Chapitre 2 :

Un cadeau de Noël spécial

Merci à Lunastrelle et Yukira Shiroi pour leurs reviews.

DISCLAIMER : Aucun personnage ne m'appartient, tout est à Square Enix sauf Marcus, Alan, Hélène et Ariale.


Sur Terre, à notre époque, dans un laboratoire en Amérique, en pleine campagne du Michigan, dans les sous-sols…

« Alors, professeur ? Qu'en pensez-vous ? »

Marcus n'accorda même pas un regard à son assistante, trop occupé à regarder le spécimen. C'était une chose à la fois étrange et grotesque.

Au premier abord, on pouvait penser qu'il s'agissait d'une peluche de chat noir taché de blanc. Une peluche à qui on avait fait mettre des godillots marron, une cape rouge et une petite couronne dorée.

Mais ce chat n'était pas normal. Il avait un organisme cybernétique très développé, et pouvait commander une drôle de bestiole rose qu'il appelait, dans sa petite voix fluette, « Moogle ».

Franchement, tout ça était un peu grotesque par certains côtés. Ce robot – Cait Sith comme il disait s'appeler – avait tout d'un jouet mignon et craquant. Pourtant, il avait un potentiel de destruction élevé, les chercheurs qui l'avaient trouvé en étaient témoins. L'un d'eux était en clinique pour fracture du crâne et l'autre avait le bras cassé.

Quand tout cela avait-il commencé, déjà ? Il y avait eu cette étrange explosion en pleine campagne péruvienne, près d'un temple inca. Un séisme inexplicable, qui avait poussé des sismologues à venir étudier le phénomène sur le terrain.

Ils avaient découvert une profonde fissure dans la terre près de l'escalier menant au sommet de la pyramide. Et, dans cette fissure, Cait Sith évanoui avec son Moogle.

Les scientifiques l'avaient ramené tel quel dans ce laboratoire de recherche ici, en Amérique. Et là, en l'examinant, l'un des chercheurs avait réussi à le réactiver. Comment ? Il ne s'en souvenait plus, vu que c'était celui qui avait été blessé à la tête.

Pour le moment, le chat-robot faisait des allées et venues dans sa cellule. Son moogle reposait dans un coin de la pièce, désactivé.

Cait Sith était triste. Quand Cloud, Barret et Aéris étaient allés au temple des Anciens, il s'était porté volontaire pour activer le mécanisme du temple qui provoquerait la formation de la matéria noire.

Et lui, Cait Sith, avait alors vu l'obscurité l'engloutir, puis une espèce de vortex l'emporter avec sa monture sur laquelle il était toujours juché.

L'esprit de Reeve s'était alors séparé de lui. Et, curieusement, la conscience propre de Cait Sith était restée, elle. Mais comment était-ce possible ? Le chat porta ses mains gantées à sa poitrine. Ainsi donc, il était vivant ? Il avait sa propre conscience, même si Reeve avait eu les commandes… ?

Mais où était-il ? Dans quel endroit se trouvait-il ? Ce n'était pas un laboratoire de la Shinra, les scientifiques qu'il avait frappés portaient un badge différent de celui de la Shinra. Et ses matérias dans son mégaphone… Elles ne fonctionnaient plus, elles semblaient éteintes, comme privées de leur source d'énergie, la Rivière de la Vie.

Il soupira et regarda le miroir sans tain. Derrière, Marcus l'observait.

Finalement, la porte hermétique de la pièce s'ouvrit. Cait Sith courut se jucher sur son moogle et l'activa. Ce dernier tendit ses gros poings en avant et se mit à sautiller.

Marcus considéra le chat. Ce dernier fit de même. Cet homme portait une blouse blanche, un pantalon noir, des chaussures cirées, un gros pull vert et avait des cheveux gris. Ses lunettes encadraient deux yeux gris assez sévères.

« Bonjour, Cait Sith », dit-il.

Méfiant, le robot-chat ne répondit rien.

« Je suis venu t'annoncer que le projet était terminé. Tu ne seras pas disséqué ni maltraité. »

Le moogle cessa de gesticuler. Cait Sith n'y comprit rien. Ah bon ? On le laissait tranquille ?

« Le gouvernement juge que tu ne sers à rien pour l'armement ou la recherche. À leurs yeux, tu n'es qu'un jouet. »

Cait Sith se détendit alors complètement. Il préférait ça !

« Mais, ils ordonnent de te désactiver. »

Le chat reprit peur. Oh non ! C'était encore pire !

