Merci àYsa666, Lunastrelle et Alindmy pour leurs reviews.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Et la chanson est de Final Fantasy X-2, Yuna la chante pendant son spectacle. Mais je mourrais d'envie de la mettre, j'adore ce clip d'introduction dans le jeu !
La seule différence est qu'Ariale n'a ni l'âge ni le physique de Yuna. Elle est plus jeune, avec de longs cheveux bruns bouclés et libres.
Pour ceux qui ne l'ont pas vu, cherchez le clip, vous verrez, et ça vous donnera une petite idée de ce que fait Ariale pendant le gala en l'honneur de la Shinra et du WRO ! ; -)
Chapitre 11 :
Une voix enchanteresse… ou maléfique ?
What can I do for you ?
What can I do for you… ? (x3)
I can hear you
What can I do for you… ? (x3)
Je suis où je m'imaginais depuis longtemps,
Je ne sais plus que faire,
mais je ne peux pas revenir en arrière.
Après ce que j'ai vu dans mon rêve,
C'est totalement différent.
Contre cette réalité, j'ai le vertige.
Ce sentiment si réel, dans ce monde qui bouge,
Que je ne veux pas perdre.
Je n'ai qu'à courir, j'entends dans mon coeur :
« Tu n'es pas seule. »
What can I do for you ?
What can I do for you… ? (x3)
I can hear you
Ce sentiment si réel, dans ce monde qui bouge,
Que je ressens.
Si tu fermes les yeux, je serai là,
Tu verras, donc,
Tu n'es pas seule.
What can I do for you ?
What can I do for you… ? (x3)
I can hear you
(Real Emotion – Chanson de Yuna dans Final Fantasy X-2)
Une importe file de personnes faisait la queue devant l'entrée du lieu où aurait lieu l'inauguration célébrant l'union du WRO et de la nouvelle Shinra.
Le préposé à l'accueil raya le nom des membres d'Avalanche qui venait de passer, puis vit ensuite deux personnes curieusement habillées devant lui.
Le premier était Diego, qui avait revêtu une tenue de domestique, avec un costume pingouin. Le second était une jeune femme brune en tenue de soirée.
« Hum… Puis-je vous aider ? » dit le préposé.
« Je crois que peut-être, vous pouvez ! Voici… la Lady Samsung Dersanders… Allias Squèria Enixon ! » dit le jeune homme, avec un accent allemand hésitant.
Ariale fit la grimace. Questions nom, elle aurait peut-être dû y réfléchir avant qu'ils essaient de passer.
« Euh… » dit le préposé, parcourant la liste pour trouver le nom qu'on venait de lui citer.
« Où sont les trompettes ? » dit Diego.
« Les trompettes ? »
« Les trompettes promises pour annoncer l'arrivée de la dame ! Je suis confus, Votre Grâce ! Giflez-moi jusqu'à plus soif ! » dit Diego, en tendant la joue.
Ariale ne lui accorda même pas un regard et lui administra une gifle.
« Aie ! Elle a plus soif ! Et moi-même, je me sens beaucoup mieux, hi, hi ! » dit Diego tout en entraînant la jeune fille vers l'entrée.
« Euh… Une minute ! Vous n'êtes pas sur la liste ! » dit l'homme.
« La quoi ? ! Giflez-moi encore… » Ariale répéta son geste. « Ouch ! Merci encore ! Bon ! Nous allons donc nous retirer. Vous expliquerez à vos supérieurs pourquoi nous ne pûmes assister à votre petite farandole sans buffet champêtre ! Mais nous partons, drapés dans notre dignité… » dit Diego, en faisant volte-face avec Ariale.
Ils firent deux pas quand le préposé s'écria : « Non ! Non, non, non, non ! S'il vous plaît, veuillez entrer ! En fait, si son Excellence voulait bien me gifler », dit l'homme en tendant sa joue.
