Bonjour et désolée pour le retard !
Sachez que dorénavant, je publierai un nouveau chapitre de chacune de mes fics en cours pendant le week-end, chaque semaine.
Merci à Evlan, Emokami, Elia41, Neko-cham et Avana pour leurs reviews ! Bonne lecture.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Ariale et les terriens sont nés de mon imagination.
Chapitre 49 :
Le conseil de Providence
Kadaj s'éveilla avec un sérieux mal de crâne. Où était-il ? L'endroit était sombre. Ses yeux de chat s'adaptèrent rapidement à l'obscurité. Il vit ses frères, assis devant lui, dans une pièce carrée. Le sol de métal était nu et froid. Des barreaux les entouraient. Et au-delà, il n'y avait que de l'obscurité.
« Tu te réveilles enfin. Tu te sens comment ? » demanda Yazoo.
« J'ai déjà connu mieux… Où est-ce qu'on est ? »
« En prison, apparemment. Un des Pervenches est passé tout à l'heure, pour nous surveiller. Il dit qu'on va être jugé dans une demi-heure par le conseil de Providence », dit Sephiroth.
« Pourquoi on n'essaie pas de s'échapper ? Je vous rappelle qu'Ariale a besoin de nous ! » dit Kadaj.
Loz poussa un soupir et tendit la main vers les barreaux. Dès qu'il entra en contact avec le métal, celui-ci fut parcouru d'éclairs.
« On a déjà essayé, mais un champ de force entoure les barreaux de notre cellule », dit Yazoo.
Kadaj baissa la tête. Ariale aux mains de l'espion Dubois, eux emprisonnés dans ce monde… Comment allaient-ils faire ? Le jeune homme n'osait imaginer comment cela allait se passer pour sa petite-amie. Si jamais elle rendait à Shinra son énergie…
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Cissnei risqua un coup d'œil à travers les stores de la fenêtre. Un groupe de Pervenches passa devant elle puis poursuivit son chemin.
Rassurée, elle se tourna vers Stan. Tous deux n'avaient pas suivi Sephiroth et les Incarnés, ils avaient préféré se cacher dans la forêt environnant les maisons.
Ils avaient trouvé une maison abandonnée. Apparemment, son ancien propriétaire était mort, son organisme n'ayant pas supporté les expériences que la Shinra lui avait infligées.
« Ils sont partis », dit Cissnei.
« Qu'est-ce qu'on va faire ? On devrait aider les autres, non ? »
« Je ne sais pas. Notre mission est finie, non ? J'ai donné à cette jeune fille, Ariale, ce qui lui était destiné, d'après Zack. Alors, je ne vois pas pourquoi on est encore là, tous les deux. »
« Parce que rien n'est fini. »
Tous deux se tournèrent vers la source de ces mots et virent l'esprit de Zack apparaître.
« Ariale est prisonnière, la Shinra la retient, et ils vont commencer à faire des expériences sur elle si personne n'intervient ! »
« Zack, je ne comprends rien ! Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi j'avais ce… cet esprit en moi ? »
« C'est une entité que les scientifiques avaient découverte il y a longtemps à Banora, Cissnei. Ils l'ont testée sur Genesis, elle était compatible avec lui, et toi également. Mais cet esprits est destiné à Ariale. Et maintenant qu'elle l'a… »
« Euh, Zack, excusez-moi ! Je ne comprends pas tout, mais si Ariale a des pouvoirs liés au feu, c'est une bonne chose, non ? Elle doit être assez forte pour s'en sortir, non ? »
Zack fit la grimace.
« Non. Je viens de voir ce qui lui est arrivé. Elle a dû donner de l'énergie à Rufus Shinra. Il l'a fait enfermer, et il va bientôt commencer à la torturer pour se venger de tout le mal qu'elle lui a fait. Il faut que vous aidiez Sephiroth et les frangins à s'enfuir, et que vous retrouviez tous Ariale ! »
Zack disparut sur ces derniers mots. Cissnei poussa un soupir. Très bien, mais comment allaient-ils s'y prendre ? D'autant qu'elle n'avait plus aucun pouvoir, maintenant.
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Un bruit de pas tira les argentés de leurs sombres pensées. Des Pervenches arrivaient, avec des chaînes et des matraques.
« Vous venez avec nous, allez », dit l'un d'eux.
La porte de la cellule s'ouvrit. Les quatre jeunes hommes n'eurent pas le temps de se lever pour se ruer au-dehors. Les chaînes s'envolèrent des mains des hommes et vinrent s'enrouler autour de leurs mains et leurs jambes.
Entravés, ils n'eurent d'autre choix que de suivre les hommes en uniforme dehors.
Ils traversèrent plusieurs couloirs en pierre avant d'arriver au centre de l'arène qui servait normalement d'école. Tous les habitants de la cité se tenaient assis sur les gradins et les huaient.
