Merci à Lunastrelle et Alindmy pour leurs reviews.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Chapitre 15 :
Par la cheminée
Il faisait sombre au fond de l'océan. Ariale se sentait attirée malgré elle par les profondeurs. Sa queue de sirène n'était pas apparue, elle avait toujours ses jambes d'humaine, mais ses branchies l'empêchaient de mourir noyée.
Elle se laissait entraîner par les courants marins plus qu'elle nageait. Quelque chose l'attirait, quelque chose de puissant.
Elle se mit bientôt à descendre au fond de l'abysse, celui où elle était revenue à la vie. Enfin, elle aperçut l'esprit de l'eau, qui dansait juste en dessous d'elle.
La jeune fille eut envie de lui parler, mais elle se figea brusquement. Quelque chose n'allait pas. Tout était trop calme.
Soudain, elle vit les parois de l'abysse trembler, des cailloux s'en détachèrent puis un grondement menaçant retentit.
Les filaments de l'esprit se mirent à tournoyer de façon anormalement vite. Sa forme longue et effilée se fit compacte et plus grosse, comme s'il s'était contracté en une position défensive.
Ariale leva la tête et ouvrit la bouche, laissant s'échapper un flot de bulles. Quelque chose fonçait droit sur elle et l'esprit. La jeune fille voulut faire apparaître sa queue de sirène et déchaîner ses pouvoirs pour l'arrêter, mais elle se sentait anormalement faible.
« Sauve-toi ! »
La jeune fille entendit l'esprit lui donner cet ordre. Il semblait affolé.
« Va-t-en ! Allez ! Ariale, sauve-toi ! »
Mais elle ne pouvait rien faire. Sans nageoire, elle ne pouvait remonter à la surface. La chose était à quelques millimètres d'elle maintenant, et elle put voir deux énormes yeux rouges et globuleux la fixer avec méchanceté.
« Ariale, je t'en prie ! Ariale… »
« ARIALE ! »
La jeune fille ouvrit brusquement les yeux et vit le plafond en bois au-dessus d'elle, puis deux yeux verts encadrés par une chevelure argentée.
Elle se redressa, et sentit son dos et ses bras en sueur se détacher du hamac avec un léger bruit de succion. Kadaj la regardait avec inquiétude.
« Que… qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda la jeune fille.
« Tu gémissais, je t'ai entendue depuis la salle de bains. Quand je suis arrivé, tu te débattais. Tu as fait un cauchemar ? »
« Non… Oh, si ! »
« Tu veux en parler ? »
Ariale se contenta d'enfouir sa tête dans ses genoux repliés contre elle. Tout son corps tremblait. Ce cauchemar… Elle n'avait pas compris du tout ce qu'elle avait vu, mais elle sentait que l'instinct de sirène, si présent en elle depuis la mort de Dylan, comprenait bien la situation, lui. Et il lui communiquait de l'affolement.
« Non… Pas maintenant… J'ai froid… »
« Mmmmm… Tu es tout en sueur. File te laver, ou tu vas prendre froid. La salle de bains est juste là. »
Acquiesçant, la jeune fille glissa lentement du hamac et sentit ses genoux plier sous son poids. Elle se sentait anormalement faible.
« Ça va aller ? » demanda Kadaj, inquiet, en se penchant vers elle.
Il tendit une main et la posa sur l'épaule de la jeune fille. Celle-ci sursauta. Elle avait les nerfs à vif, elle se sentait comme un animal traqué, mais la fatigue et l'incompréhension l'empêchaient de s'enfuir.
Une fois debout, elle alla s'enfermer dans la salle de bains. Là, elle fut légèrement rassurée en voyant la baignoire. L'espace d'un instant, l'idée de prendre un bain et de se changer en sirène la saisit, mais son cauchemar lui revint à l'esprit.
