Base : Bleach
Genre : romance, angst
Statut : sans vouloir être décevant, il n'y aura pas quarante chapitres
Rating : pas pour les enfants (y'a des gros mots) walller... on va dire M.
Pairing : Byakuya/Renji (et l'inverse)
Disclaimer : naaaooonnn ! ils sont pas (pleure) mais alors pas du tout (snirfle) pas du tout à nous (ooouuuiiinnn) mais à Tite Kubo et lui seul (va mettre fin à ses jours).
NA : voici la suite (chose promis, chose due) de Sept jours pour guérir... avec de belles références et (on espère) toujours autant d'humour.
QUARANTE JOURS ET UNE RECHUTE !
Le déni V
« Il regarde en face les plus hautains, il est roi sur tous les fils de l'orgueil »
Jb. XLI, 26
Byakuya abordait cette nouvelle journée d'une humeur de chien. De chien de race (lévrier afghan, épagneul breton, tout ce que vous voudrez) mais de chien quand même. Il commençait à en avoir ras les kenseikan de voir que tout le monde, du plus subordonné des sous-fifres au plus supérieur de ses pairs et ainés, se foutait allègrement de se gueule.
Il faut dire aussi que le dernier rapport sur les agissements de son vice-capitaine lui avait laissé un goût de « y'a une baleine sous gravillon » indéniable.
La veille, Rikichi s'était présenté à son bureau, porteur d'une maigre liasse de feuillets.
« Les dossiers remplis », avait-il expliqué.
Et Byakuya avait été tenté de lui faire remarquer que ça ne servait à rien de faire de l'humour avec lui, il y était totalement imperméable. Sauf qu'il semblait de plus en plus évident qu'il ne s'agissait nullement d'une tentative d'humour mais bel et bien de la quantité de travail que Renji pouvait effectuer en deux jours.
Il fut traversé quelques secondes par la pensée que « il ne fait rien si je ne suis pas sur son dos, lui » et chassa bien vite la terrible image qu'elle provoquait (je vous laisse imaginer).
En substance, le rapport d'activité de Rikichi donnait à peu près ça :
« Le vice-capitaine est terriblement affaibli par ses blessures (et mon cul, c'est de la dinde, songea Byakuya, remarque, s'il était affaibli ces derniers jours, le capitaine ne voulait pas savoir ce dont il était capable en pleine forme... non, il ne voulait vraiment rien savoir), il s'efforce de remplir les tâches qui lui ont été confiées, bien qu'elles ne relèvent pas de son domaine habituel (normal, grommela Kuchiki, son domaine habituel c'est de cogner sur tout ce qui bouge, mais on n'est pas à la onzième ici, que diable !) mais son état de faiblesse actuel ne lui permet pas de les traiter avec la célérité qu'il souhaiterait (célérité, Kuchiki aurait pu jurer que Renji ne savait même pas comment ça s'écrivait et encore moins ce que cela signifiait).
- Et qu'en est-il de ses soins ?
Le jeune shinigami avait eu un haut le cœur. D'accord, en avait conclut Byakuya, trop jeune pour voir des chairs en charpie sans sourciller. Ah, de mon temps !
- La présence des shinigamis de la quatrième division ?
Sans pouvoir interpréter le curieux rougissement de Rikichi, le capitaine crut comprendre qu'il était, en fin de compte, le seul à trouver que les médecins auraient dû le laisser traiter cette affaire à sa manière (à grands coups de senbonzakura).
- À part ça, rien de spécial à signaler ?
Là ! Il l'avait vu ! Il le savait ! Il l'avait vu hésiter un instant, rougir, pâlir, déglutir ! Il lui cachait quelque chose !
Bref, Kuchiki avait prévu de torturer son subordonné dès le lendemain, juste pour être sûr que rien ne lui serait plus jamais caché, quand Musokuri vint lui signaler que la réunion des capitaines allait bientôt avoir lieu et que ce ne serait pas du luxe s'il daignait y faire une apparition.
Il avait clairement vu le jeune shinigami lancer un regard éperdu de reconnaissance à son officier aux lunettes « yeux de mouche » avant de prendre la fuite, direction l'hôpital. Mais qu'est-ce qu'ils pouvaient bien faire dans la chambre de son grand blessé de lieutenant pour s'y trouver mieux que dans leur propre division ? La question le déprimant superbement, il décida de ne même pas en chercher une hypothétique réponse. Et ce fut le cœur lourd et de l'œil glacé qu'il se rendit au siège de la première division.
