Bonjour,
Un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira.
Je sais que pour l'instant, il ne se passe pas grand chose. Tout ce que je peux dire, c'est que cette histoire est destinée à être assez longue, çà en prend bien le chemin en tout cas, donc l'action viendra quand j'aurais exposé la situation.
Ce chapitre a été un peu long à venir, j'en suis désolé, j'ai juste fait en même temps toute la trame de l'histoire, et comme j'ai un boulot, la journée je ne peux pas m'en occuper, donc çà m'a prit du temps.
Bon, je laisse la place à l'histoire.
M : "Bonjour Miss Hooper, vous souvenez-vous de moi?"
Mo : "My... Mycroft Holmes?"
M : C'est cela. Bienvenue dans votre nouvelle demeure."
Vendredi 12 septembre 2014 : Manoir Holmes
Mo : "Pardon?"
M : "J'ai dit : "Bienvenue dans votre nouvelle demeure.""
Mo : "J'ai entendu, c'est vous qui m'avez fait enlevé?"
M : "Exact, pour votre propre sécurité."
Mo : "Ma sécurité va très bien."
M : "Plus depuis un moment. Je suis au regret de vous dire qu'il va falloir que vous diparaissiez de la circulation pendant quelques temps. Mais ne vous inquiétez pas, vous allez pouvoir exercer vos talents de médecin légiste ici. Et vos compétences en chimie vont être également mises à contribution."
Là, Molly resta sans voix. D'un côté, Mycroft Holmes avait le même effet intimidant que Sherlock sur elle, d'un autre elle ne pouvait que se révolter contre cet homme qui lui annonçait qu'elle devait mourir aux yeux du monde, de sa famille, de ses amis, de ses collègues, avec ce détachement qui le caractérisait si bien.
Mo : "J'y crois pas, alors c'est de famille cette façon de penser que vous pouvez disposer des gens selon votre bon vouloir sans leur en parler, ni même penser à ce qu'ils voudraient."
Mycroft ne prit pas la peine de répondre, se leva de son fauteuil sous le regard à la fois furieux et timide de Molly et se dirigea vers une des trois portes de la pièce. Il ne se retourna pas quand il lança, sur un ton nonchalant, "John est en train de prendre son petit-déjeuner, vous devez avoir faim, allez le rejoindre, il est dans la pièce juste à côté." Puis il sortit, sans un regard.
Molly mit quelques secondes à réagir, trop ahurie de la goujaterie dont faisait preuve l'ainé des Holmes. Puis, reprenant ses esprits, elle se dirigea vers la porte devant elle. Elle l'ouvrit, et arriva dans une petite pièce où John Watson prenait effectivement son petit déjeuner. Il leva les yeux vers elle et lui sourit.
J : "Ah, Molly, vous êtes réveillée."
Mo : "John?"
J : "Oui je sais, vous devez être un peu désorientée, installez-vous, prenez donc votre petit-déjeuner avec moi, et je vous explique tout. Quand Mycroft m'a dit hier après-midi que vous arriveriez bientôt, je ne m'attendais pas à ce que ce soit la nuit suivante." Quand il vit que Molly n'osait pas bouger, il ajouta, "Venez Molly, nous avons du travail après."
Molly s'avança finalement, s'assit sur une chaise et dévisagea John.
Mo : "Du travail, dites-vous?"
J : "Oui, Mycroft m'a mis au courant ce matin. Il a réussi à subtiliser les corps des trois victimes de notre nouveau tueur en série à la morgue, et il veut que nous testions quelques... théories. Mais je vous expliquerais cette partie quand nous aurons fini de déjeuner, si çà ne vous dérange pas."
Molly sourit. Effectivement, parler de dissection de corps humain pendant le petit-déjeuner n'était pas forcément une bonne chose. Pendant qu'ils déjeunaient, John se lança dans le récit des évenements, et Molly l'écouta d'une oreille attentive. Elle n'arrivait pas à croire à ce qu'elle entendait.
