Coucou ! Pardon de ne pas m'être manifestée pendant tout ce temps, j'étais très occupée !
Merci à Lunastrelle, Alindmy, Inn0centChiild et Ysa666 pour leurs reviews.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Chapitre 13 :
Comment en est-on arrivé là ?
Ariale se sentait bien, là où elle était. Ici, il faisait noir, mais c'était une obscurité apaisante, celle où l'on sait que rien ne peut vous faire de mal, où il n'y a qu'un long silence reposant, où l'on peut méditer…
Mais bientôt, un bruit vint troubler cette douce quiétude. On aurait dit un grondement. Curieuse, la jeune fille ouvrit les yeux. Elle comprit alors qu'elle n'était pas vraiment dans le noir, mais au fond de l'océan. Voilà pourquoi elle s'était si bien d'instinct.
Pourtant, quel était ce bruit ? On aurait dit que quelque chose bougeait près d'elle, dans l'eau. Se redressant, elle vit qu'elle avait toujours son apparence humaine.
Une bulle grosse comme une citrouille apparut soudain devant elle. Deux yeux brillants étaient visibles au milieu.
« J'ai appris à te connaître, Ariale. Et je sais maintenant combien ton cœur souffre », dit une voix qui semblait provenir de la bulle.
« Qui êtes-vous ? » demanda Ariale. Sa voix ne fut pas déformée par l'eau. Quelques bulles sortirent de sa bouche, mais les mots résonnèrent comme si elle avait parlé à la surface.
La bulle se transforma en un immense serpent d'eau.
« Je suis Léviathan, le dieu de l'eau. Je suis l'une de tes invocations, comme Ondine. »
Ariale fut transpercée par les yeux centenaires du serpent. Puis la vision s'effaça. Il faisait à nouveau noir. Mais du bruit parvint aux oreilles d'Ariale.
Ouvrant les yeux, elle vit une mouette penchée vers elle, son bec à quelques millimètres de son nez.
« À moi ? » dit l'animal.
La jeune fille se redressa, faisant s'envoler l'oiseau.
« Enfin réveillée ? »
Ariale se tourna vers la source de cette voix et vit Loz assis à quelques mètres d'elle, avec Kadaj. Ils avaient fait un feu sur la falaise au sud-est de l'île, sous un grand arbre. Les deux autres n'étaient pas là.
« Qu'est-ce qui s'est pass… Vous m'avez assommée ? ! » dit la jeune fille, en se massant la tête.
« T'avais qu'à coopérer ! » répliqua Loz.
« Coopérer ? ! Et puis quoi encore ? »
Les deux jeunes hommes plissèrent les yeux. Cette fille commençait à les énerver.
« Ça ne t'arrive jamais d'être aimable ? » dit Kadaj.
« Avec mes amis, si. Pas avec des kidnappeurs. »
« On essaie juste de t'aider ! » fit Loz, énervé.
« M'aider ? ! Mais qui vous dit que j'ai besoin d'aide ? »
« Pourtant, tu semblais désespérée, la première fois que je t'ai vue », lança Kadaj.
Ces mots figèrent Ariale. Le souvenir de sa tentative de suicide lui revint.
« Vous vous êtes rencontrés comment, au juste ? » demanda Loz, qui avait perdu le fil.
Kadaj allait peut-être lui répondre, quand le regard d'Ariale l'arrêta. Son regard était passé de la tristesse à une haine froide. Il put voir ses yeux virer au noir, comme ceux d'un requin.
« Non, rien », dit-il, un peu inquiet.
Le visage d'Ariale se détendit. Ses yeux redevinrent normaux. À ce moment-là, Sephiroth et Yazoo arrivèrent.
« Rien à faire, le bateau est bel et bien détruit. On ne peut même pas fabriquer de radeau avec les restes » », dit Yazoo.
« Mais alors, comment on va quitter l'île ? » demanda Loz.
« Peut-être que notre chère amie terrienne pourrait nous aider ? » dit Sephiroth avec moquerie.
Ariale le fusilla du regard.
« Vous n'avez qu'à y aller à la nage », répliqua-t-elle sur le même ton.
« Mais on n'a pas de nageoires, nous ! » gémit Loz, qui avait pris la phrase au premier degré.
« Loz… » dit Yazoo, l'air un peu agacé. Il allait continuer de parler quand un craquement dans les buissons fit sursauter tout le monde.
