Voilà le deuxième chapitre. Il est un peu plus long que mais je ne sais pas si les autres le seront aussi, je verrais bien en fonction de mon inspiration.

J'ai parlé de scènes subjectives, elles commencent à apparaître ici ).

Bonne lecture !

PS : Le monde de Code Lyoko ne m'appartient pas.


Chapitre 2 : Suspicion

Un mois s'est écoulé depuis la rentrée. La vie à Kadic suit son cours tranquillement. Un peu trop tranquillement.

-Ah ! Je m'ennuis s'exclama Odd. On est dimanche et y a rien à faire.

-T'as qu'à sortir, lui répondit Ulrich. Tu n'as pas rencart avec une fille ?

-Non ! Personne ! C'est dingue ! C'est comme si elles s'étaient toutes données le mot.

-Ah ? Elles en ont eu marre de te voir passer de l'une à l'autre, ricana son camarade allongé sur son lit avec un magazine. Remarque tu as du sortir avec toutes les filles du collège et lycée réuni !

-Ah ah très drôle Ulrich, répondit Odd en faisant la moue. Même au lycée d'à côté j'ai trouvé personne ! C'est une véritable malédiction.

- Mais nan arrête, tu dramatises. Au pire si vraiment tu peux plus sortir avec des filles essais avec les mecs !

-Parle pas de malheur ! Ce serait une catastrophe. Je ne sais pas ce que je ferais…

-Moi je sais, tu serais obligé de sortir avec un gars, déclara Ulrich hilare. Tu as tellement les hormones dans tous les sens que tu ne pourrais pas résister longtemps !

-Mais bien sûr ! Bon si ça ne te dérange pas je vais quand même essayer de me trouver un rencart. Avec une FILLE ! Asséna le blondinet en prenant son portable. Flute j'ai plus de batterie. Ulrich passe-moi ton chargeur s'il te plait.

-Il est dans le tiroir droit sous le lit.

-Ok merci.

Le jeune homme ouvrit le tiroir, pris le chargeur de téléphone et le brancha.

-Aïe ! S'écria-t-il.

-Qu'est ce qui t'arrive ?

-Rien je me suis pris un coup de jus. Je te l'ai dit, le sort s'acharne contre moi !

-Oooh pauv'garçon, se moqua son ami. Travaille tes cours ça changera.

-Travailler ?! Un dimanche ? Jamais de la vie ! Le dimanche c'est fait pour se reposer pas pour travailler.

-Eh bah je ne sais pas alors débrouille toi, répondit Ulrich en se replongeant dans son livre.

-Eh bah merci, vive les potes.


Pendant que les deux garçons se disputaient dans leur chambre, William traînait seul dans le parc du lycée. Il avait besoin de cette solitude pour réfléchir. Depuis sa prise de contrôle par XANA le ténébreux jeune homme éprouvait le besoin de s'éloigner de ses amis de temps en temps. Il se sentait coupable de s'être fait capturé aussi facilement et d'avoir causé autant de tors aux Lyoko-guerriers. Et puis c'était sans compter Ulrich qui avait du mal à l'accepter. C'est vrai que William se disait qu'il devrait arrêter de tourner autour de Yumi. Mais il trouvait le jeune sportif aux cheveux châtain tellement ridicule de ne pas oser avouer ses sentiment à la japonaise que l'ex lyoko-guerrier xanatifier ne pouvait s'empêcher de le provoquer. Et puis Yumi était une fille très attirante, lui faire « la cour » était loin d'être désagréable. Même si au final, il savait pertinemment qu'il n'avait surement aucune chance avec elle. Mais comme on dit l'espoir fait vivre, la japonaise aurait peut-être une révélation et laisserait tomber Ulrich pour lui. William s'adossa à un arbre et laissa son esprit vagabonder. Plongé dans ses pensées, il fouilla dans son sac à la recherche de son portable et de son casque pour écouter de la musique. Il s'assit au pied de l'arbre où il se trouvait et appuya sur play. Le dernier son des Subdigitals raisonna dans son casque.

