Cap sur le district Sept, trajet direct ! Une seule pause: la réponse aux reviews !

majamaja: Ravie te plaise ! D'ailleurs, je prends en compte vos préférences avant de massacrer tout le monde * sadique professionnelle *

Bah, une fois qu'elle aura tué... les sponsors viendront ! ( enfin, si elle tue un jour, suuuuuuspence ! )

Tu parles ! Il est surtout très con !

Eclipse on Panem: D'ailleurs, je vais répondre à tes deux reviews en même temps, vu que tu es arrivée juste trop tard pour paraître dans le chapitre 7 !

T'inquiètes, Marissa expliquera elle-même pourquoi son grand-père est Capitolien, la prochaine fois qu'elle apparaît ( je vais m'inspirer du concept de Wor dans Survivre, un POV par district, celui qui n'a pas parlé dans le voyage sera celui de la Moisson ! ), je n'ai pas encore décidé lors du voyage ou de la Parade.

Suuuuspence...

Bin oui, j'avoue que je ne voie pas d'autres scénarios...

Je prévoie une petite surprise au Huit, au Dix ! Dans la rubrique ados spéciaux...

Euh oui, en fait j'ai préféré me consacrer aux conseils de ses parents et ne pas montrer les adieux de son amie... Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas !

J'admets, la cruche et son fils con, le duo de cette Moisson !

J'espère que mes tributs te satisferont, notamment notre petit retors de Woody...


Chapitre 7

The District Seven Reapings


Carlenda Maëls, 14 ans

- Hé, Carlenda, remue-toi ! pépie ma petite soeur, Glana.

Pitié...

J'ouvre les yeux: mes 4 frères et soeurs sont dans notre chambre.

Flow et Bow, mes deux grands frères âgés respectivement de 17 et 15 ans, se préparent pour la Moisson. Theo, mon petit frère de 10 ans, dort encore. Enfin, Glana, la petite dernière de 6 ans, est penchée sur moi, à tel point que son petit nez retroussé frôle le mien.

- Maman m'a dit de te dire qu'elle avait posé ta robe sur la chaise dans le couloir, poursuit ma petite soeur.

- Ok, ok, je me lève, je grommelle.

En traînant les pieds, je sors de la chambre où nous dormons tous, mes frères, ma soeur et moi. Chacun dispose d'un espace délimité par des rideaux, tout de même assez grand, qui comprend un lit, une armoire et de quoi se laver.

Je ramasse ma robe et retourne m'habiller.

Une fois, prête, je repousse mes rideaux et sort.

- Waaaah, lâche Glana.

Mes longs cheveux roux sont lissées, impeccablement coiffés. Ma robe verte, toute simple, s'accorde avec mes yeux vert émeraude.

- T'es sublime, petite soeur, fait Flow en souriant.

Bow me sourit.

Theo pousse un ronflement particulièrement sonore, et nous éclatons tous de rire.

Je le secoue. Il cligne des yeux, surpris.

- Les enfants ? Dépêchez-vous !

Nous descendons donc tous déjeuner.

Nos parents sont bûcherons, et disons que pour arrondir les fins de mois, ils font de la contrebande.

Mais on ne va pas s'en plaindre, après tout notre niveau de vie est du coup un peu plus élevé que la moyenne, sans qu'on soit particulièrement aisés.

- Bien dormi ? demande Maman.

- Super, je fais.

Bow s'assoit à côté de moi. On a toujours été proches, bien plus qu'avec les autres de la fratrie.

Flow a 31 papiers, Bow 14 et moi 10. De quoi s'inquiéter. Enfin, je ne préfère pas y penser.

- Alors, soeurette, tu t'es faite belle ? Tu comptes séduire quelqu'un, aujourd'hui ? me taquine Flow pour détendre l'atmosphère. L'hôte peut-être...

- Pfff... je réponds en levant les yeux au ciel.

- Flow, on ne plaisante pas avec ça ! s'exclame la voix scandalisée de ma mère.


Une demi-heure plus tard, toute la famille est en route. Je marche en tête avec Bow. Suivent Theo et Glana qui se donnent la main, et Papa, Maman et Flow.

