Coucou ! Me revoilà avec le chapitre 2 !
Manian: Merci pour ta review :) Ca me fait plaisir que mes persos te plaisent !
Chambre 313: Je ne crois pas fonctionner comme ça... M'enfin, tu verras bien !
Eclipse on Panem: Oui, aucun de mes Carrières ne sera comme ça, d'ailleurs.
Je comprends ta remarque, mais ce n'est pas forcément que de la jalousie ou de l'orgueil...
La Moisson du district Deux, la voici, la voilà ! * roulement de tambour *
Chapitre 2
The District Two Reapings
Merinda Warrior, 18 ans
- Salut, championne ! me salue mon frère avec un grand sourire.
Il a 14 ans, et c'est l'être le plus casse-pieds qu'il existe. Toujours à se délecter de mes soucis. Or, là, j'en ai un gros.
Mes parents veulent que je me porte volontaire pour les Jeux. Après tout, je suis la meilleure Carrière du district, entraînée depuis mes 4 ans.
Sauf que je n'en veux pas, moi, de cette vie. Je voudrais être normale. Evidemment, dans un moment de faiblesse, quand j'ai su que je devais me porter volontaire, je me suis ouverte à mon frère. Heureusement, il n'a rien dit à nos parents, mais n'arrête pas de se moquer de moi.
Lui adore être Carrière. Il ne comprend pas quel bonheur ce serait, d'avoir une vie ordinaire. De ne pas être juste une machine à tuer bonne à rapporter gloire et richesse au district.
Je l'ignore royalement et m'installe sur ma chaise, le moral à zéro. Mon frère ne nargue pendant tout le repas, avec des remarques du genre: " Il paraît que chez les filles, personne n'osera se porter volontaire parce que Merinda le fera ".
Mes parents parlent entre eux. Enfin, ma mère se tourne vers moi:
- C'est le Grand Jour, aujourd'hui ! s'exclame-t-elle avec un sourire immense.
- Oui, je me contente de répondre.
Elle ne remarque pas mon manque d'enthousiasme, pourtant évident.
- Sois la plus menaçante possible, me conseille mon père.
Est-ce qu'ils se rendent compte qu'ils m'envoient à une mort possible ? Pourtant, tout ce à quoi j'aspire, c'est une vie, l'amour, peut-être des enfants plus tard... pas du sang, de la violence, avec la mort qui épie le moindre de tes gestes.
Je n'ai pas envie de connaître le sort de la fille du Deux l'année dernière, trahie par le garçon du Un. L'alliance des Carrières s'était disloquée, les deux du Un s'étaient unis pour tuer les 4 autres dans leur sommeil, ça avait marché. Sauf que le garçon avait ensuite trahi sa partenaire en l'étranglant. Elle l'avait cependant bien blessé, et il avait succombé à une infection deux jours plus tard. C'était la fille du Neuf qui avait finalement gagné.
Je jette un coup d'oeil à ma montre; c'est l'heure. Je regarde ma mère qui hoche la tête.
- Allez-y, on vous rejoint. Ne t'inquiètes pas Merinda, on sera là pour ton volontariat.
Je hausse les épaules et sort, mon frère sur les talons.
- Alors, t'as peur ? Merinda la chochotte, tu tiendras pas une semaine ! me provoque-t-il.
Je le gifle violemment, si fort qu'il vacille et manque de tomber.
- Tu te la fermes oui ? On verra dans 4 ans, si t'auras les tripes !
Il se redresse, se massant la joue, me lançant un regard noir.
- Tu l'as cherchée, cette fois ! je lui crache.
Et j'accélère pour atteindre la Grand-Place.
Les larmes me montent aux yeux, je les refoule difficilement. Mon frère et moi ne nous entendrons jamais. Enfin, nous nous entendions bien, jusqu'à i ans.
Je traversais alors une phase difficile. Je déprimais, parce que je ne voyais que cette vie normale qui m'était refusée. Pour mon frère, tout était facile. Il se plaisait, il devenait de plus en plus fort et insensible. Exactement tout le contraire de ce que je m'efforçais de ne pas faire.