Lentement, Ariale se redressa tandis que les autres portaient la main à leurs armes.
« Ne tirez pas, c'est moi ! » fit une voix.
« Diego ? » demanda Ariale.
Le jeune homme sortit lentement de sa cachette, les mains bien en évidence.
« Ouais… Tirez pas, j'suis venu tout seul. »
« Pourquoi ? » demanda Sephiroth.
« Je… Ariale, je suis désolé pour ce matin. Je pensais pas que les autres te feraient du mal, ils disaient qu'ils voulaient juste te rallier à notre cause, et je pensais que ce serait mieux pour nous tous ! »
« Explique ça à ma gorge ! » ironisa la jeune fille. Elle se souvenait encore de la poigne du géant autour de son cou, avant qu'il la jette sur Sephiroth.
« Ouais… Écoutez, je connais un moyen de quitter l'île. »
« Ah bon ? Tu as un bateau ? » demanda Sephiroth.
« Non… Mais je sais qu'il y a un engin caché dans ces ruines. Qui habitait ces ruines, avant, à votre avis ? » dit le garçon, avec un sourire malicieux.
« Les Cetras, je connais l'histoire, j'ai moi-même été sur la base de la Shinra qui étudiait ces ruines il y a des années, quand je travaillais encore pour la Shinra », dit Sephiroth.
« Mmmm… Et vous avez été au fond ? »
« Impossible d'aller au fond », dit l'ex-général, les sourcils froncés.
« Moi, je vous garantis que si. Venez voir. »
Déjà, le garçon reculait, en leur faisant signe de le suivre. Les quatre hommes se concertèrent du regard, se demandant s'ils pouvaient lui faire confiance. Ariale, elle, le fixait avec méfiance.
Mais elle finit par le suivre. Elle entendit les autres derrière se mettre en marche à sa suite.
Bientôt, ils arrivèrent devant une arcade de style romain. Une statue de femme dansant au milieu de vagues y était visible. Elle tenait une fleur dans ses mains, dont les douze pétales étaient fermés. Diego appuya sur l'un d'eux, puis un autre dans un ordre précis, jusqu'à cinq pétales, comme une combinaison.
Soudain, la fleur s'ouvrit dans un craquement. Son cœur s'illumina d'une belle lumière Mako. Puis la statue disparut sous terre, révélant une ouverture de l'autre côté.
Sephiroth regarda Diego avec méfiance.
« L'équipe de la Shinra n'avait jamais découvert ce passage, en deux mois de recherches. Comment tu l'as trouvé ? » demanda-t-il.
« Je peux traverser les murs ! Les passages secrets ne peuvent rien contre moi », dit le jeune homme avec fierté.
Et sur ces mots, il fit mine de s'engouffrer dans l'ouverture, quand Sephiroth lui barra le passage avec son sabre.
« Je ne te fais toujours pas confiance, alors tu restes en arrière. »
Sans même attendre que Diego réplique, il passa le premier. Kadaj le suivit, avec Ariale puis Loz, et enfin Diego que Yazoo surveillait.
Ils arrivèrent dans une petite salle circulaire, avec un escalier au centre. Ils se mirent à le descendre, jusqu'à arriver dans une grande salle souterraine dont la vue emplit Ariale et les trois Incarnés d'admiration.
La salle était très grande, et les murs étaient en verre, laissant voir l'océan. La jeune fille s'approcha de l'une des vitres et regarda passer un banc de poissons multicolores. Kadaj et Loz en firent autant. Ils avaient passé presque toute leur vie dans un laboratoire et n'avaient jamais eu l'occasion de découvrir l'océan, même lors de leur quête pour Jenova. Yazoo aurait aimé les suivre, mais il n'oubliait pas que Diego était sous sa surveillance.
« Alors, elle est où, cette fameuse machine ? » demanda Sephiroth.
Diego leur montra du doigt une machine visible au fond de la pièce. Sephiroth s'en approcha et vit que cela ressemblait à un tableau de bord. Il y avait d'étranges symboles gravés dessus, mais la poussière, les toiles d'araignée et la boue avaient tout recouvert, rendant les écritures méconnaissables. Et les boutons étaient coincés par des bancs de coraux.
« Je m'en occupe », dit Loz.