« La lady gifler vous ? ! L'outrecuidance de la populace, je vous jure ! Je vous giflerai à la place de la dame », dit Diego, bien content.
Il lui administra une baffe monumentale, qui envoya le malheureux valdinguer contre le mur où il perdit connaissance. Diego se pencha alors et lui prit son badge.
Puis, rejoignant Ariale, ils se glissèrent à travers la foule jusqu'aux coulisses. En voyant le badge, les surveillants les laissèrent passer.
Là, ils reprirent leur souffle.
« T'es complètement dingue ? ! C'est déjà un miracle qu'on ait pu venir, mais la suite du plan ne marchera jamais ! » dit Diego.
« Mais non, au contraire ! C'est le seul moyen pour que j'attire l'attention de Dylan ! »
« Mais tout le monde va te voir ! Y'aura les Turks qui ont voulu te coincer à la sortie du labo de Junon, sans parler de Karl, tu as pensé à lui ? »
Ariale se figea. Oui, Karl risquait d'être là, en effet. Tant mieux, elle pourrait lui régler son compte. Cette pensée lui fit peur. Depuis quand avait-elle des pulsions aussi meurtrières ?
« Je dois le faire, Diego. Rien ne t'oblige à rester avec moi, tu sais ? J'ai retrouvé Dylan, il faut que je le libère de Shinra maintenant, c'est tout ce qui compte à mes yeux. »
Elle lui tapota gentiment l'épaule, puis se dirigea vers le fond de l'estrade, derrière les rideaux. Diego secoua la tête. Bon sang, mais pourquoi se faisait-il du souci, alors qu'il connaissait à peine cette fille ? !
Dépité, il sortit des coulisses par l'arrière et voulut se diriger vers la plage, quand il tomba nez à nez avec un homme barbu accompagné par d'autres personnes.
« Eh ! Plus un geste, toi ! » dit l'homme. Il dégaina un revolver et le lui mit sous le nez.
« Euh… Ok, ok ! Ami ? »
L'homme baissa les yeux et fronça des sourcils. Il tendit la main et retroussa la manche de sa veste, révélant son tatouage. Il parut alors se détendre, lui ainsi que tous les autres.
« Ah, toi aussi… On est des terriens. »
Tous montrèrent alors un tatouage sur leur épaule. Rassuré, Dylan se détendit et les regarda. La plupart étaient armés, ils portaient tous des vêtements sombres qui leur donnaient un peu un air de conspirateur.
« Vous venez d'où, comme ça ? » demanda Dylan.
« On s'est échappé du labo de Junon, et on est là pour nous venger de Shinra ! » dit un garçon de son âge.
« Ce discours n'est qu'un mensonge, on ne peut le laisser signer un contrat d'alliance avec le WRO. On va faire éclater la vérité au grand public en s'invitant à leur petite fête », dit une fille rousse.
Dylan fit la grimace. Tout ça ne risquait pas de compromettre un peu le plan d'Ariale, justement ?
« Comment vous comptez faire ? » demanda le garçon, inquiet.
« En semant la panique », dit la fille en lui adressant un clin d'œil.
Dylan allait enchaîner avec d'autres questions, quand un bruit d'acclamations retentit. Le spectacle commençait ! Un concert avait lieu en introduction. Et c'était là qu'Ariale entrait en scène…
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Entrer ne fut pas si difficile en fin de compte. Le préposé à l'accueil était sonné. Sephiroth ignorait pourquoi, mais tant pis. Autant en profiter ! Dissimulé sous une cape, comme les trois Incarnés, ils se mêlèrent à la foule et s'approchèrent de l'estrade.
Les rideaux s'écartèrent, un groupe de musiciens apparut sur l'estrade. Un joueur de batterie, deux guitaristes et au centre, les spots braquèrent leurs feux sur une jeune fille.
En la voyant, Kadaj, Loz et Yazoo se figèrent. Cette fille, ils la connaissaient, chacun l'avait déjà rencontrée à un moment et un endroit différent !
