Bonjour à tous
Un nouveau Chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture
Tous deux tournèrent brusquement la tête vers la porte d'entrée. Des coups secs venaient de retentir.
S : "Tu attendais quelqu'un d'autre que moi? Demanda Sarah."
J : "Non, pas du tout, je n'ais jamais amené personne ici sauf toi, répondit John en se levant. Attends, je vais voir qui c'est."
John se dirigea vers la porte et l'ouvrit. Et là, ses yeux s'agrandirent de stupeur.
Il se retrouvait nez à nez avec Mycroft Holmes, qui attendait quelque chose visiblement.
J : "Vous..."
M : "Bonsoir John, puis-je entrer?"
J : "Vous... vous pointez chez moi après deux ans de silence? Et vous me demandez si vous pouvez entrer?"
John avait dit cela sur un ton surpris et vaguement méprisant. Il partit d'un rire nerveux et continua.
J : "J'espère que vous rigolez."
M : "Non, pas du tout. John, et c'est vous qui avez refusé de me parler depuis l'incident."
J : "Incident? Vous osez parler de ce qui est arrivé à Sherlock en l'appelant "l'incident"? Surtout que c'est à cause de vous si c'est arrivé." John avait presque crié en disant cela, et paraissait outré.
M : "John, calmez-vous, et nous ferions mieux de parler de cela à l'intérieur. Je vous en pris John, laissez-moi entrer."
J : "D'habitude, vous n'aviez pas besoin d'avoir une autorisation pour rentrer ou bon vous semblez."
M : "Je sais, mais avant, c'était aussi chez moi frère. Ici, c'est uniquement chez vous, et je sais que vous m'en voulez terriblement. Seulement j'ai grand besoin de vous."
J : "Oh, vous avez besoin de moi?"
M : "Oui, de vos compétences de soldat et de médecin. Et j'ai aussi besoin de votre avis."
J : "Mon avis? Sur quoi? John avait l'air plus surpris qu'en colère."
M : "Je vois que j'ai maintenant votre attention. Mais nous ne devrions pas parler de cela sur votre pallier. Puis-je entrer?"
John sembla hésiter, puis finalement se décala de façon à laisser passer Mycroft. Celui-ci se dirigea directement vers le salon, où il tomba nez à nez avec Sarah. Celle-ci s'écarta de son chemin sans un mot et tourna son regard vers John.
S : "Je crois qu'il vaut mieux que je vous laisse, John."
J : "Non, non, tu n'es pas obligée..."
M : "Je pense que si malheureusement."
Mycroft avait dit cela avec un sourire, mais son ton ferme ne laissait aucune place au doute, il voulait que Sarah parte. Ce qui ne fut pas au goût de John.
J : "Mycroft, comme vous l'avez si bien dit, je suis ici chez moi, et si Sarah veut rester, et bien elle peut."
M : "John, ce dont j'ai à vous parler ne doit pas être entendu par des oreilles indiscrètes. Il s'agit d'une affaire d'une très haute importante."
J : "Vous auriez pu choisir un autre jour, c'est la première fois depuis une éternité que je ne passe pas la soirée seul."
M : "Je ne fais pas l'actualité, John."
J : "Si, malheureusement, çà arrive..."
S : "John, Monsieur tiens absolument à te parler. Alors je reviendrais d'accord? Demain soir je ne peux pas, mais disons après-demain, çà te va?"
J : "D'accord Sarah. C'est gentil de ta part de veiller ainsi sur moi."
Ils se dirigèrent vers la porte d'entrée, et après une dernière étreinte, Sarah s'éclipsa de l'appartement.
John referma la porte, puis retourna dans le salon. Mycroft s'était installé à son aise dans un fauteuil, et attendait patiemment. John pris place dans le canapé et dirigea son regard vers l'ainé des Holmes.
J : "Bien, maintenant que vous avez gâché ma soirée, que me vaut l'honneur de votre visite?"
M : "John, je vous aurais bien appelé mais je savais que vous ne répondriez pas. J'ai aussi pensé à vous contacter via Lestrade mais il m'a dit que vous ne lui répondiez pas non plus."
