Merci à Lunastrelle, Avana et Emokami pour leurs reviews !
Bonne lecture !
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Chapitre 37 :
Général Jakhov
Assis à l'arrière de l'hélicoptère, Tseng attendait. Rien ne se passait comme prévu. Cette fille du laboratoire, celle qui aurait dû soigner leur patron, elle avait réussi à s'enfuir.
Elle avait été enchaînée pourtant, escortée dans un camion qui avait roulé à travers la forêt, avec pour destination Rocket City, où ils l'auraient fait monter dans un vaisseau loué pour aller jusqu'à Healen, où Rufus Shinra attendait qu'on le guérisse.
Mais le pouvoir de cette fille n'affectait pas que les gens. Elle pouvait aussi faire vieillir les objets. Elle avait accéléré l'évolution du métal de ses chaînes au point qu'elles avaient été réduites à un tas de rouille. Les portes du camion où on l'avait enfermées avaient subi le même sort.
Elle avait sauté du véhicule en marche et fui à travers la forêt. Et maintenant, il apprenait que les hommes chargés de la retrouver avaient été battus par un garçon correspondant fort à la description d'un des Incarnés.
À cette pensée, Tseng eut un frisson. Elena n'était pas venue, elle avait dit qu'elle préférait rester veiller sur le patron. Tseng savait qu'elle avait utilisé ce prétexte juste pour éviter la confrontation, mais il ne pouvait pas lui en vouloir.
Mais pour lui, c'était l'occasion de se venger de ce que ces trois maudits argentés leur avaient fait endurer. Peut-être qu'il pourrait utiliser la gamine pour les torturer ? Elle pourrait les réduire à l'état de vieux décrépis… Un sourire machiavélique étira ses lèvres. Oui, ce serait parfait !
Mais d'abord, pour la retrouver, il avait besoin d'une aide particulière. Et cette aide se trouvait à Gongaga.
Enfin, l'hélicoptère atterrit dans les ruines du vieux réacteur. Tseng et Rude en descendirent, Reno resta dans l'appareil et reprit de l'altitude.
Tseng regarda autour de lui puis cria : « Jakhov ? JAKHOV ! »
Son ouïe affinée de Turk le prévint d'un bruit de métal rouillé, grinçant dans son dos. Il se retourna et vit un vieux monsieur descendre l'escalier du réacteur. Il était accompagné de deux hommes au physique patibulaire. Tous trois portaient de grands manteaux de laine grise, de style russe. Le vieux monsieur portait une toque et avait une épaisse moustache grise. Il tenait à la main une pipe.
« Ah ! Bonjour, camarade Tseng ! » dit-il, avec un accent russe.
Tseng se retint de grimacer. Il puait l'alcool. D'après ce qu'il avait appris sur le monde des terriens, il s'agissait de l'odeur de la vodka.
« Non. C'est M. Tseng pour vous ! »
« D'accord, Monsieur Tseng Pour-Vous ! Mais moi, on m'appelle Général Jakhov ! »
Tseng leva les yeux au ciel. Mais il allait avoir besoin du pouvoir de cet abruti pour retrouver la gamine.
« Vous êtes prêt à utiliser votre pouvoir ? » demanda le Turk.
Jakhov émit un ricanement, puis dit :
« Vous frapperiez à la porte du Kremlin en criant : ''C'est Lénine !'' ? »
« Bon, alors vous voulez quoi ? » demanda Tseng.
Jakhov tourna les yeux vers Rude. Tseng suivit son regard puis comprit.
« Donne-lui, Rude. »
Le Turk lui tendit alors une mallette qu'il tenait à la main. Tout content, Jakhov la saisit puis dit : « Ah, mais avant de commencer, venez prendre un verre de vodka, camarades ! »
« Non, merci, nous n'avons pas le temps », dit Tseng.
« Oh, mais j'ai plein de vodka ! » dit le général.
Misère, je sens que ça va être une longue mission ! pensa Tseng, les yeux au ciel.
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Ariale s'éveilla avec une curieuse sensation. Quelque chose clochait, c'était ce qui l'avait poussé à ouvrir les yeux. Elle regarda autour d'elle.
Sephiroth était assis en tailleur devant le feu et avait la tête légèrement baissée. Apparemment, il somnolait. Les autres étaient allongés par terre dans la clairière et dormaient.
Bizarre, pourquoi s'était-elle réveillée, dans ce cas ? Elle tendit l'oreille et entendit un bruit. Un curieux bruit. Comme un craquement de branches.
Elle réalisa alors qu'il y avait du brouillard tout autour d'eux. Lentement, la jeune fille se redressa et s'avança vers la direction d'où provenait le bruit.
Elle finit par l'apercevoir. Le cheval se tenait entre deux arbres, légèrement caché dans l'ombre. Ariale s'arrêta, de peur de l'effrayer. Il était si beau. Elle avait tellement envie qu'il devienne son cheval !
Lentement, elle ferma les yeux, laissant l'esprit de la terre s'éveiller en elle. Elle sentit alors la présence du cheval, comme s'il faisait partie de son univers. Elle pouvait ressentir sa peur, sa méfiance, mais aussi sa curiosité. Il sentait qu'elle n'avait pas de pensées hostiles, qu'elle était un peu comme lui, perdue dans un monde où elle ne connaissait rien.
Doucement, Ariale s'accroupit, et saisit une touffe d'herbes qu'elle lui tendit.
