Mes mains débutèrent l'abaissement du pantalon jusqu'en dessous de son caleçon en soie multicolore aux motifs de fleurs sur fond rouge pourpre, qui portait la marque Ralph Lauren sur la taille élastiquée, logo noir de petit format non clinquant cousu sur le devant de celui-ci, le célèbre poney distinctif brodé sur l'ourlet Polo. Christian suivait l'élégance classique de la mode en matière de sous-vêtement également, honorant ce sans faute. Mes mains glissèrent sur ce textile luxueux, avec convenance, ce ludisme d'effleurement se disjoignant, sa bouche maintenue d'une façon un peu plus entrouverte que la mienne ne l'était avant qu'elle ne s'étire à demi, par une séduction espiègle, pupilles en dilatation, conquis par mon cran du partiel déculottage, celles-ci en train de 1fulgurer. Ses lèvres s'orientèrent ensuite, après avoir rompu cette intense face à face oculaire, vers mon oreille droite qui fut frôlée d'une façon fugitive, se lovant avec 2 célérité sur la région sternocléidomastoïdien pendant que mes mains baissaient davantage le pantalon au niveau du biceps fémoral, symétriquement, ne possédant des muscles à rallonge pour mes bras, l'impossibilité donc de persévérer dans le déshabillage. Etant un homme plein de ressource, il se débrouilla pour terminer celui-ci en faisant gesticuler sereinement ses jambes afin de se débarrasser du pantalon qui était devenu importun, y parvenant adroitement. Le tissu du vêtement glissa sur mes jambes, entendant le bruit de la boucle de ceinture raisonner au moment de sa chute sur le sol tel un fracas qui ne 3 fomenta pas notre déconcentration, sauf peut-être l'envolée d'une chaise qui aurait été l'œuvre, encore, d'un esprit frappeur, dans l'unique but de saboter cette alliance explicitement flagrant.
Son visage ne s'était pas délogé, remarque sardonique à son encontre, non, proférée, qui aurait été comprise comme de l'ironie, dérision, me doutant de la capacité princière que son esprit avait à exploiter vis-à-vis de ce genre d'humour intellectuel que je ne critique pas. Ma tête s'inclina, à nouveau, un tantinet en arrière lorsque ses lèvres tamponnèrent ses 4 sempiternels doux baisers, ennoblissant partiellement mon cou avant de stopper à la clavicule. Mes bras se replièrent de chaque côté, ma détente avait atteint son paroxysme, en m'abandonnant in extenso. Je savourai au centuple la douceur de sa bouche entrouverte qui cheminait jusqu'au creux du cou, sur ma gauche, aspirant expertement avec 5 pianissimo néanmoins, la fine peau, remontant ainsi à la cible maîtresse, celle de l'oreille, débutant à échelle inférieure, en emprisonnant d'une manière subreptice le lobule avant de gravir l'hélix. Celui-ci reçu, à son tour, un léger mordillement, mélangé à un minime sucement qui fit augmenter la rythmique de la pulsation cardiaque, mon ouïe captant le tambourinage de mon pauvre cœur affolé sans omettre mon excitation dont sa vibration s'était nichée au centre de mes entrailles. Yeux fermés solidement, lèvres ouvertes, l'extase parcourait mon être, sentant une seconde brise ultralégère qui souffla un nuage tiède, involontaire ou pas, m'en moquant, enveloppant de la conque jusqu'à l'antitragus de ce que constituait le pavillon de l'oreille, chamboulant, à la limite du scandaleux, mes sens complètement déracinés, éprouvant alors cette sensation déroutante d'un flottement comme si mon âme se séparait de mon corps tel un état second, ma bouche ondoyant de nouveau par une suprématie de ma délectation. La main de sieur Thompson évinça par la suite, davantage ma chevelure, de ce même côté, plaçant sa bouche sur la zone de la grande fosse supra-claviculaire, qui m'obligeait, encore, à pivoter la tête un peu plus vers la droite, ne profitant toujours pas de la vue de cette fenêtre, située à distance. Toutefois, je n'aurai pu que visionner la nuit, couverte par ses pierreries précieuses cristallisées, éblouie par cette brillance ainsi que lunaire. Ma foi, inutile, voyant à cette seconde, comme un flash, l'apparition d'étoiles dans ma tête de la taille de celle de mes boucles d'oreilles de forme analogue avec cet astre luminescent. La bouche aspirante ne possédait quand même cette force d'avaler malencontreusement, de travers, l'une d'elles, se coinçant dans la trachée artère, prêt à s'étouffer. Un second sabotage causé par une stupide maladresse de sa part qui l'aurait châtié. En route aux urgences ! Un séjour mémorable, oui, autant pour lui que pour moi, la culpabilité me tiraillant.
