Hello ! Si Ysa666 lit ce chapitre, j'espère qu'elle sera satisfaite ! Encore toutes mes excuses pour l'interruption sur Facebook, j'espère me rattraper avec ça !
Et merci à Lunastrelle et Alindmy pour leurs reviews.
Bon, j'vous embête pas plus longtemps, bonne lecture à tous !
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Chapitre 12 :
L'équilibre des mondes
« Où on va, bon sang ? ! » s'écria Kadaj.
Face à cette question, Loz leva les yeux au ciel tandis que Yazoo étouffait un soupir d'agacement. Leur cadet n'arrêtait pas de les interroger depuis que Sephiroth leur avait fait reprendre la route.
Après « l'incident », ils s'étaient éclipsés, tant la panique de la foule et le choc provoqué par l'agression de Rufus avait semé la confusion, leur permettant de fuir Avalanche et la ville.
Ils marchaient maintenant à travers les plaines, en direction d'une destination inconnue. Ils étaient près de Corel, la température avait monté. L'herbe se faisait plus courte et rare, du sable apparaissait progressivement sous leurs pieds.
Sephiroth les menait d'un pas sûr et tranquille. Du moins, en apparence. Intérieurement, son esprit bouillonnait de questions. Il avait besoin de réponses, et il savait où les trouver.
Il fallait juste trouver le bon endroit. Enfin, il le trouva. C'était devant l'entrée d'une vallée, qui menait à la ville minière. Là, dressé face au ciel rouge tacheté de nuages noirs, le soleil scintillait à travers les branches d'un grand arbre mort, le seul signe de la végétation se battant pour repeupler ce sinistre lieu.
Sephiroth allait ralentir le pas puis s'arrêter pour dire aux autres d'établir un bivouac, quand il vit l'espace autour de lui devenir lumineux. Le soleil semblait briller de plus en plus fort. Il réalisa que cette lumière était différente de celle de l'astre du jour.
Il n'eut pas le temps de réfléchir davantage. Tout disparut, il se retrouva au centre d'un grand espace blanc. Les trois Incarnés étaient là aussi, et regardaient autour d'eux avec l'air perdu.
« Salut ! » cria une voix enjouée.
« Tiens, vous voilà ! » dit une autre voix, plus douce et féminine.
En entendant cette dernière voix, le visage de Kadaj s'illumina. Loz et Yazoo s'autorisèrent un sourire tandis qu'Aéris s'approchait d'eux. Zack la suivait de près. Il leur accorda un salut de la tête, puis se posta devant Sephiroth, les bras croisés.
« Alors, que nous vaut le plaisir de ta visite, vieux frère ? » s'écria gaiement Zack.
Sephiroth poussa un léger soupir. Il n'y avait que Zack pour continuer de jouer au gosse insouciant dans un moment pareil.
« Zack, j'ai besoin que tu m'expliques ce qui se passe. Tu nous as fait revenir tous les quatre parce que la Planète était menacée, mais par quoi au juste ? »
La Cetra détacha son regard des Incarnés pour se tourner vers Zack. Lui-même la regarda, l'air grave. Le jeune couple eut un imperceptible hochement de tête commun, puis Aéris prit la parole.
« Cette menace est bien réelle, nous ne vous avons pas fait revenir à la vie pour rien, croyez-nous. Seulement, la Planète ne sait que faire avec ce que la Shinra a fait. »
« Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ce n'est pas la première fois que des expériences secrètes sont menées dans des laboratoires ! »
« Oui, mais jamais elles n'ont été menées sur des milliers de gens venus d'une autre planète », dit Zack.
Les quatre argentés se figèrent. Pardon, ils avaient bien entendu ?
« Enfin si, y'a eu Jenova, mais bon, c'est autre chose », se rattrapa le jeune homme.
« Tu ne pouvais pas le leur annoncer un peu plus délicatement, Zack ? ! » dit Aéris, avec une moue réprobatrice.
« Ben quoi ? C'est la vérité ! Depuis que la société Eurco a ouvert ce foutu vortex, des tonnes de gens débarquent dans ce monde et fouttent la pagaille ! »
« Vous êtes en train de nous dire qu'on subit une invasion extraterrestre ? ! » dit Kadaj.
