Coucou ! Pardon pour ce retard, j'ai été très occupée avec mes études et mon travail pendant ces deux dernières semaines.

Merci à Lunastrelle, Alindmy et Yukira Shiroi pour leurs reviews. Merci également à tous ceux qui lisent cette fic sans laisser de reviews.

Bonne lecture à tous !

DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Et les mouettes sont de Pixar.


Chapitre 10 :

Diego

« Alors, comment c'était ? » demanda Kadaj.

Assis dans le salon avec ses frères, le jeune homme avait enfin daigné sortir de sa chambre. Loz et Yazoo échangèrent un regard. Ils avaient juste donné les rapports à Sephiroth et raconté en gros que la clinique n'était qu'un leurre, la Shinra avait des labos secrets où des expériences glauques avaient lieu.

Sephiroth s'en était contenté, pensant que les rapports lui donneraient tous les détails nécessaires.

Mais Kadaj voulait entendre ses frères et leur parler. Surtout que passer tous ces jours enfermé dans sa chambre avait vraiment été insupportable !

« Bof, rien ! » dit Loz, avec une moue désabusée. Il prit la télécommande posée sur la table et alluma la table, préférant fixer les images sur l'écran pour empêcher son cadet de lire l'expression sur son visage.

« Oui. La routine, comme autrefois », dit Yazoo.

Kadaj fronça des sourcils. La routine, rien que ça ? Il allait leur poser d'autres questions, quand la voix dans le haut-parleur de l'appareil dit :

« Les préparatifs pour l'inauguration du retour de la Shinra à Costa del Sol avancent bien. Dans deux jours, sur la plage de la ville, une fête battra son plein pour célébrer l'union de la WRO et de la Shinra, dont les fonds ont servi à la WRO pour reconstruire ce monde. Maintenant, les prévisions météo… »

Les trois frères se regardèrent. La Shinra signait un contrat avec la WRO ? Suspect, ça…

XxXxXxXxXxXxX

Un an après l'épisode de Deepground, le monde avait commencé à retrouver un peu de la magie paisible qui le caractérisait. Et Costa del Sol avait retrouvé un peu de sa beauté d'antan, elle aussi.

Les touristes n'affluaient pas comme autrefois, mais les habitants s'adonnaient à leurs activités avec courage.

Dans l'une des villas isolées de la ville, dans sa chambre, Sephiroth lisait les rapports que Yazoo et Los lui avaient ramenés. Mais il n'y comprenait rien.

Ce qu'il lisait le surprenait au plus haut point. Il était question de rapports concernant des raids d'enlèvements. Mais les sujets enlevés lui étaient totalement inconnus. Leurs noms étaient vraiment étranges, les villes et continents leur correspondant lui étaient complètement étrangers. Qu'est-ce que c'était, par exemple, Bruxelles, et l'Europe ? Et Vancouver, au Canada ? Ou encore Tokyo au Japon, ou Shanghai, en Chine ? Curieux, car les gens qui venaient de cet endroit avaient un physique ressemblant à celui des wutaïens.

Le plus étrange aussi était que les expériences qu'on leur faisait subir ne consistaient qu'à injecter de la Mako, avec quelques autres produits chimiques visant à renforcer les muscles ou augmenter certaines quantités d'hormones ou d'enzymes dans le corps. Mais pas de cellules de Jenova ni d'autres substances suspectes. Et ces gens développaient des capacités tout à fait incroyables. Les rapports parlaient de gens pouvant contrôler la matière, voler ou même lire dans les esprits et les contrôler, une chose que seule Jenova pouvait donner à ceux ayant d'importantes quantités de cellules d'elle dans leur corps !

Une autre chose encore qu'il ne comprenait pas : d'après un rapport expliquant le fonctionnement hiérarchique des membres de l'opération, la Shinra semblait collaborer avec une autre société répondant au nom d'Eurco.

Mais jamais il n'avait entendu parler d'une telle société. Il n'y avait jamais eu que la Shinra sur Gaïa. Même du temps où il était général, il n'avait jamais entendu parler d'une société pouvant égaler la Shinra en puissance. Le président aurait tout fait pour l'écraser, ambitieux et perfide comme il était !

Agacé, il reposa un dossier sur la table puis alla à la fenêtre. L'air marin fouetta son visage, faisant voler quelques mèches argentées dans son dos. Cela lui faisait du bien, il se sentait vivant dans ces moments-là.

Mais pourquoi Aéris et Zack l'avaient-ils ramené ? Était-ce lié à ce qu'il lisait dans ces dossiers ? Il avait le pressentiment que c'était le cas, mais il ne comprenait rien à ce qu'il lisait.