Il s'approcha et, avec la force de ses poings, parvint à ôter tout le corail. Mais un coup un peu trop puissant fit éclater le dernier morceau et enfonça un bouton.
La terre se mit à trembler, puis une trappe s'ouvrit juste à côté.
« On descend sous terre ? » demanda Ariale, un peu inquiète.
« Mais où on va, comme ça ? » demanda Kadaj.
« Il y a une espèce de sous-marin tout au fond, au bas d'un grand escalier », dit Diego.
Après un moment de fixation embarrassante, Sephiroth quitta le garçon des yeux et emprunta l'escalier, suivi par le reste du groupe.
En effet, il y avait un escalier en pierres qui s'étendait devant eux. Il descendait en colimaçon. Tout autour d'eux, à plusieurs kilomètres de distance, ils pouvaient voir les parois circulaires d'une espèce de grotte. Des cristaux mako recouvraient les murs, offrant une lumière artificielle dans cet endroit obscur. De l'eau coulait de stalactites qui s'étaient formées au plafond. Les gouttelettes d'eau qui tombaient régulièrement donnaient une impression de pluie.
Enfin, après plus d'un long quart d'heure de descente, ils arrivèrent devant un grand lac. Ici se dressait un autre tableau de commande, entouré de cristaux éteints.
« Ça doit sûrement activer le sous-marin », dit Ariale, contente d'avoir enfin terminé la descente des escaliers.
Sephiroth regarda le tableau. Contrairement à celui d'en haut, il était intact, presque comme neuf.
Il appuya sur le bouton central. Un écran s'alluma alors, et une série de symboles mystérieux défilèrent dessus.
Ariale eut soudain une étrange sensation, comme si son cœur s'emballait. Inquiète, elle porta la main à sa poitrine.
« Ça va ? » demanda Kadaj.
La jeune fille ne répondit rien. Elle ne comprenait pas. Pourquoi se sentait-elle en danger, tout à coup ?
Soudain, les cristaux autour du panneau de commande s'allumèrent, puis émirent un champ inquiétant, comme un sifflement. Les cristaux sur les parois tout autour d'eux résonnèrent en écho.
« Diego… » dit Ariale.
Tous regardèrent le jeune homme. Celui-ci leur répondit par un sourire inquiétant.
« Bonne chance », dit-il, avant de devenir invisible.
L'eau du lac se mit à bouillonner. Ariale sentit sa peau se recouvrir de chair de poule. Quelque chose se rapprochait…
Soudain jaillit de l'eau un serpent géant. Ariale crut d'abord qu'il s'agissait de celui qu'elle avait vu en rêve, mais elle se détrompa vite. Cette créature-là n'avait rien à voir avec Léviathan. Au lieu de belles écailles argentées, ce serpent-là avait une peau noire, et sa tête était couronnée d'une énorme bosse couverte de grosses veines palpitantes. Une corolle de peau recouverte de crochets de crabes entourait sa tête, tandis qu'il regardait ces cinq intrus avec appétit.
« Qui ose troubler mon sommeil ? » dit la créature d'une voix gutturale.
Tout le monde resta figé un moment, jusqu'à ce que le serpent pique droit sur eux. Sephiroth pointa Masamune vers lui. L'épée se planta dans son front. Le serpent recula aussitôt et agita furieusement sa queue, créant des vagues qui tombèrent sur les cinq humains.
Ils manquèrent de tomber à l'eau, mais se raccrochèrent de justesse aux rochers.
Yazoo dégaina sa gunblade et tira sur la créature. Les balles ne firent que l'effleurer en l'énervant.
Sephiroth voulut l'attaquer une nouvelle fois, mais les vagues qui se créaient autour de la créature lui donnaient une mauvaise idée du champ d'action.
Soudain, l'eau parut se calmer, jusqu'à même baisser de niveau. Il regarda Ariale et vit qu'elle avait la main tendue vers l'onde, avec l'air concentré.
Apparemment, elle avait saisi son problème et l'aidait, maintenant. Reportant son attention sur le serpent, il raffermit sa prise autour du manche de Masamune puis sauta sur la queue du serpent et y planta son arme.
Le serpent hurla de douleur. Désireux d'aider, Kadaj se joignit au combat avec son Souba, et se mit à un endroit de la queue plus proche de la tête.