Tom et Chelsea discutaient par chat. Difficile d'entretenir une relation quand ils étaient tous les deux sous le coups de couvertures à défendre quoi qu'il arrive. Cela faisait plus d'un mois qu'ils ne s'étaient pas vu, principalement parce que Moriarty faisait du gringue à Chelsea et l'emmenait partout avec lui, au grand désespoir de celle-ci. Elle espérait que même si elle refusait ses avances, qui elle en était sûre n'allaient plus tarder à arriver, il n'en prendrait pas ombrage et qu'il continuerait à lui faire confiance. Et Tom, lui, faisait de son mieux pour arriver à une relation de confiance avec Lestrade, Donovan et Anderson. Le seul hic pour lui, c'est que son acharnement à se faire bien voir dans les plus brefs délais par Lestrade lui avait valu quelques commentaires bien sentis par Donovan, qui voyait en lui un petit arriviste. Il avait donc du mal à s'en faire une amie. Chaque tentative de sa part d'intégrer Donovan dans ses relations amicales se soldaient par un échec, et les relations entre Donovan et Anderson étant ce qu'elles sont, il n'arrivait pas non plus à s'en faire un ami. Pourtant, avec lui, s'était bien parti. Il avait intégré ce poste seulement deux mois après la disparition de Sherlock et Moriarty, et au début, il s'entendait très bien avec lui. Mais après, il y avait eu Donovan et ses remarques incessantes et ses insinuations. Et l'entente s'était désintégrée.
T : "Alors comme çà, tu organise l'assassinat de Molly Hooper?"
C : "Oui, c'est bien que ce soit moi. Çà m'enlève une épine du pied. Pour John, j'avais peur de ne pas pouvoir donner d'informations avant qu'il soit trop tard. Mais là, il commence à me faire réellement confiance. Mon vrai boulot va enfin pour commencer."
T : "Ne le laisses pas approcher trop près quand même."
C : "Je vais faire de mon mieux, mais il m'a bien fait comprendre que je lui plaisais."
T : "J'ai hâte de lui faire manger la poussière à celui-là."
C : "Au procès, tu pourras t'acharner sur lui si tu veux."
T : "Bon, pour Lestrade maintenant, il te faut des infos non?"
C : "Non, Elisa ne t'as pas prévenu? Elle m'a téléphoné ce matin. Elle a demandé à Angel d'essayer de convaincre Mycroft Holmes de l'utilité de les prévenir qu'ils vont disparaître. Avec Moriarty cela aurait été trop dangereux cette fois-ci."
T : "Elle veut mettre en scène leur assassinat?"
C : "Non, elle veut que Mycroft mette en scène leur assassinat. Il a assez d'homme à sa botte pour çà."
T : "Il faut donc que je parle à Lestrade?"
C : "Disons préparer le terrain. Je pense que si Mycroft Holmes rentre dans le jeu, il voudra rencontrer lui-même Lestrade, Donovan et Anderson."
T : "Avec Lestrade çà va aller, mais les deux autres, je sais pas si çà va le faire."
C : "Pour l'instant, on en est pas là. Il faut faire disparaître "Molly Hooper", ou plutôt son sosie, de la surface de la terre. Et çà va se faire ce soir."
T : "Tu as l'accord de Moriarty?"
C : "Il veut que ce soit fait au plus vite. Je dois y aller, des affaires qui m'attendent. Dans trois jours, Moriarty a un voyage d'affaire, je pourrais retourner au domaine, que penses-tu de venir me rejoindre là-bas?"
T : "C'est d'accord. Je viendrais passer un moment avec toi, çà me fera le plus grand bien. Et je laisserais Helena prendre le relais pour Donovan et Anderson. A plus, mon amour!"
C : "Je t'aime. A plus."
Ils se déconnectèrent simultanément. Tom leva le nez de son ordinateur et constata que c'était l'heure pour lui d'aller au boulot. Quand à Chelsea, elle avait un meurtre à préparer. Elle détestait sincèrement cette partie de son boulot d'infiltration, mais elle n'avait pas le choix, malheureusement. Et Elisa lui faisait confiance.
Manoir Holmes, dans la matinée.
A : "Monsieur? Puis-je vous parler?"
M : "Bien sûr, Angel, venez vous asseoir."
