ATTENTION CHAPITRE SPECIAL _ ATTENTION CHAPITRE SPECIAL
INTERLUDE AGRUME
NA : Loli s'emmerdait tellement à l'hôpital qu'elle a imaginé tous les citrons (verts et jaunes) qu'on évoque dans cette fic sans jamais les voir. Puisque le mal était fait, autant les publier même dans le désordre... vous ne trouvez pas ? Nous si. En tout cas, ça vous fera patienter le temps qu'arrive la troisième partie de la fic sobrement intitulée Le Refus.
Le deuxième se situe juste avant le déni V, et il explique pourquoi Agido est dans la chambre de Renji. (faut vous faire un dessin ?)
Régalez-vous !
A la fin du déni IV...
Un agrume jaune qui pique, un traitement pour adultes !
« Vice-capitaine Abarai.
- Encore des pansements ?
- Oui, confirma le jeune officier avec un sourire de sympathie. C'est un strap spécialement conçu pour soigner les combattants sur le champ de bataille.
- Ah oui ?
- Oui, il est assez dur à faire et coûte très cher mais c'est très efficace. Il est assez solide pour pouvoir fournir un effort physique sans faire sauter une douzaine de points de suture, même si la blessure est profonde.
- C'est génial comme invention !
- Certes.
En théorie, le truc devait servir à renvoyer immédiatement au combat des gars qui venaient de se faire découper en rondelles. En pratique, ce pansement miracle aurait bien pu lui permettre de baiser toute la nuit sans perdre un demi litre de sang. Donc, c'était littéralement une invention....
- ... Géniale.
- En y réfléchissant bien tout à l'heure, j'ai trouvé une application tout aussi médicale et bien plus directe de ce produit ? Savez-vous que les convalescents ayant une activité physique régulière guérissent plus vite que les autres ?
Renji ouvrit tout grand la bouche. Dans cette division de cinglés, on ne reculait donc devant rien pour torturer les patients ?
- Tu vas me faire faire du jogging ?
- Non, vous n'avez pas le droit de sortir de cette chambre.
Renji en resta sans voix. Même dans son état de stupidité avancée, il savait bien qu'on ne peut pratiquer qu'un nombre restreint de sports dans l'espace d'une chambre : partie de cartes, ménage de printemps, mikado, partie de domino ou partie de jambes en l'air. Suivant le cours de ses pensées, Agido eut un grand sourire transpirant la perversité.
- Le sport en chambre, dites-vous que ça fait partie de votre traitement médical, si vous avez des remords.
Renji hésita une demie seconde. Et il secoua la tête, l'air faussement sérieux.
- Dans ce cas, la santé d'abord.
- Je savais que je vous convaincrai, vice-capitaine, susurra Agido avec une pointe de triomphe dans la voix qui n'aurait pas trompée un sourd.
En moins de temps qu'il ne faut à Aizen pour dominer le monde, Agido s'était débarrassé de deux ou trois choses encombrantes : sa pudeur, ses vêtements et ceux de Renji.
Envoyant valser le yukata du blessé, il entreprit de défaire les bandages avec douceur, ce qui arracha tout de même quelques petits couinements de la part de son patient. Certes, ces couinements étaient plus dus à une certaine excitation causé par un genoux baladeur en vadrouille entre une paire de jambes qu'à la douleur, mais tout de même, Agido décida qu'il fallait réconforter un patient qui souffre. D'une langue taquine et perverse, il fit cesser les gémissements. Ça, quand c'est bouché, y'a plus un son qui peut en sortir.
Réduit au silence, le pauvre Renji fut bien obligé de trouver un autre moyen d'exprimer sa douleur ; c'est vrai quoi, après tout, ce cinglé lui arrachait les bandes de gaze les unes après les autres ! Il gigota un peu avant de réussir à passer un bras entre leur deux corps. Il parvint sans la moindre difficulté au but espéré, faut dire qu'il n'y avait (comme par miracle) plus ni vêtement, ni drap dans le périmètre. Ce que la vie est bien faite tout de même. Comme s'il avait suivi le cours hautement moral de ces pensées, Agido lâcha la bouche du blessé quelques secondes pour se vanter.
- Osez dire après que je néglige mes patients.
