Comment ça, y'a plus de disclaimer ? Mais c'est bon, y'a 20 chapitres avec le disclaimer, bordel.

NA : pour ceux que l'invasion du grec hérisse... mais allez vous faire foutre ! Tite Kubo nous abreuve d'espagnol, je vois pas pourquoi on ne pourrait pas caser du grec ici ou là.

NA2 : ceci est en fait la partie 3/4 du chapitre concerné. Ouais, on est comme ça chez nous, quand on aime on compte pas.

NA3 : Alors... hemm... comment dire... y'en a un qui va prendre sévère dans ce chapitre. Et ce sera votre faute, chers lecteurs... parce qu'il faut pas nous demander de ne pas faire de mal à un perso, on a trop l'esprit de contradiction pour vous obéir.

QUARANTE JOURS ET UNE RECHUTE !


Le devoir IV (ter)

"Avant que souffle la brise du jour et que s'enfuient les ombres reviens !"
Ct II, 17


Ichigo se crut sur le point d'étouffer tout le temps qu'ils mirent à sortir des Enfers. Lorgnant discrètement sur Rukia, qui, au passage, lui agrippait toujours le bras avec force, il réalisa qu'elle non plus ne se sentait pas très bien. Un air... défait sur le visage. Comme si elle venait de perdre quelque chose.

De l'autre côté, Byakuya évoluait avec grâce, porté par la simili lévitation qui les empêchait de toucher le sol bleu. Mais son expression était crispée. Pas figée comme d'habitude, mais crispée, douloureusement, les mâchoires serrées.

Et Agido était... tourmenté ? Ichigo jeta un nouveau coup d'œil à sa gauche, un peu moins discret, mais il devait en avoir le cœur net. Agido était nettement tourmenté.

Rapidement, ils atteignirent l'endroit par lequel ils étaient arrivés. Étrangement, Ichigo nota qu'il finissait pas s'y retrouver. Les couloirs n'étaient pas totalement semblables les uns aux autres et les nombreux embranchements finissaient même par servir de point de repère. Et puis bon, faut bien dire que lui, ça faisait déjà trois fois qu'il les parcourait en long en large et en travers ces couloirs, alors il avait bien le droit de s'y retrouver.

Et finalement, ils en sortirent. D'un coup de senbonzakura, Byakuya avait déchiré la fine parois sans la moindre hésitation, quand bien même les centaines de pétales avaient dû toutes le brûler d'un feu sans pareil au contact de la matière dévoreuse de reiatsu. Mais Byakuya y avait longuement songé et utiliser cette faculté de Senbonzakura lui avait paru la meilleure chose à faire : le contact n'était pas aussi long et intense qu'avec une seule lame.

Et ils sentirent enfin le goût suave de l'air pur en eux. Plus que l'air, c'est la douceur d'un monde traversé d'énergie spirituelle qui les frappa, apaisante, chaleureuse et sereine... plus que ça, vivante. Et seulement à cet instant, ils réalisèrent que ce court séjour aux Enfer avait détruit une partie de leur énergie spirituelle. Pas beaucoup non, pas assez pour les affaiblir durablement, et rien qui ne puisse être recouvert par un séjour prolongé au Seireitei. Ce qui tombait plutôt pas mal puisqu'ils vivaient au Seireitei. Bon, d'accord, pas Rukia, mais elle c'est de sa faute, elle avait qu'à rester chez son frangin comme toute jeune fille obéissante. Pour Ichigo, c'est différent, il peut pas crever, c'est le héros. Normalement, on devrait même pouvoir le découper en petit dés de cinq centimètres sur cinq, il reviendrait d'entre les morts, c'est normal, c'est le héros.

Ichigo d'ailleurs, bien conscient de son rôle de héros de l'histoire, décida de faire revenir tout le monde à la réalité.

« Et maintenant on fait quoi ?

Nan, parce que c'est mignon de sacrifier quelques shinigamis pour le bien commun mais il faut aussi penser à la suite.

- Rukia, officier Agido, vous retournez au Seireitei.

- Hein ?

- Officier Agido, renseignez-vous sur les manières de guérir de cette perte de reiatsu, voyez si elle peut devenir permanente, si cela représente un danger pour nous. Rukia, tu vas informer le capitaine Ukitake.

- De quoi ?

- De ce qui s'est passé ici. »

Rukia se sentit prise au dépourvu. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement retourner à la baraque qui leur avait servi de base et entrer en contact avec le Seireitei par les outils de communication qu'ils y avaient ?

Le regard plus qu'inquisiteur de son frère la convainquit de ne pas poser cette question, au demeurant fort pertinente. Byakuya Kuchiki, c'est un peu comme Chuck Norris, quand il a tort, il a raison quand même.

« Bien... capitaine », fit-elle finalement, insistant un peu trop sur le « capitaine » pour que ce soit tout à fait une réponse honnête. Puisqu'il voulait lui donner des ordres cons sans lui en donner la raison, et bien il aurait droit à un peu de froideur de sa part. Et cela ne manquât pas, Byakuya étouffa une exclamation outragée. Quoi ma petite sœur me traite comme un étranger ? Et tout ça, tout ça...

Bref, l'échange culcul aurait bien pu durer une heure si Agido n'avait fini par l'interrompre, un peu dérouté par le fait que.. ben qu'il voyait le capitaine Kuchiki faire l'enfant. C'était le genre de truc qu'il préférait effacer de sa mémoire. Surtout que lui, il avait des trucs importants à dire !

« Capitaine.

- Mh ?

Ce fut à peine si Byakuya détacha son regard de l'impertinente petite sœur. Mais Agido, en plus d'être un sacré petit coureur est aussi un brave. Et donc il insista.

- Je dois vous dire quelque chose, capitaine Kuchiki.

Byakuya hocha la tête sans un mot, fixant le jeune homme d'un air qui disait en substance « y'a intérêt à ce que ce soit intéressant ».

- Le second chef, Enosi-Kto, il est...

- Oui ?

- Il... enfin, vous avez senti sa réaction lorsque Kuchiki a élevé sa pression spirituelle ?

Byakuya secoua la tête.

- Bien sûr, il en est aussi affecté que l'a été Exantlès dans sa...

- Non non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Avez-vous vu son expression à cet instant ?

- Je n'ai pas souvenir de quoi que ce soit.

Agido eut un léger rictus d'appréhension.

- Alors ?

- Alors, par expérience, je peux vous dire que ce type est drogué.

- Pardon ? »

Ichigo manqua de s'étouffer. Comme s'ils en avaient pas assez avec les monstres, les machins qui sont pas des monstres mais très moches quand même, les simili squelettes insensibles, les murs bleus qui bouffent de l'énergie, la gnomette amatrice de rousse à forte poitrine ! Il faut en plus rajouter les junkies ? Nan... c'est pas leur job ça. C'est pour les services sociaux, pas les shinigamis.

« Heu.. Je vais peut-être dire une connerie, mais on s'en fout. Le mec il est déjà mort alors je vois pas trop ce qu'il risque à se shooter un peu en plus. Et puis franchement, vu l'état du bled où il vit, je comprendrais qu'il cherche le bonheur ailleurs.

Agido secoua la tête.

- Ce n'est pas du tout ça.

