Merci à Ysa666, Evlan, Elia41, Emokami, Lunastrelle et Avana pour leurs reviews !
Je vous souhaite à tous une bonne lecture et de bonnes Pâques !
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Ariale et les terriens sont nés de mon imagination.
Chapitre 51 :
Au-delà du réel
La nuit commençait à tomber sur Providence.
Cachés dans le labyrinthe rocheux des falaises au nord-est de la ville, Sephiroth réfléchissait.
Mégane avait levé le sortilège qui figeait la population au moment de leur fuite. Tout le monde avait retrouvé sa mobilité. Des hommes de Dubois fouillaient la ville et ses environs, essayant de les retrouver pour les remettre en prison.
Stan et Cissnei les avaient emmenés jusque dans une grotte près de la falaise où il avait sauvé l'enfant aveugle. Mais maintenant, il se demandait quoi faire.
Il fallait quitter cette dimension et partir sauver Ariale. Mais comment quitter cette dimension ? Seule Aéryn pouvait le faire, et elle avait disparu depuis l'accident de moto.
Dépité, le jeune homme donna un coup de pied dans un caillou. Celui-ci dévala les pentes rocheuses jusqu'à arriver en bas pour y éclater en miettes.
Dans un soupir, l'ex-Général se retourna et se dirigea vers la grotte où les autres reprenaient des forces, quand il s'arrêta.
Il sentait une présence. Il se figea, attendant que la sensation se précise, mais il n'y avait plus rien. Il fit un pas, quand cela revint. Cette fois, il en était sûr, quelqu'un les observait.
Il ferma les yeux, tâchant de mieux repérer l'espion. Il le trouva. Son corps disparut… pour apparaître à à l'ouest de la grotte, à quelques kilomètres.
Là, il comprit. C'était Adeline, l'enfant aveugle, la sœur d'Aéryn. Mais que faisait-elle ici ? Et surtout, pourquoi s'était-elle retournée vers lui et regardait dans sa direction, comme si elle pouvait vaguement le percevoir ?
« Qui est là ? » demanda l'enfant.
« C'est moi. Je peux savoir ce que tu fais là ? » demanda Sephiroth.
L'enfant se détendit légèrement.
« Ma sœur a disparu. Je ne sens plus sa présence depuis votre arrestation. »
Sephiroth fronça des sourcils et s'approcha de l'enfant. Il s'agenouilla devant elle et la regarda. Elle était bien aveugle, il le voyait, son regard était vague !
« Je ne comprends pas. Tu as un don ou non ? »
Adeline poussa un soupir, puis tendit la main devant elle et balaya l'espace, comme pour essuyer une vitre invisible à l'œil nul.
« J'ai perdu la vue depuis que l'on m'a fait ces injections, mais j'ai reçu un don, comme tout le monde. Je peux percevoir les auras et la présence des gens à des kilomètres. C'est dur, éprouvant, j'ai du mal à me repérer, tant il y a de couleurs et d'auras ! Je peux aussi voir ma sœur dans l'espace, même quand elle est dans une dimension parallèle. Les gens ne comprennent pas, mais moi, je sais quand elle est là et où elle se trouve exactement ! Mais personne veut me croire, les gens me prennent pour une folle. C'est pour ça que j'ai voulu me suicider. Mais… »
Elle tendit la main jusqu'à toucher le visage de Sephiroth qui se laissa faire, pour une fois.
« Vous m'avez sauvé. Quand vous êtes apparu devant moi, je vous ai vu. J'ai vu votre aura et celle de vos frères lors du jugement du conseil de Providence, vous avez une aura très spéciale, différente de toutes celles que j'ai pu ressentir jusque-là. Et vous… »
La main de la fillette descendit pour se poser sur la poitrine du général.