Il fallait qu'il trouve quelqu'un avec qui entrer en contact, quelqu'un de là-bas qui pourrait répondre à ses questions.

Sephiroth ignorait encore que les réponses allaient venir, et ce, d'une manière totalement inattendue.

XxXxXxXxXxXxX

Loin d'ici, sur le port de Costal del Sol, les préparatifs pour la fête avaient déjà commencé. Une grue avait été montée, pour déplacer de lourdes caisses en bois et des poutres métalliques à l'est de la plage, près de la ville. Une estrade serait montée à cet endroit.

On installait des chaises devant, pour le public. Et des tables seraient montées dans un coin, avec un buffet.

Mais à quelques mètres de toute cette agitation, parmi toutes les grandes boîtes que la grue devait encore déplacer, s'en trouvait une différente, percée de trous. Soudain, le bois de la caisse parut s'animer, comme s'il était devenu liquide. Puis quelqu'un sortit à travers le bois.

Un jeune homme de dix-sept ans, aux cheveux noirs et aux yeux noirs pétillants de malice. Il portait une tenue d'hôpital semblable à celles des terriens qu'Ariale avait libérés du laboratoire.

Il regarda autour de lui, puis se faufila entre les caisses jusqu'aux maisons. Là, il aperçut une corde à linge étendue dans le jardin de l'une d'elles. Souple et silencieux comme un chat, il se faufila jusque devant la clôture. Il ferma les yeux, puis tendit doucement la main vers le bois. Celui-ci se mit à réagir comme la caisse : il se troubla, comme de l'eau. Puis il passa au travers.

Une fois dans le jardin, il courut devant le linge puis prit un bermuda bleu avec un motif d'éclairs noir dessus, puis une chemise blanche. Les vêtements étaient un peu trop grands pour lui, il flottait dedans, mais qu'importe. Il avait une ceinture qui faisait tenir le pantalon. Et la chemise était plus douce et confortable que le tissu plastifié de son ignoble uniforme de cobaye de la Shinra.

Il n'y avait pas de chaussures, mais tant pis. Il en trouverait ailleurs. Et puis, à Costa del Sol, il y avait du sable partout sur le sol.

Une fois habillé, il s'éloigna vivement de la maison et se dirigea vers la plage. Il demeura à bonne distance des préparatifs pour la fête, et se dirigea vers l'océan.

Quelques personnes se trouvaient là, des adultes surveillant leurs enfants qui jouaient à ramasser des coquillages ou faire des pâtés de sable.

Il aperçut soudain une jeune fille qui ne semblait pas participer à la joie générale. Elle était brune, ses longs cheveux flottaient dans le vent. Elle portait une robe et des mitaines longues bleu marine. Un drôle de chat se tenait près d'elle. Il portait une cape bleu marine, des godillots marron, des gants et une petite couronne sur sa tête.

La jeune fille, elle, regardait l'horizon avec l'air triste. Le regard du jeune homme fut attiré par les sandales qu'elle portait dans sa main. Il les lui fallait. Mais comment ?

Soudain, celle-ci se retourna et, suivie par le chat, se dirigea vers les escaliers menant à la ville. C'était le moment. Il ferma les yeux, puis disparut.

XxXxXxXxXxXxX

Ariale était enfin arrivée à Costa del Sol, là où sa nouvelle vie en tant que sirène avait commencé.

Elle était arrivée en début de matinée, quand personne ne se trouvait sur la plage, et avait repris son apparence humaine. Grâce à ses pouvoirs, elle avait pu se sécher, elle ainsi que Cait Sith.

Maintenant, il était temps de chercher Dylan. D'après les rumeurs qu'elle avait écoutées ce matin, une fête aurait lieu en l'honneur de la Shinra et du WRO, une organisation qui s'occupait de reconstruire ce monde. Cait Sith lui avait tout expliqué sur ce monde : Avalanche, la Shinra, le WRO dirigé par son ancien maître Reeve Tuetsi, Sephiroth, Jenova…

Ariale n'avait pas fini d'en apprendre sur ce monde. Ainsi, il avait vécu une longue période de crise ! Elle pouvait comprendre qu'ils aient autant besoin d'aide de la part de la Terre, mais elle ne pouvait tolérer ce qu'ils leur avaient fait, à elle et à tous les autres terriens retenus prisonniers ici et réduits en rats de laboratoire.

La jeune fille avait atteint les escaliers quand elle sentit une présence derrière elle. Se retournant, elle ne vit personne.

« Qu'y a-t-il, Ariale ? » demanda Cait Sith.

« J'ai l'impression qu'on est suivi », dit la jeune fille.

