Bonjour,

Voici le chapitre deux de cette suite de soirée, commençant à entrer dans le vif de l'intimité, n'en dévoilant pas davantage. Ce n'est qu'un début très agréable cependant. Qu'en pensez-vous? Je vous en laisse seul juge.

Je remercie Prolixius5 pour son commentaire, très appréciable.

P.S: Je réponds toujours, en détail, soit par message privé pour des commentaires postés par des membres ou lors de la mise en ligne d'un nouveau chapitre, quand un visiteur commente. En conclusion, je remercie à chaque fois. Alors, ne vous gênez pas pour poster votre avis, positif ou/et négatif. Nous sommes là pour communiquer, s'améliorer, corriger.

Bonne soirée.


J'ai compris pourquoi tout le monde était dingue de Paris. Oh, que oui ! C'est tellement, tellement… Beau. Terriblement ! Je ne pouvais sincèrement pas, ayant rompu avec Nate quelques jours auparavant, non définitif finalement avant que je ne le sache. Confrontée à son insistance qui me vainquit, prétendre que j'avais bu trop de vin, peu faux, mais m'en servant surtout comme issue de secours, celle-ci néanmoins verrouillée, mes oreilles, mon cerveau ne fonctionnaient plus non plus, enlacée dans cette étreinte qui me tournaient, là, la tête. Le connaître à peine, ville étrangère, formuler des excuses, toujours ce type d'excuse inutilement, la tournure fatidiquement incontournable. Je m'apprêtais à payer plus que ma dette pour ce service qui m'avait été rendu vis-à-vis d'Harry Potter, me dégotant ce manuscrit introuvable que m'avait requêté expressément Miranda, par vengeance, voulant encore, sans doute, tester mes compétences afin de voir si j'en étais dignement capable, après m'être retrouvée spectatrice d'une scène maritale à la nature peu compréhensive de la part de son époux. Ecouter stupidement les jumelles, novice dans mes premiers pas de responsable de remise du book, qui m'encouragèrent à grimper les escaliers de la demeure particulière alors que Emily m'avait préalablement motivée de noter quelques recommandations à respecter à la lettre. J'aurais dû m'y tenir. Le diable non habillé, je pense, ce soir fameux, en Prada, m'avait lancé un regard outragé, me mettant alors au défi punitif de trouver ce manuscrit impossible, le lendemain, me propulsant vers une course effrénée dans New-York, palpitant de panique. Je ne voulais perdre mon emploi. Grâce à Christian, je me sortis indemne de cette sentence, dont elle fut très étonnée, n'en dévoilant rien, son brin omniprésent de mépris doucereux maintenu. Épatée, qui conviendrait davantage, avoué secrètement. Un bon point accordé ! J'en décernais un, personnel, au gentleman Thompson, en cette aube de communication tendre, les échanges promettant de se montrer affectueux en ce présent.

Sa stature se plia pendant moins de dix secondes afin de loger un autre baiser au creux, cette fois-ci, du décolleté de mon bustier noir satiné, mains masculines plaquées au dos. J'exaltais intérieurement, l'investigateur de cette audace accroissant mon trouble qui me fit sursautait en secret, à ce niveau. Son magnétisme renversant agissait, toute puissante, y devenant de plus en plus sensible si bien que lorsque sa figure réapparu face à la mienne, mes mains se placèrent, à leur tour, de chaque côté, expression de Christian assurée, ravi même que mes lèvres se montrent cursives envers les siennes, à toute hâte, acceptant volontiers de le confesser, stade de l'indécision dépassé, n'y oscillant plus. Embrassade un tantinet impétueuse, pesant un peu les mots, motivant mes gestes à précipiter le début de son déshabillage en enlevant sans confusion, sa veste après l'avoir déboutonné, ne causant aucune maladresse brusque qui aurait pu abîmer le vêtement de qualité raffinée. Celle-ci s'étala à terre, mes doigts s'employant ensuite à effectuer le déboutonnage de sa chemise gris foncé aux motifs imprimés que je n'eus le temps d'étudier, tri ou quadricolores, ce dont j'avais à la va-vite mémorisé. Goût subtile en matière de mode, assez sûr, en tant qu'homme, bien sûr ! Nous ne pouvons en douter. Ses bras renforcèrent l'enlacement à ma taille, ne m'accordant plus de temps pour poursuivre, exprès ou pas, non définissable, vu son enthousiasme, exaltation, quant à elle, moins tempérée, le baiser s'éternisant davantage sur ma bouche qui en témoignait. Ne sachant où vraiment replacer mes mains, mes bras se renouèrent autour de son cou, écrasant mes lèvres contre les siennes, sentant par surprise un bout charnu s'immiscer à l'imprégnation d'une saveur familière, celle de ce vin en or effervescent. Sa langue en avait été enrobée, me faisant partager ce souvenir gustatif tout récent, dont le muscle amovible enclencha un rythme pétulant.

