Dernier chapitre des Parades ! Ensuite on passe aux entraînements ( le moment que j'attends le plus avec le début des Jeux xD ).

Ah, oui: il y a une review ! Comme c'est une Guest, je réponds ici ;)

Just a Girl : Première chose: merci pour ta review ! Ca fait très plaisir :)

C'est pas grave si tu écris de ton portable xD Moi aussi j'écris de mon portable quand je fais des reviews ou des PM ( ce qui explique les accents et les apostrophes inexistants xD )

Merci ! J'ai essayé de les faire les plus variés possibles, les plus humains... j'espère que ma fic te donnera plus envie de lire d'autres 24 POV.

Oui ! Surtout que j'ai déjà mes victimes du Bain de Sang de prévu... Mais, comme je suis méchante, je ne dirai rien !

Enfin, là c'est le dernier chapitre des Parades... Après il y a les entraînements, les interviews ( que je ferai en un chapitre ) et les Jeux, donc plus trop de répétition.

Dis-moi lesquels tu préfères à part Hamish dès que tu le sais toi-même :)

Oh, tu t'appelles Elina ! Sérieusement, j'avais pris un prénom au hasard... Dommage en effet que ton homonyme soit la peste des Jeux ;)

PS: Crée un compte, c'est plus pratique ! ;)


Chapitre 20

The Opening Ceremonies... #4


District 10

Conor Fiden, 18 ans

Even est très très angoissée. Je ne veux pas la laisser. Je sens que la journée va être une torture, pour elle. Des inconnus, qui vont la toucher... Mais je n'ai aucun moyen de la protéger, pas plus que j'en aurais ce soir, pour la protéger du bruit et de la foule.

J'avoue, ça me stresse. Beaucoup. Je me demande comment elle va réagir. J'espère que je pourrai la contenir, la calmer...

J'ai le coeur déchiré à la laisser avec ces trois préparateurs. Je l'ai préparée du mieux que je pouvais, mais...

Mes trois préparateurs me sourient. Je préfère les prévenir:

- Euh... vos collègues, qui s'occupent de ma cousine... ils sont où ? parce qu'elle ne supporte pas qu'on la touche donc ça m'inquiète !

Ils semblent surpris par cette entrée en matière, ais ils vont finalement les prévenir et je peux enfin me détendre.

Enfin, rien qu'un peu.

Pendant qu'ils me préparent, j'observe les trois Capitoliens : une femme et deux hommes, aux vêtements étranges, exotiques. La fille, Polynia, par exemple, a des cheveux rouges noués en chignon sur lequel repose une coupe de fruits exotiques. Etrange.

C'est sûr, dans l'arène je vais rester avec Even. Pour la protéger le plus longtemps possible. Mais si je veux sortir, il faudra bien qu'elle meure. A cette pensée, mon ventre se noue... j'aime beaucoup ma cousine, et je ne veux pas qu'elle meure. Mais je ne veux pas mourir non plus. A quelle vie accorde-je la plus grande importance ? La sienne, ou la mienne ?

Tout ça me donne mal à la tête. Si seulement je n'avais pas été choisi, ou si Even n'avait pas était choisie... tout aurait été beaucoup plus simple. Tellement plus simple.


J'attends ma styliste, nu, dans un petit salon immaculé avec une vue imprenable sur le Capitole. Dans un coin de la pièce a été dressé un buffet, avec toutes sortes de nourriture exotiques et raffinées, épicées avec des arômes que je ne connais pas. Je me régale.

- Tu es Conor ?

Je me retourne. Une femme vient d'entrer. Ses longs cheveux noirs tombent en boucles savamment réalisées. Sa peau est d'un violet sombre et est incrustée de petites améthystes scintillantes. Ses yeux sont mauves, ses lèvres lavande.

- Je m'appelle Ivy, et je suis ta styliste. Enchantée.

- Enchanté, je réponds simplement.

- Nous allons procéder à ton habillement. Ne regarde pas, c'est une surpirse. Polynia, Tersus, Mark, venez !

Mes trois préparateurs reviennent pour l'aider. Et, finalement, me voilà prêt.

Habillé en cow-boy. Bon, ce n'est pas un costume de vache, mais ça reste assez ridicule, avec le pantalon à franges, la veste en cuir sans manches, le chapeau... Je remercie Ivy qui me sourit chaleureusement. Elle est assez sympathique, je dois dire.

Pour une Capitolienne.


Even est habillée, mais pas du tout maquillée, et encore... elle n'est pas très bien coiffée, par exemple. Mais bon. Je pense que nous avons évité le pire. Et puis, elle s'habituera.