Le ténébreux jeune homme resta assis là, les yeux clos pendant un long moment. Lorsqu'il les rouvrit, la nuit commençait à tomber. Il ne bougea pas et seulement lorsque les réverbères s'allumèrent, se dit qu'il était temps de rentrer. Sur le chemin des dortoirs, quelques lampadaires se mirent à clignoter brièvement au-dessus de sa tête avant de s'éteindre. Sans y prêter plus attention William reprit sa marche et retourna dans sa chambre.


-Aelita dépêche-toi ! La nuit tombe et il fait super froid !

-Oui j'arrive, répondit la jeune fille. J'appelle ma mère pour lui dire que je reste avec toi. Faut lui trouver une excuse.

-Bah t'as qu'à lui dire qu'on travaille sur un devoir urgent, lui proposa Jérémie en haussant les épaules. Elle ne pourra pas te dire non.

-Oui bonne idée ! Dit-elle en cherchant le numéro dans son répertoire. Allo maman?

-Ah Aelita enfin. Qu'est-ce que tu fais ? Je t'attends depuis des heures.

-Désolé maman je suis avec Jérémie, on travaillait sur un devoir et je n'ai pas vu le temps passé. Il nous reste encore beaucoup de choses à faire donc je pense que je ne rentrerai pas ce soir.

-Ah ça tombe très mal. On m'a attribué une mission dans une entreprise que ma boite vient de racheter et je dois partir demain matin. Je ne sais pas combien de temps ça va durer.

-Ah ? J'arrive tout de suite alors, lui répondit la jeune fille.

-Non non ne t'en fait pas c'est pas grave. Tu as du travail. Et puis je ne pense pas que je serais absente trop longtemps.

-Tu es sûre ?

-Oui oui ne t'inquiète pas !

-Bon très bien alors. On se voit quand tu rentres.

-Oui ma chérie j'essaierai de vite finir. Tant que j'y pense, je t'ai fait des courses, tu devrais être tranquille pour la semaine.

-Merci maman mais tu n'étais pas obligé, j'aurais pu me débrouiller tu sais.

-C'est bon, elles sont faites de toute façon. Je vais te laisser travailler, je dois finir mes valises. Je t'appelle dans la semaine et ne travaille pas trop tard.

-Compte sur moi maman. Fait un bon voyage.

-Merci ma chérie, bonne nuit.

-Bonne nuit maman, conclut Aelita avant de raccrocher.

-Qu'est-ce qui se passe, demanda Jérémie.

-Ma mère doit partir demain en voyage pour une mission, elle attendait que je rentre pour me le dire.

-Ah mince ! Tu devrais rentrer la voir avant son départ.

-Non c'est bon, elle m'a dit que tous allaient bien. Si je rentre maintenant elle va se douter que je lui ai menti.

-Bon comme tu veux, capitula son petit ami.

-Ne t'inquiète pas, lui sourit la jeune fille. Par contre il faudra qu'on trouve d'autres excuses, on ne pourra pas toujours sortir la même.

-Oui oui on en trouvera d'autres ! Mais pour l'instant dépêchons nous de rentrer, il gèle!

Les deux jeunes gens se hâtèrent vers le lycée. Ils firent bien attention à ne pas se faire prendre dans les couloirs par Jim le surveillant. Malheureusement le téléphone d'Aelita émit un bip sonore, signe qu'elle venait de recevoir un sms. Les amoureux se précipitèrent vers la chambre de Jérémie avant que le surveillant ne débarque. Ils entrèrent en trombe et claquèrent la porte un peu trop fort. Les deux adolescents se figèrent en écoutant les bruits du couloir. Ils pouvaient entendre les pas de Jim avancer vers leur porte. Mais ce dernier, à leur grand soulagement, continua son chemin sans s'arrêter. Ils pouffèrent de rire.

-On a eu chaud ! S'exclama Jérémie.

-Oui. Je ne sais pas comment j'aurais pu lui expliquer ce que je fais ici, rigola Aelita.

- Bah on n'aurait pas pu. Tu te serais caché dans le placard.