Aucun accident de ce type ne s'était, par chance, produit si ce n'est ce tiraillement déclenché par l'exaltation de mes sens dont son effervescence allait grimper crescendo. Sa bouche se caressa sur cette région, s'épandant en diagonale, jusqu'à la limite de la zone cervicale postérieure, ouvrant à grand angle ses lèvres, pointe de sa langue qui se manifesta pour n'effectuer qu'une remontée immédiate vers le derrière de l'oreille, bouche frôleuse simultanée. Je ravalai ma salive avec une modique difficulté, ne pouvant qu'écouter en même temps le tempo infernal que produisait mon muscle cardiaque, un boum, boum tapageur. Ses lèvres contournèrent le pavillon, descendirent sur le lobe, le prenant en otage avant de le libérer rapidement, rendant ma respiration haletante, la moiteur corporelle qui s'accentuait de plus belle également. Des petits baisers veloutés, administrés, comme à chaque fois en douceur, vinrent se localiser le long de ma mâchoire, côté inchangé, s'étendirent à la région mentonnière, sentant uniquement la caresse de sa bouche avant que sa lèvre supérieure n'effleure d'une seule traite la mienne, supplément d'un baiser rajouté, du bout. Celle-ci couronna une symétrie sur la partie droite de mon visage, agissant avec fidélité, la participation de son organe charnu qui corsait par contre ce témoignage sensuel en se montrant davantage actif et chaleureux, associé toujours à la délicatesse. Le brouillard régnant déjà dans mon esprit s'était densifié, celui-ci courant tout droit vers la perdition.
-Oh, Paris, mère de dieu ! Comme c'est bon ! me mettant sans dessus, dessous.
Cette pensée émise secrètement, exclamait son vertigineux enthousiasme, proche de la syncope, mes sens à la transcendance renforcée. La figure de l'amant me refit face quelques secondes plus tard après avoir murmuré son surnom favori au creux de mon oreille droite, suavement, mon ouïe percevant une tonalité légèrement souriante, à nouveau, dans sa voix qui conduisit ma bouche à ébaucher une demie esquisse, celle-ci coloré d'une ivresse un tantinet sommaire.
-Ma très exquise, Miranda girl.
Une poussée 6 touffeur crût sur mon visage, craignant l'irruption d'une érubescence avec soudaineté dont je n'aurai eu le choix que d'assumer. Au diable cette émotion gênante ! Je m'en moquai, bien là aussi, de toute manière, emportée par le courant de cette dénommée lame Christian. Mes paupières se rouvrirent sans hâte, mon regard malgré flou le fixa, ce défaut de vue se rétablissant sans paraisse. Mes yeux se réglèrent alors sur un tracé de malice qui soulignait ses lèvres pendant que du bout des doigts, un effleurage tendre s'adressa à chacune de mes joues, celles-ci peut-être un peu rosies, qui sait. Cependant, je n'en n'eus écho, détail certainement jugé de superflu dû à la tension érotique, dont sa dominance devenait sérieuse. Son parfum de bois de cèdre, pamplemousse, embaumait sa peau, note à la fois fraîche, subtile, épicée, c'est le mot, de virilité non machiste, rehaussé d'un, je ne sais quoi de sophistication. Mon odorat humait malgré lui cette senteur qui détenait une magie envoûtante de sa masculinité.