Elle le sentait, une odeur humaine que son odorat surdéveloppé décelait dans l'air marin, et un bruit de sable foulé, à peine perceptible…

Elle cligna des yeux, puis soudain, elle le vit. Il s'approchait d'elle, avec un air circonspect… Soudain, lorsque son regard croisa le sien, il se figea, l'air stupéfait.

« Je peux te voir », dit Ariale avec un sourire machiavélique.

Elle tendit la main vers lui, mais il l'esquiva puis lui prit ses sandales et se mit à courir.

« EH ! Voleur ! » cria Ariale.

Elle se mit à lui courir après. Heureusement, le sable le ralentissait et la jeune fille avait un allié puissant : l'eau ! Elle tendit la main vers l'océan. Soudain, une immense vague se dressa au milieu de l'onde calme et se dressa haut, avant de s'abattre sur le garçon.

Celui-ci redevint visible et tomba par terre en toussant et crachant de l'eau.

Satisfaite, Ariale s'approcha et lui arracha ses sandales des mains.

« Keuf ! Keuf ! Comment… t'as fait ça ? » dit-il.

« Ça ne te regarde pas, sale pickpocket ! »

« J'suis pas un pickpocket ! Je me positionne plutôt comme un pique-assiette ! » dit le garçon, avec l'air outré.

« Ouais, c'est ça ! Mais pourquoi tu voulais mes sandales ? Oh… »

Le regard de la jeune fille s'était posé sur son épaule. La chemise, rendue transparente à cause de l'eau, collait à sa peau et laissait voir un numéro 7 écrit en chiffre arabe sur son épaule droite. Elle se souvint avoir vu ce genre de numéro sur l'épaule de plusieurs des cobayes terriens dans le laboratoire de Junon.

Suivant son regard, le jeune homme vit ce qui l'avait frappé. Il posa la main dessus et dit, avec un sourire crispé : « Joli, hein ? C'est à la mode, en ce moment. »

Ariale secoua la tête.

« Tu es un terrien, c'est ça ? »

Le garçon blêmit, puis plissa les yeux. Comment savait-elle ça alors qu'elle n'avait pas de numéro visible sur ses épaules ? Et si elle était une espionne à la solde de la Shinra ou d'Eurco ?

« Je me suis fait enlever, moi aussi, mais je me suis enfuie avant qu'on m'envoie dans un laboratoire », dit-elle, comme si elle avait suivi le cours de ses pensées.

« Ah ouais ? C'est ça, j'te crois ! »

« Non, c'est la vérité ! Regarde… »

Lentement, elle ôta sa mitaine droite et lui montra sa main. Le garçon la prit et vit qu'en effet, il y avait une étrange fente au creux de sa paume. Et ce qu'elle avait fait avec l'eau pour l'arrêter, et son étrange aptitude à pouvoir le regarder malgré son écran d'invisibilité…

« Mais alors, comment as-tu changé ? » demanda-t-il, méfiant.

Ariale haussa des épaules.

« Je n'aime pas trop en parler, désolée. Mais ça a été douloureux, tu peux me croire. »

Elle s'assit près de lui.

« Je m'appelle Ariale, je suis française. Et j'ai des pouvoirs d'amphibien. »

« … Diego. Ma mère était espagnole, mais mon père est français. »

Ariale comprit qu'en disait était, il voulait dire par là que sa mère était morte. Elle lui sourit, heureuse qu'il daigne lui parler un peu. Cait Sith se mit sur les genoux de sa petite maîtresse et regarda Diego des pieds à la tête.

« Tu as besoin de chaussures, Diego ? » dit le chat.

« Ouais. Je ne veux pas garder les chaussures qu'on m'a filées au labo. »

« Je te comprends, mais… tu as volé ces vêtements ? » dit Ariale.

« Empruntés ! C'est pas pareil. »

« Tu viens de quel labo ? Celui de Junon ? » dit Cait Sith.

« Non, celui de Mideel. Mais je me suis échappé après avoir entendu la nouvelle au sujet de la destruction de cet endroit, ça m'a donné de l'espoir, de savoir que d'autres comme nous s'étaient enfuis. »

Il tendit la main devant lui et plissa les yeux. Celle-ci se fit soudain transparente, Ariale put voir les nuages du ciel à travers sa peau.