Loz eut envie de se joindre à eux, quand il vit l'extrémité de la queue du serpent jaillir de l'eau. Elle était couronnée de pics ! Et elle se dirigeait droit vers Ariale, toujours occupée à retenir l'eau.
Il se jeta sur la jeune fille et l'entraîna vers le sol, tandis que la queue passait au-dessus d'eux, les pics effleurant leurs têtes.
Interdite, Ariale regarda Loz se redresser quand le serpent se tourna vers eux.
« Toi… Tu n'es pas une humaine ordinaire… » dit-il, en la fixant de ses yeux rouges sanguins . Ariale eut un frisson. Cette chose… était maléfique !
« Je vais te dévorer ! »
Il fondit sur elle, quand Kadaj s'interposa, la main tendue devant lui. Une matéria bouclier s'activa dans son bras et repoussa le monstre.
« Tu ne la toucheras pas ! » dit le jeune homme.
Ariale le regarda avec effarement. Pourquoi la protégeaient-ils ainsi, alors qu'elle était une alienne ? !
Profitant de la diversion, Sephiroth bondit, puis atterrit sur la tête du serpent. Il planta son sabre dedans. La pointe dépassa du bas de la tête.
Coincé, le monstre essaya d'ouvrir la bouche, mais ne put rien faire. Son corps fut agita par de violents soubresauts, avant de finalement tomber de tout son long dans l'eau. Sa tête s'écrasa sur le tableau de commande, le réduisant en miettes. Des éclairs parcoururent alors le corps du monstre, avant qu'il se désintègre en étoiles Mako.
Le combat était fini. Sephiroth se retourna doucement. Il n'avait sur lui aucune trace de sang, il ne semblait même pas s'être battu. La seule chose qui le trahissait était sa lame, ensanglantée.
Ariale le considéra en silence, lui et ses trois « frères ». Ils étaient différents des humains de cette planète, elle le sentait.
« Incroyable », souffla la jeune fille.
« En effet », dit une voix.
Tous levèrent la tête. Cette voix… Diego ? ! Ariale ne comprit pas tout de suite ce qui se passa, juste après.
Elle vit les quatre argentés se tourner vers elle avec l'air inquiet, puis faire mine d'avancer quand ils parurent se heurter à quelque chose d'invisible. Ils tendirent les mains, et virent une espèce de lumière qui enveloppait l'espace devant eux, distordant l'air comme de l'eau.
« Pas mal, hein ? Patrick peut même créer des champs de force à distance, c'est sa spécialité », ricana le jeune terrien, apparaissant près d'Ariale.
Celle-ci crispa les poings. En fin de compte, il avait menti.
« Tu voulais tous nous tuer avec ce serpent, c'est ça ? » dit la jeune fille, furieuse.
« Tous, non. Juste eux. Toi, je voulais t'emmener en douce, mais le combat était tel que j'ai attendu en espérant qu'ils meurent et que tu survives. Je t'aurais ramenée ensuite. Bon, fini de discuter, tu viens avec moi », dit-il en s'avançant vers elle.
Ariale fit jaillir ses griffes et fit quelques moulinets devant lui.
« Ne t'approche pas ! Je te préviens, mes griffes sont empoisonnées, avec du venin d'oursin ! »
Diego pâlit, puis la fusilla du regard.
« Mierda, tu vas pas faire ta sale tête de cochon avec moi aussi, quand même ? ! Je veux te ramener parmi les nôtres, Ariale ! »
« Mais je t'ai dit que je ne voulais pas, je les déteste ! Ils ne veulent que jouer à leur stupide petite guéguerre ! » dit la jeune fille, furieuse.
« NON ! Ça va bien au-delà de ça », dit le jeune homme plus calmement.
Ariale se figea. De l'autre côté du champ d'énergie, les quatre hommes cessèrent de donner des coups et écoutèrent avec attention.
« Ce que nous voulons, c'est nous installer sur cette planète, Ariale. »
« Vous insta… Mais pourquoi ? ! Il serait plus simple de rentrer chez nous, sur Terre ! »
« Chez nous, c'est vrai… Mais pour combien de temps ? Tu as pensé aux problèmes que l'on rencontre chez nous, actuellement ? Les tornades, les séismes, sans parler du tsunami qu'il y a eu au Japon, il y a peu ! Et les problèmes avec les usines nucléaires, la déforestation et la surpopulation… On a besoin d'une autre planète pour vivre, Ariale ! C'est pour ça qu'on profite du fait d'être là. La Shinra a voulu faire de nous des pantins, et ils vont le payer. Ces dons que la Mako nous a donnés nous serviront au moins à quelque chose. Et nous prendrons cette planète pour nous, pour en faire notre nouvelle maison. Tu comprends maintenant pourquoi on a tant besoin de ton aide ? » Il lui tendit la main.
