Merci à Lunastrelle, Emokami, Elia41 et Avana pour leurs reviews !

Coucou, tout le monde ! Pardon pour ce retard ! Pour me faire pardonner, je vous offre ce chapitre, plein d'humour, en espérant que vous aimerez.

DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.


Chapitre 40 :

Murmures et hurlements dans le vent

Le soleil se levait sur la plaine. Kadaj montait la garde tandis que ses frères et Ariale dormaient dans l'herbe.

Il sentit soudain une présence près de lui mais ne broncha pas. Ce n'était que Yazoo. Apparemment, il avait le sommeil plus léger que les autres.

« On va bientôt repartir, je continue de monter la garde », dit Kadaj.

« Je sais. Je voulais juste te parler, tant que les autres dorment. »

Kadaj regarda son frère avec l'air méfiant. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vraiment discuté avec un de ses frères. En fait, il n'avait plus eu de vraie discussion avec aucun d'eux depuis que Jenova l'avait possédé, décidant qu'il serait le chef et prendrait ses décisions seul, sans tenir compte de l'avis des autres.

« Qu'est-ce qu'il y a entre toi et Ariale ? »

Kadaj ne bougea pas, mais Yazoo sentit nettement son frère se tendre, ses mains avaient serré plus fort le manche de son sabre pendant quelques secondes, avant de se détendre.

« Que veux-tu qu'il y ait entre nous ? » demanda Kadaj.

Il savait que Yazoo était doué pour piéger les gens avec ses questions. Et le mieux à faire était de répondre par une autre question. Ça marchait, parfois.

« Tu n'es plus le même depuis qu'elle est là. Ne dis pas le contraire, je l'ai remarqué. Tu es moins renfermé que d'habitude, tu étais même bien content quand on vous a retrouvés, près de Corel, dans le ventre de ce monstre (cf. chapitre 26 – Dans le ventre de la bête). Et depuis le soir où elle est sortie chercher le cheval dans le brouillard, tu ne la regardes plus droit dans les yeux, tu évites la moindre conversation avec elle. »

Kadaj sentit la colère monter en lui. Pourquoi son frère avait la manie de tout observer et de jouer aux psychologues avec lui ?

« Tu l'as suivie, dans le brouillard, c'est ça ? Elle n'a rien dit, mais j'ai bien vu ta réaction quand elle a dit à Sephiroth qu'elle était sortie seule », poursuivit son frère.

« Oh, ça va ! Où veux-tu en venir, à la fin ? »

« Seulement que si tu éprouves quelque chose pour elle, tu n'as pas à en avoir honte. »

Kadaj regarda son frère avec surprise.

« Tu te fiches de moi ? Regarde-la ! Elle se remet à peine de la mort de son fiancé et de la perte de son enfant. Pourquoi je me précipiterais pour prendre la place qui s'est libérée ? »

« Autrefois, ça ne t'aurait pas gêné, quand tu jalousais Sephiroth, pour Jenova. »

Yazoo faillit regretter ses paroles en voyant le regard assassin que lui décrochait son frère. Mais il lui en voulait encore, et il n'avait pu se retenir de dire ça. Tant pis, le mal était fait.

« Tu ferais mieux d'y penser, Kadaj. Si tu renonces, je ne vois pas pourquoi quelqu'un d'autre en profiterait pour tenter sa chance », dit le jeune homme, avant de se lever pour rejoindre les autres.

Kadaj le regarda s'éloigner en fronçant des sourcils. Il regarda Ariale. Pour une fois, elle semblait dormir d'un sommeil sans rêve.

Il se demanda si son frère avait raison. Après tout… pourquoi pas ? Mais était-ce le bon moment, ou Ariale souffrait-elle encore trop pour ça ?

Finalement, tout le monde se réveilla et l'on se remit en route, Sephiroth menant à nouveau la marche.

Cela faisait quatre jours qu'ils avaient quitté le Gold Saucer et marchaient à travers les plaines. Ils avaient évité toutes les villes sur leur chemin : Nibelheim, Corel…

Les argentés avaient vite compris qu'ils se dirigeaient vers Rocket City. Sephiroth espérait sûrement y trouver quelqu'un pour les emmener sur l'autre continent.

