Merci à Lunastrelle, Emokami, Elia41 et Avana pour leurs reviews !
Avana, pour répondre à tes questions sur Cait Sith, je pense que le sauras deux ou trois chapitres plus loin. Ne t'en fais pas, on reverra Cait Sith. C'est Reeve qui l'a récupéré à Costa Del Sol, en effet, après le scandale créé par Ariale lorsque le WRO et la Shinra allaient fusionner en signant publiquement un contrat.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix.
Chapitre 46 :
Visite mouvementée de la ville
Une fois l'effusion des retrouvailles finies, Ariale présenta les Argentés à ses parents. Ceux-ci parurent légèrement méfiants, mais Ariale les rassura en leur disant que sans eux, elle n'aurait jamais parcouru tout ce chemin pour arriver ici saine et sauve, sans compter qu'ils l'avaient bien protégée d'Arthur et ses hommes. Hélène finit par les inviter à entrer chez eux.
Diego, Patrick et Mégane hésitèrent à les laisser sans surveillance. Mais Loz les avait coincés en leur laissant Sonia posée devant eux par terre, attachée et bâillonnée, poussant des cris de colère étouffés.
Bientôt, tout le monde se retrouva assis sur des sièges en bois autour d'une table ronde. Tout le mobilier de la maison était en bois, et Ariale sentait que le bois était vivant. Beaucoup de pots de fleurs décoraient les meubles de la pièce, laissant une douce odeur parfumer l'air. Hélène utilisait vraiment son pouvoir avec brio.
Les parents entamèrent tout de suite la discussion, demandant à la jeune fille ce qui lui était arrivé pour se retrouver ici.
Ariale jeta un regard embarrassé à ses amis, puis entama son récit. Ses parents l'écoutèrent en silence. Lorsqu'elle aborda le passage de sa mort, sa mère poussa un cri mais finit par la laisser continuer. Une fois qu'elle eut fini, ses parents ne dirent rien.
Ariale était inquiète. Elle n'avait pas parlé de sa fausse couche ni de sa relation avec Kadaj, préférant aborder cela en privé avec sa mère. Mais tout ce qu'elle avait raconté faisait déjà un sacré choc, elle le voyait à leur tête.
« S'il vous plaît, dites quelque chose », supplia Ariale, ne supportant plus ce silence.
Le père et la mère se regardèrent, puis Hélène poussa un soupir de fatigue tandis qu'Alan secouait la tête.
« Ariale… Bon, déjà, ne répète à personne dans Providence tout ce que tu nous raconté, il ne faut pas qu'Arthur et ses hommes le sachent », dit son père.
« Ce Arthur est ici, à Providence ? » demanda Sephiroth.
« Oh oui ! Il fait partie du Conseil. »
« Le Conseil ? » demanda Ariale.
« C'est le gouvernement de Providence. Il fallait bien que quelqu'un nous dirige ! Du coup, une personne de chaque nationalité a été choisie. La plupart ont été pris à cause de leur âge ou leur profession. Ainsi, on a un maître zen, deux professeurs d'université africain et allemand, un ancien sénateur anglais et une ancienne chef de police française. Une furie, d'ailleurs, celle-là ! Elle dirige les Pervenches, la police de la ville, avec une poigne de fer »,dit Alan en levant les yeux au ciel.
« Et tous sont d'avis de coloniser Gaïa ? » demanda Kadaj.
« Oh non ! s'écria Hélène. Beaucoup comme nous souhaitent juste vivre leur vie ici. Mais il y a une bonne poignée de terriens qui en veulent aux gens de votre monde, parce qu'ils ont beaucoup souffert durant les expériences qu'on leur a infligées, sans compter qu'ils ont perdu des êtres chers qui n'ont pu survivre aux injections de Mako. »
« Et le Conseil? Quel est leur avis sur la question ? » demanda Yazoo.
« Seul le maître zen est vraiment de notre côté, il préconise la paix. Les autres sont mitigés. Arthur discute avec eux depuis plusieurs jours, il pense que s'il en avait les moyens, il pourrait dominer Gaïa. Si jamais il apprend qu'Ariale est ici et qu'elle a plus de pouvoirs qu'avant, il n'hésitera pas à essayer de la capturer et de se servir d'elle pour asseoir son autorité sur Providence puis sur Gaïa », dit Alan.
Les Argentés acquiescèrent, conscients de la gravité de la situation.
« Alors, on ne peut pas rester plus longtemps », dit Sephiroth.
