Base : Bleach
Genre : romance, angst
Statut : sans vouloir être décevant, il n'y aura pas quarante chapitres
Rating : pas pour les enfants (y'a des gros mots) walller... on va dire M.
Pairing : Byakuya/Renji (et l'inverse)
Disclaimer : naaaooonnn ! ils sont pas (pleure) mais alors pas du tout (snirfle) pas du tout à nous (ooouuuiiinnn) mais à Tite Kubo et lui seul (va mettre fin à ses jours).
Nous sommes de retour... (toute référence à une certaine team de notre enfance est purement fortuite) en pleine forme (ou pas) mais au moins nous sommes là, avec plein de bonnes résolutions dont celle de persévérer et de réduire nos délais de publication (oui, c'est un défi mais faut bien commencer l'année)
QUARANTE JOURS ET UNE RECHUTE !
Le doute IV
« Debout ! Pousse un cri dans la nuit ... répands ton cœur comme de l'eau »
Lm. II, 19
Quand il est minuit passé, quand vous êtes crevé par une demi nuit d'amour et par un légitime excès de lassitude, quand les quelques personnes présentes autour de vous vous dévisagent avec la dernière des compassions (ce qui est très chiant, précisons tout de même), quand tout ça d'un coup, quand en plus vous réalisez qu'un salaud ''banquisesque'' va vous manquer, alors c'est qu'il est plus que temps d'aller se coucher sans demander son reste.
Comme un peu de sagesse avait tout de même réussi à forer son crâne de tête de piaf, Renji se dit sagement « il est temps d'aller me coucher sans demander mon reste ». C'était sans compter l'insupportable compassion du malade le plus sexy du Seireitei.
« Renji ?
- Oui gnabidaine ?
Mais qu'est-ce que j'ai encore fait ?
- Ça va ?
C'est quoi cette question ?
Même muet, l'interrogation du lieutenant se lisait dans son expression stupide.
- Il paraît que tu as eu des... ennuis de santé ?
- Aaah cha ! Y'ai engore un beu de bal à barler bais cha wa.
- On raconte que Byakuya serait à l'origine de ce... problème.
Ukitake accompagna soigneusement sa question d'un petit sourire complice. Quand on veut tirer les vers du nez à un gars qui n'a aucune raison de vous dire la vérité, il faut amadouer.
Et encore, ça marche pas à tous les coups.
- Guoi ? Bais bas du dout ! Achident bête abec Ijigo.
Le capitaine leva un sourcil dubitatif. Remarque, ça aussi c'était plausible. La blessure datait des jours où Kurosaki était encore au Seireitei et nul n'ignore les mœurs bourrines de ces deux garçons. Faudra que je demande à Retsu, se promit-il.
- Dides gabidaine...
- Oui ?
- ... gu'est-ce gu'il vont faire là bas ?
- C'est une mission secrète, seuls ceux qui y prennent part en connaissent la teneur.
- Vous y groyez alors à ces choses gu'on bu l'audre fois ?
Le capitaine retint sa réponse toute faite. À quoi bon cacher de telles choses à Renji ? C'était lui qui avait vu ces créatures pour la première fois, c'était lui qui s'était pris la première raclée, et c'était grâce à cet incident qu'ils avaient pu détecter ce qui semblait être une nouvelle menace pour le Seireitei.
- D'autres rapports corroborent ton histoire.
- Ah.
Renji hocha la tête tout en se demandant ce que pouvait bien signifier le mot « corroborent ». Et puis il se passa nerveusement la main dans sa tignasse rouge avant d'ajouter, gêné.
- Et bour la bission de Rugia ?
Le capitaine sourit doucement.
- Les modalités changent un peu, au lieu de partir plus tard après un deuxième passage d'Ichigo, elle restera directement à Karakura. Tout est arrangé.
Voyant Renji froncer les sourcils, le capitaine crut bon de continuer.
- Après tout, tout cela s'est préparé depuis pas mal de temps, merci d'ailleurs de lui avoir apporté ton concours.
- Et bous de graignez bas gue le gabidaine...
Ukitake secoua la tête.
- Voyons ! Byakuya est bien plus raisonnable que tu sembles le penser. »
La remarque laissa Renji sans voix. « Raisonnable ». A priori, ce n'était pas vraiment le genre de qualificatif qu'il était prêt à accorder à son capitaine. Décidé, sûr de lui, puissant, froid, indifférent, franc, bouillonnant parfois mais raisonnable, non. Autant dire que Zaraki était raffiné, Kurotsuchi compatissant, Hitsugaya sociable et Yamamoto tendre. Apparemment, l'idée de servir de chaperon à Rukia avait motivé, pour une grande partie, la décision de Byakuya d'accompagner l'expédition. La confiance règne, capitaine, je pouvais la surveiller moi. Quoique... ouais bon, je l'aurais certainement laissée faire ce qu'elle veut dans le fond mais merde, elle a plus trois ans quand même.
Tout en ruminant, Renji salua machinalement Ukitake et prit le chemin de... ben d'où au fait ? Rentrer chez lui ? Non, certainement pas, depuis le temps qu'il n'y avait pas mis les pieds, la propriétaire le mettrait certainement dehors en le prenant pour un squatteur. Boire un coup ? L'idée était plus que tentante, seulement où ça ? Dans quel lieu pouvait-il aller s'abreuver sans risquer de tomber sur quelque ami poivrot en mal de discussion ? Il pouvait toujours squatter chez un pote en se lamentant sur son sort... sauf que ses meilleurs potes venaient de partir pour la terre avec son capitaine. Sales lâcheurs.