Ils marchèrent en direction d'une tribune où trônaient les membres du conseil de Providence. Le capitaine Dubois y figurait. Il y avait une Allemande aux cheveux noirs courts et aux yeux d'un bleu très pâle, un Africain portant un curieux collier vaudou autour du cou, un Anglais chauve à grosse moustache avec un monocle sur un œil et un vieux Japonais.
Le silence se fit lorsque les argentés furent placés devant eux.
« Voici donc nos intrus », dit le conseiller anglais.
« Lisez-leurs les chefs d'accusation », ordonna Dubois.
Le Lord anglais prit une feuille et se mit à lire : « Habitants de Gaïa, vous êtes accusés d'avoir fait irruption dans notre cité sans autorisation officielle, d'avoir maltraité l'une des nôtres et… »
« HEIN ? Vous jugez Sonia comme l'une des vôtres ? » explosa Kadaj.
« Tais-toi ! Laisse-moi faire, pour une fois », dit Sephiroth.
Le lord poursuivit: « … Et d'avoir laissé un traître officiant pour la Shinra capturer une terrienne. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? »
« Nous reconnaissons être arrivés dans votre monde sans réelle autorisation de la part du conseil, mais nous n'avons pas maltraité ni aidé à enlever qui que ce soit. Sonia est une traîtresse qui travaillait pour la Shinra, c'est elle qui a permis à Dubois, le frère jumeau de votre cher capitaine de la police, de capturer notre amie Ariale. »
Des éclats de voix retentirent dans l'arène.
« Mensonge ! »
« Ils mentent ! »
« C'est des Soldats de la Shinra, il faut les tuer pour ce que les autres nous ont fait ! »
Sephiroth décida de continuer.
« C'est vrai, nous étions des Soldats, autrefois. Moi, je l'étais, en tous cas. Mais j'ai subi les horreurs des laboratoires comme vous, comme mes amis ici présents. »
Les membres du conseil se mirent à chuchoter entre eux.
« Je vous crois », finit par déclarer le maître zen. « J'ai le pouvoir de déceler les sentiments et la vérité dans les propos des gens. Je sens que vous êtes sincères. Mais dites-moi, pourquoi êtes-vous de notre côté ? Je crois savoir que les jeunes terriens Diego, Patrick et Mégane, qui travaillent pour Arthur, vous ont causé des ennuis. N'est-ce pas une raison suffisante pour ne pas nous porter dans votre cœur ? »
« Nous n'approuvons pas votre idée de coloniser Gaïa, céda Sephiroth. Mais Ariale est devenue une amie pour nous, au fil du temps. »
« Comment ça ? Pourquoi étiez-vous avec elle, au départ ? » demanda la conseillère allemande.
« Nous voulions arrêter la Shinra. Nous ignorions alors votre existence, nous ne savions même pas qu'il existait d'autres mondes peuplés d'êtres vivants. Nous avons découvert les expériences que la Shinra continuait de poursuivre à l'insu du peuple de Gaïa, et nous avions l'intention de détruire le vortex qui reliait notre planète à la vôtre. Pour cela, il nous fallait trouver quatre esprits et unir leurs pouvoirs. Or, seule Ariale est capable d'utiliser le pouvoir de ces esprits. »
« Vous espérez vraiment nous faire avaler ça ? » ricana Dubois.
« Silence, capitaine ! Je vous rappelle qu'ils ont sauvé une des notres, une jeune fille, Emilia, qui a le pouvoir de faire rajeunir et vieillir les gens », dit le conseil africain.
Il se tourna vers les gradins derrière lui. Tous aperçurent Emilia, assise là parmi les autres terriens. Diego, Patrick et Megane se tenaient également là, pour la soutenir. Emilia acquiesça de la tête. Sephiroth la remercia mentalement.
« Alors, que faire ? » demanda le lord anglais.
« On ne va pas les laisser repartir ! Quelqu'un doit payer pour les crimes commis envers les nôtres », protesta Dubois.
« Si vous faites ça, vous n'aurez aucune chance de sauver Ariale ! » dit Kadaj.
« Nous avons notre propre milice ! » répliqua Dubois.
« Oh oui, on vous a vus à l'œuvre », ricana le jeune homme.
La chef de la police se leva, le poing serré, avec la furieuse envie de le faire exploser, mais le maître zen posa une main sur son épaule et lui intima du regard de se calmer.
Contrariée, la jeune femme se rassit.
« Nous devrions reporter la séance afin de réfléchir à ce que nous venons d'entendre », dit l'Allemande.
« Oui, nous reprendrons après-demain », dit Dubois, prête à user de n'importe quel prétexte pour les garder plus longtemps en silence.
« QUOI ? Après-demain ? Mais ça sera trop long ! » s'écria Loz.
Les cris de la foule revinrent, se mêlant aux protestations des quatre argentés et du conseil.
Mais soudain, tout s'arrêta. Le volume retomba d'un coup. La foule et le conseil s'étaient figés. Surpris, les argentés regardèrent autour d'eux. Yazoo tendit le doigt vers un officier et appuya sur son épaule. Il pencha vers le bas mais ne réagit pas, comme un simple mannequin.