« Ma sœur vous aime bien. Et je sais que vous l'aimez bien. Je le sens. Alors, je vous en prie, aidez-moi à la retrouver. »
Sephiroth fit silence, figé par les paroles si franches et directes de cette enfant différente des autres. Si un humain ordinaire lui avait dit ça, il l'aurait envoyé promener et menacé de mourir s'il ne faisait pas attention à ce qu'il disait. Mais cette enfant était différente. Elle avait été bannie dans un monde où l'on devait apprendre avec son âme à percer les mensonges et les illusions dont les humains normaux ne se méfiaient pas, reposant sur leurs yeux. Adeline pouvait voir avec l'âme et parler en conséquence.
« Très bien, dis-moi ce que je dois faire. »
L'enfant sourit. Personne ne la croyait jamais, à part sa sœur. Et cet homme, maintenant. Finalement, c'était peut-être une bonne chose qu'il l'ait empêchée de se tuer.
« Donnez-moi vos mains », dit l'enfant.
Sephiroth les lui tendit. La petite les prit, puis ferma les yeux. L'ex-Général sentit un picotement traverser ses mains, puis une étrange chaleur parcourir ses bras pour atteindre sa tête, puis ses yeux.
Il la baissa la tête, soudain pris d'une violente migraine. Que lui arrivait-il ?
Lorsqu'il releva la tête, il faillit lâcher les mains de l'enfant. Elle… avait changé ! Non, tout avait changé. Tout était noir autour de lui. Il voyait toujours le ciel, les montagnes, les rochers alentour, mais tout était peint en noir et les contours soulignés par de fines lignes blanches. C'était comme une espèce de visualisation en négatif. Les couleurs étaient inversées, et floues. La seule chose colorée était l'enfant. Il pouvait voir comme un léger halo de lumière autour d'elle.
Alors c'était comme ça qu'Adeline voyait les choses ? C'était si étrange !
Lentement, il se redressa. Il détacha l'une de ses mains mais garda l'autre dans celle de l'enfant, et regarda autour de lui. Il aperçut la grotte. Quelqu'un en était sorti et regardait l'horizon vers l'est.
Il mit un moment à reconnaître Kadaj. Son aura était plus forte que celle d'Adeline, elle éclairairt plus d'espace autour de lui, et sa couleur changeait constamment, comme si sa personnalité variait sans cesse. Mais il y avait un halo sombre aussi, signe qu'il était profondément triste. Il pensait à Ariale, évidemment.
Cela rappela à Sephiroth qu'il devait se concentrer. Il fallait retrouver Aéryn !
Il commença à s'éloigner avec l'enfant. Tous deux se dirigèrent vers Providence. Ce fut difficile, Sephiroth trébuchait sans cesse sur des cailloux ou se heurtait à des blocs de roche. Mais Adeline avait bien plus l'habitude d'évoluer avec ce mode de vision et elle ouvrit la marche d'un pas sûr, guidant le jeune homme avec assurance.
Sephiroth était tout de même un peu inquiet. S'ils approchaient trop de la ville, les terriens les verraient et les captureraient ! Mais Adeline n'avait pas l'intention d'aller aussi loin.
Soudain, Sephiroth s'arrêta. Il lui semblait distinguer une forme accroupie sur la droite, dans un petit vallon.
C'était flou, comme un nuage de fumée blanche. Adeline se figea. Elle aussi l'avait vu.
« C'est Aéryn », dit-elle.
Sephiroth s'approcha et tendit la main vers la forme fumante. Sa main rencontra le vide. Évidemment ! Et maintenant, que fallait-il faire ?
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Les draps étaient doux, le matelas moelleux. Ariale se sentait bien. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas dormi dans un bon lit. C'était quand, la dernière fois ? Ah oui, à Providence, chez ses parents, avant de se faire enlever par Dubois puis… puis…
Ariale s'éveilla d'un bond et regarda autour d'elle à toute vitesse, prête à affronter le danger… mais il n'y avait rien ici. Elle était seule dans une chambre. Un autre lit à côté du sien était vide.
La jeune fille sentit sa respiration se calmer un peu. Où qu'elle fût, ce n'était pas le laboratoire de la Shinra. Elle s'aperçut qu'on lui avait enlevé sa tenue d'hôpital. Elle portait un T-Shirt trop grand pour elle qui lui tombait aux genoux. Un pansement recouvrait son bras, à l'endroit où on avait planté les aiguilles des perfusions.