« On pourrait dire ça », acquiesça Aéris.
Les quatre hommes accusèrent le coup, soufflés par la nouvelle.
« La Shinra a capturé des habitants de cette planète et fait des expériences sur eux dans le but d'en faire leurs nouvelles armes. Ils pensaient que ces cobayes seraient plus faciles à manipuler, puisqu'ils n'avaient pas besoin de Jenova pour développer des pouvoirs. Une simple injection de Mako suffisait pour leur accorder un don particulier. Une société de cet autre monde, Eurco, a accepté de fournir les cobayes en échange d'un partage des découvertes et d'un soutien technologique. »
« Alors… Les gens échappés du labo de Junon et la fille au concert… Ce sont des cobayes qui… » dit Yazoo.
« Non ! Pas la fille du concert, intervint doucement Aéris. Elle, c'est différent. Elle s'appelle Ariale, je l'ai observée depuis son arrivée. Elle n'a jamais été dans des labos. Elle aurait pu y aller, si elle ne s'était pas enfuie après une séance de torture ni essayé de mettre fin à ses jours. Tu le sais comme moi, n'est-ce pas, Kadaj ? »
Les regards se braquèrent sur l'adolescent qui baissa les yeux, un peu gêné.
« Quoi ? Tu connais cette fille ? » dit Sephiroth.
« Elle… Oui, enfin, c'est quand je suis sorti sans permission. J'ignorais qui elle était. Je l'ai juste vue qui se préparait à sauter du haut d'une falaise, j'ai voulu l'empêcher, mais un gars de la Shinra lui a tiré une balle dans la tête. »
« C'est la Planète qui l'a sauvée, et lui a accordé un don », dit Zack.
« La Planète ? Mais pourquoi ? » dit Sephiroth.
Aéris poussa un soupir.
« C'est compliqué… Je ne connais pas grand-chose de cette planète d'où viennent ces étrangers, la Rivière de la Vie n'a pas beaucoup de connaissances là-dessus. Apparemment, il y aurait aussi de la magie, là-bas. Mais elle ne viendrait pas d'une Rivière de la Vie comme ici. Elle vient en fait de chacun des habitants qui la peuplent. La Mako qu'on leur injecte réveille cette magie et développe leurs capacités. Mais Ariale… Elle possède un don depuis toujours. »
« Lequel ? » demanda Sephiroth.
« Celui de parler aux Esprits de ce monde, et de les faire s'exprimer à travers elle. Quand elle est morte en tombant de la falaise avec une balle dans la tête, l'Esprit de l'Eau de notre Planète a vu la pureté de son âme et choisi de la sauver. Il lui a fait le cadeau de l'eau. »
« Et ça ne va pas s'arrêter là ! D'autres esprits vont vouloir lui donner une partie d'eux pour agir à travers elle », dit Zack.
« Mais pourquoi ? »
« Parce que le vortex qui relie notre monde à celui de ces gens doit être détruit. Il n'est pas d'origine naturelle, il a été créé artificiellement. S'il reste ouvert, il peut laisser passer d'autres… choses venues d'autres mondes, aussi. Ce serait une vraie pagaille ! Le vortex a été créé artificiellement, Eurco a repéré notre planète à cause de la chute du Météore et de l'activation du Sacre. Ce phénomène a eu une terrible ampleur au niveau galactique et… »
« … et a créé un déséquilibre cosmique permettant à Eurco d'ouvrir un vortex pour venir chez nous », conclut Sephiroth, l'air grave.
Aéris et Zack acquiescèrent.
« Seule une âme accueillant en elle une partie des esprits vitaux d'un monde peut refermer ce vortex et rétablir l'équilibre universel », conclut la Cetra.
« Et c'est là que vous intervenez. Il faut que vous retrouviez Ariale et l'aidiez, ou sinon ça va aller mal », dit Zack.
« Elle ne peut pas se débrouiller seule ? Elle a bien mis Rufus au tapis et libéré tous les cobayes d'un labo… » dit Loz.