Son visage se rapprocha à nouveau, un baiser adressé cette fois à chaque commissure de ma bouche, la stature de son corps se rabaissant ensuite afin de reconduire la promenade de ses lèvres comme antérieurement. Le circuit touristique reproduit bien sûr le même parcourt, du moins pour prolonger cette assez longue préface indécente, qui se rendit plus coquine au cours de l'itinéraire sur lequel d'affectueux, doux baisers le sillonnait. Ceux-ci firent le tour global du sein gauche, extériorisant par ce délicieux contact, un soupir allongé, bouche de nouveau entrouverte, ondoyant encore d'un plaisir excitateur. Quant à la sienne, elle tournait autour, épandant à lenteur respectée, son affection qui se consolidait. Ses lèvres réitérèrent le divertimento délicat du frôlement sur le sillon mammaire avant de baisoter le téton qui se redéveloppait à cette familiarité orale. Je sentis juste un minime bout humide le toucher fugitivement, bouche par contre, approfondissant l'embrassement accordé à ce bouton de lotus qui se raffermit au fur et à mesure de l'attention apportée. Je déglutis sans m'en étrangler, me tenant au bord, cependant, d'une imminente montée d'excitation qui augurait sa prépondérance par la suite. Ses lèvres ne faisaient preuve d'aucune avidité ni vivacité, préférant favoriser une action sensible, raffinée, soignée qui accentuait mon désir. Celles-ci stoppèrent, restant immobiles durant quelques secondes mineures dessus puis s'y aimantèrent en réalisant un furtif va-et-vient, doucement avec finesse sans procéder à une aspiration rude, à une aspiration tout court ce que je trouvai bien plus érotique, ressentant le durcissement du téton a gré de ce glissement buccal. Mon cœur maintenait la vitesse de ses battements, subissant un léger martèlement vibratoire au bas du ventre tandis que ma respiration se déréglait davantage dû à sa saccade incontrôlable. J'avais l'impression d'avoir été réincarnée en un équipement, pour crève tympans, de voiture, appelé baffles, mon rythme cardiaque cognant aussi bruyamment que celui-ci aurait pu jouer un concert de fête techno. Le hurlement du cœur !
Ma bouche se pinça tant ce plaisir qui m'était procuré, commençait à galvaniser mes sens, craignant très bientôt qu'il ne m'ébouillante l'épiderme. Brûlée au deuxième degré. La libération du téton s'exécuta ensuite, calquant sur cette excitante appréciation, celle-ci transférée sur le sein de gauche qui attisait, plus encore, mon appétence. Paupières closent, je m'en délectai et meilleur cela devenait. Mes mains vinrent se poser bravement sur sa belle masse d'or bouclée, mes doigts la froissèrent sans la tirer, encourageant messire Thompson, sans qu'il ne se sente forcé, à remonter sa figure, ses lèvres après qu'elles aient, à nouveau, savoureusement achevées leur œuvre, jusqu'à la gorge où nul attardement ne se fit. Le face à face se cultivait, présence de sa bouche sentit proche de la mienne, ce qui amena mes yeux à se rouvrir, un tic inlassable. Sa main balayait ma frange une nouvelle fois avec tendresse, la positionnant rapidement sur la partie faciale droite de mon visage, mes lèvres s'offrant, de nouveau, à l'instamment baiser qui rentrait en collision. Mes mains conservèrent leur place sur la chevelure, introduisant mes doigts à l'intérieur de cette épaisseur toutefois, pendant que ses mains se dégageaient afin de s'exporter sur les courbes très aimables de ma taille. A l'instant où celles-ci s'installèrent, sa bouche s'entrouvrit un peu plus largement, inséra sa lèvre inférieure entre les miennes, dominant ma lèvre supérieure par la sienne qui la recouvrit. Le baiser se détacha, ma bouche fut embrassée, encore, du bout de ses lèvres avant d'attaquer généreusement comme rue de la bûcherie mais en enrichissant, dans ce climat intime, la langue de ce pays qu'il connaissait passionnément comme le fond de sa poche, en effet, étant sa ville préférée dans le monde entier, ce que ce baiser à la fois langoureux et affirmé en douce sensualité confirmait. Si mes émois de femme étaient chamboulés, j'entendis sa voix rassurante me redire, alors que je me croyais perdue lorsque nous descendions cette fameuse rue.
« -Soyez tranquille. »
Je l'étais.