Apparemment, ceux qui l'avaient recueillie ne lui voulaient aucun mal. Ou peut-être avaient-ils d'autres plans pour elle ? Il fallait se méfier.
Elle se leva puis se dirigea vers la fenêtre. Dehors, elle aperçut la rue. Les bâtiments gris et métalliques s'étalaient sous ses yeux. Des gens marchaient à travers la rue, vaquant à leurs occupations quotidiennes. Cet endroit ne lui disait rien. Où était-elle ?
Soudain, un bruit de pas dans son dos l'avertit. Elle se retourna et vit la porte s'ouvrir. Une jeune femme brune entra. Ses yeux se posèrent sur le lit puis, en le voyant vide, elle balaya la pièce du regard pour s'arrêter sur Ariale.
« Tu es réveillée. Comment te sens-tu ? » demanda-t-elle d'une voix douce.
Surprise par tant de gentillesse, Ariale hésita. Prudence, cette femme n'était peut-être pas digne de confiance.
« Vivante », finit par lâcher la jeune fille.
« Tant mieux. Tu veux descendre manger ou je t'apporte quelque chose ici ? »
Ariale fronça des sourcils. Bon sang, à quoi rimait tout ça ?
« Pourquoi vous… Qui êtes-vous ? Et où suis-je ? »
« Oh, c'est vrai, désolée ! Je m'appelle Tifa Lockheart, je suis une membre d'Avalanche. Tu te trouves au 7th Heaven, le bar d'Edge. J'en suis la tenancière. »
« Avalanche ? Vous êtes l'une des amis de Cait Sith ? » demanda Ariale, se souvenant de tout ce dont son ami lui avait parlé.
« Oui. Tiens, ça me fait penser… Cait Sith ! Elle est réveillée ! » cria la jeune femme en direction de la porte.
Cinq secondes après, celle-ci s'ouvrit. Cait sith courut à travers la pièce pour sauter dans les bras de sa maîtresse.
« Ariale ! Tu es réveillée ! »
La jeune fille sourit et serra le chat contre elle. Tifa regarda les deux amis en souriant. Puis, une fois les embrassades finies, la jeune femme dit : « Tu trouveras des vêtements dans l'armoire. Habille-toi puis descends manger quand tu seras prête. »
Une fois seule, Ariale regarda Cait Sith.
« Alors, tu veux bien m'expliquer ce qui s'est passé ? »
« Oh, c'est très simple ! Quand Avalanche t'a retrouvée, on t'a mise dans le camion puis emmenée jusqu'ici. Tu as dormi deux jours. Les autres membres d'Avalanche sont repartis entretemps, ils continuent de chercher Sephiroth et les autres. Mais Tifa, Cloud, Vincent, Nanaki et moi-même sommes restés pour veiller sur toi. »
« Tu veux dire pour me garder prisonnière », dit Ariale avec amertume.
« Quoi ? Oh non ! Je t'assure que non ! Enfin… Peut-être que si pour Cloud, mais… personne ne pense du mal de toi, ici, tu sais. »
« Arrête, Cait Sith ! Je suis une terrienne, une paria et en plus, j'ai passé beaucoup de temps avec Sephiroth et les Incarnés, leurs pires ennemis ! Alors comment ne pas… Aie ! »
Ariale tomba brusquement en avant et se prit le ventre à deux mains. Cait Sith courut près d'elle et se pencha, inquiet. Qu'avait donc son amie ?
« Tu as mal ? Qu'est-ce que tu as ? »
« R… Rien ! Ça va, ce… c'était juste nerveux », dit la jeune fille en massant son ventre endolori.
« Holala ! Dire qu'on n'ose pas appeler un médecin, ils travaillaient tous pour la Shinra, autrefois… »
Ariale voulut lui dire que ce n'était rien, mais au fond, elle était morte de peur. Et si on lui avait injecté quelque chose en plus des somnifères, au laboratoire ?