Et le ton de sa voix rajoutait « abruti, tais-toi et écoute la fin ».

- C'est un drogué en manque, sevré depuis longtemps, et là, il vient de reprendre contact avec sa drogue.

- Je vois pas de qu...

- Le reiatsu, fit Byakuya, pensif.

- Tout à fait.

- Pensez-vous que cela puisse avoir des implications gênantes ?

Vu la tronche du toubib, « implications gênantes » était, pour le moins, un radieux euphémisme.

- Plutôt oui. Après tout, un vrai drogué qui se respecte est prêt à tout pour une dose.

À nouveau Ichigo intervint. C'est pas vraiment parce qu'il avait quelque chose d'intéressant à dire, ou même de constructif, nan, c'est juste qu'il n'aimait pas ne pas comprendre quelque chose qui se passe sous ses yeux. Ils ont qu'à aller jouer les intello ailleurs, ces deux-là.

- C'est peut être encore une connerie, mais là, sa dose, il ne peut pas l'avoir, y'a pas de reiatsu en Enfer.

Sentant que le capitaine Kuchiki n'aurait pu répondre qu'une grossièreté à cette remarque débile, Agido coupa l'élan de sarcasme qui allait écraser sans pitié le pauvre humain sous le poids de son manque de jugement.

- Si, il y en a maintenant, on l'y a apporté.

- Ah.

- Ouais.

- De toute façon...

La voix hésitante de Rukia s'éleva derrière eux et Byakuya put remarquer avec une certaine irritation que sa sœur tenait toujours fermement le bras d'Ichigo, malgré le fait qu'il l'air copieusement menacée du regard quelques minutes auparavant.

- ... de toute façon, la pression spirituelle peut le tuer s'il en abuse. Quoiqu'il fasse, il ne peut survive à sa drogue.

Agido haussa les épaules.

- Comme la plupart des drogués. Ça ne les empêche pas de consommer. Et de tout faire pour se procurer leur dose.

- Tu insinues qu'il pourrait faire du mal à Renji pour le forcer à déployer son aura ?

- Par exemple. Il y a plein d'autres possibilités, et je préfère ne pas y penser.

Byakuya hocha la tête, cela changeait bien des choses, si ce n'est tout. Il a bien des moyens de forcer quelqu'un à déployer son énergie spirituelle, et la plupart d'entre eux sont des moyens violents. D'un autre côté, Rukia avait raison, le reiatsu pouvait tuer ces êtres des Enferts. La question c'était, si jamais Renji en venait à tuer Enosi-Kto, quelles en seraient les conséquences ? Les Enfers étaient un monde en guerre, et cela ne laissait rien présager de bon sur le sort des shinigamis laissés en otage.

- Bien. Repartez au Seireitei tous les deux. Nous allons aviser ici.

Rukia et Agido disparurent dans la minute qui suivit, laissant le capitaine et l'humain seuls. Ichigo haussa les épaules, attendant un semblant de décision de la part du capitaine. Et puis bon... comment dire, poireauter en attendant qu'un gars se décide, c'est définitivement pas son truc à Ichigo. Obéir, la vie militaire, ne pas poser de questions, c'est pas lui ça.

« Et nous, on campe ici ?

- Exactement.

- Attends... Byakuya, je déconnais. Je veux pas camper ici.

Pas avec toi.

- Kurosaki, il va falloir que tu appelles sérieusement tes supérieurs par leur nom.

- Hein ? »

Il ne faut pas en vouloir à Ichigo, mais en devenant shinigami il n'avait jamais eu l'impression de devenir le subordonné de tous les officiers du canton. Parce que dans ce cas, ça voulait dire qu'il devenait le subordonné de Kepanchi, de Kurotsuchi ou pire encore, de Renji. Non, Ichigo n'avait jamais eu l'impression de s'engager. De son côté, Byakuya avait lui, tout à fait assimilé le fait que l'humain doive lui obéir. Ceci dit, il aurait certainement adopté la même attitude même si Ichigo n'était pas devenu shinigami remplaçant en règle. Et la manie d'Ichigo de lui donner du « Byakuya » au lieu de l'appeler par son nom, ou mieux encore, par son grade, provoquait en lui des envies de gifles en pleine tronche. Un jour, il lui en filerait une. Ou mieux, une bonne paire. Il pourrait esquisser un petit rictus sadique en voyant l'air étonné et outragé du jeune humain. Peut-être qu'après Kurosaki le défierait en duel au sabre pour laver son honneur, mais ça, Byakuya en doutait. Non, il imaginait mieux l'humain lui gueuler dessus. Ce qui constituerait un prétexte idéal pour lui filer une nouvelle paire de baffe.

Mais en attendant ce jour béni, le capitaine devait faire un effort surhumain... ou surshinigamiesque pour éviter de s'emporter trop souvent contre ce gamin.

Pendant que Byakuya rêvait à une paire de gifle, Ichigo le dévisageait, subissant le silence de mort sans trop comprendre.

Et puis finalement, il toussota, se racla la gorge, avant de se résigner à ramener le capitaine à la réalité. La dure réalité dans laquelle il ne peut pas filer des baffes à Ichigo tous les deux jours.

« Byakuya ?

- Je te serais gré de m'appeler par mon nom, Ichigo Kurosaki.

Sous le regard inquisiteur de Byakuya qui lui demandait : « oui quoi ? », Ichigo ne mit pas trente secondes avant de trouver un sujet de conversation. Il ne pouvait pas décemment dire « Byakuya ? - Oui quoi ? - Non rien, c'était pour voir si tu étais toujours vivant. »

- Heu... ouais. En fait... je suis désolé, mais j'ai entendu quand tu parlais avec Renji, avant qu'on parte... qu'on le laisse.

- Oui ?

Byakuya força sa voix à ne pas trembler, et sa main à ne pas partir dans la tête de cet impertinent. Quand on est poli, on ne ressort pas les moments gênants comme ça dans la conversation.

- Ça voulait dire quoi ?

Silence. Non mais franchement, à quoi il s'attendait poil de carotte ? À voir Byakuya lui avouer son amour fou et secret pour le babouin qui lui sert de vice-capitaine ? C'est encore pire que de croire au père Noël !

- Ça voulait dire que vous... enfin, tous les deux. Vous êtes attachés l'un à l'autre.

Byakuya ouvrit de grands yeux. Ah... c'était de ça dont il parlait ? Et le capitaine plissa les yeux, il aurait bien aimé que le jeune humain lui dise au moins à partir de quel moment il avait entendu, et jusqu'à où. Histoire de pouvoir cadrer l'histoire qu'il allait devoir inventer.

- Bien sûr.

Ichigo et une seconde d'hésitation, et puis finalement, le dit.

- Je pensais que vous vous détestiez.

- Qu'est-ce qui a pu te donner cette idée ?

- Heu... en fait, tout le monde pense ça, fit Ichigo très sérieusement.

Et puis il ajouta un peu rapidement.

- Je crois.

Il est pas fou le Ichigo, pas envie de se faire tuer par Byakuya, surtout que là, y'a pas de témoins, il pourra camoufler ça en accident ou faire disparaître le corps. On est sournois chez les Kuchiki.