Un jour, il m'a entraîné dans le jardin pour me montrer " un truc " . Il avait capturé des chats errants. Et, sous mes yeux, moi qui adorait les chats, il les a tous tués. Il en a même torturé un peu quelques uns.
Ce jour-là, je l'avais violemment giflé en hurlant qu'il était lamentable, que je le détestais. Depuis, nos relations n'ont plus jamais été les mêmes.
Je rejoins ma section. Mes amies m'entourent. Depuis qu'on sait que je suis volontaire, ma notoriété et ma popularité se sont encore accrues. C'est vrai que je suis belle ( de longs cheveux noir de jais, brillants, encadrent mon visage et mes yeux en amande vert de jade ), drôle, intelligente. Et surtout, je suis la meilleure.
- Comment tu te sens, Merinda ?
- Impatiente ?
- Excitée ?
- T'es trop belle, aujourd'hui !
- Là, t'as des sponsors faciles !
- J'aimerai trop te ressembler...
Je souris, hoche la tête, comme un automate. A ce stade, ce ne sont plus vraiment des amies mais des fans...
Heureusement, l'hôtesse et le maire arrivent. Le maire fait son habituel discours. Puis l'hôtesse s'avance, toute pimpante. C'est sa première année ici, elle a était promue avant elle faisait le district Neuf.
- Bonjour, je m'appelle Batilda ! Je suis votre hôtesse.
Elle fait diffuser un petit film puis annonce le nom d'une fille de 17 ans. Elle grimpe sur l'estrade, confiante. Ce n'est pas une Carrière. J'aimerai tant être comme elle !
- Je suis volontaire !
Mais je ne le pourrai jamais.
- Surtout, reste toujours sur tes gardes !
- Oui Maman.
- Et n'hésite pas: tue !
- Oui, Papa.
Mon frère, quand à lui, n'est pas là. Ca ne m'étonne pas.
J'essaierai de recoller les morceaux. Ce qui s'est passé i ans a brisé notre confiance et notre entente. Rien ne sera plus jamais pareil.
Mais il faut bien que j'aie un but pour revenir, non ?
Nickolas Morir, 18 ans
La lumière qui filtre à travers les rideaux me réveille. Je jette un coup d'oeil à l'horloge: il me reste qu'une heure et demie pour me préparer. Je ne me lève jamais aussi tard: d'habitude, je suis tenu d'être au Centre à 7h30.
Je passe une chemise amidonnée verte et un pantalon noir. Je rectifie ma coiffure.
Je m'observe dans le miroir: un grand garçon à la peau typée " latino " comme ils disaient avant, aux cheveux noirs légèrement ébouriffés et aux yeux noirs me fait face.
Satisfait, je descends à la cuisine.
Ma mère a les yeux rougis, les lèvres de mon père sont fortement pincées. Ils ont encore dû se disputer. Comme quasiment tous les soirs depuis quelques années.
Je fais mine de rien et me sers une portion d'omelette aux champignons. A vria dire, je crois qu'ils restent ensemble pour moi.
Personne ne parle de tout le repas. Papa et Maman parce qu'ils sont perdus dans leurs pensées, moi parce que j'évite généralement de parler dès que je peux.
Je débarasse la table. Mon père lève la tête vers moi:
- Ta mère et moi, on a à parler. De choses sérieuses. Donc, voilà, on ne viendra pas à la Moisson, mais bon...
- O...Ok, je réponds simplement. J'y v-vais.
Voilà je bégaie depuis toujours et je n'y peux rien.
Je rejoins ma section. Je n'ai pas d'amis, tout le monde se moque de moi. Avant, je me battais, mais maintenant mes détracteurs sont les rares plus forts que moi, alors je ne bats plus. En général, j'ignore royalement les moqueurs. Mais c'est dur, quand même. J'ai parfois du mal à me contenir.
Je ne suis pas le meilleur Carrière, mais je suis tout de même fort. Si je me portais volontaire, je ne ferai pas honte au district. Enfin, je serai la risée de tout Panem si j'ouvre la bouche.
