Merci, Lunastrelle, ton conseil a marché, j'ai réussi à contourner le bug grâce à toi, mille fois merci !

Merci à Lunastrelle et Alindmy pour leurs reviews. Et merci à Ysa666 pour avoir mis ma fic en favoris et en Alert.

Je sais que dans ce chapitre et la suite de ma fic, il y aura des gags ou des clichés que vous risquez de reconnaître, ils viennent de films comme Le monde de Nemo ou La Petite Sirène. Mais j'ai pas pu résister, désolée ! Donc, je ne suis pas l'auteur original de ces gags, mais j'ai tenu à les utiliser pour ma fic, parce que j'imaginais les choses comme ça.

J'espère que ça vous plaira. La chanson juste en dessous du titre est disponible sur youtube, essayez de la trouver avec la vidéo si vous le pouvez, je trouve que c'est bien dans le ton de ce chapitre, du moins à la fin.

Bonne lecture !

DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.


Chapitre 6 :

Le cadeau de l'eau

« D'accord, je me calme !
Faut que j'me fasse à cette nageoire.
On dirait que j'ai les pieds coincés dans un entonnoir…
Je vais à gauche, ou j'vire à droite ?
Ça ne tourne pas rond,
Je me sens maladroite.
Oh, c'est droit devant ?
Pas de problème !

Je crois rêver,
Je m'évade et je nage,
Comme si je marchais librement sur la plage.
Plus de prison,
Adieu mon coquillage.
Océan ! Ouvre-toi… Me voilà !

En ce moment,
Je ressens…
que je suis chez moi dans l'océan.
Je tourne et tourbillonne,
C'est plus agréable
Que d'avoir les pieds
Qui se collent dans le sable !

En ce moment… merveilleux,
Je fais partie de ce monde bleu,
Bien plus beau que mes rêves ne me l'avaient prédit.
En ce moment, ce grand moment… je revis !

[…]

On croirait nager dans un ciel aquarellé
Où la vie est bien plus réelle !
J'ai des ailes !

En ce moment,
C'est la gloire !
Ma nageoire a largué mes amarres.
Si mes doigts sont fripés,
Cela importe peu !
Ni l'océan bleu
Qui défait mes cheveux !

En ce moment,
Je le sens.
Tous mes rêves d'enfant
Sont vivants !

Si maman entend ce chant,
Elle saura vraiment
Qu'en ce moment,
J'aime follement l'océan…

[…]

En ce moment, je suis vraiment… l'océan ! »

(En ce moment, chanson de La Petite Sirène 2)

Ariale s'éveilla en sursaut. Elle n'avait pas fait de cauchemar, mais elle avait du mal à dormir. Impossible de se relaxer, avec ces maudits sens surdéveloppés !

La jeune fille avait dormi au bord de l'eau, sur l'un des versants de l'île. Elle avait trouvé un tapis de mousse au pied d'un vieux saule pleureur. Elle aimait cet endroit, c'était paisible et elle avait besoin de paix en ce moment.

Cela faisait deux jours maintenant qu'elle explorait l'île où elle avait échoué. L'île était entourée de récifs et au centre se trouvaient des ruines de style gréco-romaines. Elle avait essayé de découvrir une quelconque présence humaine, mais à part des mouettes et des insectes, l'endroit était désert, abandonné, à part des dauphins qui adoraient jouer à sauter près des récifs. Elle avait passé la première journée à essayer de se remettre des émotions de la veille. Elle avait à peine remarqué l'un des dauphins la suivre et l'observer tandis qu'elle longeait le rivage pour repérer les lieux.

Le chagrin et la douleur étaient toujours présents en elle, mais ils ne la rongeaient pas. La douleur semblait diffuse, comme si la mort avait rendu tout cela plus lointain. Elle avait l'impression de renaître. Oui, c'était sans doute ça…

Mais il fallait qu'elle trouve un moyen de rejoindre Costa del Sol, rester seule sur cette île à jouer à Robinson Crusoé ne l'aidait en rien !

Elle avait remarqué autre chose le soir, après son exploration de l'île : elle n'avait plus d'asthme. Après une journée passée à marcher et grimper aux arbres pour y chercher des fruits à manger, elle n'avait pas eu une seule crise d'asthme.

Elle repensait sans cesse aux paroles de cet esprit qu'elle avait vu en rêve. Mais était-ce un rêve ? Tout était si étrange !

Ce matin, elle était bien décidée à trouver des réponses à toutes ses questions. Elle étira ses jambes et sentit soudain son pied buter quelque chose de mou et froid.

Se penchant, elle vit qu'il s'agissait… d'un poisson. En fait, il y en avait deux posés à ses pieds. Ils avaient l'air encore humide, comme s'ils n'avaient été pêchés que récemment. Mais d'où sortaient-ils ?

Soudain, un cri retentit. Ariale se redressa. Ce n'était pas une mouette, ce cri était plus strident, et en même temps plus doux et plus court. Il semblait venir de l'eau…

Prudemment, Ariale s'approcha du bord. Elle ne vit que l'eau et son reflet. Soudain, la surface de l'onde se troubla, puis un dauphin apparut.

Surprise, la jeune fille eut un mouvement de recul, quand elle s'aperçut que le dauphin tenait un poisson dans son bec. Il ne semblait pas pressé de le manger. Il s'approcha d'Ariale puis, d'un mouvement de tête, jeta le poisson à ses pieds.

Pendant un moment, la jeune fille ne sut que faire. Le dauphin émit un nouveau cri.

« Prends-le ! »

Ariale fronça des sourcils. Elle rêvait ou bien elle venait de comprendre ce qu'avait dit ce dauphin ? Elle regarda autour d'elle. Personne n'avait parlé. Et elle était sûre d'avoir entendu cette phrase alors que le dauphin émettait son cri.

