Bonjour à tous

Voilà un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Je suis désolé du retard, j'étais en Allemagne la semaine dernière et je n'ai pas vraiment eu le temps de m'occuper de l'histoire.

Merci à tous ceux qui me laissent des reviews. Çà me fait très plaisir. Je n'en reçois pas beaucoup mais celles que j'ai me donne le courage de continuer. Je suis contente que cette histoire plaise, parce que çà me fait très plaisir de l'écrire. J'essaye de rester dans les caractères des persos de la série, même si ce n'est pas toujours facile, surtout pour Sherlock et Mycroft.

Encore une chose, je vous donne le nom des personnages et leur réduc en début de dialogue, je pense que çà sera plus facile pour vous.

Mycroft : M

Sherlock : SH

John : J

Mme Hudson : Hu

Molly : Mo

Lestradre : L (même quand il est appelé Grégory, je continue à mettre L)

Donovan : D

Anderson : A

Elisa : E

Helena : H

Tom : T

Chelsea : C

Daniel : D

Logan : Lo

Scott : Sc

Angel : A

Sarah : S

Bonne lecture!


Vendredi 3 octobre 2014 : Manoir Holmes

Une réunion fut organisée par Lestrade dès le lendemain matin pour informer les autres de la découverte d'un indice sur l'identité du tueur. Car même s'il n'avait pas vu les informations que contenait la clef, il était persuadé qu'il s'agissait bien de cela. Pourquoi? Il ne saurait le dire, l'intuition du flic, peut-être.

Lestradre, Donovan, Anderson, Molly, Mme Hudson et John étaient déjà présents autour de la table de la grande salle à manger que contenait le manoir Holmes à dix heures du matin. Seul manquait Mycroft, qui pour une fois était en retard. Ce n'était d'ailleurs pas son genre, pensait Lestrade. Il s'arrange toujours pour arriver pile à l'heure.

Après l'avoir attendu un quart d'heure, Lestrade décida, avec l'accord des autres personnes présentes, de commencer la réunion sans lui. Il commença par exposer les faits. Le meurtre de la nuit passée, l'arrivée d'agents sur les lieux bien avant la police, la découverte de la clef. Les discussions allèrent bon train dès qu'il eut fini de parler. Ce fut John qui posa la question la plus pertinente.

J : "Greg? Comment se fait-il que des agents de Mycroft soient arrivés les premiers sur les lieux?"

Le silence se fit instantanément autour de la table. En effet, c'était une bonne question.

L : "L'agent que j'ai rencontré cette nuit m'a répondu, quand je lui ai posé la même question, que Mycroft possède un contrôle total sur les caméras de sécurité qui couvrent Londres. Par les temps qui courent, des agents contrôlent en permanence le réseau de surveillance de la ville."

J : "Ce qui veut dire qu'ils ont vu le meurtre se produire?"

L : "Il semblerait, en effet. D'ailleurs, c'est également une question que je me pose. Le meurtrier a jusqu'à maintenant évité ce genre d'erreur, pourquoi la nuit dernière s'est-il bêtement laissé filmé?"

D : "Peut-être... justement... qu'il voulait être filmé?"

A : "Ce serait idiot de sa part de gâcher sa couverture maintenant. Cela fait plusieurs semaines qu'il commet des meurtres et personne n'a le moindre indice sur son identité."

Devant son écran d'ordinateur, Mycroft ne put empêcher ses lèvres de s'étirer en un mince sourire. Elle avait réussi à les mettre dans le doute, avec sa foutue manie de faire les choses à sa façon. Nul doute que quand ils sauront qui elle est, ils sauraient également qu'elle avait fait exprès de se faire découvrir, il faudrait jouer serré pour ne pas se faire prendre. "Décidément, ma chère, tu avais raison, ce petit jeu aux grandes conséquences que tu me propose est tout à fait divertissant. Et ce qui en résultera nous permettra d'avoir un sacré pouvoir."

