Coucou ! Le dernier chapitre m'avait paru trop court, j'étais pas très satisfaite, alors j'ai publié la suite plus tôt que prévu.
J'espère que vous aimerez. Merci à Lunastrelle et Alindmy pour les reviews et bonne lecture à tous !
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Et les mouettes sont de Pixar.
Chapitre 8 :
Le laboratoire secret de Junon
Le laboratoire de Junon avait rouvert un an après l'épisode de Deepground, et les premiers spécimens terriens qui y avaient été amenés n'avaient pas supporté les injections. Il allait fallu revoir les dosages, introduire des produits chimiques particuliers dans le mélange et attendre un mois, après la mort de quarante-quatre spécimens, que l'on trouve le mélange et le dosage parfait pour que les terriens soient en mesure de survivre aux expériences.
Les chercheurs étaient très excités et heureux d'avoir des spécimens dont l'organisme était si facilement malléable. Les injections Mako développaient leur organisme et leur donnaient des capacités hors-norme. Comme les gens normaux de Gaïa, ils avaient une force et une rapidité nettement supérieure à la moyenne, mais surtout, ils développaient un don différent selon les individus.
Ce soir, une nouvelle pelletée de cobayes avait été amenée au labo et mise en salle d'opération. Dans la salle de contrôle du laboratoire, dans le hall, trois employés profitaient de leur pause du soir.
Le premier, assis au centre du panneau de contrôle face aux écrans de surveillance muraux, était un homme grand et plutôt corpulent, avec des cheveux blonds gras et un visage évoquant plus le groin d'un cochon que d'un humain. Sa voisine de droite lui ressemblait en tous points, sauf que ses cheveux à elle étaient longs. Le troisième, à gauche, était petit et avait une touffe de cheveux blancs hirsutes, avec des lunettes sur le nez.
Tous portaient une blouse blanche et un badge de la Shinra épinglé sur le côté.
« Enfin, l'opération est terminée ! Les spécimens pourront commencer leur entraînement dès demain », dit le chef, Piggs.
« Ils n'ont reçu leur dose de Mako il n'y a que de vingt-sept minutes », remarqua Doc, le petit homme à lunettes.
« Oh, si longtemps que ça ? ! Eh bien, je regrette que l'on ne puisse pas utiliser un des écrans de surveillance pour regarder une émission », dit Piggs.
« Vous et vos émissions, alors ! » grinça la femme, Rana. « Vous pleurez toujours à la fin. »
Le petit scientifique à lunettes émit un ricanement. Ces deux-là étaient cousins, mais ils ne s'entendaient jamais.
Soudain, une ampoule rouge sur le panneau de contrôle se mit à clignoter.
« Euh, Doc ? » dit Piggs.
« Mmmm ? » demanda le petit homme à lunettes.
« Qu'est-ce que cette lumière rouge signifie ? »
« Oh ! Le rouge veut dire stop, le vert veut dire qu'on peut y aller, le jaune veut dire… »
« Non, non, non, non ! Pas les lumières du Code de la route, vieux schnock ! dit Rana, la femme. On parle de cette lumière rouge sur le panneau de contrôle ! »
« Ooooh ! Cette lumière ! Elle nous signale que des intrus se sont introduits dans le laboratoire. »
Piggs et Rana émirent un « oooooh ! » signifiant qu'ils avaient compris, puis firent silence quelques secondes avant de réaliser ce qu'on leur avait dit, puis hurlèrent : « QUOI ? ! ? »
« OUI ! Deux intrus ont franchi les barrières de sécurité, ils se dirigent tout droit vers la porte d'accès à cette salle ! » dit Doc, lisant sur un écran d'ordinateur les données qui défilaient.
« Oh non ! Mais alors qu'est-ce qu'on va faire ? Rana, qu'est-ce qu'on fait ? ! » gémit Piggs, tremblant de peur.
« C'est vous le chef du labo, espèce de macho ! » dit Rana, énervée.
« J'ai de nouveaux résultats ! Il s'agit de deux humanoïdes, le détecteur indique également une forte concentration de Mako et de Jenova en eux ! » ajouta Doc.
Soudain, la porte blindée de la salle se détacha de ses gonds et alla valdinguer à l'autre bout, contre le mur. Loz apparut dans un nuage de fumée, son Dual Hound armé au bras, son frère tenant déjà en joue les trois humains penauds avec sa gunblade.