Ariale regarda sa main, puis lui, et ensuite les argentés, qui la fixaient maintenant avec appréhension. Après un moment, Ariale baissa la tête puis répondit :
« Non. »
« Quoi ? » dit Diego.
« Non. Je mentirais si je disais que je n'ai pas envie de vous aider. C'est vrai, la situation chez nous est catastrophique, et il faut la résoudre, mais… pas comme ça ! Je refuse de vous aider à commettre un génocide planétaire. Ce n'est pas chez nous ici. »
« Alors, tu préfères voir toute la race terrienne s'éteindre. Tu veux laisser ta famille, tes amis, ton peuple mourir ? ! » dit Diego, indigné.
« NON ! Mais… mais je sais aussi que ma famille et mes amis ne voudraient pas que fasse de telles horreurs ! Désolée, Diego, mais… si telle doit être ma fin, sur Terre, alors je préfère encore l'affronter avec dignité, plutôt que vivre avec les mains pleines de sang, sur une terre où seront enterrés les os de ses habitants légitimes, injustement massacrés ! »
Le jeune homme la regarda avec un mélange de colère, dégoût et d'admiration, puis hocha la tête.
« Je vois… Arthur avait raison, tu es une forte tête. Bon, tu ne me laisses pas le choix. »
Il sortit un pistolet métallique de sa poche, dont le canon laissait voir une aiguille de seringue.
Ariale n'eut pas le temps de réagir, il tira. La seringue se planta dans son bras. La jeune fille l'arracha, puis se dirigea sur lui et le griffa violemment au visage. Diego voulut crier, quand il se figea. Son corps se fit lourd, puis il tomba dans le lac.
Ariale voulut se tourner vers les garçons pour les aider quand elle sentit malgré elle ses jambes faiblir. Elle tomba à genoux et perdit connaissance. Ce maudit produit commençait à faire effet.
Combien de temps dormit-elle ? Jamais elle ne le sut. Mais lorsqu'elle sentit l'effet abrutissant du produit diminuer, elle sentit de petites secousses, comme si quelqu'un la portait en marchant.
Péniblement, elle ouvrit les yeux et vit qu'elle était dans les bras de Loz. Il la portait tout en montant les escaliers des ruines, avec ses frères.
« Tu es réveillée ? » dit Loz, voyant sa tête bouger.
Les quatre autres argentés tournèrent la tête vers eux, puis reprirent la montée des escaliers.
« Mmmm… » dit Ariale. Elle baissa les yeux, l'air soudain fort gêné.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Yazoo, juste à côté.
« Vous vouliez… vraiment… juste… m'aider ? » dit la jeune fille, d'une voix ensommeillée.
« C'est ce qu'on se tue à te dire depuis hier ! » s'écria Kadaj.
Il se figea en voyant les yeux tristes d'Ariale se poser sur lui, avant de se perdre dans le vague.
« Les miens… veulent conquérir cette planète. Je croyais… que la Shinra était seule coupable… que c'était eux les méchants. Autrefois, ma planète… était bien plus verdoyante. On avait plus de forêts que de villes. Puis il y a eu la modernisation, et tous ces problèmes écologiques, sans parler des guerres… Et aujourd'hui, ils sont prêts à tuer tout un peuple pour conquérir un autre monde… La mort de Dylan… Mon bébé que j'ai perdu… Tout ça pour conquérir une planète ! Comment… Comment en est-on arrivé là ? » dit la jeune fille. Ses yeux se fermèrent, laissant des larmes couler le long de ses joues.
« Ariale… » murmura Kadaj.
La jeune fille ne répondit rien. Son esprit venait à nouveau de sombrer dans l'inconscience.
Ce chapitre fut dur à écrire, j'ai mis longtemps avant de trouver toutes les idées et de les mettre sur papier. J'espère que vous avez aimé ce chapitre. Voilà donc le véritable but des terriens sur Gaïa. Qu'en pensez-vous ?