À la quatrième division, ou plutôt, à son hôpital central, les choses se présentaient sous un angle plutôt original. Voyez plutôt :
Profitant de la nuit, Agido avait décidé d'apporter sa modeste contribution à la guérison du blessé et s'était gauler (c'est le cas de le dire) au petit matin, dans une posture bien peu professionnelle (si l'on garde en mémoire que sa profession n'est pas escort boy). Profitant du choc émotionnel que cela avait provoqué chez lui, Hanataro était tout bonnement tombé dans les pommes sur le pas de la porte, dans les bras d'une Isane complètement désemparée. Profitant de la panique que tout cela causait dans l'étage, un malade devant être opéré de l'appendicite dans la journée, apeuré par les cris qui ne cessaient de hanter cet hôpital (signe qu'on devait bien y torturer deux ou trois patients), s'était fait la malle. Profitant de l'occasion de se racheter, Renji s'était élancé à sa poursuite et l'avait rattrapé, immobilisé et, de ce fait, l'avait destiné à un plus long séjour à l'hôpital et à de nombreuses interventions chirurgicales. Profitant de l'absence des capitaines en cette belle journée, Rukia avait forcé Kiyone à la suivre jusqu'à l'hôpital pour convaincre sa sœur de la laisser voir Renji. Et pour le coup, elle ne fut pas déçue. Profitant du spectacle, Kira, qui passait par là, prit une photo, pour les archives.
Rikichi déboula dans un somptueux tableau où Renji, entièrement nu, frappait un patient en criant « je le tiens », Rukia, les yeux exorbités et Kiyone, qui cachait les siens entre ses mains, barraient le passage à un groupe d'infirmiers, Isane balbutiait alternativement des « Yamada », « Kiyone », « Agido-ho-mon-Dieu » et des « Renji-si-le-capitaine-apprend-ça », tout en secouant mollement le pauvre shinigami évanoui.
Il se faufila entre les infirmiers et hors de portée de Rukia qui semblait avoir besoin de frapper quelque chose (voir quelqu'un) pour se reprendre, il déposa promptement sa veste de kimono sur les épaules de son vice-capitaine en murmurant un « couvrez-vous, s'il-vous-plait » et en pensant « quelle classe vice-capitaine ! » et il parvint jusqu'à une Isane au bord des larmes. Il attrapa Hanataro dans ses bras en assurant à la jeune femme qu'il s'en occupait.
Isane se précipita dans la chambre pour constater qu'Agido avait pris la tangente. Ce qui ne l'empêcha pas d'hurler « Agidoooooooooooo ! » histoire que tous sachent qu'il ne s'en tirerait pas à si bon compte.
Et puis, elle reprit contrôle d'elle-même et de la situation :
- Renji !
- Je le tiens, réagit automatiquement l'interpellé, tout en maintenant le blessé fugitif au sol.
- Dans ta chambre. Immédiatement.
- Vous !
- Haaaïï ! Ce dingue m'a cassé le bras, hurla le pauvre gars.
- Dans votre chambre. Vite !
- Rukia, Kiyone !
- Oui ? Firent deux voix hésitantes. C'était décidément un bien mauvais jour pour infiltrer la quatrième division.
- Dehors.
- Toi.
- Oui ?
- Rikichi, c'est ça ?
- Oui.
- Un infirmier va te montrer où conduire Yamada. Merci de t'occuper de lui.
- Oui vice-capitaine.
L'ordre régnant à nouveau, Isane répartit les infirmiers et infirmières entre les deux blessés. Avec une autorisation à utiliser la force en cas de non coopération.
Reprenant son souffle en inspirant profondément, Isane eut une pensée fugace pour son capitaine.
Je suis désolée de n'avoir pas pu empêcher ça, capitaine, mais j'espère m'être montrée digne de votre confiance.
À des lieues de là, inconscients du bordel qui régnait dans l'hôpital, bordel qui devrait bientôt être déclaré « chose n'ayant jamais eu lieu » et que, par conséquent, tout le monde connaîtrait en moins d'une journée, les capitaines s'apprêtaient à ouvrir leur réunion mensuelle dans la plus grande solennité.
Ils s'attablaient, chacun à sa manière, du plus guindé (oui, c'est de Kuchiki qu'on parle) au plus nonchalant (là, Kyoraku et Kenpachi se disputent la médaille du je m'en foutisme). Le capitaine général Yamamoto épluchait l'ordre du jour, avant de faire signe à son vice-capitaine de distribuer les feuillets et d'énoncer l'ordre du jour.