De plus en plus impatient, Renji entreprit de se caresser énergiquement, et comme il est vachement généreux et qu'il aime donner beaucoup de plaisir (et aussi parce qu'il a une réputation à tenir), il associa son infirmier particulier à son activité manuelle préférée. Il protesta juste ce qu'il faut avant de venir chercher le meilleur des anti douleurs sur les lèvres d'Agido.
- J'ai jamais dit que je me sentais négligé ici.
- Tant mieux.
Le plus jeune des deux (ce qui ne veut pas dire grand chose, quand on parle de shinigamis) s'arracha à la ventouse... pardon, la bouche de son partenaire et rendit la pareille en s'accrochant à son tour à la gorge de Renji. Mordillant avec envie, il ne reprit son souffle qu'une fois, pour produire une excuse... bien pourrie.
- Je prends ton poul.
Renji grinça des dents en esquissant un sourire narquois.
- Fais donc... mais je ne veux pas savoir où tu appris à soigner les gens.
Quand il eut considéré que Renji était bien assez couvert de suçons comme ça, Agido descendit direct au bas ventre en loupant toute les étapes intermédiaires. Ceci dit, ce n'était pas entièrement de sa faute : Renji lui poussait la tête vers le Sud (là où il fait plus chaud qu'au Nord, forcément) depuis trois ou quatre bonnes minutes au moins.
Alors qu'il allait s'attaquer au sexe durcit de son amant, Agido se souvint du but premier de sa visite et releva la tête.
- Attends un peu... ça sert à rien de faire péter tous tes points de suture.
- Hein ? Quoi ? Heuu... ah ouais... les points.. grouille.
- Je sais, moi aussi je suis pressé, ironisa Agido en soufflant avec cruauté sur le gland rougis de Renji, lui arrachant un grognement menaçant traduisible, en substance par « recommence jamais ça ».
Agido ignora superbement la menace et se pencha sur le ventre luisant de sueur du vice-capitaine, le caressa du dos de la main, le couvrit de petits baisers tendrement sadiques et puis, d'un coup de langue, prévint qu'il allait procéder au pansement.
Il lécha avec application la longue cicatrice boursouflée qui barrait le ventre de Renji, prenant soin de ne pas bouffer les fils qui dépassaient.
- La surface doit être humidifiée avant d'appliquer le pansement.
- Si c'est le traitement...
Agido passa et repassa sa langue sur la peau flétrie, avant d'être sûr que cela avait bien fait gémir Renji, et puis il posa les carrés de tissus spécial, les fixant avec du sparadrap.
- Et voilàààà...
À peine eût-il colmaté la plaie cicatrisante que Renji se redressa et le souleva pour l'assoir sur ses cuisses croisées.
On va pouvoir s'y mettre alors !
Vice-capitaine...
Surtout toi en fait, t'avais tellement bien commencé.
Et avant qu'il ait eu le temps de protester (mais de toute façon, il n'avait aucune envie de protester là, il se tapait Mister Baise du Seireitei, non, il n'allait pas protester), Agido se retrouva à genoux, la tête baissée et.. oui, vous imaginez bien que ce n'est pas pour admirer le matelas de plus près.
Il glissa sensuellement sa langue le long du sexe tendu, l'englouti entièrement dans sa bouche, le pressa, le suça avec entrain, le caressa, le taquina, et toutes ces choses encore qu'on peut faire avec un tel jouet sous la main... sous la bouche plutôt.
Agréablement surpris de tant de sollicitude (faut dire aussi que ça faisait une paye que personne ne lui avait allumé la chandelle à la bouche), Renji massa délicatement les épaules nues, blanches, sensuelles et terriblement tentantes de son amant.
- Là aussi, faut que ce soit humidifié pour le traitement ?
- Lubrifié, je dirais. En fait, ce n'est plus du tout médical, mais on s'en fout, non ?
- Sûr. Continue, je sens que je commence à guérir.
- Je vois ça. La forme revient.
Et oui, la forme revenait, la forme avec un grand F, tendue vers le plafond, luisante de tant d'attentions, collante d'avoir été tant stimulée. Affamée après une telle mise en bouche.
Agido s'installa confortablement à genoux face à Renji et l'enlaça sans hésitation.
- À toi de me montrer ton remède miracle. Il paraît que ça soigne la migraine.