La musique commença. Ariale s'avança vers la foule et les bras levés vers le ciel, tournoya sur elle-même. Son pouvoir enveloppa ses vêtements, découpant sa robe pour la transformer en une jupe courte et un débardeur à volants. Ses sandales se changèrent en bottes. Un micro apparut dans ses mains.
Dansant au rythme de la musique, la jeune fille se mit à chanter. Être une sirène avait de sérieux avantages, Ariale possédait une voix magnifique. Tout le monde fut tout de suite subjugué par sa voix.
Mais, parmi les spectateurs, Reno et Rude froncèrent des sourcils. Ils se regardèrent, puis se dirigèrent vers la tribune où Elena et Tseng veillaient sur le président.
À l'autre bout de la salle, Karl l'aperçut aussi. Loin de paraître surpris, il sourit.
Enfin, la chanson et la musique s'arrêtèrent. Tout le monde applaudit. Ariale salua la foule, puis disparut de la scène et suivit les musiciens dans les coulisses. Loin de s'arrêter avec eux, elle poursuivit sa route jusqu'à la sortie.
Une fois dehors, elle courut vers la plage. Là, elle tendit sa main vers l'eau. Celle-ci s'éleva en des filaments et transforma ses vêtements, faisant réapparaître sa robe bleue et ses sandales.
La jeune fille tourna la tête vers le lieu où se trouvait tout le public. Elle poussa un soupir. Dylan n'avait pas été parmi les gens dans la foule, elle avait souvent regardé tandis qu'elle chantait, mais elle ne l'avait pas vu.
Tant pis, elle allait devoir passer à l'action. Fermant les yeux, elle posa ses mains unies contre son cœur et baissa la tête.
L'eau se brouilla, puis des rayons de soleil percèrent les nuages. Alors apparut sur des récifs une créature magnifique : une femme nue, portant une harpe sur ses genoux. De magnifiques ailes d'oiseau dorées ornaient sa chevelure.
Ariale lui sourit. Ondine, une invocation qu'elle avait découverte lors de son voyage dans l'océan vers Costa del Sol. Cette invocation ne s'était jamais manifestée jusque-là, Ariale n'avait fait que la voir dans ses rêves ou l'entendre lui parler dans sa tête, lui donnant des conseils pour ses pouvoirs.
« Tu m'as enfin appelée. Ordonne et j'obéirai », dit l'invocation de sa voix musicale.
« Ondine… Appelle tous les habitants de l'océan ! J'ai besoin de leur aide. »
Acquiesçant, la divinité se mit à jouer de la harpe.
Sur toute la côte de Costal del Sol, les mouettes dressèrent la tête en direction de l'endroit où la divinité jouait de la harpe. Les dauphins sortirent la tête de l'eau et nagèrent dans cette direction, suivis par toutes sortes d'autres poissons et des crustacés.
XxXxXxXxXxXxX
Cloud poussa un soupir. Dieu, que les discours pouvaient être barbants ! Tifa lui lança un regard amusé. Youffie, elle, se dandinait d'un pied sur l'autre. Elle n'était venue que parce que tout le reste d'Avalanche était là aussi, et qu'il s'agissait d'un événement pour Reeve, il ne fallait pas l'oublier !
La foule semblait quelque peu agitée. Après tout, personne n'avait oublié tout ce que la Shinra avait fait par le passé. Mais l'idée que Reeve prenait sa défense et avait avoué que sans son financement, il n'aurait pas pu aider le monde à se reconstruire, cela leur donnait à réfléchir.
Rufus était debout, un fait qui surprenait assez Cloud. Même si un an s'était écoulé, ses jambes ne s'étaient pas facilement remises, les matérias de soin et les traitements de Healen n'avaient pas suffi au bout de deux ans autrefois, à l'époque des géostigmates !
