait fortement.

Il y eut un bref silence pendant lesquelles chacun réfléchit dans son coin.

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda finalement Peter.

- Reprenons les choses dans l'ordre ! lança Sirius.

Il attrapa le marqueur sur la table de nuit de Remus et se mit à écrire sur un grand tableau prévu à cet effet. Remus l'avait rapporté de chez ses parents après un été. Il s'en servait souvent pour expliquer à Peter des leçons qu'il n'avait pas comprises et l'aider à faire ses devoirs. Un à un, Sirius réécrivit tous les éléments qu'il possédait : les noms des Serpentards mouillés dans l'affaire alias Malefoy, Bellatrix, Lestrange, Narcissa et Regulus dans une moindre mesure. Il écrivit ensuite le nom de Viviane Wood en ajoutant entre parenthèse qu'elle était Poufsouffle et d'origine moldue puis il griffonna encore quelques mots sur la carte et sur Rogue.

- Regulus sait des choses mais il ne dira rien, dit Sirius, c'est une vraie forteresse et il a beaucoup trop peur des représailles. Il y a peut-être une piste à explorer du côté de cette Viviane Wood.

- On la connait ? s'enquit Peter dubitativement.

- Non, répondit Sirius en secouant la tête en signe de dénégation. Regulus ne m'a rien dit de plus. Je ne sais même pas en quelle année elle est.

- Eh bien voilà ! conclut James d'un ton triomphant. Au moins maintenant on sait par où commencer. Il faut qu'on retrouve cette fille.

Alors qu'ils en arrivaient à cette décision unanime, la porte du dortoir s'ouvrit tout à coup et Remus entra d'un pas tonique pour ne pas dire brutal. On eut dit qu'il sortait d'un interrogatoire musclé.

- Comment ça s'est passé ? attaquèrent aussitôt les trois garçons.

Pour toute réponse, Remus lança à Sirius un regard féroce.

- Tu nous as mis dans un beau merdier ! lâcha-t-il avec une grossièreté qui ne lui était guère coutumière.

Il se laissa tomber sur son lit, accablé de fatigue. Ses trois amis se hâtèrent de prendre place à ses côtés et attendirent qu'il eût un peu récupéré pour lui résumer l'escapade nocturne de Sirius et les complications qui avaient conduites à cette convocation impromptue. Remus ne parut nullement surpris. En fait les éléments qu'il soupçonnait déjà s'imbriquaient. Il ne lui manquait que la carte.

C'était la fameuse raison pour laquelle Malefoy avait accusé Sirius Black avec une telle conviction. Evidemment, il avait été obligé de sortir une excuse bidon pour ne pas avoir à révéler aux professeurs l'existence de la carte. Après cette mise au point, ce fut au tour des trois garçons de le harceler de questions. Remus laissa couler un moment puis finit par s'expliquer.

- Malefoy a donné une excuse grotesque pour justifier sa balade nocturne. Il dit que Sirius l'a attaqué. Les professeurs auraient pu ne pas le croire et classer l'affaire faute de preuves malheureusement, il y a cette histoire de livres volés à la bibliothèque qui envenime les choses. McGonagall va venir d'une minute à l'autre pour fouiller le dortoir et si elle trouve ces livres, on est cuits.

- Je vais aller les rapporter, décida alors James en se précipitant vers sa malle pour prendre sa cape.

- McGonagall saura tout de suite que c'est nous, objecta Peter.

- Peut-être mais au moins elle n'aura plus de preuves, répliqua James d'un ton déterminé. Elle sera obligée de nous laisser nous en tirer. Ca fera un souci en moins.

- J'approuve, lança Sirius, comme ça au moins on passera une sortie tranquille à Pré-au-Lard.

- C'est quoi tout ça ? questionna Remus en désignant les notes au tableau.

- De nouveaux ennuis, répondit Peter dans un soupir.


Et là je ne résiste pas à l'inénarrable : « à suivre », à suivre plus vite je vous rassure ! Le prochain chapitre est bien avancé.

En attendant qu'avez-vous pensé de celui-ci ? Le coup du tableau, ça fait un peu Docteur House je sais mais je n'ai pas pu résister.

J'espère que ce chapitre vous a plu, laissez-moi une petite review !

Mise en bouche pour le prochain chapitre : une sortie à Pré-au-Lard, ou les Maraudeurs qui font du shopping XD.