Finalement, le cheval s'approcha. Il s'arrêtait à chaque pas avant de repartir. Enfin devant Ariale, il se pencha et engloutit les brins d'herbe. Ariale en profita pour le regarder. Sa robe était gris perle, mais très sale. Personne ne s'était occupé de lui depuis plusieurs semaines, peut-être des mois ? Sa crinière était pleine de saletés, emmêlée par endroits. Et de méchantes plaies étaient visibles sur son corps à différents endroits. Il boitait même de la patte arrière droite. Une fois son repas fini, il se pencha vers la jeune fille et se mit à la renifler.
Ariale tendit la main pour le caresser. Aussitôt, il recula en poussant un hennissement effrayé. La jeune fille tendit instinctivement les mains en avant avec douceur. Le cheval se calma aussitôt. Ariale comprit que c'était un signe de calme pour les bêtes. L'esprit de la terre lui était bien utile, en cet instant, pour communiquer avec les animaux.
Lentement, Ariale ferma les yeux, puis posa les mains sur le sol. Le cheval tendit l'oreille. Il lui semblait entendre la terre vrombir sous ses sabots.
Il vit soudain de petites brindilles sortir de la terre et entourer ses pattes. Il voulut hennir, se cabrer de peur, mais il sentit la douleur quitter son corps. Il se regarda, et vit que ses plaies avaient disparu. La chaleur de la terre était entrée en lui et l'avait guéri.
Il se tourna vers Ariale et la regarda un moment, avant de hennir puis de disparaître dans la forêt.
La jeune fille sourit. Elle avait compris ce dernier hennissement.
Il lui avait dit « merci ».
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Tseng faisait les cent pas au pied du réacteur. Ce crétin de Jakhov disait avoir besoin d'être seul et isolé pour utiliser son pouvoir.
Comme tous les autres terriens, il avait reçu des injections Mako et acquis un certain pouvoir. Il était capable de localiser n'importe qui sur cette planète en se concentrant. Ce qui serait bien utile, surtout dans cette région où une mystérieuse brume régnait depuis deux mois, maintenant. On racontait même que l'endroit était hanté par un fantôme.
Soudain, des cris en provenance de la tour lui parvinrent. Jakhov descendit l'escalier avec l'air énervé.
« Eh, viens là, toi, petit rigolo ! » dit-il à Tseng.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Personne ne m'avait dit que je devrais localiser une gamine pour vous aider dans un enlèvement ! » dit le russe, en le menaçant de sa pipe.
« Oubliez ça. On vous a payé. Alors, où est la gosse ? »
« Payé ? Oh oui, à ce propos, qu'est-ce que c'est que ça ? » dit-il en sortant une liasse de billets de la valise.
« Ce sont des dollars américains de votre planète, camarade », dit Tseng avec un sourire narquois.
« C'est bien ça, de l'argent américain. Du sale argent capitaliste, couvert du sang des ouvriers ! »
« Vous vouliez quoi ? Des rrrroubles ? ! » dit Tseng en exagérant l'accent russe.
« Non, non, non, monsieur Tseng Pour-vous. J'avais demandé des zlotys. »
« Quoi ? »
« Des zlotys ! Vous voulez que je l'épelle ? Z-L-O-T-Y. La monnaie polonaise. »
« Je ne sais pas de quoi vous parlez », dit Tseng.
« Vous croyez que je peux rentrer tranquillement sur Terre et me rendre dans une banque à Varsovie et dire : ''Vous pouvez me blanchir ça ? Oh, et aussi deux chemises, tant que vous y êtes !'' »
« Alors quoi, maintenant ? ! ? » s'écria Tseng.
« Des zlotys ou rien ! Pas d'argent, pas de renseignements sur la position de la gamine. »
« Bon. Et si on vous payait une fois à Healen ? » dit le Turk avec un sourire poli.
« Et si je vous laissais chercher à l'aveuglette dans ce brouillard ? » répliqua le russe.
« Et si décidait de vous descendre ? »
« Servez-vous de votre cerveau et payez-moi en zlotys ! »
« MAIS NOUS N'AVONS PAS DE ZLOTYS ! »
« Pas de zlotys… Et vous m'impliquez dans un enlèvement ? Pas de zlotys, pas de deal », dit le russe en tirant une bouffée de sa pipe.
Tseng prit une profonde inspiration. Il caressa furtivement le manche de son revolver puis se ressaisit.
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Caché derrière le mur arrière du réacteur, Diego sourit. Ce brave Jakhov était un excellent agent double ! Il avait déjà les informations, il savait où était Emilia. Il ne lui restait plus qu'à aller la chercher avec Patrick et Mégane, et ils pourraient repartir chez Arthur où elle serait en sécurité. Et ainsi, Rufus Shinra ne pourrait jamais retrouver la santé.
Ce qui l'inquiétait quand même un peu, c'était que d'après Jakhov, il y avait aussi Ariale et les argentés avec elle. Ce ne serait pas facile.
Mais ils pourraient peut-être trouver un terrain d'entente, pour une fois. Emilia serait plus en sécurité avec eux. Et ils détestaient tous la Shinra. Alors, qui sait…
Avec espoir, il fit signe à ses compagnons et tous se mirent en route en direction de la forêt de Gongaga.
Ce qu'il ignorait, c'est que Reno, toujours dans l'hélicoptère, les avait repérés depuis le ciel.
Et voilà ! Alors, vous avez aimé ? À votre avis, est-ce qu'Ariale et les autres confieront Emilia à Diego et ses copains ? Et Jakhov, vous le trouvez comment ?