Un instant, Byakuya se sentit un peu pris au dépourvu par cette nouvelle (pas le fait d'être sournois, ça il était au courant). Bien sûr, il savait pertinemment quelle impression de froideur il pouvait susciter chez les autres. Mais de là à dire qu'il détestait son vice-capitaine, il y avait tout un monde.

- Qu'est-ce qui a pu leur donner cette idée...

Cette fois-ci, ce n'était pas du tout dirigé vers Ichigo, mais le jeune prit la question pour lui.

- Ben t'as failli le tuer, et puis tu l'as envoyé en taule quand il était mourant... enfin, un truc comme ça. Et puis il paraît... enfin, c'est peut-être des conneries du me diras, mais quand on est reparti du Seireitei la première fois, il paraît que t'as demandé à le virer de ta division... Alors bon. Voilà.

Byakuya haussa les épaules. Ah ce n'était que ça. Mais c'est normal d'être sans pitié avec un subordonné désobéissant, et puis c'est encore plus normal de le tuer quand il vous attaque, et puis, une fois que tout cela avait été fini... la pseudo-éxecution de Rukia, il n'avait pas pu décemment garder Renji comme lieutenant. Il était beaucoup trop indiscipliné. Et trop attaché à sa sœur aussi. Trop sexy aussi... heu nan, ça c'était venu après. Bien après.

- Effectivement, mais rien de cela n'a de lien avec l'affection que j'ai pour Renji.

- Harg.

Et voilà, il fallait que ça arrive. Ichigo est mort, repose en paix, petite fraise de bois orange. Nan mais Renji/affection/Byakuya d'un seul coup, dans la même phrase, c'était trop pour son petit cœur sensible. Et trop pour son petit cerveau fragile (oui, fragile, ne nous faites pas écrire ce qu'on n'a pas écrit) aussi. Il s'immobilisa, histoire de retrouver toutes ses facultés.

Et il demanda des explications. Enfin, il tenta. Parce que toutes ses facultés étaient toujours cachées quelque part.

Voyez plutôt :

- Yuuurg ?

- Ichigo Kurosaki, aies la décence de ne te mêler des affaires des autres que lorsqu'elles te concernent, ce qui n'est pas le cas ici, de toute évidence.

Mettant ainsi un point final à cette discussion... heu.. nan pas tout à fait. Croyant mettre ainsi un point final à cette discussion, Byakuya se mit en marche vers la petite baraque qui leur servait de repère.

Rapidement, Ichigo le rattrapa, l'air songeur. Faut dire aussi qu'il avait de quoi songer. Et puis ça lui arrive tellement pas souvent, que quand il songe, il ne le fait pas à moitié. Comment ça on l'accable ? Mais vérifiez bonnes gens, il a la capacité de réflexion d'une huître cuite ce brave garçon.

Arrivé à la hauteur du capitaine, et alors que la maison était en vue, Ichigo reprit, un peu moins sûr de lui. Il fallait juste qu'il vérifie quelque chose. Un truc qu'il ne pouvait pas imaginer, mais comme il savait que d'autres ont une imagination bien plus développée que la sienne, il y avait un doute que...

- Et heu.. juste par curiosité, tu sais qu'il a... heu... ben... au niveau du...

- Ichigo Kurosaki.

Et derrière ce simple rappel de son nom (comme s'il pouvait l'oublier), le jeune homme entendit clairement le « tu vas dire une connerie alors tais-toi ». Mais quand on est indiscipliné, on l'est jusqu'au bout.

- En fait, au Seireitei, au niveau des mœurs, c'est comment ?

Le regard de Byakuya se fit un peu surpris. Mais seulement un peu, et seulement parce qu'il n'aurait jamais imaginé que Ichigo puisse deviner quoi que ce soit. Il pensait risquer bien plus de l'acuité de l'officier Agido ou de Matsumoto, qui connaissait bien Renji.

- Ichigo Kurosaki, (à nouveau Ichigo sentit un frisson lui courir entre les omoplates, et se fit remarquer intérieurement qu'il connaissait déjà son prénom et n'avait pas besoin qu'on le lui rappelle toutes les deux secondes). J'ai bien des difficultés à suivre le cours de ton raisonnement, fit Byakuya avec la plus parfaite mauvaise foi.

- Ben je sais pas, prends Agido par exemple, il est clairement... ben de l'autre côté.

Byakuya réfléchit très sérieusement à l'idée de lui filer une bonne paire de claques, remède universellement reconnu à la curiosité mal placée. Mais étrangement, ce fut l'image du regard désapprobateur de sa chère sœurette qui l'en dissuada.

- Enfin, il aime les mecs quoi. Ici, chez les humains, c'est plutôt hors norme. Enfin, c'est pas dans les... dans les mœurs. Et puis il y a encore des gens qui voient cela mal. Je me demandais si au Seireitei c'est la même chose. Parce que bon, vous vivez pas toujours de façon normale.

Byakuya s'abstint de demander à quelle aune Ichigo Kurosaki pouvait bien juger de la normalité de leur mode de vie, mais il n'en pensait pas moins. Ils entrèrent dans la maison abandonnée pour retrouver l'installation de fortune qu'ils y avaient implantée quelques jours plus tôt.

- À quoi bon te soucier de cela, tu vis dans ton monde, avec les habitudes de ton monde.

- Ouais mais... ben... pour Renji par exemple... est-ce que c'est la norme au Seireitei de...

- Cesse de parler de ce que tu ne connais pas et assieds-toi.

Disant cela, Byakuya s'installa lui-même en tailleur sur le sol, et puis fit signe à Ichigo de faire de même. Le jeune humain s'exécuta, curieux.

- Nous allons reconstituer une partie de notre reiatsu qui a disparu en Enfer.

- C'est possible ça ?

- Nous allons le faire.

- Comment ?

Byakuya eut l'air un instant songeur et puis se mit à expliquer.

- Tiens-toi droit.

Ichigo fut immédiatement persuadé que cela ne l'aiderait en rien à retrouver son reiatsu mais que cela venait uniquement du fait que Byakuya Kuchiki venait d'une famille de coincés.

- Maintenant, concentre-toi. Visualise ton reiatsu en toi.

- Heu...

Ichigo regarda faire le capitaine. Byakuya était toujours en tailleur, les jambes croisées, les mains posées délicatement sur ses cuisses, les yeux fermés et l'air parfaitement serein.

- Visualise le flux d'énergie qui te parcoure.

Okay... mais nan. Je visualise rien du tout.

Ichigo soupira et puis, en désespoir de cause, fit la seule chose qu'il avait appris à faire pour visualiser son énergie spirituelle, et il la rassembla entre ses mains, formant une sphère très dense et très agitée.

Brusquement Byakuya ouvrit les yeux et le fixa avec appréhension.

- Que fais-tu ?

- Ben, je visualise le reiatsu.

- Tu n'as pas besoin de le concentrer ainsi. Il s'écoule naturellement en toi, laisse-le simplement aller.

- J'arrive pas. Si je le laisse filer, je le perds, je peux pas le sentir.

Byakuya soupira doucement. Et puis s'avança, à genoux devant le jeune homme.

- Relâche progressivement la pression qui maintient ton reiatsu sous cette forme.