« Depuis qu'on m'a injecté cette… saleté qu'ils appellent de la Mako, je peux devenir invisible. Et après ma dernière injection, j'ai obtenu le pouvoir de traverser la matière. C'est grâce à ça que je me suis enfuie. »

« Est-ce que tu as entendu parler d'un garçon qui s'appelait Dylan, quand tu étais au laboratoire ? »

« Jamais entendu parler, désolé. Mais dis-moi, si tu es vraiment comme moi, qu'est-ce que tu fais au milieu des gens de cette planète ? Tu ne veux pas rejoindre les évadés du laboratoire de Junon, comme moi ? Et cette boule de poils sur tes genoux, c'est quoi ? »

« Cait Sith est un robot, et mon ami depuis que je suis toute petite. Quant à pourquoi je suis là… »

Ariale baissa les yeux.

« C'est compliqué. Depuis que j'ai moi-même changé, je ne perçois plus les choses de la même façon. C'est comme… un instinct qui me dit là où je dois aller, et ce qu'il faut que je fasse. Et surtout, je sais que Dylan va venir ici, pendant la fête de la Shinra et du WRO. Et je veux le sauver. C'est mon petit ami. »

« Je vois… »

Ariale regarda Diego. Il était le premier terrien qui lui était sympathique depuis son arrivée dans ce monde. Elle avait envie qu'il reste. Et son don pourrait lui être utile.

« Et si on faisait un marché, Diego ? Je te paie un repas et des chaussures, et toi tu m'aides à retrouver Dylan. »

Diego fit la moue. Il n'était pas sûr de pouvoir faire confiance à cette fille, pourtant la tristesse et la douleur dans ses yeux étaient réelles, il le voyait. Et il avait lui aussi besoin d'aide. Au pire, si elle ne s'avérait pas fiable, il pourrait lui fausser compagnie. Il était l'homme invisible, après tout. Et il pouvait traverser les murs, rien ne l'arrêtait !

« Marché conclu. Mais où t'as trouvé de l'argent ? » dit-il en montrant du doigt la petite sacoche qu'elle portait en bandoulière.

Ariale lui fit un clin d'œil.

« Tu n'as pas idée de la quantité de trésors qu'on peut trouver au fond de l'océan, avec mon don. »

Diego fronça des sourcils, mais n'insista pas. Se levant, il suivit la jeune fille et le chat en direction d'un magasin de vêtements.

Une fois qu'ils eurent trouvé des chaussures pour Diego, ils ressortirent de la boutique et allaient chercher un restaurant quand un bruit d'hélicoptère résonna dans le vent.

Les gens regardèrent en direction de la sortie de la ville. Un hélicoptère venait de se poser.

Diego se crispa. Il y avait le logo de la Shinra dessus ! Entraînant Ariale, il se cacha derrière un mur devant l'entrée du magasin avec elle.

Tous deux purent voir un homme en costume noir sortir de l'appareil. Il avait les traits légèrement asiatiques, avec un point sur le front. Un autre vêtu de la même façon le suivit. À la différence du premier, il avait la peau hâlée, le crâne chauve et des lunettes noires sur le nez. Ariale se crispa. C'était l'un des hommes qui avaient voulu l'arrêter, dans le conduit d'aération du laboratoire de Junon ! Une jeune femme aux cheveux blonds courts le suivit.

Les pales de l'appareil cessèrent de tourner. Le rouquin qui avait aussi voulu arrêter Ariale dans le conduit sortit de la cabine de pilotage.

« Les Turks », siffla Diego entre ses dents.

Ariale hocha la tête d'un air entendu. Avec eux en ville, ça n'allait pas être facile de se déplacer. Ils étaient sûrement là pour superviser les préparatifs de la fête avant l'arrivée du président.

Soudain, la jeune fille se figea. Quelqu'un venait de sortir d'un bâtiment près de l'hélicoptère, et se dirigeait vers eux. Un garçon. Il portait un pantalon des chaussures noires, ainsi qu'une chemise grise. Le vent agita les manches courtes de sa chemise, laissant voir le numéro 1 sur son épaule gauche.

Ce jeune homme s'inclina devant Tseng, échangea quelques mots avec lui puis tous se dirigèrent vers la plage où les travaux étaient en cours.

« Dylan… » murmura Ariale.

« Quoi ? » demanda Diego.

« Le garçon qui vient de rejoindre les Turks… C'est lui, c'est Dylan ! »

Diego ouvrit des yeux ronds.

« Ce mec, c'est le spécimen n°1 dont on parle dans tous les labos depuis une semaine », dit Diego. « C'est le spécimen parfait, le garde du corps terrien du président. »

Ariale serra les poings.

Oh non, Dylan ! Que t'ont-ils fait ? pensa la jeune fille, le cœur serré.


Et voilà ! Dans le prochain chapitre, ça va bouger, vous pouvez me croire !

Mais Ariale a enfin retrouvé Dylan. Heureux ?