Angel, qui avait entrouvert la porte du bureau de Mycroft Holmes pour lui demander si elle pouvait entrer, l'ouvrit complètement, pénétra dans le bureau, et referma doucement la porte derrière elle. Elle s'avança ensuite vers le bureau et s'assit sur un des deux fauteuils qui trônaient à cet endroit, sous l'oeil curieux de Mycroft.
A : "Monsieur, je souhaiterais vous parler des trois agents de Scotland Yard."
M : "Et bien, qu'y a-t-il? Ils sont déjà mort?"
A : "Non non, mais je me demandais, comment comptez-vous les faire disparaître tous les trois en même temps? Et comment savez-vous que c'est eux que va vouloir faire disparaître Moriarty prochainement?"
M : "Pour la deuxième question, c'est facile, Moriarty s'attaque à eux dans l'ordre d'importance qu'ils avaient dans la vie de Sherlock. Et pour la première question, j'avoue que je sèche un peu. Remplacer des agents de Scotland Yard en fonction est bien plus difficile que de remplacer une médecin légiste en vacances. La supercherie sera très vite découverte."
A : "Bien. Puis-je me permettre une suggestion les concernant?"
M : "Allez-y Angel, permettez-vous, je suis ouvert à toute idée."
A : "Pourquoi ne pas... comment dire... mettre en scène vous-même leur mort? Après tout, il n'est pas nécessaire que ce soit forcément Moriarty qui les tue. Ils pourraient très bien... mourir par accident.. ou intentionnellement... pendant une enquête par exemple."
M : "Cette suggestion comporte forcément qu'ils soient au courant, qu'on leur ait demandé de disparaître, et qu'ils acceptent de jouer le jeu."
A : "Je sais, mais çà ne coûte rien de leur en parler."
M : "A part le risque qu'ils découvre tout. Ils sont loin d'être bête, quoi qu'en pensait mon frère, et ils se douteront de quelque chose."
A : "C'est vrai, mais vous l'avez dit, ils ne sont pas bêtes, et si vous leur expliquez la situation, le fait qu'ils soient en danger, et que vous leur offrez la possibilité de faire tomber Moriarty, ils vont peut-être accepter. C'est prendre un grand risque, mais je pense que çà vaut le coup."
M : "Vous raisonnez-bien, Angel, je vais y réfléchir."
A : "Merci Monsieur."
Angel se leva, et sur un dernier signe de tête envers son supérieur, sortit du bureau, un mince sourire sur les lèvres.
Le reste de la journée se passa sans évènement notable. Angel reporta sa conversation à Elisa, en ajoutant le fait qu'elle était sûre d'avoir réussi à convaincre Mycroft. Elisa fut contente, une bonne nouvelle, çà faisait du bien.
Quant à Mycroft, il devait avouer que l'idée d'Angel était plus qu'alléchante. Décidemment, cette nouvelle recrue, qui était à son service depuis plusieurs mois quand même, était intelligente et débrouillarde. Il faudrait qu'il pense à lui donner plus de responsabilité, cela lui irait à merveille.
Dans l'après-midi, il se rendit au siège du Scotland Yard et demanda à parler à Lestrade, Donovan et Anderson. Il avait préféré leur parler car il sentait que la partie serait difficile à jouer avec deux d'entre eux. Curieusement, il ne pensait pas que Lestrade serait très difficile à convaincre. Il ne vivait que pour son boulot (pour preuve le fait qu'il se foutait royalement que sa femme le trompe), et c'était un homme d'action, qui détestait le fait que depuis deux ans, Moriarty leur échappait avec l'agilitait d'un chat.
Par contre, pour Donovan et Anderson, çà ne serait pas la même chose. Ils étaient tous les deux dévoués à leur travail, mais il sentait que le fait qu'il soit le frère de Sherlock Holmes n'allait pas l'aider à leur faire entendre raison.
Il pénétra dans le bureau de Lestrade, où celui-ci était déjà, les deux autres agents arrivant quelques minutes plus tard.
Une longue et difficile conversation s'ensuivit...