- Je peux pas, sinon je vais tout lâcher d'un coup et faire tout exploser.

- Relâche doucement. Je vais t'aider à maintenir ton reiatsu en toi.

- Gné ?

- Relâche doucement la pression.

Byakuya réprima un nouveau soupir. Il ne pouvait pas se plaindre. Que pouvait-il attendre d'un humain devenu shinigami par hasard au niveau du contrôle de l'énergie spirituelle ? Ce truc prenait des années d'apprentissage à l'académie, alors Ichigo, avec ses six mois de pratique approximative des pouvoirs de shinigamis, fallait pas s'attendre à un miracle.

Ichigo commença à faire ce qu'on lui disait, s'attendant, comme la dernière fois à se faire déborder par son reiatsu et se retrouver au cœur d'une explosion. Mais cette fois-ci, il sentit quelque chose bloquer la route à son reiatsu débordant. Comme une digue qui le retenait, qui l'encerclait et drainait son énergie vers lui, en lui. Et il sentit deux chose simultanément, avec le même trouble. D'un côté, l'énergie qui refluait en lui traçait un sillon brûlant, comme une coulée de lave en lui, qui dévorait son corps et son esprit, ce qui, il le comprit dans un éclair de lucidité, était normal vu que corps et esprit sont une seule et même chose pour les shinigamis. De l'autre, la présence monumentale de cette aura qui stoppait le reflux de la sienne, une aura maîtrisée mais puissante. Et là encore, il comprit que cette présence était celle de Byakuya qui canalisait son énergie.

Les yeux toujours fermés, il hocha la tête.

Okay, là ça va.

Et à sa grande surprise, une vague d'approbation lui parvint de Kuchiki. Il lutta contre l'envie d'ouvrir les yeux pour voir s'il avait rêvé ou si le capitaine avait seulement parlé. Mais non, il n'avait pas rêvé, car la voix de Byakuya s'éleva juste après, bien différente de ce sentiment d'approbation ténu mais réel qu'il avait ressenti.

- Maintenant, tu le sens.

- Oui.

Ichigo avait murmuré entre ses dents. Prononcer un mot dans l'état de contrôle qu'il devait maintenir était bien trop dur.

- Alors, doucement, tu vas projeter ton reiatsu hors de toi.

- Hein ?

- Comme lorsque tu le matérialises en forme de sphère. Mais cette fois, tu ne cherches pas à le concentrer, laisse une petite part de ton reiatsu filtrer hors de toi.

À nouveau toute l'aide de la massive aura de commandement du capitaine lui fut nécessaire pour ne pas disperser une masse informe d'énergie aux quatre coins de la ville.

- C'est bon, fit Byakuya lorsque le résultat lui paru suffisant. Maintenant essaye de sentir les sources d'énergie spirituelles qui entourent ton reiatsu.

Et cette fois, il n'eut pas besoin d'aide. Instinctivement, Ichigo sentit les humains, les hollows, les plantes, les animaux, toutes les sources d'énergie spirituelle qui existaient dans le périmètre réduit qui les entourait.

- Puise dans ces sources.

- Hein ?

Un violent mouvement de colère ravagea en une seconde les efforts de longues minutes. Et Ichigo se trouva par terre, allongé sur le parquet, face à un Byakuya lui même très décoiffé par le choc, quoi qu'un peu plus digne dans sa posture (au moins il n'avait pas la moitié de son hakama sur la tête comme Ichigo).

- On recommence.

- Mais tu veux qu'on vole le reiatsu des gens ! C'est dégueulasse !

Subitement, Byakuya regarda Ichigo avec étonnement.

- Comment crois-tu que...

Et puis il eut l'air de comprendre quelque chose.

- Tu ne sais pas comment fonctionne la circulation de l'énergie spirituelle ?

- La quoi ?

Et il soupira pour de bon cette fois. Le pire c'est qu'il allait devoir tout lui expliquer par le menu, sinon jamais l'humain ne serait d'accord pour puiser dans des sources de reiatsu extérieures.

- Il existe deux types de reiatsu.

- Ouais, je sais, le rouge et le blanc.

- Non.

- Ah ben pourtant c'est ce qu'on m'a dit.

- Là tu décris simplement la différence visible entre un reiatsu humain et un reiatsu de shinigami. L'énergie spirituelle existe à l'état naturelle partout où il y a de la vie. Les plantes, les animaux, les bactéries. Tout ce qui naît, vit et meurt est traversé par cette énergie. Nous baignons dedans, mais c'est dans les espèce vivantes que cette énergie se canalise le mieux. Si nous puisons l'énergie spirituelle d'un humain, il se sentira peut-être un peu faible pendant quelques heures avant de retrouver toute son énergie, en puisant à son tour dans le courant d'énergie qui traverse ce monde.

Il avait dit tout cela d'une traite, comme on répète une chose mille fois dite à un élève paresseux.

- Est-ce clair ?

- Pourquoi on en a plus alors ? Je veux dire, les shinigamis.

- Nous n'avons pas plus de reiatsu, nous savons mieux l'absorber et l'utiliser. Et nous avons aussi plus d'occasion de l'utiliser. Cela répond-il à tes questions ?

- Ouais.

- Si tu n'as plus aucun doute, nous pouvons recommencer.

Pour la première fois, Ichigo réalisa que Byakuya faisait un réel effort pour ne pas le presser plus. Et il comprit. Byakuya avait laissé la moitié de son équipe en Enfer, dont Renji. Il ne devait avoir aucun envie de s'attarder dans le coin sans rien faire.

- Juste une dernière chose. Pourquoi on doit refaire le plein et pas Rukia et Agido ?

Byakuya balaya la question d'un revers de main.

- Au Seireitei, ils recouvriront naturellement leur énergie spirituelle. Notre monde en est imbibé. Au contraire, toi et moi avons perdu moins de reiatsu qu'eux en Enfer, c'est pourquoi nous pouvons nous permettre de rester ici.

- On en a perdu moins ?

- Disons plutôt que nous absorbons mieux le reiatsu qu'eux.

- Ah d'accord. »

Et finalement, il hocha la tête. Oui, comme ça au moins c'était clair.

Ils remirent cela et cette fois, Ichigo pu puiser dans l'environnement proche de quoi reconstituer ses forces. Et effectivement, il se sentit bien mieux ensuite, comme... entier, complet. Étrangement, la présence protectrice de Byakuya surplombant sa propre énergie spirituelle l'apaisait d'autant plus.

Après quelques minutes d'effort pour se remettre de cette nouvelle expérience, il rouvrit les yeux pour réaliser qu'il avait la tête sur le torse du capitaine et que ce dernier lui tenait les épaules pour qu'il reste d'aplomb.

« Byak.. Kuchiki?

- C'est normal la première fois, il y a toujours un contre coup. Repose-toi le temps que je le fasse également. »

Alors qu'il se laissait pousser contre le mur pour ne pas tomber, Ichigo observa que Byakuya n'était plus du tout irrité contre lui. Et il le regarda se mettre en tailleur, poser gracieusement ses mains sur ses cuisses, et fermer les yeux, le visage de marbre. Tout le long que dura l'étrange processus, il conserva des traits figés et inexpressifs. Seul le rythme de sa respiration prouvait qu'il fournissait un effort. Malgré lui, Ichigo sentit le reiatsu reflux vers lui, tourbillonner, et frôler délicatement tout ce qui se trouvait à côté d'eux. Le spectacle de Byakuya dans cette étrange transe lui était à la fois étranger et particulièrement agréable à voir, comme... fascinant.