Ariale se pinça les lèvres. Elle s'était fait une telle joie de retrouver ses parents ! Conscient de sa peine, l'ex-Général réfléchit, puis demanda : « Est-ce que ça vous dérange si on reste ici pour la nuit ? On repartira tous le lendemain matin. »
« Bien sûr »,dit Hélène, heureuse à l'idée que sa fille reste un peu plus.
Ariale accorda un sourire reconnaissant à Sephiroth, avant de suivre sa mère qui désirait discuter avec elle en privé dans sa chambre.
Alan se leva et partit dans une pièce à côté. Conscients qu'ils étaient seuls, les argentés décidèrent de vaquer chacun à ses occupations. Yazoo et Loz prirent le chemin du Jardin des Plantes. Sephiroth sortit dehors visiter la ville. Kadaj fit de même mais prit une direction différente, il avait envie de retourner visiter l'école des terriens.
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Le Jardin des Plantes ne fut pas difficile à retrouver. Mais en arrivant sur le perron, Yazoo et Loz virent que deux grands palmiers dans des pots en terre cuite géants encadraient l'entrée. Et de chaque côté de la porte à deux battants, il y avait une sonnette.
Yazoo s'approcha du battant de droite pour tenter de l'ouvrir, quand la tête d'un homme brun coiffé de lunettes noires surgit du pot près de lui et dit : « Eh ! Appuie sur ma sonnette ! »
Surpris, Yazoo bondit en arrière. Une tête semblable à l'autre jaillit du deuxième pot et lui dit : « Non, appuie sur la mienne, juste là, là, là ! C'est la bonne sonnette, sonne ! »
Yazoo recula et son dos heurta le bouton de la sonnette de gauche. Aussitôt, des trompettes jaillirent des buissons et entonnèrent un petit air avant de disparaître.
« Oui ! » dit la tête de gauche avec joie.
« Peuh ! Il l'a pas fait exprès. C'est le fait du hasard, ça compte pas ! C'est dans le manuel, vérifie ! » dit celle de droite.
« Tête plate ! » dit la tête gauche.
« Racine courte ! » répliqua la droite.
« Légume vert ! » répondit la gauche.
Juste à ce moment, la porte de la serre s'ouvrit. Mais personne n'apparut dans l'entrebâillement. D'abord hésitants, les deux hommes finirent par la franchir. La porte se referma derrière eux, mais ils y firent à peine attention, tant le spectacle qui s'offrait à eux leur coupait le souffle. Ils étaient dans une véritable forêt vierge digne de celle de Mideel. Une rivière serpentait entre les arbres.
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Kadaj traversa les rues pour déboucher sur la place centrale. Il regarda un instant le monument. Ainsi, c'était à ça que ressemblait la Terre. Les continents y étaient plus grands et plus nombreux. Gaïa devait sembler petite aux terriens, il commençait à comprendre pourquoi ceux-ci avaient choisi de s'isoler dans une autre réalité.
Il en était là de ses réflexions quand il s'aperçut que deux hommes en uniformes bleus avec des képis sur la tête se dirigeaient vers lui. Sûrement les Pervenches dont les parents d'Ariale avaient parlés.
Peu désireux de s'attirer des ennuis, il se dirigea d'un pas vif vers l'autre bout de la place et, une fois le tournant de la rue emprunté, se mit à courir.
Il ne tarda pas à entendre des coups de sifflet et des cris dans son dos. Finalement, il en eut assez de courir et choisit de se téléporter. Il ne savait pas où il allait atterrir exactement, mais tant pis, pourvu qu'il échappe à ces deux idiots.
Il laissa la fumée noire l'envelopper, le faisant disparaître du champ de vision des deux policiers. Lorsqu'enfin il se rematérialisa, il sentit d'abord que le sol sous ses pieds n'était plus pavé, mais terreux et recouvert d'une belle pelouse.
Il se heurta à quelqu'un et tomba au sol. Il leva les yeux et s'aperçut qu'il faisait face à un homme vêtu d'une chemise violette, un pantalon à carreaux rouges et de vieilles chaussures noires cirées. Curieusement, la tête de l'homme était tournée à l'envers, comme une poupée qu'une fillette aurait essayé de décapiter.
« Mais qu'est-ce que… ? »
Soudain, la tête se retourna, reprenant une place normale, et révéla le visage d'un vieil homme avec des lunettes épaisses qui lui grossissaient les yeux.