Mycroft ressortit du bureau près de trois quarts d'heure plus tard, d'un calme qui n'était qu'apparent. Heureusement que son caractère et son éducation lui permettait de garder son sang-froid en toute circonstance (sauf avec son frère), car sinon il aurait défenestré Donovan et Anderson. Quels idiots, ces deux là. Décidemment, ils n'avaient jamais compris Sherlock. Mais enfin, après d'âpres négociations, notamment garantissant la sécurité des famille des trois agents, il avait enfin réussi à leur faire accepter sa proposition. Comme il s'y était attendu, Lestrade n'avait pas été trop difficile à convaincre, son amour de l'ordre et de la justice et le profond respect qu'il gardait encore pour Sherlock malgré les évènements passé pesant beaucoup dans la balance. Il était prêt à sacrifier sa vie, du moins pour un temps, pour faire respecter enfin la justice en Angleterre. Bien qu'il n'aimait pas agir dans l'ombre comme un criminel, il reconnaissait que contre une organisation criminelle d'une telle importance, ils n'avaient pas vraiment le choix.
Mais pour Donovan et Anderson, il dù en premier lieu subir une floppée d'insultes. Mycroft n'était pas loin de penser qu'ils avaient du épuiser leur quotas de vulgarité de l'année en moins de cinq minutes. Lestrade avait fini par les menacer de les mettre en cellule s'il continuaient à abreuver ainsi un membre du gouvernement. Ils avaient finit par se taire, non sans continuer à lancer des regards noirs audit membre du gouvernement. Mycroft avait fait appel à leur sens du devoir, mais çà n'avait pas encore suffit. Il du donc se résoudre à leur faire du chantage. Il n'en avait absolument pas honte, ces deux idiots ne lui avaient pas laissé le choix. Ils finirent donc par accepter, de mauvaise grâce, mais en exigeant une protection pour leur famille. Rien de bien méchant donc. Ils avaient fini la conversation en mettant au point les détails de leur soi-disante mort.
Mycroft était bien content de quitter ce bureau. Il se demandait comment se serait une fois qu'ils seraient arrivés au manoir. Lui arrivait toujours à se contenir, mais John, c'était une autre histoire. Il se laissait souvent submerger par ses sentiments, et il pensait fortement que çà ferait des étincelles entre les deux agents du Yard et le médecin militaire.
Il rentra au manoir, et se dirigea vers la salle qu'il avait fait aménager en un petit labo pour Molly Hooper. C'était une pièce autrefois très peu utilisée, et il était content de lui avoir trouvé une utilité. Et puis avoir un labo personnel était quelque chose de plutôt classe, non? Enfin, pour l'instant, pour la classe, on repassera, pensa-t-il en ouvrant la porte du labo. Sur trois des quatres tables disponibles, il y avait trois cadavres dont les torses devaient avoir été ouvert car il y avait des agraffes qui les parcouraient . Pas joli joli, donc. Nullement impressionné, il se dirigea vers John et Molly qui discutaient et se joignit à leur conversation. Puis il retourna travailler dans son bureau. Demain, il irait au siège du gouvernement, il devait s'entretenir avec des ambassadeurs, mais aujourd'hui, il devait mettre en place le plan.
Plymouth, dans la nuit.
La jeune inconnue qui remplaçait Molly Hooper, ne savait évidemment pas que quand elle a accepté ce travail, ce serait le dernier de sa vie. Mycroft Holmes n'avait pas hésité à la sacrifier. Elle était dans une chambre d'hôtel, et dormait tranquillement.
Le lendemain matin, la femme de chambre qui ouvrit la porte se figea et poussa un cri perçant avant de ressortir précipitamment de la chambre. Elle avait vu le corps de la jeune femme, ensanglanté, le visage méconnaissable, qui trônait au milieu des draps, et la chambre sans dessus-dessous. Le poignard, utilisé une quinzaine de fois, était encore présent, fiché dans l'abdomen de la jeune femme.
La police était destinée à ne jamais trouver l'identité du tueur.
A suivre
P.S : C'est une histoire qui sera assez longue, qui comporte pas mal de personnages et de camps. Je fais donc très attention à ne pas faire d'incohérences. Toutefois, si jamais quelque chose vous paraît bizarre, n'hésitez pas à m'en parler. Je rectifierais. Merci
P.P.S : je met en place un système de date des évènements, je pense que sera ainsi plus clair, pour vous comme pour moi. Je vais rectifier les autres chapitres.
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