Reste plus qu'à retourner bosser... heu, peut-être pas non (vous y avez cru ? Naïfs !) mais au moins terminer ma nuit là où je l'ai commencée. Pas avec la même personne, certes, mais au moins je dormirai dans le même lit.
Et en moins de temps qu'il en faut pour crier « bankai », Renji se retrouva dans la chambrette à côté du bureau du capitaine. Et il faut bien dire que, sans Kuchiki dedans, la pièce avait perdu une grande partie de son charme. Renji se laissa tomber tout habillé sur le futon et ramena le drap autour de lui.
Ça avait encore son odeur. Leur odeur.
Et il se laissa emporter par un sommeil réparateur.
Il y a quelque chose de lugubre à voyager avec Kuchiki dans son dos. C'était ce que Yumichika se répétait depuis leur départ. Il y a toujours un malaise quand on a Kuchiki derrière. C'était ce qui troublait Ikkaku depuis qu'ils étaient partis. Kuchiki me fout la trouille. Là, c'est Akito, le volontaire de la treizième division qui pensait. Pourquoi Nii-sama est-il là ? Je flaire l'embrouille. Et là, bien sûr, c'est Rukia qui s'étonne encore de ne pas plus trembler que ça tout en marchant aux côtés de son frère.
Personne ne parlait mais c'est pas étonnant, vu les cas sociaux qu'Ukitake était parvenu à rassembler en une seule expédition. Ceci dit, s'ils étaient normalement constitués, aucun de volontaires ne l'aurait été (volontaire, quoi).
L'arrivé dans le joli monde des vivants fut discrète et rapide, ils atterrirent au beau milieu du ciel, bien sûr (ben ouais, pas facile de bien viser l'aire d'arrivée) mais comme il n'était que cinq heures du matin et comme ils n'étaient que de pures âmes, personne ne remarqua leur arrivée. Sauf un chauffeur routier sensible aux esprits qui lorgna avec suspicion sur sa canette de bière en voyant le ciel de tordre sous l'effet de leur pression spirituelle.
Kuchiki contempla d'un œil morne le paysage. La rue grise, les immeubles gris, les ciel... bleu d'accord mais moins bleu qu'au Seireitei, les créatures faibles et grotesques qui parcouraient ces rues... quel monde pourri. C'était presque à se demander pourquoi les humains ne se faisaient pas tous péter le caisson à la recherche d'une vie meilleure ailleurs. Ils ne le faisaient pas parce que ces créatures étaient d'une intelligence tellement inférieure qu'elles ne pouvaient envisager un monde si proche de la perfection comme le Seireitei. Non Byakuya n'est pas défaitiste, il est réaliste.
Pourquoi était-il venu ? Cela ne faisait pas une minute qu'ils étaient sur terre et déjà Byakuya regrettait son choix.
« Ah ! Ça fait du bien de se retrouver ici ! »
L'exclamation ingénue de sa sœur tira Byakuya de sa rumination. Comment ça « ça fait du bien », il lui lança le regard soucieux qu'on réserve habituellement aux personnes atteintes de graves maladies mortelles.
Qu'est-ce que ces sous-êtres avaient bien pu faire à sa délicate (!) petite sœur pour qu'elle apprécie autant l'endroit ?
Heuu.. en fait non, il ne voulait certainement pas de réponse à sa question. Qui sait quelle atroce vérité pouvait être révélée.
« On va direct chez Ichigo ? »
Kurosaki... Pour la deuxième fois (mais pas dernière) de la journée, Byakuya se demanda ce qui lui avait pris. Quel que fût son but originel, il était condamné à passer une durée indéterminée dans ce monde puant en compagnie d'une paire de primates de la onzième et d'un humain qui avait comploté avec son vice-capitaine pour lui arracher sa chère petite sœur. Oui, en fait, il n'y avait guère que la présence de Rukia pour lui remonter le moral. À ceci près que, s'il avait su y faire avec la jeune fille, il ne l'aurait jamais laissée partir ; mais comme il ne savait absolument pas comment s'y prendre pour montrer son attachement à la jeune femme, cela ne l'avançait pas beaucoup.
Toujours dans l'attente de sa réponse, Ikkaku fixait le capitaine (mais pas trop fort quand même, c'est Kuchiki quand même, on le fixe pas impunément).
« C'est ce qui est prévu oui. Pour l'instant nous n'avons pas besoin de corps artificiels mais lorsque cela sera le cas, il faudra se replier vers l'autre point de chute du secteur.
- Qui est... ?
Kuchiki toisa le shinigami avec un certain agacement. Non mais de quoi je me mêle, c'est qui le chef ici ?
- Qui est tenu secret autant que faire se peut.
Le chauve (qui est-ce que tu traites de chauve !) okay, alors le tondu (!) faut savoir, s'il est chauve, il est chauve, s'il l'est pas, il se rase le crâne et c'est le tondu. Donc, le mec sans un tif sur le caillou se tourna vers Rukia.
- Kuchiki, c'est toi qui connaît le mieux le coin, où on va ?
La jeune femme indiqua l'Est du bras.
- Tout droit par là, c'est à moins d'un kilomètre. »
Byakuya lui lança un regard désespéré. Pauvre petite. Kurosaki devrait mourir, il ne voyait pas d'autre moyen de sauver se chère sœur.
Autant le dire tout de suite, une borne pour des shinigamis qui se déplacent sur des bouts d'énergie spirituelle, c'est de la petite bière. Donc, une demi-douzaine de minutes plus tard, ils frappaient à la porte des Kurosaki... enfin, ils frappaient à la fenêtre d'Ichigo.
