Coucou, tout le monde ! Mille pardons d'avoir mis autant de temps pour publier quelque chose, mais j'ai un nouveau boulot qui me prend cinq jours par semaine maintenant, alors c'est assez crevant et dur de trouver du temps à consacrer aux fanfics et à l'écriture, mais bon !
Merci à Evlan, Ysa666, Elia41, Neko-chan, Lunastrelle, Emokami et Avana pour leurs reviews ! Bonne lecture et bon week-end à tous.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Ariale et les terriens sont nés de mon imagination.
Chapitre 48 :
Souffrance physique et mentale
« QUOI ? Mais c'est pas vrai ! Comment t'as pu le laisser l'emmener ? » explosa Kadaj.
Sephiroth regarda sans broncher le jeune homme lui hurler dessus. Après l'incident avec Dubois, les argentés étaient sortis de la maison, alertés par le bruit de l'explosion du flacon de Dubois. Intérieurement gêné, Sephiroth avait dû leur raconter ce qui s'était passé.
Stan, Cissnei et Aéryn regardaient maintenant Kadaj laisser éclater sa colère sur son aîné.
« C'est pas vrai ! Pourquoi tu ne nous as pas réveillés avant de sortir de la maison avec elle ? Et comment t'as pu laisser ce type filer avec elle ? »
« Écoute, je ne voulais pas qu'il la capture, je suis désolé ! »
Kadaj ne put retenir un ricanement.
« Oh, tu es désolé ? Et tu crois que ça va me suffire ? »
« Eh, on devrait peut-être se dépêcher de la retrouver, au lieu de se disputer ! » dit Stan, conscient que la situation allait bientôt dégénérer si personne n'intervenait.
« Il a raison ! dit Aéryn. D'autant que le capitaine Dubois va venir, les voisins viennent de la contacter, ses hommes sont en chemin… »
« Le capitaine Dubois ? » dit Yazoo, haussant un sourcil.
« Les Dubois sont deux, un frère et une sœur jumeaux. L'un a rejoint la Shinra, l'autre est au service du conseil de Providence et se charge de la sécurité de la cité », dit la danseuse.
« Euh, c'est trop tard, j'en ai peur », dit Frognon, juché sur l'épaule de Kadaj.
Tout le monde suivit la direction que regardait le Gromelot et aperçut en effet un groupe d'hommes en uniformes et képi se diriger vers eux.
« 22 ! V'là les poulets ! » dit Frognon, paniqué.
« On bouge ! » dit Sephiroth.
Tout le monde se mit à courir en direction de la sortie de la ville. Le jour commençait à se lever, le ciel avait pris une teinte orangée. Quel dommage, l'obscurité de la nuit aurait pu leur être favorable pour s'éclipser !
Soudain, alors qu'ils arrivaient en vue des plaines vertes bordant la cité, Kadaj vit des trous jonchant le sol. Il obliqua sur la droite.
« Eh, mais où tu vas ? » cria Loz.
« J'ai une idée, faites-moi confiance ! Il faut juste trouver le vieux. »
Tout le monde poussa un soupir et se résigna à le suivre. Soudain, Kadaj l'aperçut, occupé à creuser un énième trou dans le sol.
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Le capitaine Dubois était une femme de nature autoritaire et inflexible. Déjà, quand elle était enfant, elle était d'une nature très autoritaire. Contrairement à son frère, elle respectait les règles et se montrait très sévère envers ceux qui ne les respectaient pas, même s'il s'agissait de sa famille.
Elle était devenue employée de police dès sa majorité. En un an, elle était devenue capitaine de commissariat.
Mais son frère avait suivi une toute autre direction. Il était devenu espion. Et c'est par ce biais que la société de recherches scientifiques Eurco, qui collaborait avec la Shinra, avait pu l'enrôler.
La sœur Dubois avait aussi reçu des injections Mako, mais cela ne l'avait pas changé en grenouille. Elle avait hérité d'un pouvoir assez dangereux : celui de faire exploser tout ce vers quoi elle portait son attention. Bien sûr, cela nécessitait de la concentration. Mais ce pouvoir la rendait crainte et respectée de tous à Providence.
Justement, le capitaine Dubois arrivait à la frontière de la ville, juchée sur une moto où étaient accrochés une bonne dizaine de rétroviseurs lui permettant de voir pratiquement tout ce qui se passait dans son dos.
Elle aperçut trois de ses hommes près d'un vieillard. Ce dernier tenait une pelle dans sa main et répondait en riant aux questions des hommes. Ces derniers semblaient découragés.
« Oh, capitaine Dubois ! Vous êtes déjà là ? » dit un des hommes, un peu inquiet.
« Alors ? Où sont les étrangers ? Pourquoi ne m'a-t-on pas avertie dès le début de leur arrivée ? » dit la femme.
« Euh, ben… Ils viennent de nous échapper… »
« Une fois de plus ! » ajouta un de ses collègues.
Furieuse, Dubois saisit le malheureux par le col de sa veste, puis lui prit le bras et se mit à le gifler avec sa propre main.