- Dans quelques minutes, il va y avoir plein de gens, je lui explique. Ils vont faire beaucoup de bruit.

Elle hoche la tête, ses yeux pleins d'angoisse. Ca me fait de la peine, de la voir comme ça...

- Tu compteras jusqu'à mille en fermant les yeux. Ca ira mieux, d'accord ? Je te dirai quand commencer.

- D'accord, elle dit.

Et elle ferme déjà les yeux, plissant très fort les paupières.

Les portes s'ouvrent, et une clameur nous parvient. Je prends la main de ma cousine. Elle tremble.

Les premiers chars sortent, les uns après les autres. Devant nous, la fille du Neuf est nue, couverte d'épis de blé. La pauvre.

Nous nous élançons. La foule scande nos noms, l'atmosphère est frénétique. On se moque aussi de la tribut du Neuf. Je ressent de la pitié pour elle. A un moment, elle s'énerve, saisit une faux posée en décoration et tente de frapper son partenaire avec. Avec une rapidité étonnante, que tout le monde ne manque pas de noter, il l'intercepte et la fait tomber du char. Elle pousse un cri. Lorsque nous passons à sa hauteur, je lui tends une main secourable, sans lâcher celle d'Even qui en est à 460. Elle hésite puis l'attrape. Je la fais monter sur notre char. Lorsqu'elle voit Evn, elle marmonne quelque chose qui ressemble désagréablement à " malade mentale ". Je m'apprête à lui faire remarquer que c'est elle qui vient de tomber de son char, mais je me ravise.


Pendant ce temps, au district Dix...

Il y a dans le salon la mère de Conor, les parents et le frère d'Even. Tous regardent l'écran sans mot dire. La mère de Conor sanglote sans bruit, surtout lorsqu'elle voit la bonté de son fils. Elle sait qu'il est bon, généreux et loyal. Elle sait qu'il protégera Even. Ce qui lui fait mal, c'est qu'elle ne peut s'empêcher de souhaiter la mort d'Even, pour que son fils lui revienne. Et puis, elle sait que sa soeur pense la même chose à l'égard de son garçon. Mais ça, aucune ne l'avouera.

Leur situation est quelque chose d'inavouable.


District Onze

Pedro Mossa, 15 ans

Je suis au Capitole ! Là où il y a les meilleurs médecins. Si j'étais tombé malade ici, dans la capitale de Panem, ma maladie aurait à peine duré deux semaines, à mon avis. Ironie du sort, je suis là pour mourir.

Seeder est une mentor très gentille. Elle ne m'a pas dit en face que j'allais mourir.

Je n'ai plus d'espoir. Depuis que j'ai entendu mon nom lu par notre hôte, Marcellus, ce panneau de propagande ambulant, je n'ai plus d'espoir. Sérieusement, quelles sont mes chances de m'en sortir ? Je suis faible. Bien sûr, je pourrais peut-être survivre au Bain de Sang. Mais dans la nature, seul, à dormir dehors, à peu manger... En plus, je ne sais même pas si les Juges vont autoriser mon objet personnel, mon sachet de tisane. Sans lui, mes forces déclineront.

Non. Tous ceux qui croient que je peux m'en sortir ( c'est-à-dire Papa et Maman ) se leurrent. Ca me fait mal, mais je me suis résigné. Après tout, au cours de ces derniers mois, j'ai cru cent fois trépasser, j'ai eu le temps de m'habituer à l'idée de la mort.

Mes préparateurs émettent des sons affligés en voyant ma maigreur. Je comprends leur détresse. Je fais peine à voir, et je le sais.

Comme je ne gagnerai pas, je songe pendant qu'ils s'occupent de moi, j'aimerais que ça soit Tessy qui gagne. Quelqu'un du District. Comme ça, tous les pauvres auront un peu à manger, ce qui n'est pas mal. Et puis, ma partenaire de district est vraiment sympathique. Je le souhaite sincèrement de gagner, de survivre.


Je mange tout ce que je peux. Autant profiter de mon séjour ici pour prendre du poids. J'essaie néanmoins de ne pas me faire vomir, ça serait bête. Très bête.

Je croque dans un cookie au chocolat et aux éclats de noisette, d'une taille immense, quand ma styliste entre. Elle a des cheveux blonds platine, des yeux roses, des oreilles de chat roses qui sortent de sa chevelure, des ongles roses, la taille fine et de longues jambes. Sa voix est douce, sucrée, pelucheuse. Je ne l'aime pas dès que je l'entends.