Ce dernier mit quelques minutes à leur ouvrir, fermant d'abord sa porte à clé, précaution complètement inutile vu que jamais aucune serrure n'avait empêché un Kurosaki d'entrer là où il voulait entrer. Et puis, si la fournée de Shinigami attendue était fidèle à sa réputation, ça serait tellement le boxon là-dedans dans quelques minutes qu'il ne pourrait jamais les faire passer inaperçus.
« Ben vous êtes pas en avance.
- Les adieux ont été déchirants, ironisa Yumichika, s'attirant un regard lourd de désapprobation du capitaine.
- Les ad... » Ichigo haussa les épaules sans chercher à en savoir plus. Parfois le mieux était encore de ne rien savoir, comme ça, ce que vous ne savez pas ne risque pas de vous empêcher de dormir.
Il fit assoir tout ce petit monde autour de sa petite table basse et prit les rênes de la discussion.
« J'ai reçu les nouvelles, par Ukitake. Les apparitions et tout ça.
- Apparitions ?
Kuchiki fronça les sourcils. Dit comme ça, il passait pour un illuminé ayant eu des visions.
- Ouais, bon, les choses qui ont attaqué Renji.
Rukia hocha la tête mais avant qu'elle ait eu seulement le temps d'ouvrir la bouche, Ichigo continua sur sa lancée.
- D'ailleurs, il est où Renji ?
Face au lourd silence qui lui arriva en pleine face, le jeune humain recula. Oulà, y'a anguille sous roche là.
Ichigo fixa Byakuya avec intensité à la recherche d'une réponse. Ce taré a finit par le tuer, c'est pas possible autrement. Comme s'il lisait dans ses pensées, Kuchiki leva les yeux au ciel en soupirant. Tous plus débiles les uns que les autres.
- Consigné. Pour raisons de santé.
Le hochement de tête parfaitement négatif d'Ikkaku et Yumichika confirma les pires craintes du jeune humain. Repose en paix, Renji, puisses-tu te réincarner en bombasse, ça te fera les pieds.
Et Rukia lui fila un discret coup de pied dans le tibia qui lui fit faire un brusque aller retour sous la table pour se frotter le mollet. Pour la discrétion, on repassera.
- Ah merde, à ce point ? »
À nouveau Ikkaku et Yumichika hochèrent la tête avec un air navré sur les traits. De son côté, Byakuya avait commencé à se désintéresser superbement de la conversation. Bizarrement, penser à Renji lui rappelait qu'il avait couché avec lui. Oui, c'est peut-être pas si bizarre que ça, en toute logique, sauf que c'est Byakuya et que s'il partageait le même sens de la logique que le restant de l'humanité, ce serait vraiment dommage.
Finalement, désireux de rompre l'atmosphère plus que glauque que provoquait la présence dans sa chambre de tous ces shinigamis, Ichigo se leva et proposa quelque chose à boire. Un regard navré de Rukia plus tard et il se rassit en grommelant. Ouais, ça va j'ai oublié que ce n'étaient que des âmes.
« Et donc, vous allez rester longtemps ?
- Ça dépend, fit Ikkaku, du temps qu'on mettra à retrouver une de ces choses.
Rukia lui assena une tape amicale (du genre amicalement violente quoi) que le crâne et grommela.
- Dis-le si on t'emmerde !
- Ça va, ça va. C'est juste pour m'informer.
- Ben informe-toi autrement. »
Ichigo haussa les épaules en reniflant dans une attitude complètement immature mais dans le fond, il était plutôt content de se faire rembarrer comme ça. Les derniers événements avaient été assez riches en tensions entre lui et le Seireitei, c'était bien si Rukia lui gardait toute son affection.
Il lui sourit en coin, ce à quoi la jeune femme répondit par un regard limite outré et sévère. Le jeune Akito qui dévorait du regard l'humain (ben oui, c'est pas un spécimen qu'on rencontre à tous les coins de rue, Dieu merci) surpris l'échange avec une certaine surprise. Il sentit ses joues tourner brusquement au rouge homard à l'américaine et une chaleur bizarre se répandit en lui, envahissant son visage et son ventre. Oula on lui avait dit qu'il y avait une mission palpitante et dangereuse avec la jolie Rukia Kuchiki pour compagnie, mais personne n'avait jamais parlé d'un humain au sourire si assuré dans le tableau.
D'ailleurs, cet humain qui était pratiquement une légende dans le Gotei 13, il le voyait pour la première fois et sûrement la dernière. C'est lui et sa bande qui avaient fait irruption au Seireitei pour sauver Rukia, tenant en échec tout ce que les armées de la Cour faisaient de mieux. C'était lui aussi qui, selon la légende, avait vaincu le capitaine Kuchiki, et avait été l'élève de shinigamis bannis des années auparavant. Oui, donc cette légende était un ado rouquin qui souriait avec assurance et lançait un regard chaleureux sur chacun d'entre eux.
Et non, Akito n'est pas en train de tomber amoureux de l'humain, il craque, c'est tout, comme tout le monde. Faites pas chier, tout le monde craque pour Ichigo Kurosaki, le premier qui dit le contraire est un menteur. Même Byakuya Kuchiki qui est rigidement posé sur le lit, avec l'air d'avoir avalé un manche de pelle (ben oui, il voit sa petite sœur frayer avec un primate tel que Kurosaki, il ne peut pas chanter ma Macarena avec une plume dans le cul et un sourire de cocaïnomane), même lui, donc, y'a des moments où le rouquin lui a tapé dans l'œil. Quand il le latte avec l'élégance d'un pince, par exemple.