« Andouille ! Comment les avez-vous laissés s'échapper ? » dit-elle en lui assenant plusieurs coups.
« Oh, les baffes ! » gémit le malheureux policier avant de tomber au sol.
« Je ne vous le fais pas dire, ha, ha, ha ! » dit le vieillard en riant.
Soudain, un bruit de moteur retentit. Tous se retournèrent et virent quatre motos surgir des buissons et foncer vers la ville, avec un des argentés juché sur chacune d'elles.
« Tous sur vos motos, attrapons-les ! » cria le capitaine Dubois.
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Le vieillard avait accepté de les aider en utilisant son pouvoir. Il pouvait contrôler la géographie et les directions grâce à la Mako, aussi leur avait-il tracé un chemin rapide jusqu'au hangar de véhicules de Providence. Les terriens avaient chapardé pas mal de motos et de voitures de Gaïa.
Les Argentés avaient facilement trouvé leur bonheur.
Maintenant, ils fonçaient à travers la ville. Une chance, il était encore trop tôt pour que les gens soient réveillés, ils n'avaient donc pas de souci avec les piétons.
Mais le capitaine Dubois et ses hommes arrivèrent bientôt derrière eux. Frognon, sur la tête de Kadaj, se retourna et poussa un cri.
« Ils nous suivent ! »
Sephiroth, qui conduisait avec Aéryn assise derrière lui, se retourna et les aperçut. Il fit signe aux autres, puis accéléra.
Tous se mirent à travers à travers les routes. Loz et Yazoo virent deux des policiers arriver à leur niveau et brandir des matraques.
Loz esquiva un coup, puis balança un bon coup de poing bien placé sur la moto. L'homme et son véhicule furent projetés contre le mur.
De son côté, Yazoo sortit sa gunblade et tira sur les pneus. La deuxième moto s'arrêta dans un dérapage raté, et tomba en écrasant sous son poids les jambes du policier.
« Vous ne les tuez pas? ! ? » s'étonna Frongeon.
« Arrête, on n'est plus comme autrefois ! Et Ariale ne nous le pardonnerait pas ! » dit Kadaj.
La boule de poils sourit, puis se jucha plus confortablement sur la tignasse argentée du jeune homme.
Mais soudain, il vit le capitaine Dubois arriver sur eux. Elle avait surgi juste derrière, elle avait passé entre Loz et Yazoo comme une fusée ! Ces deux derniers, surpris, ne purent réagir à temps !
La jeune femme tendit la main vers Kadaj. Celui-ci se baissa à temps. Le mur juste à côté de lui explosa. Il évita les gravats et accéléra. Bon sang, cette femme était dangereuse !
Ses frères accélérèrent pour venir lui porter secours. Le capitaine Dubois se retourna et tendit à nouveau la main, vers le sol cette fois.
Le macadam explosa sous leurs véhicules, les projetant dans les airs. Les deux frères firent un saut périlleux avec leurs véhicules et parvinrent à retomber sur le sol.
Cette fois, le capitaine Dubois commençait à les énerver. Loz sortit son Dual Hound et s'approcha d'elle pour la frapper, mais cette dernière freina brusquement. Loz ne vit pas le coup venir et frappa en direction de Yazoo. Ce dernier reçut le coup à l'estomac et tomba de sa moto. Catastrophé, Loz s'arrêta.
Kadaj, Sephiroth et Aéryn se retournèrent et virent la scène. Les deux hommes se lancèrent un regard, puis firent demi-tour pour venir les aider.
Le capitaine Dubois sourit. C'était exactement ce qu'elle attendait. Aéryn vit son sourire et comprit brusquement ce qu'elle comptait faire. Elle n'eut pas le temps de crier pour les prévenir.
Le capitaine Dubois tendit la main et fit exploser les deux motos. Les argentés furent pris dans l'explosion. Aéryn ferma les yeux et se laissa tomber avec eux en exécutant une roulade. Ce geste activa son pouvoir et la fit disparaître, avant que les flammes l'atteignent elle aussi.
Sephiroth et Kadaj roulèrent au sol, éteignant les flammes sur leur corps. Sonnés, blessés, ils levèrent péniblement les yeux et virent des hommes du capitaine Dubois arriver à la rescousse. Deux d'entre eux capturaient déjà Loz et Yazoo. Les deux autres n'eurent pas le temps de réagir, on les immobilisa puis on les assomma avec des matraques.
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Une ambiance sombre et glauque régnait sur Healen depuis quelques mois. Après ce qu'Ariale avait infligé à Rufus Shinra, on avait vite amené ce dernier dans une clinique. Son état était extrêmement critique, il était dans un état horrible.
Couché dans un lit, avec un appareil respiratoire et une machine à produire des battements de cœur artificiels, on le maintenait tant bien que mal en vie. Mais il ne bougeait quasiment plus.
Tseng et ses hommes avaient fait le nécessaire pour l'aider. Mais seule Ariale pouvait le sauver, et Tseng attendait avec impatience que son espion-grenouille la ramène, qu'elle puisse enfin le sauver.
Le jeune homme quitta son bureau et marcha jusqu'à la porte de la chambre de Shinra. Elena et Rude montaient la garde, solides au poste.