Tant pis, elle prendrait une douche. Une fois la porte verrouillée, elle enleva sa robe et se mit dans la baignoire. Elle activa le pommeau de la douche, puis laissa l'eau couler le long de son corps.
Elle ferma les yeux et poussa un long soupir de soulagement. L'eau lui faisait un bien fou ! Elle se savonna, puis une fois propre, elle décida de rester encore un peu pour réfléchir.
Elle n'était arrivée qu'hier soir dans le bungalow et s'était vite couchée dans un hamac, alors que les autres avaient filé se laver pour se débarrasser de l'eau salée. Invoquer Léviathan l'avait épuisée.
Mais maintenant, elle ressentait une autre forme de fatigue. Une fatigue mentale. Pourquoi ? Pourquoi vivait-elle toutes ces choses ? Son aventure dans la piscine quand elle était plus petite ne l'avait jamais trop tracassée, elle avait vite oublié cet épisode d'une part grâce au soutien de ses parents, mais aussi parce qu'elle était une enfant.
Elle avait beau essayer de voir le bon côté des choses, comme le fait que son pouvoir de sirène l'ait guérie de son asthme, elle ne pouvait oublier cette maudite douleur qui la terrassait nuit et jour : la mort de Dylan et de son enfant. Elle avait toujours rêvé d'être maman.
Mais que faire, maintenant ? À supposer qu'elle parvienne à rentrer un jour chez elle, comment ferait-elle pour reprendre une vie normale ? Pourrait-elle retrouver sa condition d'humaine ordinaire quand tout cela serait fini ? Sinon, qui voudrait d'une espèce de terrienne dotée de super pouvoirs ? Même ici, sur cette planète, elle doutait fort que quelqu'un veuille bien d'elle, surtout que les siens avaient la ferme intention de la coloniser !
Dans un nouveau soupir, elle cala sa tête contre le mur carrelé de la salle de bains, puis coupa l'eau. Elle s'enveloppa dans une serviette, puis sortit timidement la tête de la porte de la salle de bains et vit un paquet de tissu noir posé sur le sol tout près d'elle. Il n'y avait personne dans la pièce, mais elle n'allait pas rentrer maintenant.
Une fois de retour dans la salle de bains, elle déplia le tissu et vit qu'il s'agissait d'un grand T-shirt noir. Il est vrai que sa robe n'était plus mettable, avec toute cette sueur. Il faudrait qu'elle pense à la laver.
Au moins, le T-shirt pouvait faire office de chemise de nuit, il lui tombait jusqu'aux genoux. Une fois rhabillée, elle retourna dans la chambre et s'approcha du hamac. Elle ignorait comme Kadaj avait fait, mais il était propre, et les couvertures toutes fraîches.
Juste au moment où elle remontait dedans, la porte s'ouvrit et Kadaj revint en se frottant les mains. Ariale en déduisit qu'il venait juste de jeter le linge sale ailleurs.
Il s'approcha d'elle.
« Tu te sens mieux ? »
« Oui… »
« Tu ne veux toujours pas parler de ton cauchemar ? »
Gênée, la jeune fille baissa les yeux. Comment lui parler de ce qui la tracassait ? Elle se souvint de ce moment où il avait voulu l'empêcher de se suicider. Il avait réussi à raviver l'espoir en elle. Mais là…
« Je… Je suis fatiguée. Une autre fois », dit-elle en baissant la tête.
Elle se retourna dans le hamac et ferma les yeux. Elle le sentit demeurer immobile derrière elle un moment, avant de finalement faire demi-tour et sortir de la chambre pour rejoindre celle de ses frères.
XxXxXxXxXxXxXxX
Diego fulminait. Pourquoi n'avait-il pas le droit d'utiliser son pouvoir pour entrer dans le bungalow ? Il le demanda à Arthur, juste derrière lui.