Et puis, au bout de quelques poignées de minutes, Byakuya rouvrit les yeux et se releva sans aucune gêne.

« Nous pouvons y aller ? » Fit-il à Ichigo, la question à peine marquée dans dans sa voix.

Le rouquin se redressa prit appui contre le mur et finalement hocha la tête. Il n'aimait jamais passer pour une petite nature, mais devant Kuchiki c'était tout simplement inimaginable. Il avait latté ce gars ! En combat singulier à la loyale en plus ! Il ne pouvait pas faire la jeune fille qui a ses vapeurs devant lui !

Il se redressa, un peu tanguant tout de même, mais il eut un sourire carnassier assorti d'un froncement de sourcil du plus bel effet.

« Tu parles qu'on y va !

Et puis, oui, la réflexion vint trois secondes après l'action.

- Où ça au fait ? »


Où ça ? C'était bien la question que se posaient Ebisu et Saori. Les deux femmes se faisaient traîner par le vieux fou qui habitait les profondeurs des grottes des partisans d'Enosi-Kto. La première surprise passée, elles s'étaient toutes les deux senties un peu rassurées de voir qu'elles étaient saines et sauves. Et puis, le vieux avait juste regardé Sasakibe avec un regard vacillant et avait attrapé Ebi par le bras et s'était mis à courir étonnamment vite pour un être apparemment si vieux.

Il parcourait les méandres de la roche avec une telle aisance qu'il n'y avait pas de doute sur le temps qu'il avait passé à les explorer. Dans le noir complet, il se déplaçait avec agilité et rapidité, à tel point que les deux shinigamis avait presque du mal à le suivre. Souvent elles butaient sur des morceaux de roche saillants, parfois même elles tombaient et devaient se relever à toute vitesse pour ne pas être distancées.

Et puis derrière eux, Eperkomai courait également, criant pour arrêter le vieillard.

« Gerontos ! Gerontos ! Que fais-tu ! Arrête-toi tout de suite. »

Autant le dire, cela fut totalement sans effet, le vieux ne fit preuve d'aucune intention de s'arrêter. À vrai dire, il semblait même prendre un malin plaisir à accélérer à chaque fois qu'Eperkomai l'appelait.

Au détour d'un couloir particulièrement sinueux, il adressa un regard en coin à Ebisu et il sourit, ouvrant une bouche édentée.

« Elle va s'lasser t'crois ? C'qu'elle a d'la suite dans les idées c'te p'tite.

Avant qu'Ebi ait simplement pu réfléchir à la réponse qu'elle pouvait donner, il se remit à courir, lui arrachant presque le bras.

- Ebisu ! Attends !

La voix de Sasakibe retentit derrière elle.

- Ouais ben je fais ce que je peux.

- C'est pas encore assez ! »

Saskibe bondissait énergiquement, tentant à la fois de rattraper Ebisu et son kidnappeur et de semer Eperkomai qui semblait moins rapide qu'elle.

Et puis au bout de quelques centaine de mètres supplémentaires, elle se retrouva nez à nez avec Ebi, terrorisée et essoufflée.

« Ebisu !

- Ça va, ça va... il a décidé de s'arrêter.

- C'est qui ce type ?

- Je sais pas, il est vieux, il m'a attrapée quand je me suis perdue, il me fait peur.

- Y'a pas de raison, fit Sasakibe avec un air rassurant de grosse brute.

Et puis elle se pencha sur le vieux qui avait la tête coincée entre deux replis de roche.

- Oh ! Qui êtes-vous papy ?

D'un geste brusque et plus rapide que ce à quoi elle s'attendait, la jeune femme fut projetée en arrière et en tomba sur les fesses, ce qui lui arracha un cri, plus d'indignation que de douleur.

- Chht. J'mate !

En se massant la partie la moins intellectuelle de sa personne, la shinigami se releva et se pencha vers le vieillard.

- Vous nous avez traîné jusqu'ici pour le plaisir d'un peu de voyeurisme ?

Un rire graveleux seul lui répondit, ce qui arracha à la jeune femme un soupir désespéré. Pourquoi fallait-il justement tomber sur un vieux pervers ? Comme si y'en avait pas assez dans sa division ?

- Écoutez, fit-elle, une menace sourde au fond de la voix, nous ne sommes pas là pour mater, on peut le faire chez nous, y'a de quoi, je veux dire, on sait très bien faire ça par chez nous, sans avoir besoin de vous pour ça !

- T'embrouille, m'dame. F'pas avoir hont' d'mater !

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, fit Sasakibe en prenant un air trop sévère pour être honnête, qui ne trompait personne, vu la rougeur sur ses joues.

- Et pis j'mate pas les douches. T'façon y'a ren a mater. R'garde l'aut'...

D'un bras vigoureux, le vieux attrapa Sasakibe et lui mit le visage devant la fissure dans la roche. Là, elle put voir une salle, un peu comme celle dans laquelle ils avaient été reçus au début, et dans la salle, une semi douzaine de ces créatures, et cela semblait s'agiter pas mal, elle entendait dans leur dialecte rocailleux les éclats d'une dispute.

- Que se passe-t-il ? Fit-elle à mi-voix au vieux, qui haussa les épaules.

- J'sais pas.

Charmée par une réponse si utile, Saori Sasakibe se pencha un peu plus et tenta de comprendre les phrases qui montaient de la salle. Qui montaient ?

- Pourquoi est-on en surplomb, je n'ai eu que l'impression de descendre depuis que je suis arrivée ici ?

- Normal. V'zêtes arrivés par le haut. Là, y sont du côté bas.

Sasakibe essaya de se représenter schématiquement la topologie du lieu. Ils étaient arrivés par un côté haut, donc, a priori, à hauteur du niveau du couloir qu'ils avaient parcouru. Là, ils voyaient les salles qui donnaient sur le côté bas... Il fallait donc supposer que ce monde s'échelonnait sur plusieurs niveaux distincts... indépendants des autres ? Ou pas indépendants, mais dans ce cas, ils n'avaient pas fait attentions aux différents passages qui devaient permettre d'aller de l'un à l'autre.

- Je suis arrivée par le haut.

- Ebisu ?

La shinigami se retourna pour écouter sa collègue.

- Je suis tombée par le haut, et pourtant j'ai suivi parallèle à celui que vous avez emprunté.

Et puis elles soupirèrent toutes les deux.

- Ce monde est un bordel.

Et puis Ebisu indiqua le vieux qui continuait d'espionner ce qui se passait en bas.

- Il se passe quoi là-bas ?

- Ils causent. Enfin, ils se disputent je pense. Hey, le vieux, c'est quoi cette grotte ?

- On est dans l'mur. Pour tout voir. C't'un bon moyen de s'promener sans s'faire emmerder par Enosi.

- Mais vous êtes pas de ses gens ? Enfin, vous êtes de son côté, non ?