Comment le président avait-il pu guérir ? Mystère…
Dressés aux quatre coins de l'estrade, les Turks balayaient la salle du regard, cherchant le moindre signe d'agitation suspect. Reno lançait parfois des sourires amicaux aux membres d'Avalanche ou à des « connaissances » féminines. Elena se retenait de ne pas lui sauter dessus pour lui dire de la boucler.
Rude et Tseng étaient les seuls à ne pas bouger.
Mais personne ne voyait, parmi la foule, quatre silhouettes vêtues de capes noires, qui attendaient le bon moment pour agir.
Enfin, après le discours, une femme s'avança et posa sur une table devant Rufus et Reeve un contrat. Reeve fut le premier à signer. Rufus s'avança pour prendre la plume que le directeur du WRO lui tendait, quand un curieux bruit dans le ciel attira son attention.
Levant la tête, il vit soudain un énorme essaim de mouettes et de goélands dans le ciel, qui piqua droit sur lui en criant : « À moi ! À moi ! »
Il se baissa, évitant de justesse la horde d'oiseaux déchaînés. Reeve eut lui-même un geste de recul. Tout le monde dans la foule s'agita et se mit à commenter, rire ou poser des questions sur ce qui se passait.
Rufus se redressa et vit les volatiles revenir à la charge. Tseng l'écarta et tendit la main, activant une matéria bouclier à son gant. Les premiers oiseaux se heurtèrent à une barrière magique. Les autres se dispersèrent alors pour voler parmi la foule et attaquer des gens à coup de bec.
Surpris, tout le monde se mit à crier et s'agiter. Soudain, des phoques et des créatures marines apparurent derrière l'estrade et chargèrent.
Cloud n'hésita pas et, suivi de ses amis, se dirigea vers eux avec son épée. Il était temps de réagir !
Sur l'estrade, Rufus n'y comprenait rien. D'où sortaient toutes ces créatures ? Il reçut soudain une flaque d'eau au visage. Il vit que des goélands passaient au-dessus de lui et lui crachaient le contenu de leur bec !
L'un d'eux cracha même un crabe qui lui pinça le nez avec force. Furieux, il l'arracha et le jeta violemment contre un poteau.
Juste à ce moment, Diego et ses amis terriens arrivèrent depuis la plage et assistèrent au spectacle.
« Mais qu'est-ce qui se passe ? » demanda le chef de la bande.
Diego sourit. Ariale avait mis son plan à exécution ! Il chercha des yeux la jeune fille, mais ne la vit nulle part.
Rufus venait de piétiner le crabe jusqu'à l'écraser quand des dauphins jaillirent de la mer, qui venait brusquement de remonter jusqu'à l'estrade, et lui crachèrent de l'eau en pleine face.
« Patron ! Faut vous éloigner, ça craint ! » dit Reno, aux prises avec un homard géant.
« Je le sais, crétin ! »
Il fit mine de s'éloigner, quand il perçut des grognements sous ses pieds. Soudain, des cauchemars rampants jaillirent du sol et lui barrèrent la route vers la sortie de secours au fond des coulisses.
« Tu n'iras nulle part, Rufus », dit une voix glaciale.
Le président se figea, ainsi que tout le reste du public. Une personne venait d'apparaître juste derrière lui. Une personne que tout le monde avait espéré ne plus jamais revoir.
« Sephiroth ! » jura Cloud, la voix emplie de fureur.
Le désigné lui accorda un bref regard, puis fit un signe en direction de la foule. Les Incarnés, restés un peu en retrait, acquiescèrent. D'autres cauchemars rampants jaillirent du sol et lui barrèrent la route, à lui et ses amis.
Tandis qu'Avalanche continuait de lutter, Sephiroth se tourna vers Rufus.
« Alors, et si on parlait affaires, tous les deux ? » demanda Sephiroth en empoignant Masamune.
« Quel genre d'affaires ? » demanda Rufus.