Ses mains se redirigèrent sur l'ouverture de la fermeture éclair, sa bouche se détacha, regard empli d'assurance, ciblant droit, encore devant, le soutenant sans détourner le mien. Intensité de ce langage-ci échangé d'une façon affirmée durant de minimes secondes avant que ses lèvres ne déposent à nouveau un baiser velouté sur les miennes, chastement, réalisant ensuite l'abaissement de la jupe avec fluidité, attention portée sur sa technique très agile et dextre. La doublure soyeuse caressait le long des cuisses, celles-ci couvertes d'une paire de bas auto-fixant au coloris beige, texture satinée, qui provoquait un contact frais ainsi que de velours. A genoux, à mes pieds, il me fut demandé de passer mes escarpins par-dessus la jupe, neutralisée au sol, obéissant, puis le bout de ses doigts se posa sur les chevilles, effleura, les encerclant furtivement avec gentillesse par ceux-ci. Lorsqu'elles furent désemprisonnaient, il remonta, produisant un frôlement qui fit frissonner mes jambes, effet immédiat qui parcourut, à la vitesse fulgurante, rugissante d'un bolide, la totalité de l'épiderme. Frisson de chair de poule, parfum réservé seulement pour les ultra-sensibles, à vaporiser sur soi en intimité, qui ne peut se consommer sans modération en cas de caresses baladeuses. Frémissement garanti ! A la hauteur des cuisses, ses doigts firent glisser, simultanément, la paire de bas, précautionneusement, avec lenteur et toujours en douceur, me demandant, de nouveau de lever en premier, le pied et celui de gauche, ne détenant les pouvoirs de Wonder Woman afin de m'élever dans les airs durant même un court instant.

-Non frileuse ?

Mon regard s'abaissa en contre plongée, yeux légèrement plissés, sourcils fronceurs à la forme, une nouvelle fois, interrogative, me questionnant, lèvres soulignées par un soupçon réservé. Demande à double voie ? La chambre étant chauffée à la température idéale, ma peau ne souffrant d'une quelconque brise froide intrusive qui m'aurait rendue tremblotante en venant jouer les frôleuses par-là, pour quelle raison m'interroger à ce propos ? Soucieux de ce genre de bien-être ? Non impossible. Mais je crois plutôt que cette question posée, l'expression charmeuse, pupilles luisant d'un désir lascif, timbre posé, coloré d'une suavité non criarde, signifiait Préparée pour affronter la suite, t'aventurer sur cette contrée étrangère et te montrer audacieuse ? Grande probabilité, pour que j'ai réussi à décrypter le sens caché de cette interrogation, de nature explicite malgré la décence de sa traduction. Ma bouche s'élargit en fournissant davantage d'effort avant de répondre avec assurance à mon tour, oui.

-Absolument pas.

-Je l'espérais.

Un sourire malicieusement satisfait se dessina nettement sur ses lèvres, la brillance décuplant de volupté, pouvant distinguer au cœur de son regard bleuté d'azur, sa vague ondulatoire qui mouvait ses courbes charnelles. Rien n'est dissimulé. Ses mains caressantes remontèrent jusqu'aux mollets, prolongèrent derrière les cuisses, stoppant à la moitié du trajet puis en se redressant prudemment, trois baisers s'apposèrent, en créant un espace entre les applications délicatement délicieuses, le long de la cuisse droite, n'enfreignant la limite. La frontière qui séparait sa bouche de la courbure de hanche ne fut franchie. Cela ne m'aurait pas déplu. Dommage ! Son corps déplia dans son intégralité tel un aigle royal, déployant son magnifique plumage, comparaison employée due au port majestueux qui en impose. Pour ce qui était du comportement, celui-ci en était exclu, n'y songeant même pas à cette minute. J'aurais peut-être pu le lendemain si la similitude avait frappé mon esprit. Quand tout se, vous bouscule, ébranle, vous ne savez plus où votre tête doit donner, n'entendant que des morceaux en vrac remuer lorsque vous la secouez. Idées, réflexions, agissements verbales pour riposter, blesser sont malheureusement hors service, nageant, encore une fois, dans une mer floue. Plongeant dans le trouble de nos émotions ou d'une abrupte déception qui vous neutralise presque la parole, n'ayant eu le temps de la munir de munitions tranchantes par son acerbité. Elle aurait été certainement enrayée malgré ce chargement. Le point commun avec principalement, ce trouble émotionnel, fut que j'en ressenti un, à vif, me provoquant, à nouveau, un frémissement jusque dans mes entrailles lors de ses doigts promeneurs qui prirent cette initiative-ci de se présenter à ma poitrine non, pour le moment dénudée, en passant par-dessus les bonnets, s'y attardant d'une manière cependant furtive avant d'arpenter l'épaule de gauche et caresser avec le dos de sa main, ma gorge. Ma tête s'inclina petitement en arrière, une nouvelle fois, lèvres réalisant une minuscule ouverte, paupières, de nouveau closent, éprouvant une onctueuse délectation.