- T'rigole frangin'. J't'ais là bien pu' tôt qu'lui et ses débiles.

- Woua. Vous êtes vieux, fit Ebisu, qui avait inconsciemment trouvé qu'Enosi-Kto devait être une espèce de patriarche chez les morts.

- Hinhin...

Accompagnant ce ricanement sinistre, les doigts longs et osseux de Gerontos se glissèrent dans le kosodo d'Ebisu, lui arrachant un cri de surprise.

- Aaaah mais arrêtez ! Vieux pervers !

À nouveau Gerontos poussa un ricanement assez flippant alors qu'Ebisu s'échappait de sa prise et venait se cacher dans le giron protecteur de son aînée.

- Ah... c'beau la jeunesse, t'as pas 'core couché 'vec un vieux !

- Sasakibe sempai...

- C'est bien la première fois que tu m'appelles sempai.

- C'est la première fois qu'un vieux pervers essaye de me peloter.

- Ah bon ?

- Hihin c'd'mon âge. T'vas pas m'enlever l'derniers plaisirs qui m'restent. Ptite.

- Ah.. heu..ben ouais.

- Gerontos c'est bien votre nom ?

- Naaa, c'veut just' dire l'vieux. C'est c'que j'suis, l'vieux.

- Vous avez vu Enosi-Kto s'installer là ? Je veux dire, quand il est arrivé là, au début ?

- Lui, et les aut' avant lui, et les aut' 'core. J'suis vieux.

- Et vous savez toujours vécu dans les grottes ici ?

- Ben faut dire qu'au début, on était pas ben nombreux. Et pis les grottes étaient ptites. Ça f'sait pas ben d'mal. Les grottes ont grandit. Et les aut' sont v'nus.

Ebisu ouvrit de grands yeux.

- Attendez... vous êtes en train de dire que les grottes ont grandi à mesure que les gens s'y sont installés ?

Ben ouais. Et pis comme les grottes dev'naient plus grand', les gens v'naient pu' nombreux.

- Ebisu ? Y'a quelque chose ? Demanda Sasakibe, étonnée de voir la jeune femme aussi intéressée par cela.

- Je... je pense que... ça a forcément quelque chose à voir. C'est aussi pour ça que... qu'il y a pas de reiatsu dans cette roche, à la différence de la matière bleue.

Sasakibe frôla une paroi du bout des doigts.

- Tu veux dire que c'est une roche normale, minérale ?

- Nan. Je ne pense pas. Ce n'est pas possible. Mais de visu c'est difficile à dire.

- De visu ?

- Ça veut dire, de vue.

- Nan mais tu le fais exprès ? Pourquoi crois-tu qu'on t'aie emmenée ici Katsuo ? Pour ta bonne vue ?

- Heu...

- Goûte cette roche et dis-moi ce que c'est. Maintenant. »

Ebisu fit la grimace mais s'exécuta. Elle était encore trop disciplinée pour envoyer balader une shinigami de rang supérieur au sien. C'était d'ailleurs peut-être pour cette raison qu'elle avait quitté la onzième. Trop fous pour leur obéir.

Elle déploya son zanpakuto et marqua une pause. Si ce truc était aussi dégueu que la matière bleue, ils allaient encore morfler.

« Mon ptit crabe, ça va pas être de la tarte, fit-elle entre ses dents avant de prononcer à haute voix. Akuma no Kanikasai ! »

Le zanpakuto se déploya sous la forme d'une immense pince de crabe, aiguisée comme un rasoir, et elle l'abattit sur la roche, avant d'engloutir un bon morceau de celle-ci.

Quelques secondes de mastication après, elle se plia en deux en étouffant une plainte apeurée.

« Ebisu ? S'enquit Sasakibe, un peu inquiète de l'effet que pouvait avoir une matière inconnue sur la santé de la jeune fille. »

Et, une main levée pour empêcher quiconque de s'approcher d'elle, Ebisu se mit à vomir tout ce qui lui restait encore dans l'estomac. Son zanpakuto reprit sa forme initiale dans un râle inhumain.

« C'du prop' !

- C'est de... C'est infect !

C'est quoi exactement ? Fit Sasakibe, guère impressionnée par quelqu'un qui vomit presque sur ses pompes. Elle avait connu bien assez de beuveries pour savoir retenir son souffle pour éviter l'incontournable nausée d'imitation qui prenait tout témoin d'un vomissement.

- Des résidus de... d'âmes humaines.

- Hein ?

- C'est le... je ne sais pas quoi dire. Comme si on avait putréfié de l'âme humaine.

Sasakibe hocha la tête et la détourna pendant qu'Ebisu se remettait à vomir. Au loin, un bruit de pas résonnait, laissant un écho de plus en plus proche.

- Ça se tient, j'imagine que l'absorption des énergies spirituelles ne peut pas se faire sans déchets. Les grottes sont les déchets. Plus il y a de morts, plus il y a de déchets, et plus il y a de déchets, plus il y a de grottes...

Ce fut Eperkomai, haletante, qui compléta en arrivant dans la petite grotte où ils se tenaient.

- Et ces grottes nous maintiennent en vie bien plus longtemps

- En gros, vous produisez votre propre survie.

L'être des Enfers sembla hésiter une seconde avant de hocher la tête.

- Je crois oui.

Eperkomai se tourna vers Ebisu qui s'essuyait la bouche dans sa manche.

- Comment faites-vous pour connaître ce dont sont faites ces choses ?

La jeune shinigami haussa les épaules.

- C'est mon talent.

Et je m'en passerais bien, songea-t-elle en sentant encore le goût des âmes putréfiées.

Sasakibe attrapa Eperkomai par le bras et tenta de planter ses yeux dans les siens, ce qui est relativement difficile quand on mesure presque de deux têtes de moins.

- Vous être en train de détruire ce monde...

La réponse fut sèche et sans aucune chaleur.

- Nous sommes morts et sans espoir de rédemption. Que pouvons-nous attendre ?

- Vous mettez en danger les monde des humains et le nôtre également.

- Plus rien ne nous importe. Nous sommes maudits.

- Ohoh y'a du neuf ! Grinça Gerontos en attrapant Ebisu par la taille l'attirant vers la faille.

- C't'un des tiens ça !

Ebisu ouvrit de grands yeux, et puis porta la main à sa bouche en voyant l'étrange spectacle sous ses yeux. Et puis elle murmura avec inquiétude.

- Abarai.

Ce qui tira les deux autres de leur discussion.

- Quoi Abarai ? Il avait pas pris la tangente celui-là ?

Sasakibe se précipita pour voir également par la faille ce qui se passait en bas et put constater par elle-même que son ancien coreligionnaire était présentement à nouveau face à Enosi-Kto, apparemment insensible à l'atmosphère électrique qui régnait dans la grande salle.

- Je sais pas. Mais il est bel et bien là. Et ça... ça me dit rien de bon. »


Renji sentait tout doucement ses nerfs s'user. Déjà en temps normal, il n'est pas du genre patient, compréhensif et calme. Mais face à une dizaine de simili squelettes qui gueulent à plein tubes, sans que lui ne puisse comprendre quoi que ce soit, son caractère explosif refaisait lentement surface.