La Grand-Place se remplit peu à peu. Les paris sur qui va se porter volontaire marchent bien. Enfin, seulement chez les garçons parce que chez les filles, tout le monde sait déjà que c'est Merinda Warrior qui va le faire. Elle a 18 ans et c'est la meilleure. Je serai étonné qu'elle ne revienne pas, c'est une adversaire redoutable.
Un groupe converge vers moi, avec, à sa tête, mon pire ennemi: Pier Rosteen. Le plus enragé de mes détracteurs, le plus fort également.
Le groupe s'arrête à deux pas de moi. Je soupire discrètement. Dans la foule, ils ne m'ont peut-être pas vu !
Pier dit:
- Je parie que cette chochotte de Nickolas Morir ne se portera pas volontaire. Dans ce cas, comme c'est moi le meilleur, c'est moi qui irai aux Jeux et gagnerai. J'ai entendu dire que les vainqueurs pouvaient se permettre de régler certains de leurs problèmes. Genre des problèmes d'élocution...
Mon sang ne fait qu'un tour et je me dirige vers lui.
Il ne semble pas surpris: il l'a fait exprès. Trop tard je suis déjà énervé.
-Tiens, Morir... Tu comptes te porter volontaire ?
- Oui, je réponds.
- Très bien, je te propose un deal. On a encore ( il jette un coup d'oeil à sa montre ) dix minutes avant le début de la Moisson. On va un peu à l'écart et on se bat. Le premier qui s'évanouit ou déclare forfait perd. Le gagnant se porte volontaire.
Je soupire. C'est du suicide, il veut juste m'humilier encore plus. Mais je ne peux plus reculer.
Aller jusqu'à s'évanouir ça porte loin. J'essaierai de déclarer forfait avant d'atteindre mes limites.
- Ca m-marche.
Nous nous rendons à l'écart. Sa bande délimite un espace et nous protège des regards des Pacificateurs.
- Trois, deux, un, combattez, fait l'un d'eux.
Il commence par tenter un direct à la machoire. Je l'esquive et essaie d'atteindre son plexus solaire. Il pare et me donne un coup de pied dans ma jambe. Je secoue la tête et l'atteins au bras.
Nous combattons depuis une dizaine de minutes à forces égales quand il me donne un coup de pied au ventre? Je vole et tombe lourdement sur le sol. En un éclair il est sur moi et commence à me bourrer de coups. J'arrive cependant à lui mordre la main jusqu'au sang. Il gémit et relâche la pression. D'un coup de rein je l'éjecte et les rôles s'inversent.
Des années de moqueries et d'humiliations me reviennent en mémoire. Je frappe sans compter. Je suis comme enragé, je voudrais le détruire, l'anéantir !
Il tente de déclarer:
- Je suis forfait !
Mais je continue de plus belle sous les cris indignés de sa bande jusqu'à ce qu'on me sépare de lui. Il est recroquevillé et gémit pitoyablement.
La Moisson vient de commencer.
Merinda se porte volontaire. Elle est hautaine et sûre d'elle.
- Maintenant, au tour des garçons !
Elle prend un petit papier et, avant qu'elle est fini de lire le nom, je crie:
- J-je suis vo-volontaire !
J'espère que personne n'a remarqué mon bégaiement. Apparemment, ce n'est pas le cas.
Un sentiment de pouvoir m'envahit tandis que je surplombe la place. Je me sens bien.
- Quel est ton nom ?
- Nickolas Morir.
- Un tonnerre d'applaudissements pour Nickolas et Merinda !
Les applaudissements sont nombreux. Je sais qu'ils sont principalement destinés à Merinda mais je m'en fiche.
Ca fait du bien d'être acclamé.
Raison de plus pour gagner.
Soudain, quelque chose me frappe: mes parents ne sont pas là. Ils vont paniquer en voyant que je ne reviens pas, puis on les mettra au courant.
Au moins, si je meurs, il n'y aura plus rien qui les retiendra de se séparer.
Alors, que pensez-vous de Merinda et Nickolas ? Lequel aimez-vous le plus ? Et par rapport à Trea et Hamish ?