La main se positionna derrière ma chevelure, la redressa à son tour puis sans lâcher, doux, sa bouche s'aimanta sur la mienne. Introduction minutieuse d'une langue qui vous fait travailler à votre cadence. Une sensualité racée, resplendissante dans toute sa noblesse, ma langue en ayant été anoblie. Elle en a réclamé la réitération de l'expérience, non embourgeoisée. Quelle virtuosité, dont votre muscle a fait preuve, mon cher Christian Thompson ! Je me suis régalée. Ce qui s'enchaîna fut cursif, à nouveau, par rapport à mes gestes que je sollicitais lorsque ceux-ci s'engagèrent sur la suite du déboutonnage de la chemise raffinée sans pour autant arracher les boutons de celle-ci, même hâtivement. Mes doigts plutôt non possédés par la gaucherie, se dépêchaient d'achever cette besogne sous la supervision de son propriétaire qui y tenait beaucoup, devant penser avec un trait d'humour, émis muettement, à mon égard Ne me l'égratigne pas, la pauvre ! Un tissu de coton innocent ! Si ce genre de remarque ne fut extériorisé est que lorsqu'on est poussé dans le noyau de ce feu d'action, l'usage de la parole est cadenassé par une jeune ardeur qui s'incruste, prenant de l'ampleur par son augmentation du tout frigide. Chemise retirée, délaissée sur le sol, formant un face à face à proximité avec ma jupe qui la salua bien. Ses mains se reposèrent sur mon visage, ses lèvres se ruèrent sur les miennes, de nouveau, intrusion d'une langue, là, directive, dont j'étais sa, propriétaire. Frappée par une fougue à l'impétuosité un tout petit peu maîtrisée, disant un tout petit peu. De l'audace qui se réveillait pour le plus grand contentement de celui qui l'espérait fortement, le confirmant après oxygénation renouvelée.

-Je décèle immédiatement le talent quand je le vois.

Large trait tracé sur ses lèvres par un sourire comblé, riche en éclat qui le fit prononcer mon prénom, l'œil pétillant de motivation.

-Andy.

-Alors c'est que tu ne t'es pas trompé.