Bref, donc Akito miaule intérieurement sur Ichigo, Rukia grogne à haute voix sur l'air de « mais qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour tomber sur lui », Ichigo sourit en coin en faisant semblant de se chamailler avec la jeune femme, Byakuya essaye de digérer le manche de pelle qui lui bloque les intestins.
Comme quoi, faut pas longtemps pour qu'une mission suicide devienne une soirée pyjama.
Oubliant complètement la présence du capitaine dans la chambre, les jeunes gens se détendaient à vue d'œil, arrivant petit à petit au point où Rukia finissait par foutre un coup de coude dans la pauvre peluche qui abritait Kon lorsque celui-ci avait innocemment tenté de soulever un pan du kimono de la jeune femme.
« Mais Rukia-nee san, j'ai perdu un œil, je le cherche.
- Va perdre ton œil ailleurs, abruti. »
Du lit où il s'était perché, Byakuya haussa un sourcil. Finalement même Ichigo Kurosaki pouvait avoir des bons côtés. Rectification : l'âme artificielle avait tellement de mauvais côtés que même Ichigo pouvait sembler un modèle de noblesse et de délicatesse à côté de lui.
Quelques minutes plus tard, il en eu la confirmation.
« Au fait, Rangiku est pas venue cette fois-ci ? Aïeuuhhh merde, Rukia, ça va pas bien !
Yumichika hocha la tête avec consternation.
- Quand on n'est pas doué...
- Ouais, acquiesça le deuxième larron, c'est pour la vie.
- Mais qu'est-ce qu'elle peut bien lui trouver ?
- On parle de la meilleure amie de Renji, là, explique Ikkaku patiemment, lui pour qui le mauvais goût de Rukia Kuchiki n'était plus à prouver.
- Ah oui. Forcément. »
Le shinigami hocha sa tête dégarnie et grimaça. L'obsession esthétique de son comparse l'agaçait parfois au plus haut point. La beauté, c'est bien beau, mais y'a pas que ça dans la vie. Y'a le sang et la baston aussi, hein !
- Oui mais le sang aussi, c'est bien joli mais y'a pas que ça de bien !
- Hein ?
- Tu penses à haute voix.
- Ah bon ? »
Crétin.
Oui, bon, ça il n'allait pas le dire tout haut tout de même. Yumichika Ayasegawa, il a une certaine classe à tenir.
Ichigo, tout en étranglant une peluche avec l'aide de Rukia, remarqua le dialogue vaguement insolite des deux shinigamis. Depuis le début, y'avait un truc de louche avec ces deux-là, depuis que lui et Ganju s'étaient fait coursés. Ganju lui avaity quand même raconté des trucs bien flippants de la part de Yumichika. Ce type ne pouvait pas être net. Quant à Ikkaku... ben... après la danse de la chance... faut-il encore se poser la question de la netteté de ce gars ?
Il fallut que le réveil du jeune humain se mette à sonner pour que la situation se calme un tout petit peu.
« Ah je vais y aller. Rukia, tu sais où vous pouvez me trouver pendant la journée. Et vous allez... où ?
Ils le dévisagèrent tous avec un profond désintérêt.
- On se démerdera, conclut Ikkaku, traduisant leur pensée à tous (sauf à Byakuya qui ne pense pas des choses aussi grossières que ça).
Et puis le capitaine se décidé enfin à faire comme s'il était le chef de cette expédition intervint.
- Tu as les informations sur les créatures non identifiées, Kurosaki, assimile-les rapidement. Nous t'alerterons si nos recherches aboutissent.
- Ouais, Byakuya, pas de problème, acquiesça le jeune humain, arrachant une grimace crispée au capitaine. »
Finalement, comme il était temps pour tous de partir, ils partirent tous (logique vous me direz)... sauf que.. arrivés au bas des escaliers, Ichigo se figea...
« Papa sait ce que tu fais ?
Coupé dans son élan, Ichigo fixa ses sœurs, déglutit, loucha sur ses louches invités, et puis hocha la tête, secoua la tête, baissa les yeux, se racla la gorge.
- Ça vous regarde pas.
- C'est très mal de cacher des choses à ta famille.
Reculant sous le coup de l'accusation, le jeune garçon se prit les pieds dans la dernière marche de l'escalier ; derrière lui, Ikkaku recula d'un pas, le laissa tomber sur le sol. La cinquième marche reçut l'arrière de son crâne avec un bruit sec. Yumichika haussa un sourcil appréciateur au son proche de celui d'une boite en fer banc à moitié pleine de biscuit qu'on secoue.
- Comme quoi, ceux qui disent que tu as la tête vide sont loin de te faire justice.
- De toute façon, au point où tu en est, ça ne peut pas te faire de mal.
- Heu... Ichigo, tu bloques le passage.
- Mais fermez-là, vous voyez pas que... bafouilla Ichigo en agitant la main vers les deux gamines.
- Que ?
- Ben.. je crois que mes sœurs vous voient un peu.
- Et alors ?
- Ben je suis dans la merde.
- Si tu crois qu'on sait pas que tu fais des trucs louches depuis le temps, intervint l'une des sœurs en croisant les bras sur sa poitrine.
- Karin !
- Mes robes qui disparaissent...
Yumichika leva un sourcil à son tour.
- Ça, je crois que c'est un autre genre de problème, Kurosaki... si t'as des tendances comme ça on n'y peut rien... Rukia je dis pas...
- Haiein ! Hurla la jeune femme à travers les protestations d'Ichigo.
- Calme-toi, Kuchiki, tu le savais avant de l'épouser qu'il volait les vêtements de ses petites sœurs ?
- Ben oui, c'était pour moi.