« Tu pourrais vivre plus longtemps et peut-être signer ce contrat, si tu me disais où est celui que tu as signé en cachette avec la société Eurco ? »
Reeve, plus en retrait, fronça des sourcils. De quoi parlait-il ? Rufus serra brièvement les poings, mais ne perdit pas son sang-froid.
« Je ne vois pas de quoi tu parles », dit-il.
« Ne mens pas ! Ton labo à Junon a été détruit, les médias ont masqué ça en une explosion d'un vieux hangar désaffecté. Je ne crois pas que tu apprécierais que Reeve et les médias apprennent publiquement les rapports qu'on t'a volés », dit Sephiroth en sortant d'une manche de son manteau d'où dépassait une pile de dossiers scientifiques.
Il les jeta aux pieds de Reeve. Celui-ci, d'abord hésitant, finit par se pencher pour les ramasser. Il en ouvrit un, le parcourut et regarda Rufus en fronçant des sourcils.
« Rufus… qu'avez-vous fait ? » dit-il d'une voix blanche.
Rufus lui adressa un rictus méprisant.
« Tant pis, vous l'aurez tous voulu. Numéro 1 ! »
Sephiroth s'attendit à ce qu'un des Turks ou des agents de la sécurité abandonne le combat contre un monstre pour se confronter à lui, mais pas à ça.
Il y eut comme un flash blanc, puis soudain, il vit un jeune homme devant lui, qui le frappa violemment en plein plexus, l'envoyant en arrière.
Sephiroth parvint à garder l'équilibre grâce à ses réflexes, puis brandit Masamune pour repousser cet insolent qui déjà revenait à la charge. Mais la lame de son sabre se figea contre son… doigt ? !
Il a arrêté Masamune avec un doigt ? ! ! pensa Sephiroth, éberlué.
Le garçon leva ses yeux sans vie vers lui. Sephiroth fut frappé par la jeunesse de son visage. Il n'était pas plus vieux que Kadaj !
Il saisit Masamune d'une main et la jeta au sol, puis fit un tour sur lui-même et frappa violemment Sephiroth au ventre, l'envoyant par terre cette fois.
« Grand frère ! » cria Kadaj. Il voulut se précipiter pour l'aider, mais Yazoo l'arrêta. Ils devaient être trois pour invoquer autant de cauchemars rampants que possible afin de stopper Avalanche et les Turks !
Sephiroth voulut se relever, mais le garçon apparut juste devant lui, Masamune à la main. Il pouvait même manipuler Masamune !
Le garçon posa la pointe du sabre contre sa gorge. Sephiroth le fixa. Ses yeux étaient vides, dénués de lumière ou de couleur. Il semblait complètement hypnotisé.
« Tue-le », dit Rufus.
Le garçon recula le sabre de quelques centimètres, puis tendit le bras pour frapper quand soudain, un chant s'éleva dans les airs.
Une voix douce et mélodieuse, qui figea tout le monde sur place, autant les humains que les animaux. Tout le monde se tourna vers la source de cette voix. Diego sourit en voyant ce qui se passait.
À l'extrémité est de l'estrade, derrière Reeve, Ariale était apparue. Et la jeune fille chantait. Sa voix de sirène, emplie de magie bienveillante, emplissait l'air d'une lumière douce et dorée.
En entendant sa voix, Dylan lâcha aussitôt Masamun et se prit la tête entre les mains. Ses yeux reprirent une teinte normale.
Il se tourna vers la jeune fille, qui arrêta aussitôt de chanter.
« Ariale ? ! » dit-il, incrédule.
« Dylan… » dit la jeune fille.
« Tu… tu es vivante ? ! » Il courut près d'elle et prit son visage entre ses mains. La jeune fille serra ses mains dans les siennes. Il lui avait tant manqué !
Sephiroth en profita pour se redresser et reprendre Masamune. Comme tout le monde, il regarda les jeunes gens avec l'air médusé.
