Base : Bleach

Genre : romance, angst

Statut : sans vouloir être décevant, il n'y aura pas quarante chapitres

Rating : pas pour les enfants (y'a des gros mots) walller... on va dire M.

Pairing : Byakuya/Renji (et l'inverse)

Disclaimer : naaaooonnn ! ils sont pas (pleure) mais alors pas du tout (snirfle) pas du tout à nous (ooouuuiiinnn) mais à Tite Kubo et lui seul (va mettre fin à ses jours).

NA : voici la suite (chose promis, chose due) de Sept jours pour guérir... avec de belles références et (on espère) toujours autant d'humour.


QUARANTE JOURS ET UNE RECHUTE !


Le déni IV

« je veux ainsi les mettre à l'épreuve pour voir s'ils marcheront selon ma loi ou non »

Ex. XVI, 4


Le deuxième jour de garde d'Isane aurait bien pu être le dernier de sa vie, suite à un quasi arrêt cardiaque survenu en milieu de matinée. D'abord elle avait commencé par le réveil de rêve de Renji.

- Il est l'heure.

- Grugnoumpf ?

- De changer tes pansements.

- Gruimpft ?

- Désolée, c'est comme ça. Tu sais qu'on a tout un hôpital à soigner.

- Ha. 'M'en fous.

- Tourne-toi.

Dans son état semi comateux, Renji se laissa faire sans opposer la moindre résistance et constata avec joie que ça ne faisait pas mal du tout.

Isane lui sourit timidement avant de s'inquiéter.

- Et le travail, tu t'en sors ?

Il désigna la pile chancelante du menton.

- Oh.

- Les dossiers faits sont sur la pile d'à côté.

- La pile d'à côté ?

- Ouais, là. Fit-il en désignant trois feuillets froissés.

- Ha. Hmm... je crois que, pour des raisons médicales, on peut insister auprès de ton capitaine pour te dispenser de travail, tout compte fait.

- Laisse tomber, au moins ça m'occupe.

La suite de sa journée fut nettement assombrie par la première visite de la journée.

Unohana, un sourire affable aux lèvres, escortée d'Hanataro, l'air terrorisé, Rikichi, blasé au possible et Kuchiki, glacé comme la banquise et l'air de mauvaise humeur. L'assemblage avait de quoi causer un infarctus à n'importe quelle femme normalement constituée, alors en plus, vue la nature foncièrement angoissée d'Isane...

- Bonjour... capitaines, fit la jeune femme d'une toute petite voix, une fois le choc passé.

- Bonjour, Isane. Comment va notre blessé ?

- Bien. Les soins se sont bien passés, il n'est pas trop fatigué et sa fièvre est complètement retombée.

Byakuya intervint.

- Est-il en état de fournir un effort intellectuel ?

- Pas moins que d'habitude.

- C'est déjà ça.

Isane remarqua alors que Rikichi portait toujours une pile de documents, ce qui lui fit sérieusement remettre en question le sens des réalités du capitaine Kuchiki. S'il lui apportait chaque jour de quoi occuper un vice-capitaine pour une semaine, il viderait vite son bureau et remplirait aussi vite la chambre d'hôpital.

Kuchiki fit un signe à la pile de dossiers qui le suivait de près, à Rikichi, quoi.

- Apporte ça au vice-capitaine Abarai et fais-moi savoir s'il a besoin de quoique ce soit.

Complètement soumis, le jeune shinigami entra dans la chambre en jetant un dernier regard qui ne trahissait aucun regret à son capitaine. Le capitaine en question, vexé depuis la veille de voir que le dénommé Rikichi semblait littéralement fondre de bonheur à l'idée de passer ses journées avec Renji, lança un regard polaire et assassin à Hanataro, qui, par un hasard funeste, semblait lui aussi ravi de retrouver le vice-capitaine.

- Toi aussi tu...

