Bonsoir
Un nouveau petit chapitre
Bonne lecture
P.S : merci aux reviewers, çà fait très plaisir d'avoir des retours. Çà donne du courage pour la suite.
Jeudi 11 septembre - Manoir Holmes
Comme John s'en doutait, la vie dans le manoir de Mycroft Holmes était on ne peut plus simple, à part un petit détail. Il pouvait faire ce qu'il voulait, aller où il voulait à part dans le bureau de Mycroft, et dès qu'il faisait mine d'avoir besoin de quelque chose, un homme en costume s'approchait et, semblant lire dans ses pensées, accédait à son besoin. John était un peu mal à l'aise avec çà. Cela faisait maintenant trois jours qu'il était arrivé, et il avait constamment le sentiment d'être épié.
Il profita donc d'un moment où l'ainé des Holmes était présent pour lui en faire part. C'était en milieu d'après-midi et pour une fois, Mycroft travaillait chez lui et non pas à son bureau, au siège du gouvernement. Celui-ci prit un air étonné, qui ne dupa pas John, et lui répondit que ses domestiques veillaient juste à son bien être.
J : "Et bien, Mycroft, je ne veux plus qu'ils veillent à mon bien-être, laissez-moi découvrir cette maison tout seul, je n'ais pas besoin d'être surveillé sans cesse."
M : "Bien, il sera fait comme vous le souhaitez John. Puisque vous êtes là, parlons un peu, j'ai du temps devant moi. Asseyez-vous!"
John s'assit dans le fauteuil en face Mycroft. Le petit salon où ils se trouvaient était très confortable et décoré avec goût.
J : "Vous n'avez pas de travail en cours?"
M : "J'ai toujours du travail en cours. Mon travail est très prenant, et si je ne m'arrangeais pas pour prendre un peu de repos de temps en temps, je serais constamment sur le pied de guerre."
J : "Je comprend, c'est pour cela que vous n'êtes pas souvent ici. Finalement, çà ne me change pas beaucoup de mon appartement, j'y suis aussi seul. Ah si, il y a deux différences, ici c'est bien plus grand, et je ne peux pas inviter Sarah. J'ai du l'appeler pour qu'elle ne me cherche plus, je n'ais pas eu notre soirée."
M : "Je sais, mais elle n'est pas impliquée dans toute cette histoire. Et pardonnez-moi de ne pas être là souvent. J'aimerais être plus présent, mais les circonstances actuelles m'obligent à travailler plus."
J : "Oui, c'est vrai, parlons de l'affaire. Depuis que je suis arrivé, j'ai pris la peine de m'informer sur les raisons de ma présence ici. Je me suis donc renseigné sur les meurtres, et sur toute l'affaire. Auriez-vous des informations complémentaires à me transmettre? Et vous aviez dit que vous nous mettriez au travail. Cela fait trois jours que je suis là, et je suis sans boulot."
M : "Patience John, patience. Oh, au fait, sachez que l'immeuble où se trouve votre appartement a été détruit par une bombe cette nuit. Nous avions réussi à faire croire à Stanley Moriarty que vous y viviez encore, et donc pour lui, vous êtes mort."
J : "Pas que pour lui, je suis mort officiellement, c'est çà?"
M : "C'était le seul moyen de vous protéger, il va falloir agir dans l'ombre désormais, Moriarty a des espions partout. Il va falloir être très prudent."
J : "C'est pour cela que pour l'instant, je suis seul ici, non? Vous allez tous les faire disparaître, les faisant passer pour mort aux yeux de Moriarty."
M : "Vous êtes perspicace, John."
J : "Vous allez les forcer à disparaître, vous vous en rendez-compte j'espère. Les forcer à quitter leur famille, leurs amis, leur travail."
M : "Ce ne sera pas définitif. Dès que l'ordre sera de nouveau rétabli, vous reviendrez tous à la vie."
J : "Mais il se passerait sûrement des mois, voire des années avant que cela n'arrive."
M : "Alors il serait bon de commencer nos investigations le plus tôt possible."
J : "Le gouvernement est-il au courant de cette décision? Ou avez-vous décidé de jouer cavalier seul?"
M : "Sur ce coup là, je ne peux plus me fier au gouvernement. Ni à toutes les forces gouvernementales. Je ne sais pas à quel point Moriarty est infiltré, je ne peux plus faire confiance à personne."
J : "C'est pour çà que je suis ici?"
M : "Je réunit les personnes en qui j'ai confiance. Ou plutôt en qui Sherlock avait confiance, ce qui revient à peu près au même. Sherlock était ce qu'il était, mais il était un très bon juge de caractère, il savait s'entourer, quand il le voulait bien. Le meilleur exemple de la confiance qu'il accordait rarement est devant moi présentement."
John sourit à cette remarque, et d'un côté il se sentit flatté d'avoir su se faire apprécier des frères Holmes. Pourtant, John repensa à un détail.
J : "Mais pour le sergent Donovan et Anderson..."
M : "Je vous ais dit les raisons de leur future présence."