-Quoi ? Tu m'aurais poussé dans le placard ?

-Bah ouais, la taquina-t-il. Ça aurait été marrant !

-Mouais surtout pour toi, sourit-elle.

Jérémie alla s'installer devant son ordinateur et commença à pianoter tandis qu'Aelita se posa sur le lit pour écouter de la musique.

-Jérémie ?

-Mmh ?

-Tu en pense quoi de William ?

-Qu'est-ce que tu veux dire, demanda le génie en se retournant vers elle l'air soupçonneux.

-Je ne sais pas… Je trouve qu'il est un peu différent depuis qu'il s'est fait xanatifier. Il est plus solitaire qu'avant, répondit sa petite amie pensive.

-Ah ça ? C'est rien. Il se la joue mystérieux beau gosse ténébreux. Ça plait à son fan club.

-Jérémie ! Je suis sérieuse ! Je m'inquiète pour lui. Et comme il ne parle pas de ça je n'arrive pas à savoir ce qu'il en pense.

-Ça va ça va. Si tu veux on essayera d'aller lui parler tous les deux, lui proposa le blond. Mais je suis certain que tu t'inquiètes pour rien.

-Mouais je sens que tu ne me seras pas d'une grande aide, bouda la jeune fille. Si c'est pour te moquer de lui ce n'est pas la peine de venir avec moi.

-Non non promis je serai sérieux, la rassura-t-il.

-Bon ok alors, répondit Aelita en remettant sa musique. Je m'en fais vraiment pour lui.

-très bien, pas de problème, dit-il en se retournant vers son écran après lui avoir souri.

Après quelque minute, Jérémie se leva et se dirigea vers son armoire.

-Je suis gelé, se plaignit Jérémie. Je suis sûr que j'ai attrapé froid.

-Mais nan, rigola Aelita. Et puis si tu as froid je peux te réchauffer moi, reprit-elle en se levant et en passant ses bras autour de la taille de son copain par derrière et en se serrant contre lui.

-Oui pourquoi pas, lui répondit ce dernier en se tournant vers elle. J'ai quelques idées qui pourraient marcher, continua-t-il en descendant ses mains sur les fesses de la jeune fille et en l'attirant vers le lit.

-Mmh ? Tu es inspiré ce soir ?

-Ça se pourrait bien, répondit-il en s'allongeant et en l'attirant au-dessus de lui. Et toi de quoi tu as envie ?

-On verra bien, dit-elle en l'embrassant et en lui retirant le haut de ses vêtements. Tu as encore froid ?

-Non ça va mieux, lâchât-il en l'embrassant et en la déshabillant à son tour, les laissant tous les deux en sous-vêtement.

Alors que les deux jeunes gens s'adonnaient à leur passion, Aelita se redressa sur Jérémie pour prendre un préservatif et remarqua que l'écran de l'ordinateur sur le bureau était parcouru de parasites. Le temps pour elle de se pencher et de se redresser avec le petit sachet en plastique entre les doigts, l'écran était redevenu normal. Sans plus s'en formaliser elle retourna à ses occupations avec son copain qui s'impatientait.


Yumi regardait son portable. Voilà plus d'une heure et demie qu'elle avait envoyé un sms à Aelita mais cette dernière ne lui avait toujours pas répondu.

-Bah elle doit surement être occupée, se dit-elle. Je lui parlerai demain.

La japonaise fini de se préparer et alla se coucher sur son futon. Il était tard mais heureusement elle n'avait pas cours le lendemain matin. Elle passa de longues minutes à se tourner, se retourner et à retaper ses oreillers. Elle avait beau faire, le sommeille ne venait pas. Un léger bip fit se redresser la jeune fille. L'horloge digitale de son radio réveil affichait 00:00 en clignotant. Une petite coupure de courant en était certainement la cause. Elle prit son téléphone portable pour vérifier l'heure et reprogramma rapidement son réveil.