« Oh ! Bonjour ! Comment ça va, p'tit gars ? Eh oui, je sais, ma tête était à l'envers, surprenant, hein ? C'est mon pouvoir depuis que l'on m'a injecté de la Mako. Hou, hou, houahahaha ! »
Kadaj eut un geste de recul. C'était qui, ce vieux dingue ?
« J'adorais faire cette blague de la tête à l'envers aux scientifiques du labo… Ils riaient pas non plus. Bon ! Et comment tu t'appelles, mon gars ? »
« Euh, Kadaj, mais… » dit le jeune homme en se relevant.
« Kadaj ? Dis-moi, Kadjaj, tu n'aurais pas vu passer mes dents, par hasard ? »
« Vos dents ? »
« Mon dentier ! » dit le vieil homme en ouvrant la bouche.
Kadaj répondit par une grimace. Le vieil homme montra alors la pelouse qui s'étalait derrière lui. Plein de trous y avaient été creusés, une pelle était posée juste à côté du dernier.
« Je creuse, je creuse depuis l'aube et je les trouve pas. Non, je les trouve pas ! » dit le vieil homme.
« Écoutez, grand-père, je dois retourner chez Alan et Hélène. Mes frères sont partis de leur côté, j'ai vu deux types louches me suivre et… »
« Louches ? Personne n'est particulièrement louche ici, allons ! » dit le vieil homme sur un ton parternel.
« Mais écoutez-moi ! » s'énerva Kadaj.
« Je pensais pas non plus qu'une tortue de Gaïa portant des vêtements logeait sous mon bras, et pourtant… »
Il souleva son bras gauche, révélant un Tomberry qui s'accrochait fermement à la manche gauche de sa chemise avec son couteau. Kadaj se figea. Ce type avait un Tomberry avec lui, qui le touchait, et pourtant il n'était pas mort ? Décidément, les dons des terriens prodigués par la Mako n'avaient pas fini de le surprendre.
« Enfin, j'espère qu'elle n'a pas la rage », dit le vieil homme en frottant affectueusement le ventre de la petite bête.
« Grand-père, débarrassez-vous de cette horreur et reconduisez-moi en ville, y'a urgence ! » dit Kadaj, énervé.
« Ha, ha, ha ! Mais oui ! J'vais t'y emmener, à fond les manettes ! »
Il repoussa d'une pichenette le Tomberry. Celui-ci tomba au sol. Tandis que le vieillard s'éloignait, Kadaj en profita pour dégainer son Souba et tua d'un coup le Tomberry avant de suivre le vieillard.
Le terrain qu'ils traversaient était verdoyant et montagneux. Kadaj trouvait cela assez ressemblant avec les terres désolées qui entouraient Midgar. Après tout, ce monde était une copie de celui de Gaïa à Edge. L'endroit devait être semblable à Midgar autrefois, avant que les réacteurs y soient bâtis et commencent à dessécher la terre.
Ils arrivèrent bientôt à la bordure de Providence. Kadaj comptait remercier le vieil homme et prendre congé quand il vit les deux pervenches qui passaient devant lui, l'air découragé. Apparemment, ils avaient abandonné la poursuite et s'apprêtaient à rentrer bredouilles.
Kadaj commença à s'éclipser discrètement, quand les deux hommes eurent un déclic et se remirent à sa poursuite. Énervé, Kadaj dut à nouveau se mettre à courir et se téléporter ailleurs.
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Sephiroth se promenait en jetant des coups d'œil autour de lui. Cet endroit était à la fois si semblable et si différent d'Edge, d'une part grâce à la variété de gens, de vêtements et de couleurs, mais aussi grâce à l'abondance de verdure. La mère d'Ariale avait vraiment un don magnifique.
Il en était là de ses pensées quand il aperçut Aéryn. Debout sur le rebord d'une fontaine, la jeune femme continuait de danser. L'eau sortait de la fontaine et tournoyait en filaments autour d'elle. Par moments, la jeune femme disparaissait, puis réapparaissait.
Sephiroth la regarda un instant, subjugué. La Mako seule ne suffisait pas à lui donner un aspect magique et irréel, la jeune femme irradiait une grâce et un enchantement par sa présence et ses mouvements.
Tout en dansant, celle-ci s'aperçut qu'il la regardait. Elle sourit, apparemment ravie d'un spectateur, quand elle apperçut quelque chose sur sa gauche et s'arrêta.
Sephiroth suivit son regard et vit qu'un policier arrivait près de la fontaine.