Les capitaines laissèrent passer doucement les différentes rubriques mortellement ennuyeuses, telles que « la fluidification des relations entre supérieurs et subordonnés », rien que l'intitulé donnait des sueurs froide à Byakuya, ou encore « l'optimisation des locaux communs », comme s'ils manquaient de place ! Vint la rubrique que personne n'attendait, sauf Byakuya la « régularisation des effectifs de chaque division ». Le capitaine Yamamoto qui demandait sans trop espérer si quelqu'un avait une question dans ce domaine faillit en faire une syncope.
Byakuya prit la parole sans qu'on la lui donne et évita le capitaine Unohana du regard pendant qu'il posait sa question.
- Un grave problème d'effectif touche ma division.
- Quel est-il, capitaine Kuchiki ? S'enquit le général, une fois le choc de voir quelqu'un participer passé.
- Un de mes subordonnés est retenu abusivement en arrêt par la division en charge des soins.
- Capitaine Unohana ?
- Le vice-capitaine Abarai est blessé, fit simplement Unohana avec un petit sourire.
Tout le monde hocha la tête. À moins de vouloir sa mort, on ne pouvait retirer un blessé de la garde de la quatrième division. Ceci dit, Kuchiki pouvait parfaitement souhaiter la mort de son vice-capitaine.
- J'ai pourtant entendu dire qu'il était votre patient depuis plus d'une semaine, ce qui est considérable, notamment quand on connaît la vitalité de ce jeune homme, intervint Yamamoto. Pour une fois qu'il se passait quelque chose dans leur réunion, il fallait qu'il y ajoute sa contribution.
- Je suis bien consciente de sa vitalité, capitaine-général, toujours est-il qu'il reste mon patient.
Byakuya haussa les épaules
- J'aimerais simplement récupérer mon subordonné.
- Je me doute bien qu'il vous manque, murmura Unohana, et chacun se demanda si elle en avait marre de la vie pour répondre avec un tel ton lourd de sous-entendus.
Sous-entendus de quoi ? Personne ne savait et tout le monde aurait payé cher pour avoir des détails. Sauf Ukitake qui devinait et s'offusquait de ce qu'il devinait.
- Il y a de la plainte du côté de la sixième division aujourd'hui !
Byakuya retint un regard meurtrier. Quand on a la réputation d'un bac à glaçon, on ne foudroie pas du regard un de ses pairs. Même quand il se fout de sa gueule devant tout les autres capitaines.
- Il est de mon devoir de veiller au bon fonctionnement de ma division. Et celui-ci passe par un effectif complet. Je vous demande donc, capitaine Unohana, quand est-ce que Renji Abarai pourra réintégrer ses fonctions ?
Retsu illumina l'assemblée du sourire hypocrite par excellence et répondit.
- Je ne doute pas un seul instant que la présence de votre vice-capitaine vous soit indispensable, capitaine Kuchiki, néanmoins, son état de santé est encore trop préoccupant, une sortie serait prématurée.
- Vous admettez pourtant qu'il est apte au travail de bureau, insista Byakuya.
- Oui, mais je suis persuadée qu'une grande partie du travail qui lui est demandé dans votre division est beaucoup plus physique que le simple travail administratif auquel il est affecté actuellement.
Pour le coup, le digne héritier des Kuchiki en resta comme deux ronds de flan. Et pourquoi pas gueuler haut et fort qu'il avait couché avec son lieutenant, tant qu'elle y était ? Heureusement, avant qu'un « shire senbonzakura » n'ait le temps de résonner dans la pièce, Ukitake intervint.
- Mmh... Retsu, je crois que, si Byakuya t'en donne sa parole, Renji ne sera pas affecté à des tâches de combat.
Byakuya acquiesça et tout le monde se demanda très fort et très silencieusement à quoi était bon Renji hors du combat. Byakuya aurait bien pu fournir un élément de réponse mais il avait préféré bannir toute trace de leur nuit passée ensemble de sa mémoire. Alors que s'il fallait parler franchement, c'étaient de très bons souvenirs, seules les suites avaient été honteuses et douloureuses.
Unohana esquissa un sourire qu'elle seule connaissait. Mais son impulsion première fut interrompue par Ukitake qui lui lançait un regard implorant « que tout cela se règle entre nous, pas de crêpage de chignon devant les autres » et par le froncement de sourcil du capitaine général Yamamoto, qui aurait bien aimé en savoir un peu plus sur le pourquoi du comment de tout ce bazar.