Yumi revint à son portable et fit défiler ses contacts. Son doigt s'arrêta sur le nom d'Ulrich. Devait-elle lui envoyer un texto ? Pour quoi faire. Elle adorait ce garçon mais elle ne savait toujours pas comment aborder le sujet avec lui malgré le fait que ses amis lui aient dit plusieurs fois qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Elle se demandait aussi comment les choses évolueraient s'ils arrivaient à sortir ensemble. Elle sentait que leur relation pourrait avoir un effet bénéfique sur la nature taciturne du jeune sportif mais d'un autre côté pourrait-elle supporter ses perpétuelles sautes d'humeur ? La réponse s'imposa naturellement à elle. Oui elle le pouvait. Elle était prête à beaucoup de choses pour le garçon châtain. Enfin de toute façon, à cette heure, il devait surement dormir.

La belle japonaise continua de faire défiler les numéros en mémoire et s'arrêta sur un second. William. Lui par contre ne devait pas dormir. Elle l'aimait aussi beaucoup mais d'une manière différente. Il lui tournait autour, elle en était consciente et elle était aussi consciente de l'effet que cela produisait sur Ulrich. Elle espérait secrètement que cela ferait réagir ce dernier et le forcerait à avouer ses sentiments pour elle mais jusque-là, il n'y avait aucun résultat. Par contre, elle devait faire attention à ne pas laisser William se faire de fausses idées. Même s'ils « s'amusaient » tous les deux, cela restait simplement un jeu. William ne dépasserait jamais le stade d'ami.

Finalement, La jeune fille se recoucha sans rien envoyer ni à l'un ni à l'autre. Elle se dit que ce n'était pas non plus la peine d'essayer avec Jérémie puisqu'il devait être avec Aelita ou Odd qui devait être avec une quelconque fille. Yumi reposa donc son téléphone et tenta de dormir.


Le lendemain midi, après les cours du matin des premières, le petit groupe se retrouva au réfectoire. Les quatre garçons, déjà attablés devant leur plateau, attendaient les filles qui mettaient trop de temps à venir selon Odd.

-J'ai passé le dimanche le plus pourri de ma vie ! S'exclama ce dernier. Pas de rencart, rien ! Et Ulrich qui a eu la bonne idée me dire d'aller chercher un mec.

- Eh bah ce n'est peut-être pas si une mauvaise idée. Il ne doit plus rester beaucoup de filles qui ne soient pas sorties avec toi, railla Yumi qui venait d'arriver avec Aelita. Ça t'ouvrirait d'autres perspectives !

-Ah non tu ne vas pas t'y mettre aussi Yumi ! Ulrich m'a suffisamment énervé avec ça ! Et puis qu'est-ce que tu veux que je fasse avec un autre garçon hein !

-Oh j'ai bien une idée, enchaina William. Mais je ne suis pas sûr que tu apprécies.

-Ah ah ! Très drôle ! T'en a d'autres des comme ça, râla le blondinet en lui montrant son doigt. En attendant non seulement j'ai rien fait de l'après-midi et de la soirée mais en plus j'ai bien failli me faire électrocuter !

-Arrête Odd, tu t'es juste pris un coup de jus en branchant un portable, se moqua Ulric. T'étais pas à l'agonie.

-Oui bah ça fait quand hyper même mal !

-Ah ? Moi hier j'ai eu une coupure de courant, ajouta Yumi

-Curieux, enchaina Aelita. L'ordinateur de Jérémie aussi eu un problème cette nuit.

-Cette nuit ? S'étonna le jeune homme blond. Quand ça ?

-Ah euh… bafouilla la jeune fille. C'est pas important.

-Vous avez tous eu un problème hier, rigola William. J'étais dehors et ce n'était pourtant pas la pleine lune. Il m'est rien arrivé à moi. Et j'ai rechargé mon portable et utilisé mon ordi. Quoi qu'en y réfléchissant y a bien quelques réverbères qui clignotaient quand je rentrais, ajouta-t-il ironiquement en repoussant une mèche de cheveux qui provoqua des gloussements à la table de filles d'à côté.