« Mais, comme je suis chef du projet et que je peux décider du sort réservé aux spécimens, je suis venu te faire une proposition. »

Cait Sith fronça les sourcils. De quoi il parlait, là ?

XoXoXoXoXoXoX

« Ariale ! Dépêche-toi, je dois t'habiller ! »

« Attends, maman, j'en ai pour une minute ! »

La petite était sur la pointe des pieds, debout face au sapin qu'elle finissait de décorer. Son père, Alan, avait mis la majorité des décorations, puisqu'il était plus grand qu'elle, petite fille de cinq ans.

Alan avait des cheveux noirs et des yeux noisette. Il faisait la quarantaine et portait toujours un pull en laine et un jean pendant la période de Noël.

Pour le moment, Ariale voulait mettre une dernière boule rouge à une branche du sapin. C'était assez difficile, car la petite ne pouvait guère s'approcher. Elle était en chemise de nuit, et le coton fin n'était guère utile contre les épines du sapin.

Finalement, la fillette parvint à mettre la boule sur la branche. Puis elle quitta le salon en sautillant, vers la salle de bain où sa mère, Hélène, l'attendait.

Sa mère était blonde, avec de beaux yeux bleus-gris. Elle portait une belle robe de fête en velours marron et des chaussures à talons noirs.

Toute souriante, Hélène donna des vêtements à sa fille. Aujourd'hui était le 24 décembre et, dès le déjeuner, l'oncle Marcus viendrait les rejoindre pour fêter Noël avec eux.

Ariale fit sa toilette puis mit les vêtements apportés par sa mère : une chemise blanche sous une robe rouge, des collants blancs et des chaussures cirées noires. Sa mère coiffa ensuite ses cheveux bruns en une petite tresse nouée par un ruban vert.

Une fois prête, la petite tournoya sur elle-même, heureuse d'être vêtue comme une petite princesse de Noël.

De retour dans le salon, elle demanda à ses parents s'il fallait qu'elle enlève tout de suite ses chaussures pour les mettre au pied du sapin, afin que le Père Noël lui donne bien tous ses cadeaux.

Sa mère lui dit de mettre plutôt un chausson, c'était plus en accord avec la tradition.

Soudain, on sonna à la porte. Hélène courut ouvrir et sourit à l'oncle Marcus. Ce dernier entra, un énorme paquet à la main.

Il embrassa sa sœur puis alla dans le salon serrer la main de son beau-frère. Son visage s'éclaira d'un sourire malicieux lorsqu'il aperçut Ariale.

« Salut, tonton ! Dis, ce gros paquet, c'est pour moi ? »

« Ariale ! On ne pense pas aux cadeaux maintenant, voyons, ce n'est pas poli et tu dois souhaiter la bienvenue à ton oncle ! » dit sa mère.

« Laisse, Hélène, ce n'est pas grave du tout. Eh oui, Ariale, je t'apporte ton cadeau. Ouvre-le tout de suite, va. Je crois qu'il est impatient de fêter Noël avec nous. »

Les parents se regardèrent. De quoi diable parlait Marcus ? Il avait une idée derrière la tête, ils le sentaient, et cela ne leur plaisait pas.

Tout excitée, Ariale se jeta sur le paquet dès qu'il fut posé à terre et dénoua le ruban. Elle déchira le papier doré, ouvrit la boîte et là, sa bouche s'arrondit de stupeur.

Elle plongea les mains dans le tas de confettis en polystyrène et en sortit une énorme peluche de chat.

« Oh ! Une peluche géante du Chat Botté ! »

« Non, je m'appelle Cait Sith. »

Ariale ne lâcha pas son cadeau. Au contraire, elle l'étreignit avec un sourire enchanté. Il parlait, en plus !

« Oh, merci, tonton ! C'est un magnifique cadeau, merci ! »

Marcus sourit, un sourire gêné, car les parents de la petite le regardaient avec méfiance. Ce soir, après le dîner, quand la petite irait dormir, ils auraient une discussion tous les trois.

XoXoXoXoXoXoX

Fêter Noël… Jamais Cait Sith n'avait connu cela. Reeve ne s'était jamais servi de lui que pour combattre, fouiner, espionner.

Mais passer son temps câliné dans les bras d'une jolie petite fille, écouter des adultes discuter et rire, admirer un sapin de Noël, et même se faire proposer de la dinde, c'était quelque chose de totalement nouveau pour lui.

La soirée s'était vraiment bien passée.

Ariale ne l'avait pas lâché, sauf pour le faire s'asseoir à côté d'elle à table. Son père s'y était opposé, disant que les jouets ne devaient pas prendre autant de place.