Je répondis, le ton assuré avant de monopoliser, encore, et réciproquement, sa bouche, abusant tous deux de ces gourmets de baisers à l'excès qui ne nuisaient à la santé. Au contraire, très bénéfique ! Mes bras s'enroulèrent à nouveau autour du cou, le baiser en cours se tempérant, ses mains récidivistes plaçaient au dos, se laissèrent glisser une deuxième fois sur la forme ronde de mon fessier, une prise d'aise familière, sans s'en excuser, non réprobatrice, la permission de ce type d'attitude avait déjà été validée. Quand même ! Elles stoppèrent leur marque en dessous puis d'un mouvement musculaire tonique, solide, mon corps fut soulevé, mes pieds quittant la terre ferme, raccrochée à lui fermement avant de resserrer mes cuisses à son bassin, jambes partiellement superposées derrière, m'y agrippant en toute sécurité. Position vécue avec Nate également, souvent, et en dernière date quand j'avais eu l'idée rusée de lui montrer le haut de ce bustier de lingerie à l'ornement noir, vert, cousu de dentelle noire partout, après déboutonnage de deux, trois boutons de cette robe fluide, kaki, qui avait affriolé ses sens. Au moment où Christian décida de me transporter en direction de la chambre, me le remémorer, n'avait traversé mon esprit dont celui-ci faisait alors preuve d'infidélité. Le rappel se manifesta en décollant de Paris. Dans cette situation inédite, que je vivais intimement avec un plaisir pécheur, sensation absente de culpabilité qui ne risquait du tout de me tirailler les entrailles, le reste, je le confesse, s'était légèrement évaporé, accordant une place à cette entière liberté de concrétiser cet appel à la luxure prénommée Christian, Christian Thompson. Quelles diableries! Avec précaution, je fus basculée sur le jeté de lit au coloris glacé d'un beige foncé au style très chic, son corps ne se faisant point prier pour se coucher sur le mien, un baiser soudé maintenu avec succulence, me mettant les papilles en émoi, sa langue frétillante sur la mienne. La poursuite de ces préliminaires commençait à devenir sérieuse quand le visage de l'admirable écrivain envers lequel je m'étais montrée admirative, pour son travail a trait aux lettres, en subjugation lors de ce face à face extraordinairement mené au fur et à mesure, un peu plus tard, descendit lentement, après avoir brisé, temporairement, l'union aimante et chaleureuse des lèvres, attachées pourtant l'une à l'autre, celles-ci survolant de la gorge, d'une façon proche, au-dessus du nombril, avant que le bout des doigts, avec délicatesse, ne relève le bas du bustier, à ce niveau.

Ses mains se placèrent à ma taille tandis que sa bouche commença à semer, de nouveau, de très doux baisers à partir du dessus du nombril, donc, qui me chatouillaient légèrement d'une façon agréable, évidemment, esquissant sur mes lèvres cette sensation éprouvée, paupières encore refermées avant de délimiter la ligne de franchissement, arrivé au ventre. Rien ne sert de se précipiter, il faut faire languir à point, se faisant désirer ! Ce n'était pas vraiment le cas mais sait-on jamais. Une devise d'amant que j'aurais peut-être bien entendu de la part de son inventif intellect, celle-ci remaniée voire carrément changée de la fable de Lafontaine Le lièvre et la tortue, poète français, connaissant comme n'importe quelle personne curieuse d'esprit qui se respecte, se nourrissant de culture général hors de nos frontières américaines. Ma sensibilité y attache une importance particulière. Vivre, mourir sotte, telle n'est pas ma devise ! Sa bouche repris le sens inverse de la route en remontant, ses mains s'enfilèrent audacieusement, avec ce toupet assumé, d'une manière minutieuse, sournoise, sous les côtés du bustier, retroussant celui-ci jusqu'en dessous des bonnets. Un passage frayé, initiative maline effectuée, afin de permettre aux lèvres de s'aventurer un tantinet plus loin sur ce chemin qui me fit exprimer mon premier soupir de plaisir, ma respiration rencontrant une baisse de sa vitesse moyenne due à un ralentissement non si soudain.

On ne n'en prend pas suffisamment conscience, acquis de ce réflexe vital auquel on apporte une attention banale, considéré comme normal mais respirer au ralenti se produit méthodiquement surtout quand le corps d'une femme s'éveille, réceptif à l'arrivée d'une vague d'une hauteur encore peu effrayante, ne ressemblant à un gigantesque mur d'eau, qui vous fait simplement sauter par-dessus, agitant quand même vos sens, bondir brutalement votre cœur, accélérant ses pulsations cardiaques causées par l'adrénaline, l'appréhension aussi que vous soyez englouti. Je m'enfonçais, toutefois, dans une sensation, là, qui m'était moelleuse ainsi que émoustillante. Lèvres contre ma peau, au minimum entrouvertes, une nouvelle fois, il était probable que la taille de la vague se confronte à moi, moins indulgemment. Son corps se redressa de quelques minimes centimètres sur le mien, son visage se rapprocha, mes yeux se rouvrirent, regard réciproque ramené à la confrontation, mes mains amenées à coiffer sa masse d'or à la nature bouclée, celle-ci suscitant leur intérêt. Le joli homme au faciès de chérubin qui transparut sur cette figure dégagée ! Silence d'ange, acte de vaurien qui allait incessamment sous peu aboutir à mon égard. Mes paupières recouvrirent ma vue, à nouveau, en même temps que le visage de Christian se replongeait au creux de mon cou après avoir évincé la partie droite de ma chevelure, partant s'étaler sur l'oreiller, pour mieux gagner en visibilité ainsi qu'en toucher oral, afin de ne pas faire subir cet inconvénient à sa bouche, jugé comme une embûche mais non insurmontable. Personnage une fois cerné, on prend conscience que son tempérament n'est du tout du genre à se dérober, renoncer, envers une broutille pareille aussi insignifiante, persistant avec insistance et signant. J'en reçus confirmation dans les coulisses des défilés.