Le regard tendrement maternant de Unohana eut l'heur de rendre Kuchiki à son mutisme et de laisser les deux jeunes shinigamis partir sans plus jouer à leur faire peur.

Unohana dissimula à peine une moue amusée en lançant un dernier coup d'œil à la pile de feuilles qui penchait dangereusement. Alors comme ça les dossiers de la sixième division prenaient du retard. Beaucoup de retard.

- Qu'il fasse ça vite, grommela Kuchiki, bien conscient que plus personne ne l'écoutait.

- Il aurait pu retrouver ses quartiers hier si ses points n'avaient pas sautés pendant la nuit précédente, fit remarquer Unohana d'une voix égale.

- C'est entièrement sa faute, lâcha Byakuya sur le ton de la conversation, avant de réaliser que le capitaine Unohana était probablement tout à fait au courant de ce qu'il s'était passé dans la chambre de Renji durant la nuit en question. Et rejeter la « faute » sur lui revenait à sous-entendre des choses qui auraient dû rester tues. Des choses qu'on pouvait formuler en se demandant « qui a fait quoi ? »

Il fit demi-tour sans plus ouvrir la bouche, avant qu'elle ne lui propose un anti-courbatures.


Renji nageait littéralement dans les dossiers, faisant voler quelques feuilles pour le plaisir des yeux. Il se demanda sérieusement s'il y aurait vraiment quelqu'un pour le remarquer s'il réduisait un ou deux documents en confettis. Pas sûr de la réponse, il continua à faire des pliages ludiques et enfantins à partir des dossiers les plus anciens.

Si cette circulaire a déjà deux ans, je ne vois pas en quoi sa disparition changera quoique ce soit : tout a bien fonctionné pendant deux ans sans elle.

Les deux jeunes shinigamis attendaient, à genoux, respectant une distance toute protocolaire.

- Bon, vous allez vous emmerder encore longtemps ici, alors si vous voulez quelque chose, dites-le au gars qui garde ma porte.

- C'est moi, Renji !

- Oh, pardon Isane.

- Y'a pas de mal.

- Ils sont pas bien isolants ces murs, murmura le shinigami pour lui-même.

- Hé oui, fit Hanataro d'un air fataliste. On entend tout ce qui se passe dans les chambres. Parfois, je ne vous raconte pas les cris.

- J'imagine, fit Rikichi en souriant.

- Tu m'en diras tant, rétorqua Renji, qui avait tout d'un coup très envie de se pendre. Il faillit demander à Isane si elle avait entendu quelque chose la nuit « où ses points de suture avaient foutu le camp » mais se ravisa, mieux valait jouer l'innocent.

- C'est terrible, continua Hanataro, parfois on entend des hurlements... comme si on torturait des gens.

Rikichi eut un sourire encourageant.

- C'est tout de même rude la quatrième division. Plus que je ne le pensais.

Un hochement de tête de Hanataro suffit à les entraîner dans une longue discussion à laquelle Renji resta complètement hermétique, pliant et dépliant des feuillets bleu, rose et jaune.


Pendant ce temps, à la sixième division, ça bossait dur. Byakuya avait bien dû se remettre au boulot, vu qu'il n'avait plus aucune bonne excuse pour y couper.

Leur troisième siège, Nanako Musokuri l'assistait du mieux qu'elle pouvait. C'était une grande femme sans charme, dotée de lunettes monstrueuses, qui semblait terriblement pressée de revoir Renji dans les locaux de la division. Une impatience que Kuchiki s'expliquait bien mal.

D'un ordre mental indiscutable il chassa les vilaines pensées qui l'envahissaient à cette idée, mélange de jalousie incompréhensible et de spéculations ridicules sur les activités sociales de ses subordonnés entre eux. Non, ce n'était pas possible, malgré ses inévitables mœurs dissolues, Renji n'avait jamais montré d'intérêt particulier à cette Nanako. Oui mais dans ce cas, pourquoi attendait-elle le retour de ce crétin avec un telle impatience ?