« Rien de nouveau, Monsieur », dit Elena, avant qu'il ait eu le temps de poser sa question.
Soudain, des bruits de succion et des cris retentirent.
« Je vous ramène votre cible, Tseng, comme promis ! » chantonna Dubois, tout content.
« TU VAS ME LÂCHER, REBUS DE LABORATOIRE ? » beugla Ariale, folle furieuse, en essayant de piétiner les palmes de Dubois.
Tseng considéra la jeune fille. Alors c'était elle, cette fille qui avait causé tant d'ennuis à leur groupe depuis des mois !
« Si vous voulez vous donner la peine d'entrer ! » dit Tseng, avec un sourire inquiétant.
Ariale fut traînée de force jusque dans la chambre. Mais dès qu'elle y fut entrée, elle se figea. Il régnait une horrible odeur de cadavre ici. Comme si quelqu'un de pratiquement déjà mort y reposait.
Tseng ordonna à Dubois de lâcher la jeune fille. Ce dernier hésita, puis obéit. Rude saisit la jeune fille et l'entraîna jusque devant le lit.
Ariale se figea. Un vieil homme se tenait allongé dessus. Il avait à peine quelques rares cheveux sur un crâne piqueté de points rouges. On pouvait voir les veines à travers la peau. Son visage était couvert de rides.
« Rends-lui son énergie », ordonna Tseng.
« Et pourquoi j'obéirais ? » lança Ariale, en retrouvant un peu d'assurance.
Tseng la regarda quelques secondes, puis s'approcha et lui saisit un bras qu'il lui tordit violemment dans le dos.
« Obéis, ou je te jure que tu vas souffrir autant que lui a souffert depuis tous ces mois. »
« Parce que vous n'avez pas infligé de souffrance aux miens ni à moi, sans doute ? » siffla Ariale, malgré la douleur.
Soudain, elle vit le vieillard ouvrir les yeux. Elle se figea. Quelque chose venait d'entrer dans sa tête, elle le sentait ! Une présence froide, impérieuse et emplie d'une rage sans nom.
Il… Il était dans sa tête ? Mais comment faisait-il ?
« Notre cher patron a reçu quelques pouvoirs que nous avons volé à des cobayes terriens, pour qu'il puisse tenir le coup. Vos gènes sont faciles à dupliquer puis à intégrer. Alors, tu obéis ou tu veux que le patron te broie mentalement ? » demanda Tseng à l'oreille de la jeune fille.
Ariale sentit une vague de pensées noires frapper son esprit de plein fouet. Elle ressentit soudain la perte de son enfant, la mort de Dylan…
« NON ! Arrêtez ! C'est d'accord », gémit Ariale.
Tseng lui lâcha le bras droit. La jeune fille hésita, puis tendit la main et ferma les yeux. Elle laissa l'esprit de l'eau s'éveiller. La fente nourricière apparut dans sa paume.
Lentement, elle la posa sur la poitrine de l'homme puis ferma les yeux. Un bruit de succion résonna dans la pièce, interrompant le « bip » électronique des autres appareils.
Le cardiogramme sur l'un des écrans parut s'affoler. Inquiets, les Turks faillirent intervenir. Peut-être que cette gamine était en train de prendre les dernières forces de leur patron ?
Mais soudain, Ariale gémit et recula en tombant à sol, toute pâle.
Rufus Shinra se redressa sur son lit. Il avait de nouveau un visage beau et jeune, avec une chevelure blonde. Il regarda ses mains, qui avaient perdu toutes veinules et taches de vieillesse. Elles étaient de nouveau fines et lisses.
Il inspira à pleins poumons, puis arracha les fils qui le connectaient à tous ces maudits appareils depuis des mois. Inquiète, Elena s'approcha.
« Monsieur, attendez qu'un docteur vienne vous examiner avant de… »
Elle fut interrompue par un regard de Rufus. Il venait mentalement de l'ordonner de se taire. Il baissa les yeux vers Ariale. La jeune fille était à demi-inconsciente par terre. Elle avait donné presque toute sa force pour lui rendre sa jeunesse.
Se penchant, Rufus la saisit violemment par les cheveux et l'obligea à lever les yeux vers lui.
« Merci, Ariale. »
Puis il la gifla et jeta violemment la tête de la jeune fille au sol. Elle perdit aussitôt connaissance. Elle n'entendit pas Rufus ordonner aux Turks de l'emmener au laboratoire, que le projet reprenne là où il s'était arrêté lorsqu'elle l'avait rendu vieux et infirme.
Ariale se laissa emmener, ignorant que ce n'était le début d'une longue période de souffrance physique et mentale.
Bon, là, je pense que tout le monde va m'envoyer des reviews incendiaires. Alors je prends les devants : ne vous en faites, tout le monde s'en sortira même si ça semble impossible pour le moment. Mais je donne un petit spoiler pour apaiser les lecteurs : Cait Sith va intervenir. Le Cait Sith d'Ariale, celui qu'elle avait reçu à Noël sur Terre quand elle était enfant ! ;-)