-Bon c'est pas tout ça mais faut que je vois Anaïs, déclara Odd en se levant. Je n'ai pas l'intention de revivre la traversée du désert de ce week-end.

-Vas-y. On se rejoint en cours, lui répondit Ulrich en s'étirant faisant ainsi rouler ses muscles ce qui déclencha l'émoi chez plusieurs filles de la cafétéria.

Après les cours, le petit groupe se retrouva au foyer. Odd et William s'affrontaient au baby-foot pendant qu'Ulrich dormait sur le canapé, à côté de Yumi et Aelita qui discutaient. Jérémie était assis de l'autre côté, une main autour de la taille de sa petite amie, l'autre tenant une tablette.

-Tien ! Prends ça ! S'exclama le blondinet à mèche en envoyant le petite boule d'un bout un l'autre du terrain.

-Mais bien sûr. Tu peux toujours essayer ! Répliqua le beau ténébreux.

-Dis Jérémie, tu fais quoi avec la tablette ? Chuchota la jeune fille aux cheveux rose alors que Yumi encourageait Odd qui se faisait écraser par son adversaire.

-Rien je vérifie un truc, lui répondit le jeune homme blond concentré.

Aelita haussa les épaules et s'intéressa à son tour au match sans pour autant se décoller de son petit ami et se mis à encourager William.

Alors que la partie battait son plein, Yumi détourna son regard et le promena sur ses amis et l'arrêta sur Ulrich à côté d'elle. Il était incroyablement beau. Assis là, presque main dans la main avec elle. Sa tête était renversée en arrière et il avait la bouche entrouverte. Trop sexy ! La japonaise se dit qu'elle allait vraiment devoir faire quelque chose si elle voulait que leur relation évolue. Cela ne pouvait plus continuer comme ça. Mais il faudra attendre d'être seul.

Ses pensées furent interrompues par Jérémie.

-Bon je vais dans ma chambre, j'ai du travail. Bonne nuit mon cœur, dit-il en embrassant sa petite amie, dors bien. A demain tout le monde

-Y a un truc qui le tracasse ? Demanda Yumi à Aelita.

-J'ai l'impression que oui mais il ne m'a pas dit quoi… Je l'appellerai tout à l'heure. Mais il a raison on du boulot, moi aussi je vais rentrer.

-Ah demain princesse, lança Odd tout en continuant à s'acharner sur les manettes du baby-foot. Bon beau gosse, reprit-il à l'adresse de William, tu vas me laisser gagner oui ou non !

-Dans tes rêves ! Lui répondit-il e en lui mettant un nouveau but. Bon j'ai gagné. On se fait la revanche demain, moi aussi j'ai du travail.

-J'y crois pas ! Vous avez décidez de tous vous la jouer élève model ou quoi ?!

-Aller Odd, lui dit Ulrich qui venait de se réveiller. Je te signale qu'on est dans la même classe que Jérémie et Aelita. Nous aussi on doit bosser.

-Oui moi aussi je vais y aller, A demain les garçons, leur dit Yumi en agitant la main.

-Allo Jérémie ?

-Aelita ? Qu'est-ce qui se passe ? Ça va ?

-Oui oui ça va désoler de t'appeler aussi tard mais je voulais savoir… Quelque chose ne va pas ? Tu avais l'air contrarié tout à l'heure.

-Mmh non non, ne t'inquiète pas. Tu l'as dit il est tard va dormir. Il ne faudrait pas que tu sois en retard demain. Bonne nuit mon amour, Dit-il avant de raccrocher.

-Il me cache quelque chose, pensa Aelita. J'espère que ce n'est pas grave…


William se réveilla trente minutes avant son alarme en proie à un horrible cauchemar sur sa possession par XANA. Il en avait fait pas mal les semaines qui avaient suivi son retour dans le monde réel. Mais il avait finalement réussi à les surmonter et n'en avait plus fait. Jusqu'à aujourd'hui. Le jeune homme se leva et s'étira avant d'aller chercher des vêtements dans son placard. Il s'arrêta devant le miroir. Il ne portait qu'un boxer, ses cheveux étaient en batailles et d'impressionnantes cernes était apparu sous ses yeux. Il détourna son regard et partie prendre sa douche.