« Qu'est-ce que… numéro 1 ! Je t'ai donné un ordre ! » cria Rufus, perdant tout son sang-froid.
« Ils m'avaient dit que tu étais morte, je ne pouvais plus résister à leur contrôle », continua Dylan, sans détacher ses yeux d'Ariale.
« Je sais, Dylan, moi-même j'ai failli abandonner… » Elle se tendit sur la pointe des pieds, Dylan ferma les yeux et se pencha pour l'embrasser, quand il recula en se prenant la tête entre les mains.
« Je sais dompter les fortes têtes comme toi », dit une autre voix.
Ariale se tourna vers la source de cette voix et vit, à l'autre bout de l'estrade, Karl armé d'une télécommande. Un voyant vert clignotait, et l'air résonnait d'un sifflement désagréable.
« Obéis au président, numéro 1 ! »
Dylan serra les dents. Ses yeux clignotaient, la lumière lucide qui y brillait habituellement semblait lutter contre le signal qu'émettait la télécommande.
Soudain, une boule de poils jaillit du toit de l'estrade et sauta sur Karl.
« Cait Sith ? ! » dit Reeve, surpris.
Il n'avait pourtant pas programmé de robot pour aujourd'hui ! Le chat lui accorda un bref regard avant de recommencer à frapper la tête de Karl. Il glissa jusqu'à son bras et lui arracha la télécommande des mains, puis se mit à courir vers Ariale pour la lui donner.
Karl lui sauta dessus. Le chat la lança. Ariale se précipita pour la prendre, quand ce fut Reno qui la prit.
« Fallait pas me fuir, ma mignonne ! » dit-il, avant d'appuyer sur un bouton.
Dylan poussa un cri, puis ses mains tombèrent mollement contre ses jambes. Il releva son visage sans vie vers la jeune fille, puis fonça sur elle pour l'attaquer.
Il la saisit violemment à la gorge et la souleva du sol.
« D… ylan ! J'é… touffe ! » gémit Ariale.
Mais le jeune homme ne semblait plus là. Il la lâcha pour la jeter violemment au sol, puis sortit un revolver d'une poche de son pantalon. Il l'arma et se prépara à tirer… mais rien ne se passa.
Ariale risqua un regard vers son visage. Son visage… était crispé. Sa main se mit à trembler. Il semblait lutter !
« Ben alors ? Il tire ou pas ? » dit Reno, énervé.
« Appuie sur la télécommande ! » dit Elena.
« Je fais que ça ! »
En effet, il appuyait sans cesse sur la touche, mais rien ne se passait.
Soudain, il y eut un bruit de coup de feu. Ariale sursauta puis attendit que la douleur vienne, mais rien ne se passa. Elle vit alors que ce n'était pas son petit ami qui avait tiré.
Yazoo avait sorti son Velvet Nightmare et tira sur l'arme de Dylan, l'obligeant à la lâcher. Il recula et se prit la tête entre les mains en gémissant.
« Pitié… Arrêtez ça ! »
Rufus saisit la télécommande puis se mit à taper sur d'autres touches. Il y eut soudain un long sifflement, puis le clignotant de la télécommande vira au rouge avant de s'éteindre.
Dylan eut un violent soubresaut, puis tomba au sol.
« DYLAN ! » cria Ariale.
Elle courut le prendre dans ses bras. Le jeune homme saignait du nez, et la peau de son front avait pris une teinte violacée inquiète, comme si des vaisseaux sanguins dans sa tête avaient explosé.
« Oh non… » murmura la jeune fille.
Dylan leva lentement les yeux vers elle, puis tendit une main pour caresser sa joue.
« Je t'aime… Je… t'aime ! », dit-il dans un souffle.
« Dylan… » répondit Ariale d'une voix emplie de sanglots.
La main de Dylan retomba sur sa poitrine. Sa tête bascula en arrière. Ariale se figea, puis secoua négativement la tête. Non ! Elle ne le supporterait pas ! Elle se mit à le secouer, à crier son nom, mais rien y fit.