Rougissant un tout petit peu (mais à cause de la chaleur), Renji attrapa le bel infirmer par la taille, le souleva et se fraya un passage d'un doigt entre ses fesses fermes et musclées.
- On se tutoie maintenant ?
Gémissant de douleur, Agido secoua la tête, et tout le reste du corps avec.
- Au point où on en est, oui.
Renji lui mordilla la gorge avec voracité.
Forcément, un doigt dans le cul et on peut facilement oublier le protocole hiérarchique.
- Détends-toi, tu le voulais ce traitement de la mort, non ?
Agido creusa un peu plus encore les reins et enserra le cou de Renji de ses bras crispés.
- T'inquiète, c'est presque comme un suppo.
Choqué, le jeune infirmier éclata de rire, relâchant nettement la pression. Un sourire victorieux vint orner le visage de l'officier.
- Tiens, tu vois, maintenant, y'en a deux qui rentrent.
Reprenant son souffle avec difficulté, Agido redressa la tête (et autre chose aussi on peut pas vous faire un dessin pour tout) et, partagé entre l'hilarité, un fond de conscience professionnelle, la douleur lancinante au fond de son corps et le plaisir indéniable qu'il prenait à se faire culbuter par ce beau gars brutasse, il se remit à rire. Profitant de l'occasion, Renji mit un troisième doigt et de son autre main, reprit son activité initiale de générosité... masturbation, quoi.
- T'es insatiable, toi, haleta Agido.
Renji saisit brusquement Agido par le cou et lui dévora la bouche
- Je suis insatiable...
Un sourire vicieux se dessina sur le visage fin d'Agido.
- Ça tombe bien, moi aussi.
Il poussa l'officier sur le dos, passa sur lui, à cheval sur son bas-ventre, et le sourire fut rapidement accompagné par un rire tout aussi vicieux.
- Tu ne vas pas te réveiller demain !
- J'm'en fous, j'travaille pas.
- Fainéant.
- Moi, tu vas voir si je suis pas travailleur !
L'infirmier introduit lui-même le phallus dressé de son amant en lui, gémissant de douleur et de plaisir mêlé, levant un visage écarlate et en sueur vers le plafond. Les muscles crispés, tout son corps tendu, concentré sur les muscles palpitants autour de son « visiteur ».
Ledit visiteur restant d'abord totalement immobile, bougeant lentement ensuite, en de brefs déhanchés, attentif au moindre des tressautements de son partenaire. Au premier râle de pur plaisir d'Agido, il accéléra, enchaînant de longs mouvements aussi fougueux qu'il le pouvait.
Les mains d'Agido vinrent rejoindre celles de Renji sur ses propres hanches.
- Vas-y... encore.
- C'est bon ?
L'infirmier sourit de toutes ses dents et secoua la tête d'un geste provocateur.
- Je te présente mes plus plates excuses, ta réputation de tire au flanc est complètement usurpée !
- N'est ce pas
Et ils reprirent de plus belle, bataillant ensemble en de longs déhanchés sensuels jusqu'à l'orgasme, remplissant l'air de leurs souffles chauds et haletants, brûlant leur peau à trop s'embrasser.
Ils s'écroulèrent dans un même soupir rauque et bruyant, pas complètement synchrones (faut pas déconner non plus !) mais presque, le corps épuisé, le cœur battant.
Agido, plus essoufflé que jamais, s'effondra sur le torse de son amant, cherchant un point de repère au milieu de ce maelström de sensations intenses, le sang cognant à ses temps et les mains tremblantes.
Dans une attitude quasiment paternelle, Renji le repoussa sur le côté et remonta le drap sur eux. Dans un dernier baiser sur la joue, il s'allongea à son tour en pestant sur ces jeunes qui n'ont aucune endurance.
Enfin, des soins comme ça, il voulait bien en subir tous les jours, sans problème. Ce garçon qui dormait plutôt paisiblement à ses côtés avait révolutionné la vision qu'il avait de la quatrième division.
D'ailleurs. Il souleva le drap et examina son ventre avec attention. Un grand sourire barra son visage.
Y'a pas à dire, la méthode Agido ça vaut bien la méthode Unohana.
- Ils ont tenu ces cons de points de suture ! »
Et voilà le travail !
Maintenant, retour à l'histoire normale.
Prochain chapitre dans deux semaines.