Sa bouche monopolisatrice soumettait une pression avec une goûteuse surabondance, ma langue endurant par la même occasion la succulence harmonieuse de sa seigneurie qui incluait une petite quantité de 7 ténuité en alternance. Cette synergie fusionnante était un mélange d'onctuosité, de moelleux entre sur et dans ma bouche, celle-ci s'aimantant, à son tour, à ses lèvres fermement. Mes doigts devinrent un tantinet fouilleurs, sans écheveler sa masse de blé bouclée, durant une fugace minute tandis que le baiser délicatement gourmand haussait autant ma chaleur corporelle que la sienne ainsi que la pulsation cardiaque qui tapageait de plus belle encore, jusqu'à mon cerveau. Ma langue avait assidûment assimilée celle de Molière, tourneboulée par la virtuosité de ce langage qui avait mis mes sens en subjugation. La pratique se rompit de nouveau, haletant davantage que lui, mes yeux s'ouvrirent pendant une minorité de seconde, un peu voilés, le refixa, bouche à six millimètres, approximativement de la mienne timidement entrouverte, se languissant déjà. Je souhaitai un renouvellement d'exercice oral afin de pouvoir perfectionner mon français et aboutir à l'excellence de cette langue qui était dotée d'une savante prouesse. Un autre baiser fut déposé, du bout de ses lèvres, tactique utilisée pour apporter de la tempérance, apaiser cette adoration emplie d'un soupçon de ferveur ainsi que maintenir une certaine emprise qui l'avait sur moi, suspectant que celle-ci soit petitement délibérée qui ne me dérangeait vu la posture douillette dans laquelle je continuai de me prélasser, m'embarquant vers une exploration de plus en plus pénétrante. Les commissures furent à nouveau, chastement baisées, mes paupières se refermèrent, sentant une dernière marque d'affection de sa lèvre supérieure se poser sur ma lèvre inférieure, déglutissant une nouvelle fois, le souffle légèrement court. Sa bouche descendit ensuite vers la fosse claviculaire du milieu, s'y apposa au niveau du sternum, pareillement, dessus du nombril, avant de finir cette trajectoire expédié au bas ventre, mains ne se délogeant pas de ma taille contrairement aux mes doigts qui s'étaient retirés de ses cheveux. La région fut baisotée sur l'intégralité de sa longueur, mes bras se remontèrent, prirent une pose à l'horizontal, encore, se repliant à moitié. Mes lèvres ne cessaient d'onduler de plaisir, ma tête effectuant à ce moment un pivotement semblable en direction de la fenêtre, orientation sans doute de prédilection inconsciente. Les doux petits baisers se mutèrent par un embrassement davantage riche, accaparant la mince peau par sa bouche dont celle-ci s'enfonçait un peu, sans brusquerie avant d'embrasser à pleine lèvres. Je devins de plus en plus dingue de Paris, l'esprit totalement étourdi, ébahie par la découverte de son monde étranger, exotique d'érotisme mais de sensualité à cet instant. Je pus, sensiblement, ressentir l'enjouement que ses lèvres soulignaient en s'impliquant de cette manière, qui donnèrent la sensation d'aspirer ces parcelles de ma peau, savourant avec exultation les baisers voluptueux. Déclaration d'aveu muette, ne pouvant refouler, que je clamais dans ma tête Tant envie de toi, Christian Thompson ! Il savait comment (se) faire désirer, (par) une femme en toute beauté sans tromper sur ce genre de marchandise que j'aurais pu abjurer à propos de facticité. J'allais découvrir avec abasourdissement que sa moralité n'était qu'une contrefaçon.
Bassesse!
Sa bouche se dirigea vers la courbe de la hanche gauche, se caressa furtivement sur le tissu du slip de cette côte arrondie, faisant intervenir ses mains à ce niveau avant de dénuder avec petitesse, la partie de ce corps puis souffler sur toute l'étendue de la hanche gauche à celle de droite comparable à ce vent intertropical prénommé Alizé. Sa tiédeur se répandit en direction du ventre ensuite, insista sur le nombril, remontant doucement vers la poitrine où cette immigration atmosphérique cessa, relayée, de nouveau, par des baisers suaves qui se mirent à la joncher, oubliant d'esseuler les tétons qui furent baisotés derechef, avant de retourner sans attendre sur la région du ventre sur laquelle ses lèvres s'enfoncèrent une deuxième fois, sentant leur humidité lors de l'ouverture de celles-ci qui descendirent plus bas, cette fois. Un soulèvement d'inspiration, tel un mur d'eau gigantesque, me prit par surprise, se bloqua durant une instantanéité, ma respiration s'opprimant quand les baisers s'intensifièrent, toujours, pleinement. Cette sensation de moelleux s'accrut, mon esprit sur le point 8 d'extravaguer, l'impression de flotter au-dessus du lit ne m'avait jamais paru aussi réaliste. Mes jambes se fléchirent de nouveau, les mains de Christian se déplacèrent à l'arrière des cuisses, comme précédemment, s'adonnant à une caresse lente qui s'accomplit du bas vers le haut, du haut vers l'arrière du genou, effleurement exécuté par la suite du bout des doigts, procédant dans le même sens tandis que la bouche s'élevait encore, ses mains remontant simultanément, jusqu'à la taille, emplacement certainement qui s'ajoutait à celui de ses favoris, mettant fin à l'effleurage mais non à la caresse glissante, peau contre peau que son corps effectuait pendant sa montée. Le bout de ses doigts délaissa rapidement ma courbe seyante afin de grimper tout en douceur jusqu'à la limite de la région mammaire latérale sur laquelle celui-ci réalisa un frôlement aussi léger qu'une plume, inspirant une nouvelle fois avec une profondeur d'une spontané instinctive avant d'extraire un soupir davantage éloquent. Le visage de Sir Thompson se tint ensuite à la hauteur de mon menton qui fut pris entre le pouce, index, sa stature s'avança encore sur mon corps d'une manière minuscule, sentant la proximité de ses lèvres qui se hissèrent carrément au niveau des miennes, s'entrouvrant exprès à son approche.