À contrecœur, l'enfant avait dû obéir et déposer Cait Sith au sol. Elle avait bien essayé de lui glisser de la dinde en douce, mais là, c'était l'oncle Marcus qui s'y était opposé, disant que c'était un robot, et que les robots ne mangeaient pas.

Mais en fait, le plus dur avait été de supporter les regards craintifs et méfiants que les parents avaient souvent lancés au robot.

Cait Sith avait donc prodigué nombre d'efforts pour paraître agréable. Lorsque Ariale était partie dans sa chambre, il l'avait suivie. Elle l'avait autorisé à dormir sur son lit, comme un chat ordinaire.

Cait Sith fit semblant de se rouler en boule et de s'endormir. Une fois que la petite fut bien endormie, il se redressa, sauta du lit et marcha silencieusement jusqu'au salon.

Caché derrière la porte, il entendait les parents discuter.

XoXoXoXoXoXoX

« Enfin, Marcus, d'où sort ce chat ? ! » dit le père.

« C'est absurde ! Comment as-tu pu offrir un… une… un robot à notre fille ? ! »

Marcus soupira. Assis sur le canapé, il faisait face aux parents qui étaient eux-mêmes assis sur des sièges devant lui. Des sièges plus élevés, ce qui impliquait une situation assez intimidante. La famille de Ariale fonctionnait sur ce principe, c'était toujours comme ça lorsque quelqu'un devait se faire « juger ». Le coupable sur le canapé, les accusateurs sur des sièges plus élevés.

« Comme je vous l'ai dit, Cait Sith est un robot gentil et amical. Je l'ai moi-même un peu rebidouillé. Il fonctionnait avec un type d'énergie qu'il appelait Mako, et j'ai réussi à reconvertir ses batteries avec celles utilisant l'énergie électrique classique. J'ai confisqué ses armes et ses mystérieuses sphères magiques qu'il appelle matérias. Alors, il n'y a aucun risque ! »

Hélène et Alan se regardèrent, puis émirent un soupir.

« Marcus… Est-ce qu'on peut te faire confiance ? » dit Alan.

« Mais enfin ! Vous l'avez vu vous-même ! Il est très gentil, et Ariale l'a tout de suite adopté ! » s'écria le scientifique. Il commençait à s'énerver.

« Excuse-nous, c'est juste que c'est dur, ces temps-ci, dit Hélène. Tu sais combien notre fille compte pour nous, avec ce qui l'attend. »

À ces mots, le visage de Marcus se radoucit aussitôt.

« Elle ne fera son choix que lorsqu'elle aura minimum seize ans, Hélène », dit le vieil homme.

La jeune femme baissa les yeux.

« Non, je veux qu'elle ne fasse qu'un choix : vivre une vie heureuse et normale. »

Marcus fronça les sourcils. Il n'aimait pas trop aborder ce sujet, mais en cet instant, l'avis de sa sœur ne lui plaisait guère.

« Bah, comme tu veux », lâcha-t-il en laissant tomber ses mains sur ses genoux.

« Bon, dit Alan. Et si on prenait un dernier café avant de poser les cadeaux au pied du sapin ? C'est Noël, après tout ! »

Hélène et Marcus retrouvèrent aussitôt le sourire.

XoXoXoXoXoXoX

Cait Sith retourna dans la chambre. Il s'approcha du rebord du lit et regarda la fillette. Quel choix devrait-elle faire lorsqu'elle aurait quinze ans ? Il n'avait pas compris ce sujet qu'avaient abordé les parents.

Il soupira. Bah, pour le moment, ce qui comptait le plus était de s'intégrer dans cette famille. Il ferait donc tout son possible pour que les parents de la petite l'adoptent.


Et voilà ! Je suppose que certains auront peut-être un sentiment de déjà-vu, j'ai repris l'une de mes vieilles fics, j'ai une idée pour la suite.

Ce sera différent, mais mieux, j'espère. Dites-moi ce que vous en pensez : je continue ou pas ?

Une petite page de publicité :

Je vous conseille de lire les fics de l'auteur Lunastrelle, elle a écrit pas mal de fics de FF7 et continue d'en écrire d'autres d'ailleurs, ainsi que dans Stargate Atlantis ;

Ainsi que Yukira Shiro.

"Un monde étrange" de MariaCrimson ;

"La prophétie des papillons" de .Yuki ;

"Midgar's Quest : The Tale of the Crystal" de Li D Yoru.

Et "Sauvetage accident : Nouvelle version" d'Ysa666.