Il se leva de son siège et se dirigea vers la salle de réunion improvisée. Quand il ouvrit la porte, les conversations se tarirent, et tous tournèrent la tête vers lui. Son masque impassible de nouveau collé au visage, il s'avança jusqu'à son siège où il s'assit élégamment.

M : "Je vous prie de m'excuser pour mon retard. Je vois que vous leur avait déjà parlé de meurtre Grégory. Aurais-je manqué quelque chose d'important à part cela?"

J : "Non, pas vraiment, nous nous posions juste la question suivante : Est-ce que le meurtrier devient complètement fou?"

M : "Oh, et pourquoi cette question?"

J : "Il nous semble que le meurtrier a volontairement choisi l'endroit de son meurtre de cette nuit pour être filmé par les caméras de surveillance de la ville."

M : "Il n'a pas été filmé par le réseau de surveillance de la ville, mais par un réseau privé. Le bâtiment dans lequel la victime a été retrouvée n'est pas un bâtiment public."

J : "Mais alors... Comment se fait-il que...?

M : "Depuis quelques temps, je m'affère à ce qu'il n'y ait plus aucun coin de la ville que ne me soit secret."

L : "Vous piratez les réseaux privés de surveillance?"

M : "Disons que je me réserve le droit de jeter un coup d'oeil de temps en temps."

L : "Sans en informer les propriétaires bien évidemment."

M : "Evidemment, sinon il n'y aurait aucun intérêt à les pirater."

L : "Ce que vous faites est illégal."

M : "Peut-être oui. Dois-je vous rappeler que les recherches que vous effectuer ici le sont également?"

Mycroft avait dit avec un petit sourire condescendant, sa voix contenant de l'amusement avec une pointe d'ironie. Pendant sa question, il regardait Lestrade droit dans les yeux, et son attitude montrait toujours son suprême détachement. Il n'avait apparemment aucun remord à pénétrer ainsi dans la vie des gens. John regardait Mycroft, fasciné. En cet instant, Mycroft ressemblait tellement à Sherlock. Lui aussi faisait des choses illégales sans en paraître le moins du monde affecté. Il s'immiscait dans la vie privée des gens en un seul regard.

Il réagit quand Mycroft se leva.

M : "Pardonnez-moi, je n'ai que peu de temps à vous accorder. Je vous laisse ceci, je pense que vous voudrez vous pencher sur la question."

Disant cela, il sortit la clef que ses agents lui avait remis la nuit d'avant. Lestrade s'en empara et la rega rda, puis tourna les yeux vers Mycroft.

L : "Avez-vous une idée plus précise de la signification des trois lettres?"

M : "J'y ai réfléchi, mais je n'en sais pas plus que ce que je vous ai dit cette nuit. Je connais juste la signification des trois lettres..."

A : "Qui sont?"

M : "Merci de m'avoir interrompu. Je disais donc que je ne sais pas pourquoi elles ont été gravées. Et pour éclaricir les idées de certains, les lettres sont H, S et M... pour Holmes, Sherlock et Mycroft. Mais je le répète, je ne sais pas pourquoi ces lettres ont été gravées."

L : "Avez-vous parcouru les fichiers présents sur la clef?"

M : "Oui, ils contiennent des informations très précieuses concernant des gouvernements, mais rien qui me concernce. Vous pouvez aller dans le salon pour utiliser l'écran et l'ordinateur qui s'y trouvent. Moi, je dois y aller. Bonne journée."

Sur les salutations d'usage, il sortit de la salle et du manoir. Son chauffeur l'attendait déjà. Il s'assit dans la voiture.