« Alors ? Tu n'as pas faim ? »

Oui, c'était bien lui. Mais comment… ?

« Tu… Tu sais parler ? » dit Ariale, osant à peine y croire.

Le dauphin émit une série de cris qui parurent sonner comme un rire.

« Eh oui ! Et tu me comprends ! »

« Mais… Comment je… Tu… ? »

« Tu as la marque de l'eau ! Je le sens. Et je t'ai vue, dès ton arrivée sur l'île. Tu avais l'air triste… Mais je t'aime bien, j'ai envie qu'on soit amis. Alors, ce poisson, tu le manges ou je le prends ? »

« Je le prends… Merci. »

Le dauphin n'attendit pas plus et replongea dans l'eau. Un peu secouée, elle s'éloigna du rivage. Elle finit par trouver du bois pour faire un feu. Ses vacances passées chez les scouts quand elle était enfant lui servaient au moins à quelque chose, aujourd'hui.

Plus tard, une fois qu'elle eut mangé, la jeune fille se dirigea vers les ruines. Il était temps qu'elle trouve une solution pour quitter l'île.

Mais il n'y avait pratiquement pas d'arbre sur l'île, sauf des pins très fins et des palmiers, trop maigres et trop courbés pour faire du bon bois solide. Il y avait surtout des ruines envahies de lierre et de lianes.

Elle remarqua également qu'une aire d'atterrissage avait été installée au centre des ruines, près d'une espèce de tour métallique dont l'architecture moderne contrastait avec l'ancienneté des ruines.

Ariale finit par revenir sur la plage et se laissa tomber à même le sol. Il n'y avait rien d'utile là-dedans. Les ruines étaient vides et envahies de mauvaises herbes. Quant à la tour, il n'y avait qu'une entrée, et elle menait à une salle ronde où ne trônait au centre qu'une grande colonne de verre encerclée d'une belle pelouse pullulante d'insectes.

Désespérée, la jeune fille s'allongea dans le sable et regarda le ciel en retenant un gémissement de douleur. Sa tête lui faisait mal depuis plus d'une heure, ainsi que tout son bras droit. Elle sursauta lorsque les vagues remontèrent jusqu'à ses jambes. L'eau était froide, et ses jambes la picotaient…

Une minute, pourquoi ressentait-elle un picotement ? Curieuse, elle releva les pans de sa robe en lambeaux et vit que sa peau avait une inquiétante couleur grise. Elle plissa les yeux. Sa peau… était recouverte d'écailles par endroits !

Affolée, elle détendit violemment ses jambes devant elle, comme pour les éloigner le plus loin possible. Lorsque l'eau rentra de nouveau en contact avec elles, la jeune fille vit les écailles s'étendre sur toute la peau de ses deux membres. Et les deux semblaient avoir envie de se rejoindre.

Ahurie, Ariale les regarda se coller l'une contre l'autre puis s'illuminer, avant de laisser place à une grande queue de poisson rouge saumon.

La jeune fille se frotta les yeux. Elle ne rêvait pas, elle venait de se changer en sirène ! ? Elle sentit soudain sa migraine disparaître. Puis sa main se mit à la lancer.

Affolée, elle la regarda. La peau… remuait. Soudain, elle eut l'impression qu'on venait d'y enfoncer un couteau, la peau semblait vouloir s'ouvrir !

La jeune fille gémit de douleur, puis plongea son bras dans l'eau. La douleur reflua, mais elle avait l'impression de sentir sa main émettre des pulsations, comme si elle était devenue un être vivant à part.

Enfin, la sensation disparut. Ariale regarda à nouveau sa main. Il y avait une espèce de fente au milieu de sa paume, avec de petits trous tout autour…

« Beurk ! » ne put s'empêcher de dire la jeune fille.

Elle reporta son regard sur sa nageoire. Les paroles de l'esprit lui revinrent en mémoire.

« Je te fais le cadeau de l'eau. »

Alors, c'était cela qu'il entendait par cadeau de l'eau ! Elle était devenue une sirène. Elle hésita, puis vit la marée qui continuait de monter.

Son ami le dauphin apparut près d'elle et poussa un cri. Souriante, Ariale se mit à pousser avec ses mains, et se laissa traîner jusque dans l'eau.

Elle hésita, puis prit une profonde inspiration et plongea. Elle ouvrit les yeux et vit alors que sa vue était très perçante. Elle pouvait voir le sable sous elle, les algues et quelques anémones. Le dauphin tournoya autour d'elle, comme pour jouer.

Ariale mit un moment à trouver comme bouger sa nageoire. Le dauphin passait et repassait devant elle avec lenteur, comme pour lui montrer la façon de nager.

Enfin, lorsqu'elle eut saisi le mouvement, elle fit mine de remonter à la surface, quand elle s'aperçut qu'elle ne manquait pas d'oxygène depuis plus de cinq minutes.

Je respire ? !

Tout excitée comme une enfant, elle se mit alors à nager avec son nouvel ami. Ils firent une course, puis la jeune fille tenta plusieurs sauts hors de l'eau avec lui.

Elle se sentait incroyablement bien, comme si elle avait toujours fait partie de l'océan. Elle se souvint qu'étant enfant, elle avait rêvé de devenir une sirène, jusqu'à ce jour où elle avait failli se noyer dans la piscine de Sonia.

Mais aujourd'hui, tout cela n'était plus qu'un lointain mauvais souvenir. Elle était une sirène, elle pouvait respirer sous l'eau !

Et avec ce pouvoir, elle allait quitter l'île et rejoindre Costal del Sol pour sauver Dylan et les autres.