« Parce que si nous activons nos pouvoirs, Sephiroth et ses Incarnés sentiront tout de suite notre présence ! Alors, on agit aussi normalement que possible jusqu'au moment final de l'attaque, pigé ? Toi, tu captures Ariale, et nous on s'occupe des autres pour couvrir ta fuite. Allez, zou ! » dit Arthur.
Le jeune homme poussa un soupir. Lui et ses compagnons se trouvaient juste sur le toit du bungalow. Ils avaient grimpé en silence, le bruit de la mer et du vent couvrant le bruit de leur escalade.
Diego regarda la cheminée aménagée dans le toit. Il trouvait ça débile. On voulait l'obliger à jouer au Père Noël ou quoi ?
Puis, un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres. Il se mit bien droit et tendit ses bras de chaque côté, puis dit :
« Il va tenter une double vrille, saut périlleux arrière, suivi d'un flip-flap carpé ! Très haut niveau technique… »
Arthur et ses complices levèrent les yeux au ciel. On n'était pas en plein championnat olympique !
Mais ils ne purent retenir un « oh » d'admiration en voyant le jeune homme bondir dans les airs et accomplir les mouvements de façon impeccable. Diego était vraiment souple !
Puis, tout en redescendant, il courba le dos comme un arc et tendit ses bras devant lui, pour plonger dans la cheminée. Mais, une fois la moitié du corps passée dans le trou, il s'arrêta. Il était coincé à la taille !
Furieux, il émit un juron.
Fichue cellulite ! J'prends tout sur les hanches, moi !
Il sentit des mains agripper ses jambes puis se mettre à pousser, pour l'aider à passer. Mais rien à faire, il restait coincé.
« Bob, file-lui un coup de main ! » dit Arthur.
Diego poussa un cri de panique. Oh non, pas le gros Bob ! Pas le molosse ! L'immense colosse humain de la bande s'approcha puis, d'une vulgaire pichenette sur les pieds de Diego, le poussa en avant.
Le jeune homme s'étala par terre dans la suie, en bas de la cheminée. Il ouvrit les yeux et vit qu'il était dans le salon. Mais il n'y avait personne… Une chance !
Diego se releva puis, tout en se massant le dos, regarda autour de lui, jusqu'à repérer le couloir menant aux portes des chambres.
Son premier réflexe fut d'activer son pouvoir pour passer la tête par l'une des portes et regarder ce qu'il y avait de l'autre côté, mais il s'en abstint. Arthur avait dit d'attendre qu'il ait Ariale pour activer son pouvoir !
Il vit soudain l'une des portes s'ouvrir. Kadaj en sortit, puis referma la porte et se dirigea vers une autre tout au fond à gauche. Le jeune terrien comprit qu'Ariale devait se trouver dans celle-là.
Une fois que le jeune homme eut disparu dans l'autre pièce, Diego sortit de sa cachette puis s'approcha de la porte.
Il venait à peine de toucher la poignée quand il vit la pointe d'un sabre apparaître juste à côté de sa tempe gauche.
« Celui qui tourne le dos à son ennemi est soit un imbécile soit quelqu'un très sûr de lui », dit la voix de Sephiroth.
Dans un soupir, Diego leva les mains puis se retourna. Les quatre argentés le menaçaient de leurs armes.
« Comment vous avez su que j'étais là ? Je n'ai pas activé mes pouvoirs, vous ne pouviez pas sentir mon aura ! »
« Les traces de suie, imbécile ! Tu en as semé partout dans le salon, je les ai vus en revenant du jardin. Utilise le paillasson la prochaine fois, avant de t'inviter chez les gens. »
Diego serra les dents. Et maintenant, il avait le droit d'utiliser son pouvoir ou pas ?
Soudain, le sol se mit à trembler, puis un bruit semblable à une explosion retentit. Dans sa chambre, Ariale se redressa sur son hamac. Que s'était-il passé ?
Elle sortit de la chambre et fut surprise de voir les quatre argentés tenant Diego en joue. Le jeune homme était couvert de suie.