Pendant le trajet, il semblait hésiter. C'est vrai qu'il lui avait promis de ne pas la contacter, de la laisser faire à son rythme, mais plus l'heure des retrouvailles approchait, plus il se sentait impatient. La revoir... la revoir... huit ans qu'il ne l'avait pas vu, huit longues années pendant lesquelles la seule personne qui ait réussi à atteindre son coeur lui avait terriblement manqué. Oui, lui, Mycroft Holmes, le gouvernement britannique en personne, aimait, et était aimé. Mycroft Holmes s'était cru insensible à ce genre de sentiments, il avait d'ailleurs cru qu'il se remettrait de son départ, mais cela n'avait pas été le cas. Il ne savait d'ailleurs pas pourquoi elle, juste Elle, avait réussi là où tout le reste du monde avait désespérément échoué, à savoir le fasciner. Oui, il était fasciné par elle, depuis toujours. Et il savait que çà ne changera pas, plus maintenant.

Il se décida enfin à prendre son portable, et composa le numéro transmis dans la clef usb trouvée sur les lieux du meurtre. Portant le portable à son oreille, il attendit, et enfin, on décrocha.

...

M : "Bonjour Liz."

...

M : "Je sais, je sais, je n'ai rien à dire pour ma défense, j'ai cru que je pourrais tenir."

...

M : "N'en fais pas trop non plus."

...

M : "Les choses commencent bien, par contre je ne leur ais pas laissé la petite musique avec la photo."

...

M : "Je leur ai laissé la clef, avec les infos dessus, il pourront réfléchir pendant un bon moment. Dis-moi, quand veux-tu que je fasse semblant de t'avoir trouvé?"

...

M : "Ok, çà fait dans une dizaine de jour. Il faudra convenir d'un lieu de rendez-vous.

...

M : "Tu veux vraiment que l'on fasse autant de route?"

...

M : "Bien bien, je ferais comme tu me demandes, tu sais que je n'ai jamais rien pu te refuser. Tu en as trop joué d'ailleurs."

...

M : "Dis-moi, pourras-tu un jour m'expliquer les raisons de ton départ? Cette question résiste à toute forme de déduction dans ma tête depuis huit ans."

...

M : "D'accord, pas de problèmes. Au revoir Liz. Je ..."

...

Mycroft raccrocha en souriant. "Une vraie tête de mule", pensait-il.


Dans la salle de réunion, juste après le départ de Mycroft, se levèrent pour aller dans le salon. Arrivé dedans, pendant que les autres s'installaient dans les canapés et fauteuil, Lestrade s'approcha de l'ordinateur, l'alluma, puis introduisit la clef dans un des ports disponibles. L'écran, relié à l'ordinateur, afficha l'image de celui-ci. Lestrade ouvrit la clef, et parcourut les fichiers disponibles, sous les regards attentifs de ses six compagnons. Ils passèrent ainsi une bonne partie de la journée à parler des informations disponibles et à spéculer sur la signification de la photo mise à part. Evidemment, une photo d'un paysage de campagne, c'était un indice sur l'identité du meurtrier. Mais il était difficile de faire un quelconque rapprochement avec quoique ce soit.

Ce même jour, dans l'après-midi, au 221b Baker Street

Ici aussi se tenait une réunion, mais pas avec les même personnes. Elisa avait réussi à réunir les membres de sa petite organisation. Chelsea, Tom, Logan, Daniel, Scott, même Helena était là.

E : "Je suis contente que vous soyez tous là aujourd'hui. Cela faisait un moment que nous n'avions pas partagé en même temps."

Lo : "Depuis que nous avons commencé toute l'opération."

Sc : "Et bien, moi j'ouvre le bal. Travailler avec Moriarty n'est pas une mince affaire, mais je dois dire que je m'éclate. Etre informaticien dans son organisation est un vrai plaisir, avec l'arsenal qu'il a en informatique."

C : "Ravie que tu t'y sente bien, pour moi la situation devient pénible."

E : "Que t'arrives t-il?"

T : "Et bien, sachez que Moriarty fait du gringue à Chelsea."

C : "Oui, et il devient de plus en plus entreprenant, çà devient difficile pour moi de le repousser."