- Hein ! Fit une triple exclamation... triple ? Triple ? Le chauve, le trav et... et... hem... Byakuya ?
- Byakuya ?
- Kurosaki, je ne veux pas savoir ce que tu as fait à Rukia, fit le capitaine en s'approchant dangereusement près de l'humain, et lui attrapant le col avec brutalité. Mais si d'autres de tes turpitudes me parviennent durant le temps de cette mission... Il resserra sa prise et s'approcha à tel point que les seules alternatives qui restaient à Ichigo étaient le coup de boule ou le french kiss... Si j'apprends qu'il y a pire encore...
Ichigo s'imaginait sans peine ce qui pouvait bien lui arriver. Mais il attendit tout de même patiemment que Byakuya finisse de lui expliquer la chose dans les détails.
- Tu ne reverras plus jamais la lumière du soleil, ni dans ce monde, ni dans un autre.
Ah oui, quand même. Mais Ichigo qui en avait vu d'autre se dégagea avec fermeté et fronça les sourcils un peu plus que d'habitude.
- Hé, me menace pas comme ça, je suis chez moi !
Yuzu s'était glissée près de son grand frère et lui sourit, rompant la violence sous-jacente de l'instant.
- Tu t'es fait mal en tombant ?
- Heu... nan
- Bon, Ichigo, tu devais pas aller au lycée ?
- Ben ouais.
- Et puis nous on va se tirer.
- Certainement pas !
Harg. Une voix ténébreuse sortie de nulle part, une voix sombre et virile s'éleva dans les ténèbres de la maison Kurosaki, enveloppant la petite assemblée d'une aura de mystère.
- Papa !
Ben oui, vous vous attendiez à qui d'autre ? Le père Noël ? C'est passé pour cette année !
Le père Kurosaki, le patriarche pourrait-on dire, s'incrusta dans le petit colloque qui se tenait au bas des escaliers.
- Papa ! Tu les vois ?
Pour toute réponse, un drop kick de classe internationale lui atterrit en pleine face.
- T'es distrait fiston !
- Après les sœurs, le père...
- Un Kurosaki, ça va, c'est quand y'en a plusieurs qu'il y a des problèmes ! »
Laissant les deux crétins débiter leurs conneries, Byakuya se pencha en avant. Non, il n'était pas curieux de voir le père Kurosaki mais si en fait, un peu. Ce faisant, il perdit de vue sa charmante petite sœur qui en profita pour se glisser à côté d'Ichigo.
Comme tout annonçait un bordel monstre entre Karin et ses robes, les shinigamis et leur présence sans explication rationnelle, son père et sa stupidité, Ichigo prit le parti sage et avisé de se tirer en courant. Oui, c'est très lâche aussi mais bon on peut pas être sage et courageux en même temps.
Il se jeta littéralement dans la cuisine, attrapa un toast entre les deux et claqua la porte de la maison avant que quiconque ait pu réagir (de toute façon,il n'est pas sûr que que que ce soit ait eu envie de réagir).
« Ichigo !
Bon, si Rulia avait bien crié après lui mais c'était bien la seule.
Ah non, rectification après coup, elle n'avait pas crié après lui, elle s'était élancée après lui et courait maintenant à sa hauteur.
- Attends triple idiot !
- Quoi ? À nouveau, ce fut un triple « quoi » : un pour Ichigo (quoi, Rukia, tu veux revenir au collège, après le bordel que tu y as mis y'a pas trois mois !), un pour Isshin (quoi ? La seule invitée un peu sexu du groupe se fait la belle, et moi alors ?) et un pour Byakuya (quoi ? Je te l'interdis formellement, tu m'entends, je te l'interdis ! Reviens tout de suite, obéis !).
- Hé tu fais quoi ?
- Je vais au collège ?
- En shinigami ?
- Idiot.
Elle agita sous son nez un petit tube de bonbon.
- Le soul candy !
- Tu croyais que j'allais m'en passer pendant une mission sur Terre ? T'es pas devenu plus perspicace depuis la dernière fois.
- La dernière fois, c'était y'a une semaine, je vois pas comment j'aurais pu m'améliorer depuis. »
La jeune femme eut un sourire en tranche de courge. Enfin, elle était de retour. Ils pouvaient courir dans les rues à la poursuite de toutes les bestioles les plus démoniaques, ils pouvaient se faire attaquer par les fous furieux les plus dangereux de tous les mondes connus, ils pouvaient affronter les situations les plus grotesques ensemble. Tant qu'ils étaient ensemble.
Ichigo la détailla en coin, espérant qu'elle ne le verrait pas trop. Enfin Rukia était avec lui, dans son monde, elle courrait à côté de lui et il n'aimait rien tant que courir avec Rukia. Oui, il y avait des tas de choses qu'il aimait dans la vie, des tartes au poireaux aux courbes généreuses d'Inoue en passant par les repas sur le toit avec ses amis mais rien au monde n'égalait la sensation de douceur et de liberté pure qu'il ressentait en courant avec Rukia dans le petit matin frais.
Pendant ce temps, dans la maison Kurosaki...
« Ah quelle fougue, cette jeunesse ! »
« Bande de fous. »
« Ichigo Kurosaki, tu vas mourir. »
« Bordel qu'est-ce qu'on se fait chier dans cette mission. »
« Qu'est-ce qu'ils sont classes... aaahh je côtoies des légendes... (soupir frustré) »
Et maintenant, à vous de trouver l'auteur de chaque phrase !
Après avoir bien joué avec la fanfic, on va pouvoir continuer avec nos héros, laissant Isshin, Yuzu et Karin avec leurs étranges invités.