Aéris secoua tristement la tête en signe que « non ».
« Ce don est à double tranchant. Vous l'avez vue quand Rufus lui a tiré dessus ? »
« Difficile d'oublier ça ! » ironisa Yazoo.
« C'est le revers de la médaille. Un pouvoir peut être utilisé pour le bien ou le mal. Et si Ariale se laisse trop influencer par la solitude, le chagrin et le désespoir, le pouvoir des esprits pourrait détruire notre monde… voire plusieurs ! »
Un silence suivit ces révélations, le temps que les quatre jeunes hommes assimilent ce flot d'informations. Enfin, Sephiroth releva la tête et dit : « C'est bon, on s'en occupe. Où est-elle, à présent ? »
« Au milieu de l'océan, sur un vieux labo abandonné de la Shinra, au sud-ouest de Utaï… Tu vois de quoi je parle ? » dit Zack avec un sourire complice.
Sephiroth allait lui dire que non, il ne voyait pas de quoi il parlait, quand le souvenir d'une très vieille mission datant de ses débuts dans le Soldat lui revint à l'esprit. Ce laboratoire ! Mais bien sûr !
« Allez, salut ! » dit Zack, avant de disparaître.
« Et bonne chance », conclut Aéris en disparaissant à son tour.
Lorsqu'ils revinrent dans l'entrée de la vallée, la nuit était tombée.
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Allongée sur le sable au bord de la plage, face aux ruines du temple, Ariale pleurait toutes les larmes de son corps.
Elle ne comprenait pas ce qui s'était passé. La mort de Dylan, le coup de feu… et cette chose horrible qu'elle avait faite après. Car c'était bien elle, au fond, elle l'avait sentie. Même si la rage, la douleur physique et le chagrin avaient agi comme une espèce d'anesthésiant, elle l'avait senti. Elle avait toujours été là, et elle avait ressenti un besoin purement instinctif, animal, d'attaquer Rufus avec ça.
La jeune fille regarda sa main. Cette fente sur sa paume servait donc à ça ! Aspirer l'énergie vitale et tuer, comme une espèce de sangsue.
Furieuse, elle frappa le sable de ses poings en hurlant. Pourquoi ? Pourquoi lui avoir fait un cadeau aussi horrible ? Ce n'était pas un don, c'était une malédiction !
Le pire était qu'elle sentait l'énergie en elle. Cette énergie prélevée sur un être humain. Une bonne partie avait été utilisée pour refermer sa blessure, la balle avait quitté son corps. Mais elle sentait encore une part de cette force en elle. Et c'était… bizarre. Elle se sentait un peu grisée, comme si elle avait bu de l'alcool en excès.
Comment faire pour s'en débarrasser ? Non, ce n'était pas la bonne question : que faire tout court ? Elle avait perdu Dylan, son bébé… ici, elle n'avait aucun ami, aucune connaissance. Elle n'était rien qu'une sirène perdue sur une île au milieu de l'océan sur une planète inconnue. Même Cait Sith n'était plus là, elle l'avait oublié à Costa del Sol !
Il faisait jour lorsqu'elle sentit qu'elle n'eut plus la force de pleurer. Elle décida d'aller nager. L'eau était désormais sa seule alliée, la dernière. Et dans l'océan, qu'elle pleure ou non, elle ne ressentirait rien, au milieu de toute cette eau.
Elle se dirigea donc vers le versant est de l'île. C'était là que les dauphins venaient nager le matin, elle avait besoin de leur réconfort.
Alors qu'elle atteignait la dune menant à la pente douce débouchant sur la plage, elle se figea. Il y avait un bateau amarré à quelques encablures du large. Ariale n'y comprit rien. L'île n'était indiquée sur aucune carte, elle s'était renseignée à Costa del Sol, elle avait consulté des cartes exprès pour en apprendre plus sur cette planète !
« Ariale ? »
La jeune fille se retourna pour faire face à Diego. Il semblait mal à l'aise.
« Tu vas bien ? » demanda-t-il.