Et juste à ce moment, apparut dans l'escalier le terrien géant, celui qui l'avait jetée d'une main sur Sephiroth et que Loz n'avait pu vaincre. Il tenait une curieuse arme dans son dos : une espèce d'énorme matraque en cristal vert, qui évoquait le Mako.
« T'as tout raté, imbécile ! Maintenant, à moi de jouer ! » dit le colosse.
« Pas de problème, Bob, ils sont à toi ! » dit Diego, tout content.
Bob n'attendit pas plus et abattit sa matraque sur le sol devant lui. Ariale vit Kadaj se jeter sur elle et la projeter en arrière dans ses bras, la projetant des débris de plancher qui volaient en éclats autour d'eux.
La jeune fille toujours dans ses bras, il se redressa et regarda Bob qui se redressait, l'air vexé.
Tout le monde avait reculé lorsqu'il avait frappé, personne n'était blessé… sauf Diego qui se redressait en se massant le crâne, l'air furieux.
« Estupido ! Tu peux pas attendre que je soi à l'abri avant de frapper ? ! ? » rugit le jeune homme.
Bob lui répondit par un sourire niais, puis dressa de nouveau son arme dans l'air pour frapper une nouvelle fois.
Mais, au moment où il les abaissa, il sentit une résistance inhabituelle l'arrêter à mi-chemin. Rouvrant les yeux, il vit que Loz se tenait juste sous lui et tenait fermement le bout de la matraque dans les siennes.
Furieux, Bob releva son arme et recula. Loz prit également un peu de recul, et arma son Dual Hound, pour le brancher sur puissance maximale.
Puis, Bob fonça en avant. Loz fit de même et le frappa de toutes ses forces au front. Le bibendum s'arrêta et resta un instant immobile, sans afficher une quelconque réaction.
Loz, par contre, recula en étouffant un cri de douleur. C'était bien la première fois qu'il avait mal en frappant quelqu'un !
Ariale regarda Bob avec l'air médusé. Jamais elle n'aurait cru que la Mako pouvait rendre un terrien aussi fort ! Elle réfléchit rapidement. Comment arrêter cette chose ? Elle fut tentée d'utiliser le pouvoir de sa main droite, mais elle s'y refusa. Ce pouvoir l'horrifiait, et elle s'était juré de plus l'utiliser. Il restait ses griffes… Elle fit mine de s'avancer, quand Yazoo l'arrêta.
« Laisse. Il doit y arriver seul. C'est son combat. »
La jeune fille ne put réprimer une grimace désabusée. Elle pouvait comprendre que c'était une question d'honneur, mais était-ce vraiment raisonnable ?
« Tu crois vraiment pouvoir m'arrêter, petit ? » ricana Bob.
« T'occupe et prépare-toi, gras du bide ! » répliqua Loz.
À ces mots, Diego fit la grimace. Bob, par contre, perdit son sourire et parut outré.
« Tu viens de me traiter de quoi, là ? ! »
« Gras du bide ! C'est bien ce que t'es, regarde-toi, gros plein de soupe ! »
Fou de rage, Bob fonça sur lui. Surpris par son changement d'humeur si soudain, Loz ne put que se protéger alors que le bibendum l'envoyait valser contre le mur.
Il tomba au sol et ferma les yeux, la tête baissée.
« Hi, hi ! J'aime pas qu'on m'insulte ! Okay, maintenant, à votre tour, les p'tits… »
« EH ! GROS BLOP ! » cria Loz.
Furieux, Blop se retourna. Il respirait si fort qu'Ariale ne put s'empêcher de le comparer avec un taureau. Lentement, l'Incarné se redressa et pencha la tête de chaque côté, faisant craquer son cou.
« On a pas encore fini », dit-il.
Acquiesçant, Blog leva haut sa matraque. Loz fit jouer ses poings, prêt pour une nouvelle attaque.
« YAAAAAAAAAH ! » cria Bob, tout en abaissant sa matraque.