-Salut William !

-Mmh Bonjour Laïa.

-Comment ça va ?

-Pas terrible. Excuse-moi mais j'ai une douche à prendre.

-Tu peux aussi resté comme ça, lui répondit-elle en le regardant de bas en haut. Tu es très sexy en boxer.

-Laisse tomber tu veux, je n'ai pas le temps.

-William William William. Ce n'est pas la peine d'être aussi désagréable avec moi. Dit-elle en s'approchant de lui et en posant une main sur son torse. Il est encore tôt, on pourrait passer le temps en attendant d'aller en cours.

-Arrête ça, cracha-t-il en la repoussant. Je t'ai dit de laisser tomber.

-Ouh on est de sale humeur ce matin, sourit la belle jeune fille. Mais tu vas finir par te rendre compte que je suis un meilleur parti que Yumi. Et puis tu voudrais quand même pas te mettre à dos Ulrich. Ça serait vraiment dommage de créer des problèmes dans votre groupe. Mais tu es assez grand pour savoir ça, dit-elle en lui posant la main sur l'épaule. Bon je te laisse, on se voit en cours.

Après sa douche, le jeune homme ténébreux retrouva ses amis internes au petit déjeuner.

-Tien Jérémie n'est pas là ? Demanda-t-il.

-Non on ne l'a pas vu ce matin. Et l'estomac sur pattes ne voulait pas l'attendre, répondit Ulrich en désignant Odd.

-bah évidemment, répliqua l'intéressé. Je ne voulais pas rater les croissants !

Les trois amis, une fois leur repas terminé, allèrent dans la cours attendre les autres. Aelita et Yumi arrivèrent peu de temps après.

-Bah alors William ? Ça va ? Demanda la japonaise.

-Bof, mal dormis… Et Laïa m'est tombée dessus.

-Ah Miss univers a encore frappée, se moqua Odd. Elle a encore essayé de te faire du rentre dedans ?

-Miss univers ? S'étonna Ulrich.

-Bah oui Sissi c'est déjà Miss monde mais elle n'arrive à la cheville de Laïa qui a un an de plus, les cheveux blonds et la peau bronzer. Donc Miss univers, expliqua le blondinet.

-Dit donc Odd. On dirait que tu es amoureux ! S'exclama Yumi.

-Quoi ? Ah non pas du tout mais faut dire ce qui est. Laïa est vraiment superbe, bien plus que Sissi. Et donc elle te voulait quoi alors ? Dit-il en reportant son attention sur William.

-Comme tu as dit, du rentre dedans. Elle m'a stoppé quand j'allais à la douche.

- Ah ouais. Et comme d'habitude tu ne devais pas avoir beaucoup de vêtement sur toi, intervint Ulrich en souriant.

Les deux filles rougir légèrement en entendant cela. Alors que William allait répliquer Jérémie arriva. Ses cheveux blonds étaient ébouriffés et on pouvait distinguer de légères cernes sous ses lunettes. Le génie ne laissa pas le temps à ses amis d'en placer une.

-Il faut que je vous parle.

-Bonjour à toi aussi Einstein, ironisa Odd.

-Hein ? Ah ouais pardon, bonjour.

-Qu'est ce qui se passe Jérémie, demanda Aelita inquiète.

-Quand vous m'avez parlé des dysfonctionnements électriques de dimanche j'ai eu un pressentiment, commença à expliquer ce dernier. Ça avait l'air de rien mais j'ai quand même voulu vérifier. Normalement lorsque l'on se prend une décharge les plombs de la chambre doivent sauter par sécurité. Je suis aussi aller voir dehors et tous les lampadaires marchent très bien. Mon PC n'avait aucun problème non plus, j'ai fait un diagnostic et enfin j'ai piraté le fournisseur d'électricité et j'ai regardé leurs comptes rendus. Et il n'y a aucune trace de coupure de courant dans le quartier ce week-end…

-Oula Oula ralentit Jérémie ! l'interrompit Ulrich. Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Je veux dire que ce n'est pas normal tout ça. Il se passe quelque chose.