Ils finirent par apercevoir au loin les premières maisons et les appareils volants qui reposaient au sol.

Soudain, Ariale s'arrêta.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Sephiroth.

« Je crois… Il y a un esprit dans le coin, j'en suis certaine ! » dit la jeune fille, les yeux écarquillés.

« Tu le sens où ? »

Ariale regarda autour d'elle, puis secoua la tête.

« Je ne sais pas… Je le sens un peu partout… C'est comme si sa présence occupait toute la plaine… »

« Bon, continuons d'avancer. Si tu parviens à préciser sa position, signale-le. »

Acquiesçant, la jeune fille se remit en route avec eux. Mais ils avaient beau avancer, rien à faire. Elle n'arrivait pas à trouver l'endroit précis où pouvait se trouver cet esprit.

À croire qu'il partout, dans la terre, les plantes, le vent… Soudain, alors que son esprit formulait cette dernière idée, elle sentit une pulsation dans sa poitrine.

« Ariale… »

La jeune fille leva la tête vers le ciel. Il lui sembla apercevoir une lueur dans les nuages, mais ce n'était sans doute que le soleil… non ?

Ils finirent par arriver en ville. Ariale aima tout de suite cet endroit, cela lui rappelait les bases d'aviation de son monde. Il y avait peu de maisons, surtout des hangars. Les gens d'ici se sentaient plus chez eux à bord de leurs appareils que dans des maisons ordinaires.

« Bon, je vais voir si un pilote peut nous emmener. En attendant, continuez de chercher l'esprit. Ariale, je compte sur toi », dit Sephiroth.

« Pas de problème », dit la jeune fille.

Sephiroth se dirigea vers le bâtiment où tous les pilotes avaient pour habitude de manger en racontant leurs derniers vols.

Ariale et les trois autres argentés se mirent à marcher entre les hangars. Ils ignoraient qu'alors qu'ils avançaient le long du chemin principal entre les bâtiments, d'autres personnes se dirigeaient vers eux depuis l'autre bout du chemin.

XxXxXxXxXxXxXxX

Il s'agissait de Reeve, accompagné d'une femme d'une cinquantaine d'années. Elle avait des cheveux noirs serrés en chignon, une robe brune sous une blouse blanche de scientifique et un badge du WRO était étiqueté dessus. Ses yeux étaient grossis par des lunettes aux verres épais. Elle avait un grand sourire scotché aux lèvres et regardait autour d'elle avec curiosité.

Il s'agissait de Madame Hankle, une scientifique terrienne.

« Madame Hankle, je vous remercie encore d'être venue de vous-même au WRO vous offrir vos talents et vos services pour nous aider dans nos différentes activités », dit Reeve.

« C'est un plaisir, monsieur Tuetsi. Lorsque j'ai su que la Shinra avait eu un programme spatial, je n'ai pas hésité ! Et puis, sait-on jamais, peut-être qu'en combinant la science de ma planète et celle de la vôtre, nous pourrions créer de nouveaux circuits intégrés, fusées, ou micro-processeurs, ou circuit intégrés… STOP ! »

Elle tendit le bras devant Reeve, l'obligeant à s'arrêter.

« Excusez-moi, ça, je l'ai déjà dit. Vous savez, que ce soit en tant que scientifique ou cobaye, je ne sors jamais des laboratoires. Tiens, joli nœud de cravate, j'adore les cravates », dit-elle en tripotant la cravate de Reeve.

Puis soudain, elle se pencha vers lui et hurla : « JE N'AI PAS DORMI DEPUIS HUIT JOURS ! ! ! »

« Oh ? Sapristi ! Je vous fais monter un lit de camp chez Cid, si vous le désirez », dit Reeve.