« Dites donc, vous ! Le règlement interdit qu'on escalade les constructions publiques, descendez ! »
L'air mécontent, Aéryn descendit et compta s'éloigner, mais un autre policier surgit derrière elle et lui barra la route.
« Dites donc, puisqu'on parle du règlement, vous n'êtes pas censée travailler et contribuer au bon fonctionnement de la ville, comme tout le monde ? »
« C'est ce que je fais, figurez-vous ! J'utilisais mon don et étais en train de travailler quand votre collègue m'a interrompue ! » dit la jeune femme.
« Danser n'est pas un travail »,dit le policier.
« Non, c'est une perte de temps. Vous allez recevoir une amende et passer la nuit en prison ! » dit l'autre en empoignant Aéryn par le bras.
Furieuse, la jeune femme balança un coup de pied dans le policier devant elle puis s'accroupit et fit un balayage du sol de ses deux jambes, ses mains prenant alternativement appui sur le sol.
Une fois les deux hommes KO, elle se redressa et s'enfuit. Sephiroth la regarda s'éloigner, quand il s'aperçut que les deux hommes se redressaient et allaient se lancer à sa poursuite.
Sans hésiter, le jeune homme tendit la main vers le sol. Une fumée noire jaillit d'entre les pavés et saisit les pieds des hommes, les faisant tomber par terre.
Satisfait, l'ex-général s'éloigna, suivant lentement le chemin qu'avait emprunté la jeune femme pour s'enfuir. Mais il ne la vit nulle part. Évidemment. Elle avait dû utiliser son don pour disparaître de l'espace.
Sephiroth leva les yeux et s'aperçut que le soir commençait à tomber. Le ciel se faisait plus sombre, et quelques étoiles étaient déjà visibles.
Il s'aperçut qu'il était arrivé à l'une des bordures de la ville. Il se prépara à rebrousser chemin, quand il s'aperçut d'une chose étrange au loin. Dans les plaines au loin, au sommet d'une falaise, une fillette marchait très près du bord. Elle portait un bâton et balayait le sol avec.
Il la vit déposer son bâton au bord, puis tendre les bras en croix et commencer à marcher à reculons vers le pic de la falaise. Elle allait se suicider !
Sans hésiter, le général se téléporta jusqu'à l'endroit et saisit la fillette par la taille au moment où ses talons touchèrent le vide.
L'enfant poussa un cri et commença à se débattre.
« Adeline ! » cria une voix dans leur dos.
Sephiroth sentit la fillette cesser de gigoter dans ses bras. Il se retourna et vit Aéryn courir vers lui, avec l'air horrifié.
Le jeune homme lâcha l'enfant. Aéryn la saisit dans ses bras. L'enfant finit par lui rendre son étreinte. Finalement, la jeune femme leva les yeux vers lui et dit : « Merci d'avoir sauvé ma sœur. »
« Pas de quoi », dit Sephiroth, en regardant l'enfant avec inquiétude.
Il comprit soudain ce qui avait dû se passer. L'enfant fixait le vide avec trop d'insistance. Ses yeux étaient d'un bleu électrique surnaturel, une caractéristique qu'aucun autre terrien n'avait affichée jusqu'ici. La Mako l'avait rendue aveugle.
Aéryn prit l'enfant par la main puis s'éloigna, après un dernier regard reconnaissant en direction de Sephiroth.
Ce dernier poussa un soupir, puis ferma les yeux. Il disparut, et réapparut devant la maison des parents d'Ariale. Juste à temps, les autres argentés revenaient. Ariale apparut dans l'entrebâillement de la porte.
« Alors, votre visite, c'était comment ? »
Yazoo et Loz se regardèrent, puis dirent que c'était intéressant. Heureusement qu'ils avaient nettoyé leurs armes avant de revenir. Elles étaient recouvertes de la sève des plantes carnivores qu'ils avaient affrontées au Jardin des Plantes. Kadaj était essoufflé, mais dit que sa visite avait été plutôt… rapide. Sephiroth dit que la sienne n'avait rien eu de particulier.
Ariale parut surprise, puis haussa des épaules et leur dit d'entrer, le dîner était prêt.
Et voilà ! Ce chapitre-ci était entièrement dédié à Providence, je voulais développer un peu plus ce monde pour le plaisir des lecteurs, d'autant que les rencontres et les découvertes qu'ils ont faites vont grandement aider pour la suite de l'histoire.
J'espère que vous avez aimé !