- Bien. Pas de mission, pas de combat, pas d'entraînement, pas de...
- Vous pourrez faire toutes les prescription médicales que vous voudrez lorsque nous serons dehors, capitaine, la coupa Kuchiki, vaguement inquiet à l'idée de savoir jusqu'où allait pouvoir s'étendre les interdictions.
Mais personne ne fut dupe de tout le soulagement que cachait cette froideur. A croire que Kuchiki était content de retrouver son vice-capitaine mais ça, c'était tout bonnement impossible. Sauf quand on a décidé d'emmerder un Kuchiki pour de bon. Et, tient quelle surprise ! Quelqu'un avait décidé d'emmerder un Kuchiki pour de bon.
- Ah c'est beau un capitaine qui couve autant son lieutenant !
Et Kyoraku ne frémit même pas à l'aura polaire qui submergea la salle de réunion. Il eut juste un petit sourire qui disait « dis-donc, tu faisais encore dans tes couches que j'étais déjà capitaine, gamin ».
Le silence et le demi-sommeil revinrent dans la pièce, alors que le vieux reprenait son inventaire à la Prévert des « délégations », « préparations », « formations », « attributions », « promotions » et plein d'autres mots en "tion" qui ne faisaient plus vibrer personne depuis longtemps.
Jusqu'au moment tant attendu, ou tant redouté pour ceux qui dormaient déjà et ne voulaient pas être réveillés : le bilan des missions du mois. Division par division, on faisait le compte des missions : celles qui étaient prévues, les improvisations, les échecs, les succès, les conneries. D'ailleurs, en parlant de conneries... Tout le monde pensait qu'il en avait finit avec ses ennuis de personnel mais Byakuya surprit l'assemblée en intervenant à nouveau.
- Je me dois de signaler une faute grave de la treizième division.
Quelques capitaines levèrent les yeux au ciel. Qu'est-ce qu'il pouvait être procédurier quand il voulait !
- C'est une accusation sérieuse, Byakuya, peux-tu l'étayer ?
Le capitaine Kuchiki prit son air le plus imposant pour faire oublier que Yamamoto l'appelait trop souvent par son prénom.
- Byakuya ! Fit Ukitake, ce qui l'énerva encore plus (si c'était possible).
- Capitaine Ukitake ? Reprit Kuchiki, alors que tout le monde commençait à remarquer que le nombre de ceux qui oubliaient de donner du « capitaine Kuchiki » augmentait à chaque seconde.
- Ah ! Ça fait longtemps que tu ne m'as pas appelé par mon grade, nota le capitaine en souriait niaisement.
- Tu as donné une autorisation de prolongement de séjour sur terre à mon vice-capitaine.
Sans relever la marque de possessivité, les capitaine marquèrent tous leur approbation : Renji faisait déjà bien assez de conneries comme ça pour qu'on ne lui donne pas l'occasion d'en faire encore plus.
- Oh ? T'es sûr ? Fit innocemment le malade avant d'étouffer une quinte de toux.
Alors qu'il était bien parti pour recracher ses poumons sur la table de réunion (et ça fait franchement désordre), Ukitake s'interrompit brusquement dans son crachotement. Unohana venait de lui filer un discret coup de pied dans le mollet. Oups, fit-il pour lui-même. Les sourcils froncés du capitaine de la quatrième division lui signifiait explicitement qu'elle savait encore reconnaître un malade qui simulait s'il le fallait. En plus, elle était bien d'accord avec ses collègues pour penser que Renji n'avait besoin de personne pour faire des conneries et que, s'il s'avérait que cette permission était la cause directe de l'hospitalisation du vice-capitaine, elle aurait bien des choses à lui reprocher par la suite.
- Hem, Byakuya, il serait peut-être préférable de régler cette affaire entre nous, non ?
S'il avait eu les ressources physiques pour, Byakuya aurait eu l'air étonné. Sauf que la gymnastique faciale n'étant pas son fort, il se contenta de hausser un sourcil d'un demi millimètre. Il ne demandait pas mieux que régler tout ça à l'amiable, il avait même essayé très fort ; il se serait parfaitement passé de se donner en spectacle devant tous les autres capitaines, surtout pour réclamer son crétin de lieutenant.
- J'ai voulu t'en parler mais tes subordonnés font obstruction.