XxXxXxXxXxXxX
Après l'incident, Priscilla avait présenté Ariale à ses parents. Elle leur avait dit qu'elle avait trouvé cette « naufragée » au bord de la mer, et que Monsieur Dauphin l'avait sauvée en la ramenant au large.
Ariale avait été surprise de voir Priscilla la désigner comme une naufragée, mais il est vrai que tout dans son ancienne tenue le laissait penser.
Pris de pitié, les parents de Priscilla lui avaient proposé de passer la nuit chez eux. La jeune fille avait accepté avec soulagement. Elle n'avait rien pour se payer une nuit à l'hôtel.
Tard le soir, alors qu'elle dormait sur un matelas dans la chambre de Priscilla, elle fut réveillée par une curieuse sensation.
Intriguée, elle sortit des couvertures et marcha en silence jusqu'à la fenêtre. Elle écarta doucement l'un des rideaux et regarda la lune.
Une sensation étrange l'envahit, comme un chant qu'il lui semblait entendre résonner dans le vent. Depuis qu'elle était devenue une sirène, beaucoup de sensations étranges s'emparaient d'elle par moment. La lumière de la lune la fascinait parfois, et il lui semblait entendre une voix, ou plutôt l'écho de pensées dans l'eau et le vent.
Ariale jeta un coup d'œil à Priscilla. Celle-ci dormait à poings fermés dans son lit. Doucement, Ariale prit ses sandales puis sortit par la fenêtre. Une chance, le rebord mural en dessous du balcon était assez grand pour qu'elle y pose les pieds.
Une fois la fenêtre refermée, elle longea le balcon jusqu'à la gouttière, puis descendit souplement au sol. Elle remit ses sandales puis se dirigea vers le bord de la mer.
Là, elle aperçut son ami dauphin qui semblait l'attendre. Il lui jeta quelque chose dans les mains. Intriguée, la jeune fille regarda sa découverte. On aurait dit une bille de verre coloré. Elle brillait d'une belle lueur verte. Mais que devait-elle en faire ? Elle sentit quelque chose gigoter en dessous, contre sa paume.
Surprise, Ariale saisit un petit crabe caché juste en dessous.
Soudain, plusieurs voix retentirent en provenance des rochers sur sa droite.
« À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi ! À moi… ! »
Ariale leva les yeux au ciel. Il n'existait qu'une créature au monde capable de crier comme ça pour de la nourriture : les mouettes ! C'était bien la seule chose qu'elle regrettait depuis qu'elle avait le don de parler aux poissons et aux animaux : ces fichues mouettes qui ne savaient dire qu'« À moi ! »
« Mais vous allez la fermer, oui ? ! Sales rats volants ! » dit Ariale, énervée par leurs cris.
« Ne t'occupe pas d'elles, suis-moi ! J'aimerais te montrer quelque chose qui pourrait t'intéresser, l'esprit de l'eau m'a demandé de t'y guider », lui dit le dauphin.
« Bon… Tenez, et fichez-moi la paix, vous ! » dit Ariale en leur jetant le crabe.
« À moi ! À moi ! À moi ! » crièrent les mouettes avec joie, tout en se jetant sur le crabe.
Elles se figèrent en voyant le crustacé se tourner vers elles, puis jouer de ses pinces comme un karaté-ka avant de pousser un cri à la Bruce Lee puis plonger dans l'eau.
« À moi ? » demanda une mouette.
XxXxXxXxXxXxX
Les trois scientifiques avaient été ligotés à leurs chaises et bâillonnés. Loz les surveillait tandis que Yazoo piratait les ordinateurs.
Il avait réussi à prendre le contrôle du système de sécurité et fermé toutes les portes du laboratoire, empêchant ainsi les gardes de se déplacer jusqu'ici.
À présent, il faisait passer les caméras de chaque salle sur les écrans, essayant de trouver quelque chose d'intéressant.
Sur un ordinateur voisin, toutes les données défilaient pour y être stockées dans une disquette qu'il avait mise dans l'unité centrale. Sephiroth aurait ainsi tout le temps de les étudier quand ils reviendraient.
Soudain, l'écran changea de scène, révélant un laboratoire. Des chaises métalliques longues étaient alignées, avec des gens attachés dessus, des casques de métal entourant leur tête.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » demanda Yazoo.
Les trois scientifiques se lancèrent des regards inquiets. La voix de Yazoo était menaçante, il commençait à s'énerver, car ce qu'il voyait ne lui plaisait pas du tout.
XxXxXxXxXxXxX
Ariale avait longé la côte avec le dauphin. L'air était frais, la nuit magnifique et la lumière de la lune éclairait la mer de sa lumière argentée.