Et puis depuis qu'il s'était connement porté volontaire pour rester comme otage, il réalisait qu'il avait fait la plus grosse connerie de sa vie. Il aurait dû laisser Rukia y aller tiens ! Comme ça ils auraient réussi l'exploit de se débarrasser de tous les membres féminins de leur unité. Une grande première ! Après on ne pourrait pas les accuser de machisme : les femmes étant aussi mal traitées que les hommes et elles ne disposaient d'aucun traitement de faveur. Ou Ichigo ! Ichigo, il aurait parfaitement pu rester. Franchement, à part rendre la situation cent fois pire, il n'y avait aucun risque particulier à laisser Ichigo sur place. Au contraire, en laissant Ichigo, ils auraient pu revenir dix heures après, et trouver un vaste champ de ruines, le problème réglé, plus un seul mort en Enfer. Travail propre, soigné, rapide.

Pourquoi je suis resté ? Parce que je suis con... et merde. Parce que je voulais en mettre plein la vue à Kuchi... Byakuya... Ce qui prouve que je suis un con.

Tout ça pour dire que le regard de pervers d'Enosi-Kto, Renji s'en foutait comme de son premier dépucelage. Et pourtant il aurait dû. Parce que trois secondes après avoir commencé à repenser à son capitaine, il sentit la morsure acérée de la matière bleu autour de son cou.

Le souffle lui manqua une poignée de seconde avant qu'il ne se reprenne et arrache le long filament bleu qui lui enserrait la gorge, le tout à main nue, en tirant comme une brute, en s'écorchant la peau et en perdant autant de reiatsu que s'il se faisait rouler un patin par le zanpakuto de Yumichika.

« C'est quoi ce bordel ?

Enosi-Kto eut un sourire à la limite de la folie mentale et hocha la tête.

- Rappelez-vous juste que vous êtes ici chez nous parce que nous le voulons bien.

- On est chez vous pour faire un peu de ménage. Parce qu'à cause de vos conneries, vous mettez en danger notre existence et celle des humains.

Tout en parlant, Renji guettait les lents mouvements des filaments bleus. Voilà ce qu'ils avaient oublié : de se demander qu'est-ce qui pouvait maîtriser ces bestioles là ! Il n'avait pas l'impression qu'Eoni-Kto fasse quoi que ce soit pour les diriger et pourtant, elles semblaient attirées par sa présence.

La voix cassée de l'être des enfers se fit plus rauque encore, dans une nuance qui fila un méchant frisson d'appréhension dans le dos du shinigami.

- Ne t'inquiète pas, ils n'attaquent que les sources de haute énergie spirituelle.

Ouais ben bizarrement, ça m'inquiète.

Et comme pour confirmer ces doutes, les long filaments se déployèrent, ondulant avec grâce, effleurant presque le vice-capitaine.

- Useras-tu de ton pouvoir contre moi si je te menace ?

- Heu... en principe, ouais.

- Bien. »

Et à peine eut-il soufflé ce mot du bout des lèvres, qu'Enosi-Kto tendit la main et la porta à la gorge de Renji, serra puissamment, arrachant un hoquet de stupeur au shinigami. Par réflexe, il libéra son reiatsu, rassemblant ses forces pour chasser son agresseur. À peine eut-il fait cela qu'un filament s'enroula autour de sa jambe, montant de plus en plus haut, et serrant de plus en plus, tel un serpent qui cherche à étouffer sa proie.

D'un coup violent, Renji réussit à se débarrasser d'Enosi-Kto, mais en même temps, la pression sur sa cuisse enserrée dans la prise acérée de la matière bleu s'accentua et lui arracha un cri de douleur.

Sans trop réfléchir (c'est normal, c'est Renji), il dégaina son zanpakuto et s'employa à trancher le filament, et ne réalisa que trop tard que ce faisant, il s'exposait encore plus à la morsure de cette matière sur son reiatsu. Un second filament se mêla au premier, le renforçant et arrachant un nouveau cri à Renji. Et puis un troisième se leva, se glissa autour de son autre jambe, et progressant vers sa cuisse avec la même douloureuse lenteur.

Tenant debout uniquement par la force de sa volonté, Renji serra les doigts sur le manche de Zabimaru et le déploya en direction du sol, faisant voler en éclat la source de la matière bleu.

Les filaments autour de ses jambes se détachèrent, mous et flasques, tombant sur le sol avec un bruit mouillé.

Sans ranger Zabimaru, Renji se redressa pour engueuler Enosi-Kto comme il le fallait. Et à la vue qui s'offrait à lui, il resta bouche bée.

Raide et droit, l'être des enfers se tenait face à son prisonnier, le visage déformé par un rictus de folie furieuse. Et enfin, Renji se mit à comprendre à qui Enosi-Kto lui avait pensé. Et au passage, il réalisa aussi que Kenpachi Zaraki s'était trompé d'aiguillage en arrivant au Seireitei. Le même sourire de timbré que son ex-capitaine, la même folie dans le blanc de l'œil, le même tremblement sporadique du sourcil qui annonçait en grande pompe une crise.

Par pure précaution, le vice-capitaine brandit son sabre et recula d'un pas. Si reculer était une bonne idée, se servir de son zanpakuto était carrément con puisque zanapkuto = extension de l'âme des shinigamis = énergie spirituelle à donf = tu vas morfler.

Et effectivement, un quart de seconde plus tard, il sentit la même morsure, le même filament autour de ses jambes, mais avec une douleur multipliée par mille. Comme si des centaines d'épingles pénétraient profondément sa chair,

Bordel... je crois que je préfère presque me faire déchiqueter par senbonzakura !

« Espèce de cinglé...

Enosi-Kto partit d'un rire... effectivement, de cinglé, et rétorqua d'un ton tranchant.

- Vous ne savez rien de l'Enfer, shinigamis. Ignorants... et faibles...

Renji aurait voulu lui donner tort de toutes ses forces, mais il sentait tous ses membres abandonner les uns après les autres face à la douleur inexpugnable, et sa tête semblait sur le point d'exploser.

- Sans énergie vitale, nous ne pouvons pas vous vaincre... individuellement.

Renji sentit ses jambes se dérober sous lui. La douleur lui arracha une nouvelle plainte, mais ce fut à peine s'il s'entendit gémir.

- Collectivement, en revanche... l'Enfer est mortel pour vous ! Pardonne- moi ce pitoyable jeu de mot... Mais tu n'en sortiras pas vivant.

- Jeu de mot... de merde... balbutia Renji en lâchant Zabimaru et tombant à genoux par terre. »

Le souffle court, il aperçu Enosi-Kto s'approcher de lui, il sentit la poigne puissante lui relever la tête en le tirant par les cheveux, il gémit à nouveau en sentant son corps tiré vers le haut. Par vague, son reiatsu se déployait, comme pour écraser Enosi-Kto sous sa pression, mais il lui semblait se heurter à un mur. Les longs filaments bleus formaient maintenant comme un filet autour de lui qui empêchait son énergie spirituelle de menacer réellement son tortionnaire.

Saloperie. J'aurais dû lui en mettre une quand j'en avais encore l'occasion. Je l'ai appris à la onzième pourtant : ne jamais discuter avec un ennemi quand on peut le latter !