-Attends tu penses à XANA la ? dit William abasourdit.

-Non ce n'est pas possible, intervint Aelita. On l'a vaincu, il est mort et on a arrêté le supercalculateur. C'est impossible.

-Alors comment tu expliques qu'il n'y ait aucune trace de ce qui vous est arrivé ? Lui répondit son petit ami. Je ne vois pas d'autres explications et à moi non plus cela ne me fait plaisir.

-Non ce n'est pas possible… Murmura William choquer. Il est mort…

-T'inquiète pas, l'encouragea Yumi en lui posant une main sur le bras.

Ulrich regarda le geste la japonaise du coin de l'œil mais se dit que ce n'était pas le moment. Surtout qu'en regardant l'expression d'horreur peint sur le visage du ténébreux jeune homme, il se disait qu'il pouvait laisser passer.

-Et alors on fait quoi ? Demanda Odd perplexe.

-Tu ne veux quand même pas rallumer le supercalculateur ?! S'exclama Yumi toujours en train de réconforter William blanc comme un linge. On s'est promis de ne plus aller à l'usine et de ne plus toucher à cette machine !

-Y a pas de raison, dit Ulrich. XANA est mort, on l'a tous vu.

-Oui mais bon faudrait être sûr que tout va bien, glissa Odd.

-Je pense que ce serait plus prudent aussi, approuva Jérémie.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, dit Aelita. Si on le rallume on ne sait pas ce qu'il pourrait arriver.

-Mais il faut être certain que cela n'a rien à voir avec XANA, argumenta le génie. S'il n'y a rien on coupe tout et puis c'est fini.

-Mais le remettre en route ce n'est pas rien, articula William. Il nous a tous affecté, certains plus que d'autres… On ne sait pas ce qu'il pourrait faire si on le remettait en route c'est trop risqué.

-Si ce n'est pas XANA il ne se passera rien et le problème c'est qu'on ne sera jamais tous d'accords sur ce point, leur dit Jérémie. Il faut s'assurer qu'il n'est pas dans le coup. Moi aussi j'espère que cela n'a rien à voir mais la coïncidence est trop grosse pour que ce ne soit dû qu'au hasard. Mais si c'est XANA c'est catastrophique. On ne peut pas le laisser faire. C'est trop grave.

-Donc tu décides tout seul de ce qu'on doit faire si je comprends bien, répliqua Odd.

-C'est la meilleur chose à faire selon moi et puis tu es de mon côté non ?

-Je suis pour le rallumer et jeter un coup d'œil, pas pour obliger tout le monde à le faire. William et Yumi ne sont clairement pas d'accords et Aelita et Ulrich n'ont pas vraiment envie non plus. Il n'y a que nous deux qui voulons le remettre en route.

-Je vous promets que se sera pas long pas plus de dix minutes sur Lyoko et on arrête tout. Pour en avoir le cœur net. Après on oublie.

-Moi ça me va, approuva Odd.

-S'il le faut, concéda Aelita.

-Je pense toujours que c'est une mauvaise idée mais tu ne changeras pas d'avis de toute façon, grogna Ulrich.

-Je suis contre et je ne changerai pas d'avis, asséna Yumi. Mais je ne vous laisserai y aller tout seul.

-Moi je ne veux y retourner… Lâcha William je ne veux pas revivre ça.

-Il n'y a pas de raison, le rassura Aelita. On sera avec toi et on ne te laissera pas tomber.

-Non. Je viendrai avec vous à l'usine et je resterai avec Jérémie mais je n'irai pas dur Lyoko.

-Bon très bien alors, dit le génie. On se retrouve tous à l'usine après les cours.

A la sonnerie, le petit groupe se sépara la tête pleine de souvenirs d'aventure… et de peur. Ils allaient rompre la promesse qu'ils s'étaient faits de ne plus toucher au supercalculateur, au risque de ranimer de vieux démons.