Comme lisant dans ses pensées, la shinigami toussota et puis murmura pour elle même.

- Le travail prend un retard considérable, sans le vice-capitaine.

- Certes, confirma Byakuya, acceptant par là le prétexte du trop plein de travail comme explication de cet empressement à voir Renji revenir. D'ailleurs, lui-même souhaitait ardemment le retour du shinigami pour les mêmes raisons. Parfaitement madame ! Le travail de son subordonné était primordial pour la division ! Mais il fallait le dire vite et Byakuya décida que l'auto-dissimulation de ses véritables motivations ne tiendrait pas longtemps.

En fait, il n'y avait pas que des raisons honteuses de souhaiter le retour de Renji. Après tout, il faisait tout de même du bon travail, quand il avait quelqu'un pour le forcer.

Il ne sentit pas venir la pensée malsaine, ce ne fut que lorsque l'image d'un Renji soumis, à genoux en train de remplir des formulaires s'imposa à lui que Byakuya se frappa à mort mentalement. Mais pourquoi la simple idée de forcer Renji à travailler (idée pourtant bien légitime) suffisait à lui inspirer de si impures images ?

Nanako Musokuri fit mine de ne pas remarquer les soupirs agacés de son capitaine. C'était presque naturel : quand quelque chose n'allait pas avec Renji, Kuchiki se trouvait dans tous ses états. Seulement, personne n'avait encore eu l'audace, le courage, ou la folie de le lui faire remarquer. Et Nanako ne le ferait pas aujourd'hui : c'est qu'elle n'était ni jeune ni belle, mais elle ne tenait pas non plus à mourir prématurément.

Elle remonta ses lunettes sur son nez et tenta de détourner habilement le cours des pensées de son capitaine. Parce qu'à vrai dire, tant qu'il se prenait la tête, il ne travaillait pas beaucoup.

- À propos, capitaine, vous allez forcément voir le capitaine Ukitake demain.

- Pardon ?

- Vous avez cherché à voir le capitaine Ukitake toute la semaine dernière, je peux vous assurer que vous le verrez demain.

- Et pourquoi cela, fit Kuchiki du ton énervant de celui qui sait tout.

- La réunion mensuelle des capitaines.

- Elle a lieu demain ?

- Oui capitaine. C'est prévu depuis la semaine dernière.

- Effectivement, fit Kuchiki, comme s'il n'avait jamais oublié cette foutue réunion.

D'habitude, c'était Renji qui le lui rappelait. Les réunions de vice-capitaines ayant lieu le sur-lendemain du jour de la réunion des capitaines. Là, Renji n'étant plus là, il fallait bien que quelqu'un se charge de rappeler à Kuchiki qu'il avait la mémoire d'un poisson rouge. Pourquoi oubliait-il à chaque fois cette réunion ? Ha oui, parce que c'était la chose la plus mortellement chiante qu'il connaissait. De toute sa longue vie, il n'avait jamais eu autant envie de prendre la fuite que lorsque le Capitaine Yamamoto énumérait les rapports des différents services chargés du ramassage des ordures dans les rues du Seireitei, division par division.

Dire qu'il allait devoir encore se taper la réunion. Une demi-journée (oui, c'était long en plus) de discussions inutiles sur des sujets futiles... bon, des sujets qui ne l'intéressaient pas quoi.


Hanataro avait lancé un regard attristé au vice-capitaine. Pendant qu'il était occupé à essayer de comprendre ces formulaires, il ne faisait pas attention à ce qui se disait dans son dos, alors le jeune shinigami en avait profité pour se renseigner discrètement auprès de son collègue de la sixième.

- Ils ne s'entendent pas, n'est-ce pas ?

- Qui donc ?

- Hé bien... le capitaine Kuchiki et le vice-capitaine Abarai. Ils ont l'air en froid.