Nous arrivons sur la Grand-Place. Bow, Flow et moi nous faisons enregistrer. Je serre les petits et mes parents dans mes bras avant de rejoindre les autres filles de 14 ans.

- Bonne chance, je fais à mes frères qui s'éloignent.

- Toi aussi, ils répondent en coeur.

A ce moment, le maire commence son discours. A son côté, l'hôte sourie. Il s'appelle Victor ( attention, à prononcer Uictor ! Pff... ces clowns du Capitole... ). Ses yeux noirs tranchent avec sa peau dorée et ses cheveux blonds ( qui jurent horriblement ). Ses dents sont en or.

- Bien ! s'exclame-t-il une fois le discours achevé. Le tirage des demoiselles en premier, n'est-ce pas ? L'excitation est à son comble ici au district Sept ! poursuit-il à l'attention des téléspectateurs Capitoliens.

Il plonge sa main dans l'urne. Je retiens mon souffle. J'aide souvent mes parents, je sais parfaitement me servir d'une hache. Mais est-ce que je saurai tuer ? Enfin, ça ne sera sans doute pas moi.

- Carlenda Maëls !

Qu... quoi ? C... c'est moi ? Mais c'est impossible !

Non, rien n'est impossible.

J'avance d'un pas, puis d'un autre, mécaniquement. C'est moi. C'est moi. C'est moi. Je retiens vaillemment mes larmes. Je ne veux pas pleurer, pas penser.

Je ne pourrai jamais ôter la vie de quelqu'un !


- Mon bébé ! sanglote Maman en m'enlaçant.

Toute la famille m'embrasse. Glana me demande, entre deux pleurs ( enfin, elle pleure parce que les autres pleurent, et c'est mieux ainsi ):

- Mais où tu vas ?

- A... à la télé, je réponds en essuyant mes larmes.

- Et tu reviens quand ?

- Je ne sais pas encore, poucette.

Bow tente de me sourire.

- T'inquiètes, tu vas gagner.

Je préfère acquieser, même si personne n'a jamais gagné sans tuer.

- Tiens, me dit mon père, voici la gourmette que nous t'avons acheté bébé. Prends là, elle te rappellera la maison...

Je prends la petite plaquette dorée où est gravé mon prénom, attaché avec des liens bleus.

- Merci. Je vous aime.


Woody Ferrer, 16 ans

La lumière qui filtre dans ma chambre malgré les rideaux fermés me réveille. Je m'assois sur mon lit. Enfin, mon jour préféré. Le début des Jeux. Chaque année, je nourris le secret espoir d'être tiré, même si je n'ose pas me porter volontaire, pas encore. J'aime la mort, j'aime le sang. Je pourrai la donner en toute impunité, si j'étais choisi. Et, au moins, tous les ans, je peux regarder des adolescents en massacrer d'autres, même si je dois dissimuler le plaisir que je prends à ce spectacle.

Mon père m'a appris à manier la hache, à ma demande. Il croit sincèrement que je veux devenir bûcheron comme lui. Pauvre idiot. Je serai un vainqueur. Chaque coup que je porte à un arbre, je m'imagine le faire pour un être humain. Que c'est bon... Imaginer ma gloire. Je me porterai volontaire à 18 ans. Je serai adulé, célèbre. Si seulement j'étais né au Un, au Deux ou au Quatre ( avec une petite préférence pour le Deux ). Là-bas, je n'aurai pas eu à me dissimuler. A me cacher. Je hais ce district maudit.

J'enfile ma tenue: un élégant ensemble vert sapin qui a appartenu à mon grand-père, puis à mon père. Il est un peu défraîchi, et ne m'inspire que du dégoût. Tant de temps que je joue la comédie du fils aimant !

Je suis l'archétype du garçon de 16 ans du district Sept. De taille moyenne, trapu, large d'épaules, musclé; la peau tannée par le soleil, les cheveux châtain assez longs, juste au-dessus de l'oreille, les yeux gris-vert. Le portrait craché de mon père. Je déteste mon apparence, mis à part la musculature.