J : "Oui, mais Sherlock ne les appréciait pas."
M : "C'est vrai, mais ils sont tous les deux excellents dans leur domaine, et vous avez vu comment ils sont. Ils haïssent profondément l'injustice. Et ils ont la confiance de Lestrade. Je ne pense pas qu'ils soient corrompus. Et pour tout vous dire, nous n'avons pas le choix."
J : "Décidement la famille Moriarty donne bien du fil à retordre à l'Angleterre."
M : "Oui, moi qui pensait qu'avec la mort de Jim Moriarty, le monde entier irait mieux. Bon John, vous m'excuserez, mais j'ai du travail qui ne peux plus attendre."
J : "Bien. Mais pouvez-vous me dire quand la prochaine personne à être tuée va nous rejoindre?"
M : "Molly Hooper viendras ici bientôt. Je suis en train de préparer son enlèvement."
J : "Vous dites çà tellement calmement..."
M : "C'est pour le bien de l'Angleterre, John. Maintenant excusez-moi."
J : "Oh, une dernière question Mycroft. Comment faites-vous pour arriver à faire croire à Moriarty que nous sommes toujours en place? Après tout, j'avais un travail, je pense que Moriarty est capable de savoir ce que fait une personne, où elle est..."
M : "Moriarty n'est pas comme Jim, il sait manipuler, plus que son fils même, en revanche il ne possède pas la même intelligence. Je ne dis pas qu'il est stupide, loin de là, mais voyez-vous, Jim Moriarty était capable de mettre en place les plans les plus tordus pour arriver à ses fins. Très compliqués mais très efficaces, ainsi que nous avons pu le voir. Stanley Moriarty est plus du genre à foncer dans le tas, si vous me permettez cette expression. Et il a confiance en ces gens, contrairement à Jim, donc si nous pouvons manipuler ses gens, ils transmettent de fausses informations, et Stanley ne semble pas prendre la peine de vérifier les infos. Alors que Jim s'impliquait énormément dans ses plans, Stanley est beaucoup plus genre mafia, si vous voyez ce que je veux dire. Il gère du haut de son piédestal, et ne veut pas en descendre. Mais il ne faut pas pour autant le prendre à légère, il n'en reste pas moins un adversaire redoutable."
J : "Ok, merci d'avoir répondu à ma question, Mycroft."
M : "Pas de problème. Maintenant, si vous permettez..."
J : "Oh oui, bien sûr, passez une bonne fin de journée."
M : "Vous de même, John. Oh, ce soir, je pense être libre. Voudriez-vous que nous mangeions ensemble?"
J : "Oui, avec plaisir."
Mycroft et John se levèrent d'un même ensemble. Mycroft regarda longuement John qui finit par se sentir gêné d'être ainsi scruté. Puis, le gouvernement britannique, comme aimait l'appeler Sherlock, invita John à sortir du petit salon.
John passa le reste de l'après-midi tout seul. Apparemment, Mycroft avait tenu parole, et informé ses serviteurs qu'ils ne devaient plus suivre John. Celui-ci se sentait mieux maintenant dans cette grande demeure. D'ailleurs, John trouvait que la demeure ressemblait au maître des lieux. Mycroft était ce qu'on pouvait appeler un homme classe, genre inaccessible aux dires de certaines. Et bien, c'était aussi ce qui caractérisait le manoir, la classe. La plupart des meubles étaient de styles Louis XV et Louis XVI, sur les murs s'étendaient des tableaux et tapisseries, et au sol il y avait la plupart du temps un parquet lustré avec ou sans tapis. Le tout sans surcharge. La décoration était présente mais sans être écrasante. Quand il eut regagné sa chambre, un peu avant son diner avec Mycroft, il continua à lire le livre qu'il avait emprunté la veille dans la bibliothèque de Mycroft, un ouvrage de médecine (on s'refait pas!).
Puis l'heure du dîner arriva. Quand John descendit les grands escaliers pour rejoindre le petite salle ou il prenait ses repas (il y avait une grande salle de réception, mais manger seul sur une table d'une longueur impressionnante ne lui allait pas du tout), il eut la surprise d'y trouver Mycroft déjà attablé.
J : "Je ne pensais pas que vous seriez déjà là."
M : "Je suis autant surpris que vous de pouvoir être à cette table à cette heure."
John sourit à cette remarque. Il s'attabla devant ce qui probablement devait être son assiette, se servit et commença à manger, Mycroft fit de même.
Le dîner se passa plutôt silencieusement. Trop occupés à manger, ils n'échangèrent que quelques banalités. Mais John était content, simplement par la présence de Mycroft. Plusieurs fois cependant, il capta des regards de Mycroft à son égard, des regards intenses. Et il se demandait ce qu'il avait bien pu faire pour susciter autant d'attention de la part de Mycroft. Mais en dehors de çà, le dîner se passa très bien.
Puis ils se séparèrent. John rejoignit sa chambre, où il reprit sa lecture, et Mycroft se dirigea vers son bureau. Sa journée n'était pas finie.
A suivre
P'tite review svp?