Elles se reposèrent, le mouvement se remirent en activité à un rythme méthodique, immisçant sa tactique de déférence L'art du baiser velouté du bout de la bouche. La délicatesse personnifiée que la mienne suivait avec loyauté, m'embrassant généreusement quelques secondes après la remise en condition. La noblesse française s'invita, accueillie très chaleureusement, ayant déjà pu faire preuve d'une avenante sociabilité à son égard et réciproquement pour le plus immense de notre délice, pendant que le bout de l'index, majeur, auriculaire de chacune de ses mains, adressait un toucher soyeux, frôleur sur le pourtour des seins. Lorsque le gentil accaparement du menton en fut délivré, mes bras en profitèrent, imprévisiblement, pour s'orienter vers la jolie figure de Christian où mes mains se placèrent de chaque côté sans avoir besoin de rompre temporairement l'un tantinet fervent baiser dont nous étions les victimes consenties. Nos langues se mélangeaient subtilement, lèvres se conjuguant à merveille, complètement encollées. Mon esprit toujours conscient répétait cette phrase, celle-ci réappropriée, d'Emily, à sonorité, cependant, de voix fortement porteuse C'EST DIVIN ! Ne pensant plus à ce toucher caressant qui était déclaré à ma poitrine, mes mains quittèrent le visage, se déplacèrent, encore, sur les omoplates, appuyèrent afin de resserrer l'étreinte, permettant la réactivité de ses mains de se retirer afin de ne pas être écrasées de justesse. Ce fut à mon tour de me désolidariser de ce baiser plus qu'exquis et m'armer d'initiatives pour accentuer, pimenter le désir de l'un comme de l'autre malgré que la naissance d'une protubérance avec qui je fis connaissance, se montrait très enchantée. Oh !
Je ne rougis pas à ce type de manifestation qui en temps congru, tout naturellement, m'aurait vivement gêné. A travers son caleçon au raffinement coquet dont j'avais senti son frottement, je considérai cette mise en relief tout à fait conforme à la normalité de ce désir en excroissance qui m'émoustillait, un grade au-dessus, mon envie physique à son égard que ma bouche s'apprêtait à lui exprimer, main droite posée sur sa nuque, embrassant au creux du cou après que mon corps se soit légèrement surélevé. Celle-ci remonta jusqu'au lobule qui fut caressé entre mes lèvres brièvement avec sagesse avant de baisoter, aussi, à la gouttière de l'hélix, l'entendant soupirer à son tour, récidivant par une prise fugitive de cette partie de l'organe auditive, le bout de ma langue s'abstenant de sa présence. Ma bouche redescendit doucement puis s'adhéra pleinement derrière l'oreille où ma lèvre inférieure, bout de la bouche par la suite, agit par un effleurement presque immatériel qui pourtant le fit à nouveau soupirer. Mes lèvres continuèrent identiquement en redescendant en direction du trapèze droit, appliquèrent un baiser, s'entrouvrant juste avant, pendant que le port de ma tête était soutenu par la prévenance du gentleman Thompson, mes mains s'agrippant quant à elles entre la nuque, encore, et son épaule de même côté. Ma bouche se dirigea vers sa gorge qui fut un peu plus exposée grâce à une inclination de la tête en arrière, me poussant alors à me recoucher sur le lit sans provoquer une désunion. Une fois la tête reposée sur l'oreiller, mes lèvres dévièrent d'orientation, circulèrent sur la gauche, semant des baisers à foison en direction du creux du cou. Ma bouche s'en délogea quelques secondes plus tard, appâtant la sienne. Mets délicieux !
1fulgurer : Briller d'un éclat passager
2 célérité : Rapidité
3 fomenta : Préparer secrètement quelque chose
4 sempiternels : Qui revient sans arrêt, n'en voyant la fin
5 pianissimo : Très doucement
6 touffeur : Chaleur
7 ténuité : Extrême finesse d'un élément
8 d'extravaguer : Avoir en tête des idées qui n'ont aucun sens