« -Vous devez travailler ce soir ? »

« -Non. En fait, Miranda à un dîner. »

« Donc, vous êtes libre.. Ah ! Mais il y a le problème de votre petit copain. »

Vu mon expression qui afficha l'éloquence spontanée de cet abattement léger suite à cette réflexion futée, le regret qui fut émis avec ironie, compatissant hypocritement vis-à-vis de cette séparation avec Nate, ne pouvait que renforcer, plus tard, ma perception claire envers sa personnalité de charmeur.

« -Non ! Ne me dites pas qu'il n'y a plus de petit copain ? Je suis vraiment, vraiment, désolé. »

« - Quel hypocrite ! Vous n'êtes pas désolé du tout. »

« -Non, c'est vrai, pas du tout ! A quelle heure je passe vous prendre ? »

Hésitante, ne sachant comment réagir, quoi répondre, pressée de nouveau par les secondes, je m'éloignais afin de m'empresser de rejoindre Miranda qui se situait à quelques mètres de nous, droit devant moi, laissant ouverte, sa proposition d'invitation, un encouragement de ma part exprimé d'une manière confuse, par un geste de ma main, non maître d'elle-même.

« -Je vous appelle ? »

« -Euh ? Oui. »

L'air malicieux, diablotin, certainement, qui a dû se dessinait sur ses traits faciaux, certifiait assurément l'opiniâtreté de ses assiduités. Quelle belle obstination conduite jusqu'à obtention de ce que l'on convoite ! Ne (re)doutant vraiment de rien ! J'en fus la preuve à conviction vivante et sur, dans ce lit. Ses lèvres qui se mirent à torturer avec excitation, adjectif lâchée hors de sa cage, l'hélix, lobule de l'oreille après avoir arpenté le cou sur lequel celles-ci embrassaient à pleine générosité, y mêlant à un fugace instant, une pointe de ferveur, où j'en sentis une aussi, un peu humide, tracer sa fine empreinte aux mensurations plus que mince avant que sa bouche ne rejoigne l'organe auditive qui a pour légende d'être sensiblement érogène pour la femme. Une authentique réalité, en effet, qui accrut cette sensation émoustillante, se formant au niveau du plexus, pour ensuite cheminer en vitesse jusqu'au creux de l'estomac, dans mon cas. Mes mains sédentaires, étaient restées posées au sommet de cette plaine luxuriante de boucles, mes doigts s'enfouissant dans ce beau blé doré, yeux qui conservaient ses volets clos tandis que la délectation qu'exprimer mon visage, s'épanouissait en radieuse parole, lèvres davantage entrouvertes que précédemment. L'art et le raffinement de titiller une oreille, qui me poussèrent à libérer un deuxième soupir, une nouvelle fois, coloré de plaisir, mon esprit légèrement chancelant qui put m'entendre, cependant, murmurer d'un ton un tout petit peu enivré.

-Christian.

Impossible de résister à l'irrésistible marque de désir probant qui m'était témoigné, certitude prouvée alors, de mon tempérament, cette fois, totalement vacciné contre la frilosité. Il ne valait mieux pas. Lorsque ses lèvres terminèrent de taquiner l'oreille, éprouvant une ivresse neuve, dont celle-ci se différenciait toutefois, en conservant malgré tout ce point commun existant entre la brume que provoque l'alcool à l'esprit et la température des sens qui commence à frémir avant de s'élever à l'ébullition, le résultat apporté revenant à l'identique, sa jolie figure refit son retour face à la mienne, mon regard releva les volets durant une brièveté, se refermant de nouveau, ne cessant d'ailleurs, à l'impact du baiser qui avait déjà perdu son comportement de bienséance. Cette pointe charnue, baignant constamment dans une nappe d'humidité, s'était insérée confortablement, avec aise, à l'intérieur de ma bouche, dont le mouvement du tournoiement s'exécutait d'une façon gracieuse, entremêlant, le cas de le dire, une plume de douceur savoureuse. La gourmandise en langue par excellence. C'est.. Divin ! Ma bouche, langue suivaient sa règle tout en sentant une naissance de moiteur qui s'était localisée entre la région pectorale, celle de mon buste, plus exactement entre mes seins ainsi que sur ma nuque.