Il se sentit traîné sur quelques dizaines de mètres, les filaments bleus aspiraient toujours son reiatsu hors de lui, et les longs doigts osseux d'Enosi-Kto tirant sa tignasse rouge avec brutalité.

Il lutta encore quelques secondes, son reiatsu déployé au maximum, tentant de se libérer. Vous allez dire, qu'est-ce qu'il est long à la détente ! Certes, mais d'une part, il n'a pas eu les supers explications scientifiques de Byakuya et Agido, et même s'il les avait eu, il n'a, de toute façon, pas les capacités de réflexion pour utiliser ces informations à bon escient. Non, il avait tout simplement finit par réaliser que ça ne servait à rien de se débattre et qu'il fallait simplement attendre une bonne opportunité pour se sortir de là. Un peu comme d'habitude. Oui, parce que d'habitude, la stratégie, c'est pas tout à fait le point fort de Renji, sauf aux échecs et au go, mais dans la vraie vie, il a du mal.

« Oh... tu as finis par comprendre. Mais ça ne sert à rien. J'arriverai à mes fins.

Le shinigami lui lança un regard mauvais, en tentant douloureusement de faire comme si le filet bleuté qui lui enserrait les bras et les jambes ne lui causait aucun mal.

- Noooon ne fais pas cet air méchant, de toute façon je ne vais pas te tuer.

Renji déglutit et regarda autour de lui, Enosi-Kto l'avait emmené dans une autre pièce, occupée par une demi douzaine d'êtres des Enfers, et tous avaient l'air relativement peu rassuré.

Ben ils ont raison, moi j'aurais un chef comme ça, je serais pas rassuré non plus. Quand j'avais Zaraki, j'étais jamais rassuré, surtout dans la même pièce que lui.

La salle était plus sombre que celle dans laquelle ils étaient arrivés la première fois. La seule source de lumière suintait des murs, par lesquels semblait tomber des longs tentacules de cette matière bleue.

Une nouvelle vague de douleur le saisit, lui arrachant les tripes, et toute son attention se reporta sur les fils qui couraient sur sa peau et le brûlait aussi certainement que de l'acide. Le réseau de fil s'était étendu et envahissait maintenant son bas-ventre, remontant toujours plus, laissant une sensation de chair à vif partout où il passait.

- Tout ce que je veux, shinigami...

Enosi-Kto s'approcha et lui attrapa le visage d'une seule main, le tirant vers lui. Renji pouvait sentir le souffle glacé de l'être des Enfers sur sa bouche et voyait à travers un voile de douleur le regard possédé de son geôlier. De son autre main, Enosi-Kto attrapa un des filaments et l'entortilla autour d'un de ses doigts, l'approchant dangereusement des yeux de Renji. Ce dernier déglutit, et tenta de ne pas suivre des yeux la petite lueur bleuté que dispensait cette chose, mais sans succès. Irrésistiblement, son regard revenait au filament qui frôlait sa peau, effleurait ses cils et se faufilait entre ses longues mèches rouges valsant devant ses yeux.

Concentré sur la menace toute proche du filament qui l'hypnotisait, Renji fut totalement pris par surprise en sentant un contact dur et glacé dans sa bouche. Par réflexe il déploya tout son reiatsu pour chasser l'intrusion.

Et il réalisa seulement une seconde trop tard qu'il venait de faire une erreur. Ce qu'il avait dans la bouche, et qui s'avérait être la langue de son geôlier, s'enfonça plus profondément, râpant sa gorge avec énergie, lui arrachant une plainte étouffée. Et puis elle se retira, laissant place au sourire extatique d'Enosi-Kto.

- ... c'est ton énergie. »


A SUIVRE.. et, oui on aime toujours autant les reviews et les gentils lecteurs qui reviews reçoivent tout plein d'amour et bisous !

le 5 mars

"Vous y retournez ?

- Bien sûr.

- Byakuya, tu ne peux pas...

- Mon vice-capitaine est toujours là-bas, il prend les décisions que je devrais prendre, il fait les sacrifices que je devrais faire. C'est auprès de lui que je dois être."

(oui, c'est le même passage que la dernière fois, c'est un problème de découpage de chapitre indépendant de notre volonté qui a fait ça XD)


Pour les parias qui vivent sans compte ffnet et qui n'en meurent pas :

hidakatsuki-x : encore et toujours merci, chère lectrice fidèle. Tu as bien raison, nous sommes des auteurs cruels et sans pitié, ce qui veut dire qu'ils sont séparés et qu'ils vont souffrir nos deux zigotos. Ceci dit, on est aussi des auteurs bien pervers et obsédés, ce qui fait qu'ils finiront bien par baiser. Voilà, on espère que ce chapitre t'a plu, et que le suivant sera également ton goût !

Miss-yaoi : merci encore pour ta review. Bon, c'est normal de pas tout comprendre (comme ça, on peut lire le chapitre deux ou trois fois pour comprendre, et le temps entre chaque chapitre semble moins long). Mais si ça t'a plu, c'est tout de même l'essentiel. Et oui, le timing était fait exprès : le point faible de Kuchiki... on ne sait pas ce que c'est, mais c'est certainement pas Renij XD (on n'est pas dans Kizuna là, faut pas déconner, ils se protègent pas mutuellement).
En espérant que ce chapitre t'a plu également !

nina : voilà !

Pioush : toujours fidèle ! on espère que ce nouveau chapitre t'a bien plu et qu'il t'a autant tenue en haleine que le précédent. Comme tu le vois, l'action n'est pas encore terminée, et y'a encore un peu de danger autour de toute cette situation. Mais que va-t-il leur arriver XD ? (indice : ils finissent nus dans un lit ^^).
C'est vrai que c'est Byakuya qui a hérité du couplet guimauveux, il en fallait un, c'est tombé sur lui (même si c'est un peu IC, Byakuya qui s'inquiète en public). Il fallait bien mettre un peu de douceur dans ce monde de brute.
Quant à nos amoureux de la onzième, on pensait leur réserver une fic rien que pour eux, en parallèle de celle-ci pour voir un peu... ben... ce qui leur arrive pendant que Renji découvre le grand amour. Mais c'est encore un projet, rien de certain, rien de précis pour l'instant.
Et en tous cas, courage pour tes examens, on espère qu'ils se sont bien passés (dur la vraie vie XD)

Anonyme13 : d'abord bravo pour avoir dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas "on est le 6 février, toujours pas de chapitre en ligne, c'est un scandale". Pas bravo pour avoir écorché nos yeux avec une orthographe plus qu'approximative (voilà, maintenant on est aveugles, on va arrêter d'écrire à tout jamais) go bescherelle. En enfin, nos retards de publication sont légendaires, la légende ne se questionne pas et surtout, ne se contrarie pas.
Pour ton édification personnelle : "le temps est la seule richesse de ceux qui n'ont que leur intelligence pour faire mieux". Nous prenons le temps de faire de bons chapitres (ou les moins mauvais possible). Si le jour du bouclage, le chapitre ne nous satisfait pas, on retouche, jusqu'à ce que ça aille, pour vous offrir une bonne histoire.
Ceci dit, merci d'avoir lu et aimé cette fic, on espère que ce nouveau chapitre te plait également.

Loli&Jimi