Je quitte ma chambre, n'y tenant plus. Dans le couloir, je m'arrête pour flanquer un coup de pied ( pas très fort, quand même, après tout je dois rester le fils normal dans cette maison ). Lui, quand il décapite une souris, on le félicite. Ce n'est pas vraiment comparable au besoin de sang qui m'opresse, mais je l'envie tout de même.

J'arrive à la cuisine, une pièce de taille assez modeste. Les murs sont en chaume et on voit les poutres de bois qui soutiennent la maison. Si je craquais une allumette, tout prendrai feu. La bonne odeur de chair carbonisée...

Dans un coin se trouve un évier décrépi au robinet rouillé. Un four utilise tout un pan de mur, et le reste est occupé par des téagères de bois. Une petite table est installée au centre. Mes parents y sont assis, l'un en face de l'autre.

Je grommelle un vague " bonjour " en m'asseyant. Puis je me sers un peu de bouille de lait, de blé et de sucre. Pas de splus délicieux, mais c'est la même chose tous les jours au petit-déjeuner, et on finit par s'habituer.

Je repense à ma victime d'avant-hier. Je me suis inventé une vie sociale sidérante auprès de mes parents; du coup, lorsqu'ils croient que je suis dans la forêt pour me balader avec eux, j'ai le champ libre. Avant-hier, donc, j'avais attiré dans mes filets, juste après l'école, un petit garçon de 7 ans. Je m'étais bien amusé. Quand je repense à ma première victime ! Que j'étais maladroit et mal assuré !

- J'y vais, Papa, Maman, je fais enfin. Leah m'attend.

Leah est ma petite amie imaginaire. Papa et Maman, heureusement, ne demandent jamais à rencontrer mes prétendus amis. Comme je leur sers des détails croustillants sur eux, ils croient tous savoir et me laisse tranquille.

- Tu reviens directement après ? Ou tu vas faire le fou dans la forêt avec ta bande ? demande ma mère.

Ah, il ne vienne jamais à la Moisson. Trop de pression, je pense.

Je sourie en pensant à l'après-midi libre qui m'attend, sous prétexte de fêter de ne pas avoir été choisi. Une autre raison pour laquelle j'apprécie la Moisson.

- Comme l'année dernière, Maman.

- Ne rentre pas trop tard, recommande mon père. Tu as école demain.

Je hoche la tête, et les salue avant de sortir. Quels beaux idiots ils font. Pathétique. La façon dont je les berne !

Je marche suel. Devant moi, les voisins, les Maëls, sont en route avec tous leurs gamins. Je prendrai bien la petite dernière, qui doit avoir 5 ou 6 ans, mais il y a toujours un aîné, à savoir un des trois premiers de 17, 15 et 14 ans, autour d'elle. Et l'autre gamin de 10 ans est trop grand, plus assez crédule et assez naïf. Dommage. Enfin, ce n'est pas très grave.

J'arrive à la Grand-Place. Un Pacificateur à l'air revêche me prend le doigt et prélève un peu de mon sang. Douce piqure que celle-ci ! Je sourie.

Une fois passé de l'autre côté, je me dirige vers ma section, les mains dans les poches, sifflotant un air de mon invention.

Le maire et l'hôte arrivent. Le maire fait son discours, mais je ne l'écoute pas, occupé à parier sur l'âge de la fille qui va être choisie. Je dirai 17 ans.

Je me suis trompé. Elle a 14 ans. Tiens, mais c'est la fille des voisins ! Hilarant. Je voie bien la tête de ses parents, ces crétins amoureux de leurs débiles de gamins.

C'est maintenant au tour des garçons. Je voie l'hôte plonger sa main dans la boule de verre, je le voie distinctement fourager dedans, puis saisir un papier. Mon excitation est à son point culminant. Le sang bat à mes tempes.

Que ce soit moi...

- Woody Ferrer !

Un instant, je n'y crois pas. C'est moi ? Mais quelle chance inouïe ! Je me sens flotter sur un petit nuage. Terminés, les gamins trop facilement tuer, avec qui on ne peut pas faire trop longtemps joujou. Là, c'est la cour des grands. J'affiche un sourire conquérant et me dirige vers l'estrade.

Je vais gagner ces Jeux, et je vais pouvoir tuer et torturer, et tout le monde trouvera ça normal !

Mon bonheur est complet.