- Oh... comment dire... Rikichi chercha ses mots un petit moment avant de hocher la tête d'un air fataliste. En réalité, le capitaine est en froid avec un peu tout le monde, tenta d'expliquer le shinigami, tout en priant pour que nulle ruse perfide propre au rang de capitaine ne permette à celui dont il était question d'entendre leur conversation. Il faut dire que l'idée qu'il mette la chambre sur écoute avait un côté à la fois parfaitement crédible et complètement terrifiant.

- Ça ne doit pas être facile tous les jours dans votre division alors.

- Ben il faut dire qu'on n'a pas souvent affaire à lui directement, fit Rikichi avec un sourire confiant. Il ne s'occupe pas trop du fonctionnement ordinaire de la division. Mais il exerce ses obligations ! Ce n'est pas comme s'il ne faisait rien.

Hantaro estima toute la distance qu'il y avait entre les deux divisions. Unohana connaissait tous ses hommes par leur nom, elle connaissait tout d'eux, leur passé, leur famille, leurs points forts, et la couleur de leurs sous-vêtements... ouais même ça elle devait avoir une idée dessus.

- En fait, moi je travaille plutôt avec le vice-capitaine, continua Rikichi alors qu'un léger rosissement prenait ses joues.

- Le vice-capitaine Abarai est aussi très impressionnant, remarqua Hanataro pour qui toute personne venant de la onzième division a simplement dépassé le stade de ce qui est possible d'appréhender pour un cerveau sain.

- Oh oui, s'extasia Rikichi qui ne pensait pas qu'aux performances de combattant de Renji.

Il faut bien dire que les soirées de travail sont longues et froides en hiver et que... ouais ben bref... disons plutôt que l'admiration et l'adulation se disputaient à l'idolâtrie chez le pauvre Rikichi mais c'était aussi parce qu'il avait eu la glorieuse chance de connaître son vice-capitaine dans les moindres détails.

Hanataro le dévisagea et, comme il avait été élevé dans le cadre le plus sain qui soit au Seireitei, il hocha la tête, innocemment, approuvant l'admiration de son collègue. Lui aussi admirait son capitaine et son vice-capitaine. Mais il aurait tout de même eu un sérieux choc en apprenant de quel genre de talents particuliers Renji Abarai faisait usage pour faire de ses subordonnés des fans inconditionnels.

- Le vice-capitaine est si classe... conclut Rikichi avec un soupir de midinette.

En attendant de retrouver une activité plus classe, Renji avait repris sa pratique de l'origami avec les feuilles volantes dont il ne trouvait pas le dossier d'origine.

Tout en finissant une cocotte, il lâcha un soupir nostalgique en regardant ses deux gardiens deviser gaiement. Ha... les braves petits, ils n'avaient pas encore d'ennuis de ce genre, eux. Bon, il faut aussi dire que pour avoir autant d'ennuis que lui, il fallait avoir une meilleure amie prise de tête, un pote humain con comme une endive et un capitaine autoritaire, vieux jeu et, malheureusement, terriblement chaud de temps en temps (une fois dans toute son existence, quoi).

D'où sa prise de tête actuelle qui provoquait la destruction de quelques brassées de papier: est-ce que Kuchiki pouvait avoir été vraiment sérieux ? Après tout, il avait marié une roturière, des années auparavant, et puis adopté sa sœur par la suite. Sous son air rigide et implacable, se cachait une personnalité foncièrement rebelle, qui avait violé les lois de son clan à deux reprises. Trois reprises, corrigea-t-il en lui même. Ça ne devait pas être écrit en toutes lettres, mais coucher avec un homme n'était sûrement pas parmi les choses permises chez les Kuchiki. Peut-être y avait-il un soupçon de sérieux dans cet acte.