Préférant dissiper les craintes de son ami, la jeune fille se redressa et alla ouvrir l'armoire au fond de la chambre. Elle finit par choisir un pantalon noir, un débardeur de la même couleur et une chemise blanche dont elle noua les pans au-dessus de son ventre en un nœud. Pour les chaussures, elle dut se contenter de garder celles qu'on lui avait données au laboratoire. Cait Stih se mit en veille tandis qu'elle s'habillait.
Une fois prête, la jeune fille réactiva le robot puis tous deux sortirent de la chambre. Ils descendirent l'escalier quand des éclats de voix leur parvinrent en bas.
Ils descendirent plus lentement et s'arrêtèrent à un tournant de l'escalier. Ils se baissèrent puis regardèrent à travers les barreaux en bois du parapet.
Tifa, Cloud et Nanaki se tenaient près du comptoir et faisaient face à Reno et Rude. Ariale sentit son cœur s'arrêter dans sa poitrine. Oh non, que faisaient-ils là ? Étaient-ils donc de mèche avec la Shinra, en fin de compte, comme elle l'avait craint ?
« Je vous répète que non, je ne vous la donnerai pas ! » dit Cloud, les bras croisés.
« Yo, arrête, Cloud ! Cette fille est dangereuse, et tu le sais aussi bien que nous. T'as vu ce qu'elle a fait à notre patron ? Et toi, Tifa ? Tu oublies ce que l'un de ses copains a fait à Marlène, à Corel ? »
La jeune femme répondit par un regard mauvais au Turk.
« Marlène m'a raconté que cette fille l'a défendue contre ce type. Je ne crois pas qu'on puisse appeler ça un copain, Reno. »
« Mais… mais… Rude, aide-moi, bon sang ! » gémit le Turk en se tournant vers son collègue qui, pour toute réponse, tripota son nœud de cravate en regardant ailleurs.
« De toute manière, votre cher patron a retrouvé sa jeunesse et sa force, dernièrement, pas vrai ? Cait Sith a tout vu. Les labos se sont remis au travail depuis. Alors vous n'avez pas assez de gens à torturer, il vous faut aussi cette gamine ? » demanda Cloud.
« J'sais pas, moi ! Le patron veut qu'on récupère le spécimen, alors on vient chercher le spécimen. »
« Le spécimen ? Non mais, vous vous écoutez parler ? Il s'agit de gens d'une autre planète que vous avez enlevés pour votre profit personnel, vous n'avez pas le droit de faire ça ! » s'insurgea Nanaki.
« Une espèce extraterrestre importée par notre compagnie dans ce monde n'a aucun droit. Elle existe parce qu'elle nous appartient, nous en avons le brevet », dit Rude.
Depuis la rambarde de l'escalier, Ariale serra plus fort les barreaux, en essayant de s'imaginer qu'elle tenait le cou du Turk entre ses doigts.
« Vous perdez votre temps, fichez-le-camp. Sortez de mon bar ! » dit Tifa.
Les deux Turks poussèrent un soupir puis quittèrent les lieux. Lorsque la porte claqua, Ariale se permit enfin de respirer normalement.
Elle se redressa puis descendit les escaliers avec Cait sith. Les trois autres membres d'Avalanche se tournèrent vers elle. Ariale s'arrêta au bord des marches et baissa les yeux, préférant fixer le plancher.
« Viens, on ne va pas te manger », dit gentiment Tifa.
« Tu peux avoir confiance en nous », dit Nanaki.
Ariale se décida à lever les yeux. Le lion parlant, Nanaki, l'intimidait. Et le regard de Cloud la mettait mal à l'aise. Il semblait essayer de la cerner.
« Suis-moi », dit Tifa, décidée à briser le silence pesant qui régnait dans la pièce.
Docilement, Ariale la suivit jusqu'à une table où Tifa lui donna un verre de lait et deux tartines beurrées. Ariale réalisa alors combien elle avait faim.