En cour, l'arrivée de Rukia passa, on ne sait par quel miracle (hé ! C'est un manga !) complètement inaperçue, ou du moins tout à fait naturelle... bon, pas moins naturelle que tout ce qui pouvait se passer dans ce collège de fous. Et la journée se déroula dans une morne banalité, sauf bien sûr, que le taux de charriage d'Ichigo grimpa en flèche : forcément, il arrive essoufflé avec une jolie fille et ils ne se lâchent pas de la journée.
Guettant le moindre signal d'arrivée d'une de ces créatures dans la ville, ils veillaient attentivement, aux aguets, ils avaient hâte d'en découdre l'un et l'autre. Cela faisait pas mal de temps qu'il n'y avait rien eu de plus palpitant à combattre qu'un hollow par-ci ou par-là et ils avaient soif d'action.
On comprend donc l'immense déception qui les prit l'un et l'autre à la tombée de la nuit, alors qu'ils durent rentrer chez Ichigo sans avoir été tirés de leur léthargie scolaire autrement que par les changements de cour. Quelle ne fut pas leur surprise en voyant que tous les shinigamis étaient restés chez les Kurosaki, et Ichigo eut un très mauvais pressentiment. Laisser son père avec ces fous furieux... mmh il ne savait pas vraiment qui il devait plaindre le plus.
Renji se réveilla désespérément tard. C'est sûr que n'étant pas dans sa chambre à la capitainerie, il ne se faisait plus tirer du lit aux aurores par le brouhaha incessant de ces fous furieux qui se lèvent tôt (dire que de tels monstres existaient dans sa propre division... le jour où il serait capitaine, Renji se promit d'instaurer la grasse matinée obligatoire pour ses hommes). Et puis, en l'absence de Kuchiki, il faut aussi bien dire qu'il n'avait plus vraiment de motivation de premier ordre pour se sortir de son hibernation.
Tiens, ça c'était de l'idée. Il pourrait hiberner en attendant le retour de Kuchiki ! Hop, au fond du lit, porté disparu, il pourrait confier les emmerder administratives à Nanako Musokuri, elle devrait bien lui obéir. Il était capitaine par intérim quand même !
Très tenté par l'idée d'un mode de vie à la marmotte, Renji paressa encore quelques longues poignées de minutes avant de se sortir la tête de sous le drap. Le problème avec l'hibernation, c'est qu'il risquait de rater toutes les fêtes et les sorties d'ici le retour du capitaine. Ce serait terrible !
Choisissant de deux maux le moindre, Renji choisit courageusement de se lever, de s'infliger un peu de travail quotidien pour aller se saouler la gueule en toute bonne conscience dans des lieux interlopes à la tombée de la nuit.
Bon, se lever, se lever, c'est vite fait de le dire encore faut-il que le geste suive la pensée, et ça, c'est pas toujours gagné d'avance. Mais il faut le comprendre, bien au chaud dans un lit où ils avaient partagé une délicieuse étreinte quelques heures auparavant, ça avait de quoi retenir sous... sous les draps.
Il y avait ces draps, ces draps et sur ces draps, l'odeur. Comme tous les matins, Renji mit quelques secondes à réaliser où ils en étaient arrivés.
Il aurait dû se sentir joyeux, il n'éprouvait qu'une douce amertume. Que penser d'un homme qui vient de vous laisser seul comme œil de borgne après une nuit enflammée ? Et surtout, que penser de soi lorsque la simple odeur tiède de cet homme sur des draps sales suffit à s'exciter ?
Je suis faible, mais ça, c'est pas nouveau. Je suis un tout petit peu pervers mais ça non plus, c'est pas tout neuf. Je suis certainement amoureux de mon capitaine et ça, non seulement c'est pas nouveau mais en plus c'est foutrement con.
Et tout ça fait que je ne peux pas m'en empêcher.
Il inspira profondément, le nez dans le drap. En fermant les yeux, il pouvait presque imaginer la présence de Kuchiki avec lui dans le lit. Il pouvait deviner ses bras musculeux, son torse, ses jambes qui se mêlaient aux siennes. Tout son corps frémissait maintenant, ses mains se crispaient sur le futon, les dents serrées, les yeux fermés, tous ses muscles tendus, comme s'il revivait les meilleurs instants de leurs étreintes. Au bout d'un moment la tension devint si forte qu'il ne pût se retenir, et lâcha le matelas, glissant une main entre ses jambes, esquissant sur lui les caresses calquées sur les gestes tendre de son capitaine. Il gémit doucement pour lui-même, murmurant un « capitaine » rauque du bout de lèvres. Et accéléra le mouvement.
« Qu'est-ce que tu crois qu'il fait en ce moment, Renji ?
Ikkaku répondit brièvement depuis le rebord de la fenêtre où il avait élu domicile depuis le retour des deux gamins du lycée.
- À votre place, je ne voudrais pas le savoir.
- Il travaille, rétorqua sobrement Byakuya, ce qui arracha un sourire narquois à Ikkaku, un haussement d'épaule à Rukia et un ricanement à Yumichika qui s'attira à son tour un regard noir du capitaine. » Barbares suppôts de Zaraki.
Et au milieu de tout ça, Ichigo regretta pour la énième fois a présence de son pote. Il en serait devenu vert le petit Ichigo, il en aurait laissé tomber son dentier par terre, il en aurait perdu les quelques mots de vocabulaire de plus de trois syllabes qu'il possédait s'il avait su qu'en cet instant précis, il n'était pas le seul à regretter l'absence de Renji.