E : "En effet, c'est problématique. Il faut que tu le repousses tout en restant indispensable à ses yeux."

C : "Il apprécie beaucoup le travail que je fais, mais il n'hésitera pas à me tuer si je continue à refuser de me donner à lui. Il n'est pas du genre à faire des concessions."

E : "Essaie de tenir encore un peu, je vais essayer de résoudre le problème."

C : "Je ne sais pas comment tu comptes t'y prendre, mais fais vite s'il te plaît. J'ai accepté beaucoup de choses pour cette mission, mais je n'accepterais pas de me transformer en prostituée."

E : "Je sais, ne t'inquiètes pas, je vais trouver. Scott, comment avance ton travail?"

Sc : "Etre un homme de main de Moriarty n'est pas génial. J'ai beaucoup ne pas être un enfant de coeur, j'ai fait de la prison, mais ce qu'il fait à ses victimes, c'est de la torture, autant physique que psychologique. Ce type est encore plus cinglé que ne l'était son fils. Heureusement qu'il ne possède pas le même esprit de génie, sinon on serait mal. Autrement, la vie au domaine me fait du bien. Je continue mes expériences, je suis encore loin d'un résultat probant, mais j'avance."

E : "Bien, continue comme çà, nous te donnerons le maximum de temps possible."

Sc : "Merci. J'ai lu dans le rapport que tu m'as donné que Sebastian Moran est allergique à certaines substances, je pense pour lui que ce sera plus facile."

E : "J'espérais que ces informations t'aideraient, je suis ravie que çà soit le cas. Daniel?"

D : "Tu m'as fait un énorme cadeau, tu le sais çà? Expert en armes est un poste excellent chez Moriarty, j'ai affaire à toutes les grandes organisations criminelles qui vendent et achètent des armes, je m'en suis déjà procuré une grande quantité."

T : "Ravie que ton boulot te plaise. Pour ma part, j'avais déjà vu des trucs moches en tant que flic, là çà dépasse les bornes."

E : "Penses-tu pouvoir survivre?"

T : "Oui, bien sûr, mais je pense que cette aventure dans laquelle nous nous sommes lancés va nous marquer plus que ce que l'on pensait."

E : "Il faut que vous regardiez ce que nous vivons avec détachement, c'est la seule façon pour vous de rester sain d'esprit. Moriarty est un homme sadique, peut-être plus que ne l'était son fils, qui jouait plus en finesse. Et je sais qu'il n'hésite pas à tester la résistance de ses hommes."

H : "C'est pour çà que tu ne veux pas que j'aille chez Moriarty?"

E : "Helena, nous avons déjà eu cette conversation, tu es trop fragile psychologiquement pour que je te laisse aller dans le clan Moriarty."

H : "Mais peut-être à un poste pas important."

Lo : "Elisa a raison Helena. Quand tu arrives chez Moriarty, il te teste au délà de tes limites. La torture psychologique qu'il fait subir à ses victimes, il la fait également subir à ces hommes. Il faut avoir le coeur bien accroché, ou être complètement cinglé, pour rester chez lui."

E : "Helena, la discussion est close. Je te rappelerais quand j'aurais besoin de toi, mais en attendant, reste chez tes parents, prends des vacances."

La discussion dura tard. Par chance, aucune des personnes présentes ne fut appelée autre part. Ce qui permit à tous de se détendre un peu en ces heures sombres. Elisa regardait pensivement ses compagnons débattre de choses et d'autres. Elle avait de la chance de les avoir trouvé et de pouvoir leur faire confiance. Elle avait mis un peu de temps à les rassembler pour constituer une équipe mais elle avait fini par y arriver. Et ils avaient pleine en entière confiance entre eux. C'était une bonne chose, car elle ne doutait pas qu'à un moment, ils apprendraient la vérité sur elle, et alors ils ne pourraient avoir confiance plus qu'entre eux. Ils se soutiendraient.

A suivre


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