Ce genre de scène lui rappelait ses balades au bord de la mer lors des vacances qu'elle passait chaque année avec Dylan.
Soudain, alors qu'elle franchissait une crête, elle aperçut au sommet de la falaise un vieux hangar désaffecté. Les lumières étaient allumées, de la fumée sortait d'une cheminée. Curieux… Un vieux logo rouge était visible sur la tôle du mur de face, avec en lettres d'or écrit SHINRA.
Shinra, la compagnie qui avait dirigé ce monde… Priscilla lui en avait un peu parlé lors de leur retour chez elle, après le concert.
Et cette compagnie avait commis beaucoup de crimes, que ce soit la guerre, le règne par la terreur ou même des enlèvements pour des expériences sur des cobayes humains. Priscilla affirmait qu'aujourd'hui c'était fini, la Shinra n'existait plus. Eh bien, il fallait croire que si, mais que cette fois, ils enlevaient des gens sur d'autres planètes !
Ariale serra les poings. Si c'était un de leurs laboratoires, elle allait dire aux employés sa façon de penser ! Peut-être même que Dylan se trouvait dedans ? !
Pleine d'espoir, elle ôta ses claquettes puis se mit à escalader la falaise. Elle arriva bientôt devant l'ouverture d'un tube qui servait à évacuer les vieilles eaux et les produits chimiques.
Il semblait ne pas avoir servi depuis longtemps, il était rouillé et le sol du tube était recouvert de poussière et de feuilles.
Avec souplesse, Ariale sauta de la paroi rocheuse et s'agrippa au sommet du tube. Elle fit balancer ses jambes puis atterrit à l'intérieur.
Avec une prudente lenteur, elle se mit en marche à travers un tunnel. Plusieurs embranchements s'offraient parfois à elle. Heureusement, elle avait acquis un instinct spécial depuis sa résurrection, celui de s'orienter comme les animaux.
Elle prit ainsi différentes directions tout en se fiant à son sens de l'orientation. Bientôt, elle arriva devant un cul-de-sac.
Génial ! Pour l'orientation, on repassera ! pensa la jeune fille en levant les yeux au ciel.
Une trappe était visible au-dessus d'elle. Ariale poussa un soupir, puis se tendit sur la pointe des pieds pour ouvrir la trappe. Elle sauta par l'ouverture et se retrouva dans un couloir au sol marbré. Les murs étaient blancs et propres, des néons éclairaient le couloir.
Soudain, deux gardes en costume bleu avec des casques ornés de trois ampoules rouges apparurent au bout du couloir.
« Eh ! D'où tu sors, toi ? ! »
Catastrophée, Ariale courut dans l'autre direction, mais elle déboucha sur une porte métallique fermée.
Les gardes apparurent derrière elle et la mirent en joue avec leurs fusils.
« Laisse tomber, toutes les issues sont bouclées, ma jolie ! » dit le garde.
Le second s'approcha d'elle. Ariale serra les poings, prête à se battre. Dès qu'il lui prit le bras, elle le saisit et le lui tordit dans le dos.
Le second émit des coups de feu avec son arme. Choquée, Ariale lâcha l'autre garde par réflexe. Celui-ci en profita alors pour la saisir par les bras et la coller contre le mur.
La jeune fille voulut résister, mais il lui saisit la tête d'une main, quand ses yeux s'arrondirent de stupeur. Il écarta des mèches de cheveux de la jeune fille et regarda son oreille. Elle avait une fente à la base, comme une coupure.
D'une main tremblante, il tira sur l'oreille, révélant alors des branchies sous la peau.
« Par la Planète… Une mutante ! Eh, c'est une mutante ! » dit le garde à son compère.
L'autre réarma son fusil, prêt à achever ce qu'il considérait comme un monstre. Furieuse, Ariale leva le pied et frappa le garde dans l'entrejambes.
Celui-ci recula en grognant de douleur. Ariale se jeta alors sur le deuxième et, d'un balayage, le fit tomber au sol. Elle braqua le fusil sur lui et visa le bras. Elle ne tuerait personne, ce n'était pas son intention même s'ils l'avaient vraiment mise en colère.
Une fois les deux à terre et blessés aux jambes, elle se dirigea vers l'autre bout du couloir. En effet, il n'y avait aucune issue. Alors, comment sortir de là ?
Elle était prise au piège !
Et voilà ! Maintenant, vous savez pourquoi Ariale ne voulait pas que Priscilla la coiffe. Des commentaires ?