Ce n'était certainement pas Yumichika qui regrettait Renji. Non, lui il regrettait seulement de ne pas avoir un petit coin tranquille avec Ikkaku pour se livrer à des activités que le Vatican réprouve. Ikkaku, lui , regrettait tout bonnement de ne pas avoir autant d'action que prévu. Hé ! On vous promet de la sueur, du sang et des larmes et vous vous retrouvez avec un repas de famille chez les Kurosaki... y'a de la publicité mensongère là ! Ce n'était pas même Rukia qui, elle, non rien de rien, ne regrettait rien parce que s'il fallait toujours ne penser qu'à ce qu'on laisse derrière soi, on n'en finirait pas de regretter tout et n'importe quoi. Bon, si, elle regrettait quand même un peu de ne pas avoir emporté d'écharpe : le fond de l'air était frais à Karakura.
Vous l'aurez compris (sinon, tant pis, on ne peut plus rien faire pour vous... lisez tout de même la fin du chapitre, ça peut pas vous faire de mal), il y en avait un qui se languissait en silence et discrètement de l'absence de son vice-capitaine. Surtout avec la nuit approchant. C'est qu'on s'y fait vite aux étreintes bestiales de ce primate. Et surtout, les câlins de Renji, c'est un peu comme les rochers ferrero© une fois qu'on y a goûté, c'est difficile de faire comme si ça n'existait pas.
Kuchiki se retint à temps de pousser un monumental soupir qui, à tous les coups aurait fait une sérieuse entaille à sa réputation. Bon, il fallait vraiment faire quelque chose à ce sujet. Ça ne pouvait plus durer.
Il se leva, et prit une profonde inspiration.
« Je sors.
- Mon frère ? »
Byakuya était tout à fait du genre à fuir les questions problématiques. Surtout quand ces questions avaient un relent de soufre très prononcé. Sauf que fuir... c'est lâche. Et tout le monde en conviendra, Byakuya Kuchiki n'est jamais lâche (ou alors pas sans une bonne raison du genre «promesse faite à ma défunte femme y'a cinquante ans »), ce qui fait qu'il n'accorda pas la moindre explication valable à sa sœur, mais seulement un regard morne qu'il remplit de sollicitude pour la jeune femme (mais à cause de son manque d'entrainement en la matière, l'effet fut complètement raté et la pauvre Rukia eut l'impression d'avoir fait quelque chose de très mal, ce qui permit, au passage, à Ichigo de la consoler, comme quoi tout n'est pas perdu en fin de compte). Donc, à l'issue de cette longue parenthèse, Byakuya se retrouvait à vagabonder dans les cieux de Karakura en pleine nuit, l'âme vague. Une fois qu'il fût sûr de ne pas se faire déranger, perché sur le toit d'un immeuble désaffecté, il s'assit sur les genoux et réfléchit.
Ai-je envie de revoir cet idiot ? Sans conteste, oui. Est-ce pour de basses raisons sexuelles ? Oui mais pas que. Quelles seraient les autres raisons ? ... Parce que je l'aime bien dans le fond ?
Inconsciemment, il se relâcha et s'accouda au rebord du toit en levant les yeux au ciel. C'était absurde mais pas complètement. En y repensant bien, il aimait l'image rare mais précieuse du regard décidé jusqu'à la mort de Renji. Et puis, tout compte fait, il appréciait aussi les regards en coin qu'il lui jetait. Regards hésitants souvent, concupiscents de plus en plus fréquemment, farouchement hostiles encore de temps en temps, regards idiots et vides, presque tout le reste du temps, et, maintenant, amoureux.
Oui, l'image de Renji provoquait en lui une certaine nostalgie. Comme l'image d'un paysage qui apparaît tous les matins à sa fenêtre et qu'on doit quitter pour quelques jours. Et comme tout paysage, il change selon les saisons mais reste le même dans le fond.
Oui, ce monde moisi lui aurait certainement paru plus hospitalier avec la présence de Renji. Tout en méditant sur les terribles conséquences de cette constatation, Byakuya déplia les jambes, et s'avachit carrément contre le rebord du toit. Oh my God, comme dirait la reine mère, Byakuya qui s'avachit ! Elle en perdrait son dentier la vieille queen si elle savait que, en plus de s'avachir, il pensait de plus en plus fort à son vice-capitaine.
Non, Renji ne pouvait pas travailler. Il ne pouvait pas décemment travailler alors que rien ne l'y obligeait. Non, il faisait autre chose et Byakuya avait un mal fou à s'imaginer quoi (nous on sait mais en plus on a une imagination sans limite). S'il buvait un verre avec une bande de piliers de comptoir... oui, il pouvait faire ça mais cela décevait un peu Byakuya qui se sentait désespérément exclu de cette activité gustative. S'il se battait avec quelque brute d'une division sous évoluée, cela le décevait encore plus. Lui, il s'entraînait parfois avec Renji et, en fin de compte, il n'y avait pas de raison qu'il cherche à s'entraîner avec un autre que lui : c'était lui son capitaine qu'il voulait soi-disant dépasser, alors pourquoi est-ce qu'il prendrait le droit de se battre avec d'autres ? Et le pire... le pire, auquel il n'avait pas même pas le courage de penser ouvertement, le pire, qu'il devait cacher derrière un vague pressentiment, c'est que Renji pouvait fort bien être en train de noyer sa solitude dans un océan. Si on enlève la métaphore, il pouvait aussi être dans le lit de quelqu'un, avec ce quelqu'un, et faire des choses qui sont normalement soumise à une interdiction aux mineurs (en France en tous cas, mais pas au Japon). Ça, brusquement Byakuya se sentit prit d'une fureur glacée, ça il ne pouvait la tolérer.
C'est bien simple, quand on est à moi, on n'est qu'à moi.