J : "Greg était un bon ami, mais il me rappelle trop Sherlock, tout comme vous me rappelez trop Sherlock, c'est pour çà que je ne veux plus lui parler, plus pour l'instant en tout cas."
M : "Je sais que c'est extrêment dur pour vous, mais ce n'est pas de cela que je veux vous parler ce soir."
J : "Venons-en à l'objet de votre visite alors."
M : "Je sais que vous ne regardez plus les informations, que vous ne lisez plus les journaux..."
J : "Comment le savez-vous?"
M : "Vous me connaissez John, je sais beaucoup de choses."
J : "Continuons."
M : "Je sais donc que vous n'êtes pas au courant de deux meurtres qui ont eu lieu cette semaine. Ces meurtres ont un lien avec l'organisation de Moriarty."
J : "Moriarty est mort. Et Sherlock a dit qu'il avait inventé Moriarty."
John ne savait pas pourquoi il avait dit cela, probablement pour embêter Mycroft. Et cela marcha. Mycroft grimaça et prit un air agacé.
M : "John, vous comme moi savons exactement de quoi il retourne. Sherlock n'a pas inventé Moriarty."
John décida de continuer sur sa lancée.
J : "Comment en être sûr?"
M : "Je croyait que vous n'accordiez pas d'importance à ce qu'il avait dit?"
J : "C'est vrai mais après tout, qui sait?" Il réfléchit puis continua."Vous ne me demandez pas quand Sherlock m'a dit cela?"
M : "Je sais qu'il vous a parlé juste avant sa mort. Je le sais car son téléphone était en permanence connecté à mon réseau informatique les derniers temps. Il ne le savait pas, mais la situation devenait de plus en plus dangereuse pour lui, j'avais donc instauré cette sécurité supplémentaire. Ce que je peux vous dire, c'est que Sherlock n'a jamais couru après la notoriété, je dirais même qu'au contraire il la fuyait. Le petit succès que vous avez eu avant sa mort, il ne l'aurait pas supporté longtemps. Il détestait faire semblant. Alors pourquoi inventer Moriarty?"
J : "Peut-être juste vis à vis de moi, tout simplement."
M : "Sherlock savait que vous l'aimiez tel qu'il était, il n'avait pas besoin de faire plus."
J : "De toute façon, je ne sais même pas pourquoi je discute avec vous, je n'ai jamais réussi à avoir le dernier mot avec un Holmes."
M : "Peu de gens y arrive." Mycroft avait dit cela en ricanant. "Mais revenons à notre affaire..."
J : "En quoi me concerne-t-elle?"
M : "Elle vous concerne indirectement. Il faut vous mettre en sécurité."
J : "En sécurité? Et pourquoi donc?"
M : "Les deux victimes exécutées cette semaine ont un lien avec l'organisation de Moriarty. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que cette organisation a été reprise par le père de Jim Moriarty."
J : "C'est difficile de penser qu'un homme tel que Jim Moriarty ait pu avoir un père."
M : "Et pour couronner le tout, le père est pareil voire pire que son fils. Et il est décidé à le venger."
J : "A le venger? Qu'est-ce qu'il veut faire, asservir le monde entier?"
M : "Non, il veut tuer les personnes qu'il juge responsable de la mort de Jim."
J : "Dont je fais parti c'est çà?"
M : "En tant que compagnon d'aventure de Sherlock, effectivement, vous faites parti des cibles à abbattre."
J : "Génial. Décidemment, les évènements passés auront une répercution sur toute ma vie."
M : "J'aimerais que vous quittiez cet appartement pour emménager chez moi. C'est l'endroit le plus sûr que je connaisse pour vous protéger."
J : "Chez vous? Mais vous êtes malade? Vous ne pensez donc pas que j'aime le fait d'avoir un "chez-moi"?"
M : "Je sais, John, mais ici je ne pourrais pas vous protéger aussi bien." Et vous n'êtes pas la seule personne que je vais accueillir."
J : "Ah? Qui d'autre?"
M : "Lestrade, et avec lui Donovan et Anderson, Molly Hooper, et aussi sûrement Mme Hudson."