« Non, merci. Je ne vous ai pas parlé de mon pouvoir ? »

« Si, enfin, je l'ai lu dans un des rapports volés de la Shinra, alors ça va. »

En effet, il connaissait son pouvoir. Le docteur Hankle était à l'origine une simple scientifique qui avait étudié des échantillons de Mako dans un laboratoire. Mais à force de rester près des cuves de Mako, à travailler en buvant des tasses de café matin et soir, à tripoter tous ses produits chimiques et autres, son corps avait subi trop de radiations d'uranium et de Mako qui avaient fait d'elle quelqu'un doté de pouvoirs spéciaux, comme tous les malheureux terriens ayant subi des injections. Son pouvoir s'était révélé assez étrange, mais sans doute lié aussi à ses doses intenses de caféine qu'elle avait bues : elle pouvait contrôler le niveau d'éveil des gens, les faire dormir ou les rendre surexcités comme des puces.

Néanmoins, Hankle n'était pas méchante. Elle n'avait jamais su au départ que des gens subissaient des expériences. Son travail avait été à la base de tester la Mako pour essayer d'en faire un carburant compatible avec la technologie terrienne. Quand on avait découvert ses pouvoirs, on l'avait envoyée sur Gaïa. Les doses de morphine et de drogue n'avaient pas pu la maintenir endormie. Après tout, son pouvoir était celui du sommeil ! Elle avait endormi les gens dans tout le laboratoire et s'était enfuie avec les autres cobayes.

Elle avait pourtant décidé de ne pas rester une fugitive, et avait réussi à entrer en contact avec Reeve Tuetsi pour lui proposer ses services. Voilà pourquoi aujourd'hui, tous deux se trouvaient à Rocket City. Quand Reeve avait appris de Hankle que les terriens avaient lancé plusieurs fusées dans l'espace et mis des satellites en orbite, il avait jugé que sa collaboration avec Cid et Shera pourrait être bénéfique pour tout le monde.

« Bon, reprenons la visite », dit Reeve.

Ils se remirent en marche quand soudain, Hankle sursauta en poussant un hurlement.

« IIIIIIIK ! Désolée… Mais qui est-ce ? » dit-elle en montrant Cait Sith, qui venait de surgir de derrière un des hangars et leur faisait un petit coucou.

« Oh, ça, c'est Cait Sith, mon robot-chat », dit Reeve avec un sourire.

« Rooooh, ce qu'il est mignon ! J'pourrais lui tirer ses jolies petites moustaches ? » demanda Hankle.

Mais soudain, elle poussa un autre hurlement en sautant dans les bras de Reeve, qui fut lui-même un peu surpris. Cid venait de bondir du toit d'un hangar et se tenait devant eux. Vincent apparut près de lui.

« Oh, Cid, Vincent ! Je suis content de vous voir. Qu'est-ce que vous faites là ? » demanda Reeve.

« Ben, tu voulais que j'rencontre la dame pour la fusée, oui ou non ? » dit Cid.

« Euh, oui, mais… Je n'avais pas demandé à Vincent de venir. Tu n'aides pas Cloud et les autres, normalement ? »

« £ç#&%µ, c'est par sécurité », dit Cid.

Vincent jeta un coup d'œil à Hankle et se dit qu'en fin de compte, il doutait qu'il y ait un quelconque danger avec elle. La scientifique avait la tête penchée vers le bas, les yeux fermés et ronflait.

« Euh… Madame Hankle ? » dit Reeve, en lui donnant un petit coup de coude.

Hankle se redressa d'un coup en criant : « Baryum, cobalt, Einstein, soda ! »

Vincent se retint d'émettre un soupir. Au fond, Reeve avait peut-être raison. Sa présence n'était pas nécessaire. Il allait s'en aller discrètement, sans que personne ne s'en aperçoive, et il laisserait Reeve et Cid se débrouiller avec madame Hankle.

Mais soudain, il sentit une sensation familière l'envahir. Chaos réagissait, il sentait un puissant pouvoir. Sephiroth et les Incarnés étaient là !


Et voilà ! Alors ? Que pensez-vous de cette Mme Hankle ? Je l'ai imaginée avec ce pouvoir d'un coup comme ça, car j'ai moi-même des problèmes de sommeil en ce moment. J'ai pas réussi à dormir pendant cinq jour d'affilée, et hier soir, je suis tombée comme une masse !