« À ton avis ? » demanda la jeune fille sur un ton froid.
L'adolescent baissa les yeux, puis voulut s'approcher, mais Ariale recula.
« Écoute… J'ai pas encore prévenu les autres, mais il faut que tu coopères, ou tu pourrais avoir des ennuis », dit le jeune homme, les mains tendues en avant.
« Quoi ? ! De quoi tu parles ? »
« Les autres ! Ils vont… »
« Ah ! Tu l'as trouvée », cria une voix.
Ariale se retourna, et vit un groupe de cinq personnes toutes vêtues de noir apparaître derrière elle. Elle reconnut leur chef, il s'agissait de l'homme barbu qui avait créé un escalier en métal pour permettre aux autres cobayes de Junon de s'échapper. Il lui adressa un bref sourire, mais Ariale n'y répondit pas. Les autres n'avaient pas l'air très avenant, et ce qu'avait dit Diego l'inquiétait.
« Qui êtes-vous ? » demanda Ariale.
« Des terriens, comme toi, tu n'as pas à t'en faire. Mon nom est Arthur Seanay, je suis le chef d'équipe », dit l'homme barbu.
« Moi, c'est Patrick. On a vu ce que t'as fait à Costa del Sol, et tu n'imagines pas à quel point nous t'en sommes reconnaissants ! » dit un garçon de l'âge de Diego, aux longs cheveux roux tressés en catogan.
Ariale frémit. Qu'importe si Rufus l'avait mérité, elle était tout sauf fière de ce qu'elle avait fait.
« Et pourquoi vous êtes venus ? Juste pour me féliciter ? »
« Non, pas seulement. On est venu te chercher », dit une femme, brune et sèche.
« Me chercher ? »
« Tu es une terrienne, comme nous, voyons ! Tu ne peux pas rester toute seule et paumée sur cette planète », dit la femme.
« On forme un groupe de résistants pour lutter contre les gens de cette planète, pour faire la loi ! » dit Patrick.
Ariale fit la grimace. Cette idée ne lui plaisait pas du tout.
« Vous voulez… jouer aux terroristes ? »
« On dit plutôt les colons, entre nous, pour le fun ! » dit une fille rousse comme Patrick, apparemment sa sœur.
« Désolée, mais ça ne m'intéresse pas ! J'arrête tout ça, je veux juste qu'on me fiche la paix ! »
« Quoi ? ! Pourtant, t'as fait un attentat toute seule face à la Shinra et tout le peuple de Gaïa, je t'ai même un peu aidé ! » dit Diego.
« Mais c'était seulement pour récupérer mon fiancé, tu as oublié ? Pas pour tuer des innocents. Je n'ai pas ordonné aux animaux de faire du mal aux gens. J'ignore ce qui s'est passé avec le président Shinra, okay ? Tout ce que je sais, c'est que maintenant, je veux qu'on me fiche la paix ! De toute façon, votre plan ne me plaît pas. Semer la terreur, faire des attentats, tout ça n'est qu'une mauvaise idée ! Comme le mur de Berlin, ou les cassettes huit pistes ! »
« Je vois… Désolé, mais nous ne pouvons pas te laisser faire. Nous avons besoin de tes pouvoirs, tu es un atout pour notre groupe », dit Arthur.
Ariale serra les dents. Oh non, voilà que ça recommençait ! Elle vit un homme se détacher du groupe. Contrairement aux autres, il était grand, plus de deux mètres et demi, et très large d'épaules !
La jeune fille le vit s'approcher. Elle soupesa rapidement ses chances. Face à eux, elle n'avait aucune chance, d'autant qu'elle ne connaissait pas les capacités de chacun. Tant pis, elle allait opter pour la fuite !
Elle leva brusquement les bras, faisant tomber une énorme vague sur eux. Tandis qu'ils se redressaient, trempés, à moitié sonnés par l'onde, elle se mit à courir.
« EH ! Reviens ici tout de suite ! » cria Arthur.
Ariale ne l'écouta pas et se mit à courir vers l'eau. Elle allait se transformer en sirène et disparaître au fond de l'eau, quand elle vit Patrick apparaître devant elle. Il était apparu d'un coup, comme un flash !