Le corps de Dylan s'enveloppa d'une lumière blanche, puis disparut dans ses bras. Impuissante, les yeux ruisselants de larmes, Ariale regarda l'étrange masse lumineuse s'élever le ciel pour y disparaître.
Elle ne pouvait pas y croire. Pas lui ! Elle n'eut pas le temps d'y penser davantage. Il y eut soudain un autre coup de feu.
Et cette fois, elle ressentit nettement la douleur dans son dos, au niveau du cœur.
La jeune fille tomba à genoux. À travers la douleur, elle se retourna et vit le coupable : Rufus Shinra. Il avait sorti son fusil et tiré sur elle !
Ariale ne comprit alors rien à ce qui se passa. La douleur dans sa poitrine parut électriser tout son corps, puis tout devint… flou, comme si quelqu'un d'autre avait pris les commandes de son corps.
Le visage de la jeune fille se déforma. Ses yeux devinrent ronds et noirs comme ceux d'un requin, et ses dents s'allongèrent, comme la mâchoire d'un poisson carnivore. Ses mains se couvrirent de griffes.
Elle s'accroupit sur elle-même, comme un fauve. Puis soudain, elle se dressa vers le ciel et poussa un hurlement déchirant. Tous les animaux s'enfuirent vers l'océan, les oiseaux s'envolèrent vers le ciel, noyant la foule dans un nuage d'ailes et de plumes.
Lorsque Rufus put à nouveau voir, il réalisa que la fille se trouvait juste devant lui ! Elle leva la main droite devant lui, celle où se trouvait une étrange blessure, puis la posa violemment sur sa poitrine, pile à l'endroit du cœur.
Il sentit cinq griffes se planter dans sa peau, puis une douleur foudroyante envahir sa poitrine et se répandre dans tout son corps. Il tomba au sol. La créature se baissa avec lui, sans le lâcher.
« PATRON ! » hurlèrent les Turks.
Tseng et Elena sortirent leurs armes à feu et se mirent à tirer sur cette… chose. Sentant les balles la toucher, Ariale se tourna vers eux et leur adressa une grimace sifflante.
Enfin, elle finit par lâcher Rufus et s'enfuit vers la mer à une vitesse surhumaine. Elle plongea dans l'océan et y disparut.
Sephiroth détacha son regard de la fuyarde pour se tourner vers Rufus. Il était toujours allongé par terre. Mais il put constater, comme tout le reste de la foule, qu'il n'était plus le même.
Ce n'était plus un jeune homme blond qui se tenait allongé par terre, mais un vieillard couvert de rides, avec de rares cheveux blancs épars sur un crâne piqueté de taches rouges.
Voilà ! Je m'arrête là, désolée, ce chapitre est plus gros que tous les autres.
Je ne m'attendais pas à ce que ça prenne un tel tournant, j'avoue, mais c'est comme ça.
Je sais, c'est horrible. À peine Ariale retrouve Dylan qu'elle le perd à nouveau, et en plus on découvre en elle un nouveau pouvoir atroce, une facette de son pouvoir qui n'était pas prévu.
Mais c'est comme ça. Après tout, certaines légendes disent que les sirènes sont mauvaises et se nourrissent des humains.
En tout cas, Reeve sait maintenant que Rufus magouille un tric ignoble et il va avoir Avalanche sur le dos… encore que dans l'état où Ariale l'a mis, on ne le jugera plus capable de grand-chose.
Enfin, qui sait ? Il a une armée sous la main maintenant, constituée de terriens génétiquement modifiés à cause de la Mako.
Et tout n'est pas fini, hélas. Enfin, je n'en dis pas plus, vous saurez tout dans la suite… si vous voulez la suite, hein ? Parce que si ce chapitre vous a trop écœuré, je peux comprendre.
Dites-le-moi, d'accord ?