- Ils veillent sur ma santé, expliqua le malade avec un sourire béat.
Et puis Ukitake frissonna.
- Dites-donc, il n'y a pas un courant d'air là ?
- J'aimerais donc avoir certaines précisions sur la permission que tu as octroyée à mon vice-capitaine
Un silence religieux se fit dans le pièce.
Et pour tout arranger, Soi Fon crut bon d'intervenir au milieu de la conversation, histoire de rappeler que tout le monde ici cultivait depuis longtemps la secrète envie de pourrir la vie de Byakuya Kuchiki.
- La treizième division étant en charge de la surveillance et de prévention des attaques terrestres, le capitaine Ukitake est tout à fait en droit de délivrer des autorisations de prolongation de séjour sur terre si des questions de sécurité l'y obligent.
À nouveau quelqu'un eut une terrible envie d'emmerder Kuchiki. Franchement, il se désignait lui-même comme victime du jour pour pimenter un peu les réunions de capitaines ! Pourquoi ne pas en profiter ?
- Ce n'est qu'une autorisation de routine. Et puis Renji est bordélique, il a pu oublier d'en référer à son capitaine.
Byakuya trépana Kenpachi du regard. Mais c'est vrai qu'il est bordélique. Et il reprit, comme si de rien n'était.
- Je tiens à préciser qu'il a failli en mourir. Notamment parce que la treizième division, en charge de la prévention des attaques terrestres, n'a pas prévu celle dont il a été victime.
Le silence se refit, toujours aussi épais. L'aura lourde de menace qui planait indiquait nettement que la franche rigolade était finie.
- Les circonstances de l'attaque dont a été victime le vice-capitaine Abarai fait déjà l'objet d'une enquête de la neuvième division.
Merci de me prévenir. Si ça se trouve il m'en a informé par une note de service que j'ai laissée à Renji.
- Le vice-capitaine Hisagi devra déterminer s'il y a eu faute et de la part de qui. En attendant, l'affaire reste en suspens. Êtes-vous satisfait, Byakuya ?
Devant tant d'irrespect (ce vieux décrépit l'appelait par son prénom alors qu'il donnait son grade à un simple vice-capitaine), Byakuya ne put articuler une seule syllabe valable. Et Kyoraku en profita pour en rajouter une couche, c'est pas tous les jours qu'un Kuchiki se laisse asticoter sans rien dire.
- Tant qu'il récupère son petit lieutenant, il est content, vous savez.
Quelques sourires narquois saluèrent la témérité du capitaine de la huitième division.
- Renji n'a rien à voir là-dedans, se justifia bêtement le capitaine, plongeant l'assistance dans la stupéfaction la plus totale.
Il appelle son vice-capitaine par son prénom ! Pensèrent-ils tous, sauf Unohana qui se prit la tête entre les mains d'un air désespéré. Qu'est-ce qu'il est con parfois.
Autant dire que la fin de la réunion fut nettement moins trépidante puisque Byakuya resta prostré dans une semie inconscience et que tous se perdaient en supputations sur les troubles étranges qui traversaient la sixième division ces temps-ci.
Lorsqu'ils se quittèrent alors que la soirée était déjà bien avancée, Byakuya, qui s'était reprit entre temps, fusilla ses collègues du regard.
D'abord, il y avait Ukitake, cette espèce de traître qui détournait son vice-capitaine du droit chemin, outrepassait ses droits, éloignait sa petite sœur chérie de lui et jouait les grands malades devant tout le monde, le faisant passer pour un cruel sans cœur (ce qui n'était pas complètement faux). Ensuite, venait Unohana, cette diablesse sans pitié qui profitait odieusement d'une seconde (une nuit, en fait) de faiblesse pour imposer sa doctrine de surmédicalisation forcée. Sans oublier Yamamoto, le vieillard tremblotant qui commanditait des enquêtes sans rien dire à personne, qui les forçait à se taper ces réunions interminables et surtout, surtout, qui omettait systématiquement de lui donner son grade et son nom, comme s'il était encore un gamin de trois ans ! Enfin, tous les autres, Kyoraku et son sourire en coin, Soi Fon et son air suspicieux, Kenpachi et son air blasé. Il leur asséna à tous son air de diva outrée et hautaine. On ne l'y reprendrait pas de sitôt à s'occuper de ce débile de lieutenant ingrat et fainéant.
A SUIVRE...
et des reviews aussi, pliiiiiiz les amis, c'est notre drogue quotidienne pour écrire =)