Elle n'eut pas le temps de s'arrêter, il tendit la main. Un violent flash d'énergie la percuta de plein fouet et la fit glisser en arrière dans le sable.
Se redressant, elle les vit tous s'approcher d'elle. La jeune fille lança un regard suppliant à Diego, mais il semblait la fuir. Le gros homme se pencha et la saisit d'une main à la gorge. Il la souleva. La jeune fille saisit son poignet entre ses mains. Elle aurait voulu parler, lui dire qu'il lui faisait mal et l'empêchait de respirer, mais il était trop fort !
« Ne l'abîme pas trop », dit la femme.
« Bien… On y va ? » dit la grosse brute.
« Laissez-la », dit une voix.
Tous se tournèrent vers cette voix inconnue. Le géant regretta son geste, car il vit la pointe d'un sabre incroyablement long à quelques millimètres à peine de sa gorge. Le propriétaire de ce sabre était moins grand que lui, avec de longs cheveux argentés et des yeux Mako dotés de pupilles félines, qui le regardaient en cet instant avec froideur.
Ariale n'en revenait pas. C'était l'homme qui avait menacé Rufus Shinra pendant la fête ! Elle vit également les deux autres hommes qui lui avaient sauvé la vie pendant le concert. L'un avait une gunblade à la main, l'autre faisait craquer ses jointures et avait un curieux dispositif métallique sanglé sur son bras gauche. Le dernier, par contre, elle ne le connaissait pas. Il avait un sabre un peu plus court, mais à double lame. Un ruban bleu flottait dans le vent, noué au manche de son sabre.
« De quoi tu te mêles ? Ce sont pas tes oignons ! » dit Patrick, frustré.
« Laissez-la tranquille », répéta Sephiroth.
Il y avait une menace insidieuse dans sa voix, ce n'était pas qu'un vulgaire ordre bravache, tout le monde le ressentit, même Ariale à travers la douleur et la suffocation.
Soudain, le colosse eut un sourire inquiétant. Sephiroth n'eut pas le temps d'anticiper le danger. Il vit le colosse légèrement relâcher la jeune fille, puis la saisir à deux mains et la jeter sur lui.
Ils roulèrent au sol ensemble. Le colosse en profita pour se ruer sur eux, mais Loz apparut soudain devant lui et, armant son Dual Hound, lui flanqua un magistral crochet du gauche avec électricité combinée dans le coup.
Le colosse recula la tête sur le côté, mais ne cilla pas. Il se tourna vers l'argenté qui avait osé le frapper. Il saignait un peu au coin des lèvres, mais ne semblait nullement incommodé ! Il rit tandis que les éclairs électriques parcouraient son corps.
« Hi ! Hi ! Ça chatouille », dit le géant.
Loz n'en revint pas. D'habitude, ce genre de coup faisait plus mal que ça !
Il reçut à son tour un coup de poing, mais si violent qu'il fut projeté plusieurs mètres en arrière. Yazoo et Kadaj le regardèrent sans y croire. C'était bien la première fois que leur frère avait un adversaire d'une force égale si ce n'est supérieure à la sienne !
Ils voulurent répliquer, quand Sephiroth se redressa et leur dit de s'occuper de la fille, elle avait perdu connaissance, lui se chargeait de ce type.
« Pas la peine ! » lança la fille rousse.
« On reviendra ! On a tout notre temps, vous êtes coincés sur cette île ! » dit Patrick.
Le jeune homme leva la main. Tous disparurent alors dans un flash de lumière.
Sephiroth regarda autour de lui. Il n'y avait plus personne, il ne ressentait même plus la présence de chacun des membres de ce groupe.
Haussant des épaules, il rengaina son sabre puis s'approcha de Yazoo, occupé à ausculter la jeune fille inconsciente sur le sable. La peau de son cou avait pris une vilaine couleur violette.
Kadaj s'approcha de Loz et l'aida à se relever.
« Tu n'as rien ? » demanda le cadet.
« Non », grinça son frère. Mais sa fierté, si, elle en avait pris un coup.