Nonobstant l'incroyable possessivité dont il faisait preuve, Byakuya trouvait parfaitement naturel qu'on lui soit fidèle. L'idée que Renji puisse se divertir avec quelqu'un d'autre lui était parfaitement insupportable. Lui, il n'aurait jamais songé une seule seconde à un autre amant que ce crétin de vice-capitaine.
Il se cacha les yeux d'une main et soupira.
Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Mais n'était-ce pas normal de réclamer l'exclusivité de la part d'un amant ? Sauf qu'ils n'en avaient jamais parler avant. Et qui sait, tout en le poursuivant de ses assiduités, Renji avait très bien pu entretenir d'autres liaisons en parallèle.
Sans se demander pourquoi, Byakuya accueillit avec un douloureux pincement au cœur cette hypothèse.
Se pouvait-il qu'il ne soit qu'une bête rare à ajouter au tableau de chasse de son obsédé de vice-capitaine ?
Peu m'importe la fidélité de cet idiot mais quand on m'appartient, on n'appartient qu'à moi.
Il imaginait toujours sans peine Renji dans les bras d'un autre, mais curieusement, jamais le visage de cet autre ne lui apparaissait clairement. Il voyait sans peine le jeune shinigami, le corps nu étendu sur des draps immaculés, le front luisant de sueur, les lèvres entrouvertes, offert comme jamais il ne lui avait été offert. Et cette image le rendait malade de jalousie. Renji haletant, les muscles bandés, ses longues mèches rouges lui effleurant les épaules. Et cette image le rendait malade de désir.
Non, vraiment, il ne pouvait pas le partager. Plus maintenant qu'il ne pouvait plus se passer de lui.
Bien malgré lui, le capitaine laissa son imagination vagabonder loin de sa mission, loin du monde des humains. Là où seules les larges mains osseuses et le sourire gourmand de Renji l'emmenait. Là où il ne pouvait rester de glace face à la fougue de son amant.
« Je me demande ce que peut bien faire mon frère... » murmura Rukia avec une pointe d'anxiété au fond de la voix.
Le silence de mort qui lui répondit signifia à la jeune femme que personne ne voulait vraiment savoir, même si tout le monde avait une petit idée sur la question.
Il travaille, accomplissant fièrement sa mission de shinigami, s'imaginait naïvement Akito.
Il se paye du bon temps à exploser des monstre pendant qu'on pourri ici, putain ces nobles se croient tout permis, enviait Ikkaku.
Il glande dans un coin, il va échapper au repas de famille, lui, envia à son tour Yumichika avec mauvaise foi.
Il est en train de faire des conneries titanesques, à tous les coups, il doit déjà avoir tué une douzaine d'humains, maugréa Ichigo pour lui-même, les tripes nouées.
« J'espère qu'il ne lui est rien arrivé. »
Personne ne répondit, il faut dire aussi que personne ne pouvait se représenter ce qui pouvait arriver à Byakuya Kuchiki. D'ordinaire, c'était plutôt lui qui « arrivait » aux autres. À leurs risques et périls.
Et puis soudainement, alors que le petit groupe replongeait doucement dans une morne somnolence, les balises des shinigamis se mirent à biper toutes en même temps. Sur le champ, ils furent en alerte.
« Intrus repéré !
- On se bouge les gars !
- Un peu d'action enfin, c'est pas trop tôt !
- Secteur Nord Est, on file. »
Et cinq ombres inquiétantes sautèrent par la fenêtre et s'évanouirent dans la nuit.
A SUIVRE...
Tadaaam que va-t-il se passer ? Un gremlins géant va-t-il être capturé ? Renji va-t-il se mettre à travailler ? Byakuya va-t-il se faire arrêter pour vagabondage sur la voie publique ? La suite au prochaine épisode et bien sûr, reprenons les bonnes habitudes, reviewssssss plizzzz ! Pour les auteurs méritants.
Réponse aux reviews anonymes qui nous font toujours très plaisir (malgré l'absence de compte FFnet pour y répondre).
lili199 (et pourtant il n'y en a qu'une) : merci encore et toujours de nous soutenir, il y aura encore des centaines de comparaisons dans les chapitres suivants et à chaque fois, l'attente sera bien méritée. On espère vraiment toujours que cette fic vaut le temps qu'on met à l'écrire. Merci encore.
chère celle dont on ne connaît pas le nom (ne le connaîtra-t-on jamais ? snif ^^) Et bien encore merci. oui, la boîte de nuit était là exprès pour casser du citron et créer une ambiance plus... festive ! L'histoire, certes devient un peu plus sérieuse mais pas tant que ça, pas de quoi casser trois pattes à un canard (ou une cane, on n'est pas sexistes), y'aura un peu de baston, mais peu de sang, encore moins de larmes (quant à la sueur, c'est déjà fait). Charente ! diable, mais c'est qu'on avait tapé juste. La Rochelle et les tours du vieux port ou plutôt Angoulême et son festival BD ? Merci pour tes encouragements, Loli se soigne et Jimi apprend un peu plus chaque jour à lécher le cul de son boss XD
Yaya chan... ehuuu... en cas de perte de vision nous n'assurons pas le service après-vente hein ! Bon, si ton "où-suis-je" n'étais pas que rhétorique, il existe plusieurs réponses : 1)DTC 2)dur FFnet 3) en enfer muahahahahaha 4) Obi-Wan Kenobi. Mais on espère tout de même que le chapitre t'a plu et que voir du Byakuya seme ne te choque pas trop (et que ça ne t'empêche pas de lire la suite).
Un grand merci à tous et toutes et à bientôt