Une fois qu'elle eut fini de manger, elle s'aperçut que Cait Sith avait disparu. Tiens, où était-il ? Elle l'aperçut posé sur le comptoir, la tête penchée en avant. Il s'était encore mis en veille. Mais pourquoi ?
« Ariale ? »
La jeune fille tourna la tête et eut un sursaut. Un homme avait surgi de nulle part et se tenait debout devant elle. Brun, avec une fine barbe noire, il portait un élégant costume de bureau bleu sombre.
« Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur. »
« Ce… ce n'est rien », dit la jeune fille en détournant le regard, gênée.
« Tu permets que je m'assois, petite sirène ? »
Ariale le regarda en fronçant des sourcils. Personne ne l'avait jamais appelée comme ça sauf Cait Sith. Cela remontait à l'incident où elle était tombée dans la piscine, chez Sonia, lors de son anniversaire. Comme elle avait miraculeusement survécu à la noyade, Cait Sith et ses parents avaient pris l'habitude de la surnommer « Petite Sirène », en référence au dessin animé de Walt Disney. Comment cet inconnu pouvait-il être au courant ?
« Comment vous connaissez mon surnom ? »
« Cait Sith me l'a dit. »
« Cait Sith ? »
« Eh oui. Oh, il ne te l'a pas dit ? Je suis Reeve Tuetsi, celui qui l'a fabriqué et programmé. »
Reeve… Mais bien sûr ! L'inventeur de Cait Sith.
« Tu n'as rien à craindre de moi ou de mes amis, Ariale, dit le dirigeant de la WRO. Cait Sith m'a tout raconté, j'ai visualisé sa mémoire grâce à la caméra intégrée dans son corps. »
Ariale mit un moment à assimiler le sens de ces mots. Visualiser sa mémoire… Cela signifiait qu'il avait vu presque toute sa vie sur Terre, avec ses parents, ses amis, Dylan et tout le reste. Cela expliquait donc son attitude si familière, et le fait qu'il la regardait comme s'il la connaissait. Cela avait quelque chose d'à la fois rassurant et embarrassant.
« Alors… je suppose que vous savez ce que moi et les miens sommes », dit Ariale.
« Oui. Votre monde est étrange, j'avoue. À la fois si semblable et si différent du nôtre. Intéressants, aussi, vos monuments ! La Tour Eiffel me rappelle un peu le mémorial d'Edge. Et les fresques égyptiennes, les temples incas, comme le temple maudit des Anciens où mes amis et moi avons récupéré la matéria noire ! Nous ne sommes peut-être pas si différents que nous le pensons ? »
Ariale se permit un léger sourire. Elle commençait à comprendre quelle partie de Cait Sith appartenait à Reeve, et cela la rassurait.
« Merci de m'avoir sauvée… là-bas », dit la jeune fille.
« Ce n'était rien. J'espérais qu'en échange, tu pourrais nous aider. »
« En faisant quoi ? » demanda Ariale, retrouvant sa méfiance.
« Eh bien, j'aimerais savoir comment toi les tiens êtes arrivés ici. Et aussi, pourquoi tu ne partages pas le point-de-vue des autres terriens. Si tu n'es pas là pour te venger de ce que t'a fait la Shinra, pourquoi parcours-tu la Planète avec Sephiroth et les Incarnés ? Et ces pouvoirs que tu possèdes, d'où viennent-ils si ce n'est pas grâce aux injections de Mako ? »
Ariale comprit qu'elle était partie pour discuter un long moment avec lui. Elle jeta un coup d'œil au bar et vit Tifa occupée à essuyer des verres et Cloud, qui en buvait un tout en jetant des regards dans sa direction. Ils écoutaient aussi, leurs activités n'étaient qu'un alibi pour rester.
La jeune fille prit une profonde inspiration, puis se lança dans un long récit.
Et voilà ! Vous aimez ce chapitre ? Ysa666, j'espère avoir répondu à une partie de tes interrogations concernant l'attitude d'Avalanche vis-à-vis d'Ariale ?