Ils s'approchèrent eux aussi de Yazoo. Ce dernier venait de glisser un matéria soin dans le manche de sa gunblade et allait lancer le sort quand il vit la peau du cou d'Ariale changer de couleur. Elle reprit peu à peu une couleur rose pâle normale, puis elle émit une quinte de toux avant d'ouvrir les yeux. Elle se figea en voyant les quatre hommes au-dessus d'elle.
Elle recula vivement loin d'eux puis regarda autour d'eux. Les autres avaient disparu. Mais qui lui disait que ces quatre sauveurs étaient plus dignes de confiance qu'eux ?
« Ça va mieux, on dirait ? » dit le plus jeune.
Ariale fronça des sourcils. Une minute, elle connaissait cette voix !
« Je… Qui êtes-vous ? » demanda-t-elle.
Sephiroth eut un léger haussement de sourcil. Même après toutes ces années, il avait l'habitude instinctive que tout le monde le reconnaisse comme l'ancien héros de la Shinra et le cauchemar de la Planète. Mais il est vrai que cette fille n'était pas de ce monde.
« Me dis pas que t'as oublié ? » lança Kadaj avec ironie.
Ariale le fixa, avant de se souvenir du garçon qui l'avait aidée sur la falaise. Mais bien sûr !
« Ah… Oui, c'est vous… Vous vouliez m'empêcher de sauter de la falaise… Mais vous aviez des cheveux noirs, à ce moment-là ! » dit Ariale, en se redressant.
Kadaj secoua la tête. Oui, bien sûr, le déguisement !
« Et vous deux, vous m'avez sauvé la vie au concert, et aidée à échapper aux Turks », dit-elle en regardant Yazoo et Loz, qui répondirent par un hochement de tête.
Elle se tourna vers Sephiroth.
« À ce que je vois, j'ai une dette envers une quatrième personne, maintenant ! » dit-elle avec un léger rire nerveux.
Ce dernier lui répondit par un très léger sourire, très bref, avant de reprendre son masque de guerrier impassible.
« Mais pourquoi vous êtes là ? Et comment vous avez su que je me cachais ici ? »
« On a nos sources. Pour l'instant, il faut tu viennes avec nous, ils vont revenir », dit Sephiroth.
« Non, je ne viens pas », dit Ariale en reculant.
« C'est comme ça que vous remerciez les gens qui vous aident, sur votre planète ? » dit Kadaj, l'air sévère.
« C'est comme ça que je me débrouille pour survivre, parce que tout le monde veut ma peau depuis que je suis arrivée sur cette planète ! » répliqua la jeune fille.
Sephiroth la fixa quelques secondes avant de se tourner vers Loz puis de faire un mouvement de tête en direction de la jeune fille.
Celui-ci acquiesça puis, dans un flash de lumière bleue, apparut juste devant elle, la figeant sous la surprise. Il la frappa d'un petit coup sec mais précis à l'arrière de la tête.
Ariale eut un sursaut, puis ses yeux se fermèrent. Elle bascula en avant. Loz la rattrapa puis la souleva sur son épaule, comme un vulgaire sac de patates.
« Allons-y », dit Sephiroth.
Ils se dirigèrent vers le versant ouest de l'île, là où les attendait leur bateau. Une mauvaise surprise les attendait : il avait pris feu.
« Vous croyiez pouvoir nous échapper ? » ricana une voix dans leur dos.
Ils se retournèrent pour voir le groupe d'Arthur juste devant eux, les narguant de leur sourire moqueur.
« Livrez-nous la fille, et on vous laissera quitter l'île avec nous sur notre bateau », dit Patrick.
« Jamais », répliqua Sephiroth sur un ton froid.
« Bon ! Vous avez jusqu'à demain pour y réfléchir. Bonne soirée, en plus il va pleuvoir ! » dit le garçon, avant de disparaître avec les autres.
Les quatre hommes se regardèrent. Seuls sur une île avec Ariale peu coopérative et inconsciente, comment allaient-ils s'en sortir ?
Et voilà ! Satisfaits ?