- Alors mon petit, elle fait d'une voix délibéremment lente, comme si elle s'adressait à un demeuré, je suis ta styliste. Je vais t'habiller.

Génial... C'est bien ma veine, ça !

Je suis vêtu de fruits et de légumes, accrochés à mon corps par des ficelles pour donner une espèce de combinaison. J'ai aussi une espèce de chapeau de paille chargés de fruits. Un tel gâchis de nourriture me sidère...


Nous y voilà. La Parade. Tessy est vêtue comme moi, sauf que sa tenue ressemble plus à une robe. Elle me sourie. Elle est ravissante, je trouve.

Les premiers chars s'avancent. Devant nous, il y a les deux du Dix, un garçon de 18 ans et une fille de 14 ans. La fille a l'air bizarre, je ne sais pas pourquoi. Enfin, je verrai ça demain, à l'entraînement. C'est le moment où on va tous apprendre à se connaître...

Et nous voilà sortis. La foule nous acclame. Enfin, acclame surtout Tessy, mais ça ne me dérange pas. Je sais que je vais mourir, et aucun sponsor ne pourra m'aider.

Devant nous, je crois que la fille du Neuf tombe de son char, je ne sais pas comment. Le garçon du Dix la fait monter sur le leur.

Quelle Parade...


Pendant ce temps, au district Onze...

Leur fils. Si beau, et pourtant si frêle, si maigre. Difficile d'ignorer les ravages causés par la maladie. Son costume n'est plutôt pas mal, mais ça ne suffira pas à lui attirer des sponsors. Peut-être à l'interview séduira-t-il les foules du Capitole... Ses parents veulent y croire. Désespérement.

Il doit revenir.

- Il... il va gagner, hein ? demande d'une voix hésitante la mère, pour se rassurer.

- Bien sûr, se hasarde son mari.

Mais il n'y a pas de conviction dans sa voix. Il veut y croire, mais dans son coeur il sait qu'il a déjà perdu son fils.

Quelle douleur ! Pendant ces longs mois, redouter sa mort, pour enfin apprendre qu'il était sauvé, reprendre goût au bonheur, pour finalement le voir tiré pour les Hunger Games...

Quel malheur...


District Douze

Canila Hobser, 17 ans

Qui aurait cru que moi, la fille des épiciers du district Douze, le district le plus pauvre de Panem, viendrait un jour ici, au Capitole, à cause d'un papier lu lors de son avant-dernière Moisson... Qui aurait cru ?

Nous arrivons au Centre de Préparation, où nous sommes confiés à nos préparateurs et à nos stylistes pour toute la journée, afin de nous préparer pour la Parade. Je redoute le costume que nous allons devoir porter. Chaque année, les déguisements du district Douze sont des déguisements de mineurs, tous plus horribles les uns que les autres.

Mes préparateurs sont trois, comme il est de coutume: deux femmes et un homme. Aphroditè, Vilnia, et Talinn. Ils sont extravagants, encore plus Glizy qui ressemble à une grosse meringue, en général.

Ils parlent vite, avec un accent prononcé. Je ne comprends rien à leur discussion, et leur babillement incessant tandis qu'ils s'affairent autour de moi me donne mal à la tête. J'en ai assez, je crois que je vais craquer.

Je pense à notre mentor, plus fou qu'il en a l'air. Pas étonnant qu'aucun tribut du Douze soit revenu, avec ses conseils sans queue ni tête. Bon, j'ai retenu une chose: me tenir éloignée des Carrières. Pour les alliés, j'ai moins compris.

Puis je pense à Jehan, l'année dernière. Lui aussi, il s'est fait préparé pour la Parade. Et puis... il a défilé en mineur, beau, fort, musclé, une pioche négligemment posé sur l'épaule. Il était... impressionnant, et quelques sponsors avaient tourné leur attention vers lui, mais son origine peu flatteuse. Parce que, à Panem, vivre dans le district Douze n'est pas flatteur du tout. Le district du charbon, le plus pauvre et le plus petit de Panem... pas très reluisant. Enfin, je ne m'en plains pas. Pas encore. La vie a toujours été tranquille pour moi. Mais pourquoi a-t-il fallu que je suis moissonnée ? Surtout un an seulement après Jehan... Mes parents vont se retrouver seuls, ils n'auront pas d'héritiers pour reprendre le négoce familial ( enfin si il y a mon cousin de 4 ans, nous le gardons souvent car ma tante est devenue alcoolique depuis que son mari est mort d'une maladie assez grave ). Comment vont-ils faire ? J'ai peur pour eux, j'ai peur qu'ils souffrent de la solitude. Ils sont l'une des familles du Douze a avoir perdu un enfant aux Hunger Games, néanmoins peu peuvent dire qu'ils ont perdu leurs 2 enfants dans ces Jeux...