Loz tendit son poing gauche en avant. Un violent flash bleu électrique emplit l'espace. Un immense nuage de poussière s'éleva autour d'eux, les aveuglant un moment.
Lorsque tous purent voir, ils virent que Loz était toujours debout. Il se tenait le bras gauche en grimaçant, mais il tenait !
Bob aussi, mais il clignait des yeux, l'air un peu ahuri. Puis, mécontent, il releva sa matraque pour un nouveau coup, quand il s'arrêta.
Tout le monde mit un moment à comprendre. Lorsqu'enfin la poussière se dissipa complètement, ils virent que la matraque de Bob… était cassée. Il ne restait qu'un misérable petit tronçon entre ses mains. Le reste gisait par terre, en miettes.
« Woh ! Ton dernier coup l'a désarmé ! » dit Ariale, avec un sifflement admiratif.
« Et alors ? ! répliqua Diego. Il est encore debout, il est pas vaincu, le combat est pas fini ! Pas vrai, Bob ? Allez, attaque ! Bob ? »
Bob fixait le reste de son arme avec l'air ahuri.
« Eh… Dis quelque chose ! » fit Loz.
Bob resta un moment immobile, avant de dire : « Ma matraque… ma matraque… EST CASSÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉE ! IL L'A CASSÉE ! ELLE EST INUTILISAAAAABLE, MAINTENAAAAAAANT ! BOUUUUUUUUH, MÉCHAAAAAAANT ! » s'écria le colosse en larmes.
Curieusement, ses sanglots résonnèrent fort dans le vent, comme un klaxon de voiture.
« Il a un problème, celui-là, c'est pas vrai ! » dit Ariale, dépitée.
« J'ai une impression de déjà-vu », murmura Yazoo.
« Moi aussi », convint Kadaj, à voix basse.
Sephiroth, lui, avait un air blasé, mais intérieurement il ressentait la même chose qu'Ariale : d'où sortait ce guignol ? ! ! ? Loz, lui, se grattait la tête avec l'air confus.
« Désolé… » dit-il, à court d'autres arguments.
« Pfffft, quel abruti ! » dit Diego.
« Laissez tomber », dit la voix d'Arthur.
Tous levèrent la tête vers le plafond, à l'endroit où les coups de Bob l'avaient fait sauter. Arthur se tenait debout au-dessus d'eux, avec un air de conquérant.
« Changement de plan, on bat en retraite ! Mais ne croyez pas vous en tirer aussi facilement, nous reviendrons ! »
Il disparut. Diego hésita, puis recula et disparut à travers le mur. Bob se retourna et fonça droit devant lui, toujours en pleurant.
Il courut loin d'eux. Ceux-ci ne purent vraiment le suivre, ses pas faisaient trembler le sol et les déséquilibraient.
Une fois seuls au milieu des ruines, tous se regardèrent avant de pousser un profond soupir.
« Bon… Faites vos bagages, on se tire d'ici », dit Sephiroth.
« Hein ? Et où on va ? » demanda Ariale.
« Loin, qu'importe. Tout ce bruit va attirer la population. »
La manœuvre s'exécuta rapidement. Ils quittèrent les ruines du bungalow et se dirigèrent vers les récifs à l'ouest de la plage de Costa del Sol, tandis que des curieux se dirigeaient vers les ruines, inquiets du bruit qu'ils avaient entendu.
Lorsque le responsable qui leur avait loué l'habitation fendit la foule et vit le désastre, il tomba dans les pommes. Des gens se penchèrent vers lui pour le ranimer.
Nul ne prêta attention au ciel qui se couvrait de nuages menaçants dans le ciel. Et, loin d'ici, au bord des récifs, Ariale tendit l'oreille et entendit les gémissements des créatures de l'océan.
Ce mauvais pressentiment revenait.
« Quelque chose se rapproche », dit la jeune fille dans un souffle.