« Qui a fait ça ? Sephiroth, c'est toi ? » demanda Kadaj.
« Non, je ne comprends pas non plus. »
« C'est moi qui ai fait ça. Dois-je vous rappeler que je peux absorber ou figer l'énergie générant le mouvement ? », dit Megane avec fierté.
La jeune fille s'était levée des gradins et s'approchait d'eux, suivie par Diego, Emilia et Patrick.
« On vous croit, nous. On a interrogé Sonia en privé. Ses aveux concordent avec les vôtres », dit Patrick tout en utilisant son pouvoir d'énergie pour faire exploser les chaînes des Argentés.
« On va vous aider à retrouver Ariale, le temps de trouver de joindre Aéryn et… » commença Diego, mais il ne put continuer.
Le sol venait d'exploser juste à côté de lui. Tous virent que Dubois n'était pas figée. Elle avait fait semblant, et maintenant laissait éclater sa rage.
« QUOI ? Mégane, pourquoi t'as pas figé cette furie ? » demanda Patrick.
« Je l'ai fait, je t'assure ! »
« Hi, hi ! Je fais exploser les objets, je provoque l'accélération des particules ! Vous croyiez vraiment pouvoir m'arrêter ? » dit la femme.
Tous reculèrent, tandis que la gendarme s'approchait, les deux mains luisant de pouvoir, prête à les faire tous exploser.
« Quelqu'un a un plan ? » demanda Diego.
Yazoo réfléchit, puis émit un soupir amusé avant de dire : « On se rend ! » en levant les mains.
Ses frères eurent un sourire amusé. Bien sûr ! Le geste magique. Tous trois levèrent haut les mains dans le ciel.
Des grondements résonnèrent sous terre. Dubois baissa les yeux et vit soudain des Chimères en jaillir et lui sauter dessus.
La jeune femme tendit aussitôt ses mains devant elle pour se protéger. Les Chimères explosèrent en plusieurs nuages de fumée noire.
« On en profite ! » cria Sephiroth.
Ils se mirent à courir vers la sortie de l'arène. Ils entendirent des bruits de mur explosant juste derrière eux, signe que Dubois les poursuivait et tentait de les frapper avec son pouvoir.
« Si seulement on pouvait récupérer nos motos ! » dit Kadaj.
« On n'aurait pas plus de chance qu'avant ! » dit Sephiroth.
Ils quittèrent rapidement l'arène et se mirent à courir à travers la ville. Les gens autour d'eux étaient figés dans des positions diverses, certains marchant, d'autres discutant ou encore portant des objets…
Soudain, Sephiroth aperçut Lili, la fillette brune menaçante, figée alors qu'elle marchait à travers la rue en portant sa fourmilière de fourmis rouges dans ses bras. Il s'arrêta avec un sourire inquiétant. Il avait une idée…
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Dubois s'arrêta soudain de courir. Elle les avait perdus de vue parmi tous ces gens figés. Elle ne discernait plus aucun mouvement alentour.
Avec lenteur cette fois, elle s'avança. Où étaient-ils ? Elle aperçut soudain une fillette devant elle. Elle était figée comme les autres, mais ses bras étaient dans la position de quelqu'un tenant quelque chose de lourd et carré contre soi.
Elle leva les yeux et aperçut soudain le groupe d'argentés et celui de Diego devant elle.
« Vas-y ! » dit Diego.
Sephiroth jeta dans un mystérieux cadre en verre noir dans les airs, droit sur elle. Dubois tendit les mains et le fit exploser. Aussitôt, son contenu, soumis à son pouvoir d'accélération des particules, se ranima et lui tomba dessus. Les fourmis rouges se mirent à la mordre.
La jeune femme hurla de douleur et se mit à courir dans tous les sens.
« Bon, on y va ! » dit Sephiroth en se retournant.
Mais soudain, il ressentit une douleur atroce à l'épaule et tomba à genoux.
« Grand frère ! » dit Loz en se penchant vers lui.
Sephiroth vit que son épaulette et le cuir de son manteau avaient éclaté. La peau de son épaule aussi, on pouvait voir la chair sanguinolente et l'os à nu.
Ils se tournèrent vers Dubois. Elle avait enlevé presque toutes les fourmis de son corps grâce à son pouvoir et, les yeux injectés de sang, l'air halluciné, avait la main tendue vers eux.
« Je ne vous laisserai jamais partir ! JAMAIS ! »
Elle tendit son autre main, prête à les faire exploser, quand un shuriken fendit l'air et la blessa au bras.
Tous se tournèrent vers Cissnei, qui rattrapa son arme avec un geste expert.
« Par ici, vite ! » dit-elle en tendant la main vers la falaise à la sortie de la ville.
Tous se mirent à courir avec elle, loin de Dubois qui, restée seule au milieu de la foule figée, poussa un cri de rage.
Et voilà ! Vous avez aimé ce chapitre, j'espère ?