Je suis amenée dans un petit salon attenant, où est servi un buffet. Mon ventre gargouille, je me sers. La nourriture est délicieuse, ici : je me sers du couscous, juste divin, et je songe à l'épicerie de mes parents. La semoule, la seule qu'ils reçoivent est grumeleuse et a tendance à tirer sur le grisâtre. Elle vient des usines de conditionement du Neuf. Et pas celles pour le Capitole. Puis il y a tous les petits légumes, que nous avons en conserve et qui ici sont frais. Et la viande, elle s'achète chez le boucher, et là ça s'équivaut à peu près, car notre boucher a toujours les meilleures pièces de viande, sans qu'on sache comment.

- Canila Hobser.

Un petit homme, avec un bouc noir, des yeux noirs, un peau grise et un air d'oiseau de proie me jauge. Je rougis. Je déteste être nue.

- Je suis votre styliste, il continue en se frottant le bouc, et j'ai une idée ré-vo-lu-tio-nnaire pour votre costume. Talinn, venez ici !

Mon préparateur entre, avec un petit sac. Aphroditè le suit. Elle m'enduit d'une espèce de pâte collante, puis Talinn me lance... du charbon !

- Nue et couverte de poussière de charbon ! N'est-ce pas une idée révolutionnaire ?

Oh mon Dieu. Oh mon Dieu. C'est... c'est une blague ? Une blague affreuse. Je ne peux pas défiler comme ça lors de la Parade ! Je serai filmée et vue dans tout Panem !

Pourtant, mon styliste ne plaisante pas. J'aurais tout donné, à cet instant, pour être habillée en mineur. Tout sauf ça ! Pitié...


Jarek, mon partenaire de district, regarde droit devant lui, les joues en feu. Et j'avoue que je suis impressionnée par son maintien. Tous les tributs se moquent de nous, notamment la Carrière, là, la fille du Quatre. Et puis le garçon du Sept, aussi, mais bon... il l'a fait très discrètement.

Au secours ! La Parade vient de commencer. Je croise les bras sur ma poitrine, pour tenter de la cacher. Pas très efficace, mais tout ce que j'ai pour éviter d'être la risée de Panem.

Les gens se moquent de nous, mais ensuite ils se concentrent sur la fille du Neuf qui est elle aussi nue ( je ressens une élan de sympathie pour elle ) et qui est tombée de son char.

J'avoue que ça me soulage, de ne pas être le centre de l'attention générale, même aux dépens de cette pauvre fille...

- Elle est bonne la fille du Douze ! crie un spectateur visiblement ( déjà ) éméché. Je ne peux pas me retenir: je lui fais un doigt. Je veux bien tout ce qu'on veut, mais je ne supporte pas les commentaires salaces ou autres de ce type. C'est comme ça. Le type hurle de rire. Tant pis. Je ne peux rien faire d'autre.

Et je déteste ça.


Pendant ce temps, au district Douze...

Les deux épiciers du district contemplent l'écran. Le père serre les poings, outré que des Capitoliens osent tourner sa fille chérie en ridicule, en plus de l'envoyer à sa mort. La mère pleure doucement. Tous deux savent, au fond d'eux, qu'elle ne reviendra pas. Il n'y a aucune chance, ou presque aucune. Même Jehan n'en avait presque pas. Alors leur petite fille chérie, si délicate, si fragile...

- Si seulement je pouvais mettre fin à ces Jeux ! s'exclame le père.

- Baisse le ton, on pourrait... t'entendre...

- Ma chérie. Je crois qu'il est temps de cesser d'avoir peur et de lutter.

- Lu... lutter ?

- Contre le Capitole et les Hunger Games.


Hey ! Voilà les Parades finies ! Enfin xD J'en profite pour faire une petite annonce:

Atlante005 ( une auteure juste géniale, n'hésitez pas à aller faire un tour sur ses fics, elles sont purement fantastiques ! ) et moi nous allons écrire, pendant l'été, une fic en collaboration. Elle sera publiée sur mon compte et s'intitulera " Des deux côtés de l'écran ". Au programme: de l'amitié, du stress, des Hunger Games... Tout ça gratuitement ! ( ah ah ah ). Alors, qu'est-ce que vous attendez ( ok, elle n'est pas encore postée, mais ça va venir ).