Et puis une autre hypothèse, beaucoup moins flatteuse et optimiste, commença à germer dans son esprit. Il y avait d'abord eu le mariage avec une femme issue du Rukongai, et puis l'adoption de sa sœur. Est-ce que coucher avec un homme issu du Rukongai était une forme d'escalade dans la rébellion ? Il eut un sourire à cette pensée, c'était somme toute assez marrant de mettre Byakuya Kuchiki et rébellion dans la même phrase. Mais l'idée générale était vraiment dérangeante : comme s'il n'avait été qu'un vecteur pour l'obsession de Kuchiki de se compromettre. L'idée de divertissement pour noble en mal de sensations fortes revenait au pas de charge.

Nan, il est trop coincé pour ça, tenta de se rassurer le shinigami. D'un autre côté, si c'est juste pour le frisson de l'interdit, ça m'arrange plutôt, vu que ça ne m'engage à rien. Et puis même si c'est pas pour le frisson, je ne m'engage jamais à rien. Faut pas pousser !

Je ne me suis jamais engagé à rien avec personne, précisa-t-il mentalement pour lui-même, des fois qu'il aurait oublié. Bon, si, une fois. Mais vu que c'est bien la seule fois où il n'y a absolument rien eu, je ne vois pas en quoi ça fait une différence.

Il fit un rapide récapitulatif : du plus loin que remontaient ses souvenirs, il avait à peu près entamé des relations privilégiées avec un bon tiers du gotei 13 (sans parler de celles qui avaient peuplées sa jeunesse, qu'il fût consentant ou non). Tiens, d'ailleurs... il lorgna sur ses acolytes qui papotaient joyeusement, le petit Rikichi. Et puis aussi... il fixa la porte.

- Isane ? T'es toujours là ?

- Non, c'est Agido, fit une voix indéniablement masculine. Le vice-capitaine est de service à l'extérieur, voulez-vous que j'aille la chercher ?

- Nan c'est bon. Merci.

Bon, il demanderait à Isane une autre fois. Quoique... Agido, c'était le petit blond, non ? Bon, ben il ferait aussi bien l'affaire.

- Agido. On a bien couché ensemble, non ?

Un silence de mort se fit brusquement. Plus de discussion joyeuse chez les petits et une hésitation de l'autre coté de la porte.

- C'est exact vice-capitaine Abarai. Vous étiez complètement ivre et m'aviez appelé Julia toute la nuit.

- Ha... ben désolé.

- Au contraire, c'était parfait. J'ai pu confirmer que votre réputation n'était nullement usurpée.

Renji ne put contenir un sourire fier. Yes... c'est qui le meilleur coup du canton ?

- Mmh... Tu n'as pas mal pris le fait que ça ne soit que le coup d'un soir ?

Un nouveau silence encore plus plombé que le précédent. Renji retint malgré lui sa respiration. Peut-être n'avait-il fait que semer des cœurs brisés sur sa route ! Oui mais non, faut pas pousser tout de même.

La porte s'entrouvrit sur le shinigami, qui arborait un sourire plus pervers que médical. Ou alors c'est qu'on n'a pas la même définition de ce quoi doit être un sourire médical.

- Pas du tout. Mais si vous avez besoin de distraction durant votre convalescence, il faut le dire, on s'occupera de vous.

Renji put se rassurer mentalement. Tout être vivant (et mort aussi) normalement constitué ne pouvait considérer une nuit avec lui que comme un sacrifice momentané à la divinité du plaisir, et certainement pas comme un engagement durable.

Il remercia Agido en précisant qu'il tenait à ses points de suture actuels et que l'exercice physique sous toutes ses formes lui était formellement interdit. Un « dommage » outrageusement malicieux lui répondit avant que le shingami ne reprenne son poste.

Renji se mit alors au travail l'esprit en paix, alors qu'à quelques mètres de lui, deux jeunes shinigamis essayaient vainement de tout oublier, pour la sauvegarde de leur âme encore pure.

A SUIVRE...