La résidente prénommé tiédeur accentuait le trouble qui voltigeait quelque peu au niveau du thorax, ne pouvant, bien évidemment congédier, tant ce sentiment me dominait, déterminé comme transcendant, me faisant planer tels que les symptômes indésirables qu'une drogue engendrerait, en temps ordinaire. Sans doute ce qui devait s'émanait, même très certainement, de ce cher Thompson. Tendre, doux, vitalité stimulante, sa condition physiologique assez enflammé à ce moment. Quelle 1idiosyncrasie ! Le lien humide se désolidarisa, mes yeux se rouvrirent après que sa tête se soit relevée un tantinet, face à face entretenu, mes mains descendues sur ses omoplates musclées, mes lèvres qui s'apprêtaient à se languir des siennes. Le flair de l'homme, effectivement, reconnaissant celui-ci, brillant. Le bout des doigts de sa main droite se dirigea vers la ligne, cette fois-ci, gauche du cou, initiative de l'effleurage entreprise de nouveau, descendant jusqu'à l'épaule sur laquelle le pouce, index abaissèrent la bretelle du bustier. Ses lèvres s'y approchèrent, déposant un baiser à cet endroit avant d'entamer une déviation vers le bonnet de gauche, naturellement, où un second, chaste, fut adressé, au-dessus, sans que le sein ne soit dénudé. Véritable gentleman même sur un lit, pour l'instant. Un frisson léger me fit trembler fugitivement, la petite secousse qui s'empara de mon corps se ressentit cependant, non comparable à un grelottement. Cela aurait été excessif comme ressemblance.

-Tu n'as pas froid, au moins ?

Mon bien-être, encore, le rendit soucieux, une préoccupation un peu plus sérieusement émise, tête redressée, son regard me prenant comme cible, désemplit d'une lueur de prédateur. Attitude comportementale, abstinente de primitivité. Christian n'avait rien d'un goujat dans une chambre. Attentionné, attentif, généreux, ne bâclant aucun détail du corps féminin. Si c'était aussi pour pouvoir assouvir son désir, cela pouvait sembler bien égoïste. Intérêts de mâle satisfait. Alors, j'étais parfaitement disposée à rivaliser, en me comblant également lors de ce sport en pièce à coucher.

-Non. Un réflexe, rien de plus. me justifiant avec franchise sur un timbre réservé, bas, tel un chuchotement.

-Je croyais que tu n'étais pas frileuse, Andy ?

Ah ! Cet air ! L'espièglerie, expression qui démontrait visiblement que cette faiblesse faite femme, l'arrangeait avec enchantement, comme toujours en fin de compte. Je sollicitais l'assurance afin que celle-ci me secoure et m'en retransmette. Merci. J'en serais redevable.

-Mais, je ne le suis pas, Christian. J'ai simplement laissé l'effet que tu me fais, s'exprimer.

-Aaaah !

Flatté, ravi, touché dans son orgueil. N'est-ce pas, monsieur l'écrivain doué ? Comment n'aurait-il pas pu l'être ? C'est un homme après tout !

Je m'exclamais à mon tour, endossant le rôle d'une charmeuse, aussi, que je contrôlé d'une manière talentueusement plausible, me sentant sincèrement ainsi. Des yeux masculins qui se posent sur votre personne avec magnétisme, vous insufflent de l'aplomb pour incarner ce type de personnage.

-Il se peut que mon intuition me souffle que cet effet risque de progresser en ce si bon chemin.

-Je n'en doute pas.

Ma bouche s'étira avec une douce, élégante largesse, convaincue à propos de cette prémonition divulguée amicalement. Son attention, donc, se reconcentra rapidement où ses lèvres s'étaient arrêtaient, pouce, index, celles-ci, réitérant l'opération de l'autre côté, partie droite. Le baiser qui fut apposée au-dessus du second bonnet, se prolongea légèrement, glissant ensuite vicieusement ses mains sous le bustier avant qu'il ne me soit retiré lentement. Poitrine à nu, j'avais été mise dans une position vulnérable, confirmant avec évidence, dans ma tête, que mon corps n'était pas à son dernier coup de frissonnement. Promesse de propagation, profusion de son essence pure.

1idiosyncrasie :Manière d'être de chaque individu.