J : "Vous rigolez? Vous nous imaginez tous réunis dans la même maison? J'imagine déjà les repas du soir."
M : "John, j'ai fait un jour la promesse à Sherlock de protéger ceux qui le côtoyaient si une quelconque menace planait sur eux. Vous faites parti de ces personnes évidemment."
J : "Pourquoi Donovan et Anderson?"
M : "Parce que ce sont des proches de Lestrade et que quand vous serez tous dans ma demeure, je compte bien ne pas vous laisser sans travail. Je vous ais dit tout à l'heure qu'il y avait eu deux meurtres, je pense que votre expérience de soldat, de médecin et que vos enquêtes avec Sherlock pourront être utiles dans cette affaire."
J : "Ces meurtres ont donc quelque chose de particulier?"
M : "Très particulier. Ils sont liés. Les deux victimes faisaient parti de la toile de Moriarty. Ils ont été tués, ou plutôt exécutés d'une manière plutôt étrange et nous pensons que le tueur ne va pas s'arrêter là."
J : "Comment ont-ils été tués?"
M : "On leur a tranché la tête."
J : "Ah quand même..."
M : "Je vous l'avais dit. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir des cadavres sans tête."
J : "Vous n'avez pas retrouvé les têtes? Comment diable avez-vous fait pour les identifier?"
M : "Le corps regorgent de preuve de l'identité d'une personne."
J : "Je vois, vous ne m'en direz pas plus."
M : "Allez-vous me laisser vous embarquer alors?"
J : "Parce que vous me le demandez maintenant?"
M : "La donne à changer John. Je dois vous protéger, je préfère vous le demander avant, pour la forme, mais je dois vous dire que même si vous refusez, vous viendrez quand même."
J : "C'est gentil de prévenir. Je pense ne pas avoir le choix."
M : "Vous déduisez bien John. Allez préparer quelques affaires."
Sans un mot de plus, et l'air plus que contrarié, John disparut dans sa chambre dont il revint quelques minutes plus tard en marmonnant un vague "Je savais que ma tranquilité ne durerait pas". Mycroft était encore dans le salon, mais il se leva dès le retour de John.
M : "Etes-vous prêt?"
J : "Oui, mais je maintiens que si j'avais le choix, je vous aurais mis à la porte il y a déjà un moment."
M : "Je sais John."
Ils sortirent de l'appartement, après avoir éteint les lumière, et John ferma la porte à clef. Mycroft lui désigna ensuite la voiture qui attendait juste devant eux. En entrant à l'intérieur, John s'attendait à y retrouver Anthéa, mais il la trouva vide. Lorsque Mycroft se fut installé à son tour, il capta le regard perplexe de John.
M : "Vous avez une question?"
J : "Où est Anthéa?"
M : "Anthéa?"
J : "Oui, Anthéa, ou je ne sais pas qui, votre secrétaire... enfin, celle qui venait toujours me chercher quoi."
M : "J'ai comprit John. Elle n'est plus à mon service."
J : "Oh, très bien."
Le trajet se passa relativement silencieux. Mycroft essaya d'engager plusieurs fois la conversation mais John, pour lui montrer que l'idée de déménager ne lui plaisait pas, s'obstinait à garder la bouche close.
Le trajet jusqu'à la demeure de Mycroft Holmes dura un peu plus d'une heure. Quand ils arrivèrent, John ne put s'empêcher de constater que la maison, ou plutôt le manoir, de Mycroft Holmes était splendide. Ils traversèrent un grand parc, sur un chemin bordé d'arbres, et finalement arrivèrent au pieds de la demeure. Aussitôt que la voiture s'arrêta, deux hommes en costume s'avancèrent et ouvrirent les portières. Mycroft descendit le premier, et enjoignit John à en faire de même.
M : "Bienvenue chez moi, John, j'espère que vous vous y sentirais bien. Suivez-moi."
A suivre
P'tite review s'il vous plaît, je pourrais continuer à écrire sans, mais c'est difficile quand on ne sait pas ce que les lecteurs en pense. Je suis ouverte à toute critique, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit constructive.
