Superposition des lèvres, langues se liant, baiser entreprenant, principalement de sa part, nous étions aux anges, ma bouche qui s'écrasait mainte et mainte fois, 1 bichant la sienne. Mes doigts redescendirent ensuite sur les omoplates avant, par confort, de retirer mes bras, les enlaçant autour de la taille de Christian au moment où son corps se suréleva à nouveau lorsque les lèvres se démêlèrent. Mes mains se rejoignirent vers l'érecteur de l'épine dorsale, caressèrent par un lent frôlement du bout des doigts, s'embarquant vicieusement en direction des lombaires par une consécution express qui amenait vers un tâtement à la bordure de la croupe, celle-ci sacrément tonique. Alors que je me préparai à faire preuve d'audace, doigts disposés sur la taille du caleçon, sa bouche s'étira, mes yeux rouverts antérieurement, en suspens, une réaction souriante qui me signalait qu'il n'y verrait aucun inconvénient, un signe d'incitation même, que je décelai dans ses pupilles dansantes lors de cet affrontement du regard, apposant un baiser supplémentaire sur mes lèvres, qui s'enfonça tendrement. Finalement, je ne m'y hasardai pas, sciemment, préférant réaliser un retournement de position, mains remontées au préalable sur la colonne vertébrale, les stoppèrent sur ses épaules, enroulant une nouvelle fois mes bras à son cou afin de le forcer à accomplir un basculement par une rotation partielle, bien sûr, de mon corps, sous son poids, qui fut perspicacement compris. Je pus ainsi prendre l'avantage, sans désenrouler l'étreinte, me retrouvant catapultée à la place de la dominante, dont mes valeurs d'amante se conservait toutefois. Le port de ma tête se redressa légèrement, ma bouche arborant par la suite un élargissement à demi, ravi à son tour, tandis que ma chevelure était, par leurs soins, évincée par ses mains de littéraire en douceur, derrière les épaules, avant de dégager encore, un peu la frange du front.
-La très ravissante Andy.
-Ce qui veut dire ?
Suite à ce compliment exprimé d'un timbre bas, radiant, esquisse de ses lèvres un tantinet malicieuse, l'expression des miennes venait compléter la scène de cette confrontation joviale, par un étirement réservé, à l'aspect néanmoins hospitalier, complice, accompagné d'une tonalité douce, cordiale, ma question causant cependant l'agrandissement de son sourire avant de répondre par une autre question. C'est malin !
-Tu penses que ça cache un sous-entendu ?
-Peut-être, qui sait ?
-Un homme est toujours soupçonné par une femme lorsque celui-ci la complimente alors qu'il n'y pas toujours de raisons.
-Si. Il en existe des tas.
-Tu ne vas pas me les énumérer quand même ? Pitié !
Cette supplication simulée sans exagérer son jeu, poussa le sommet de sa tête à pencher petitement en arrière sur l'oreiller, la bouche maintenant sa largesse, yeux levés en direction du plafond. Quel comédien !
-Je ne voudrais pas martyriser ton esprit. Ne t'inquiète pas. Je ne te ferai subir aucune énumération.
-Ah ! J'aime mieux ça.
Exclamer son inauthentique soulagement fit étendre davantage l'élasticité de mes lèvres, amusée par sa simulation décontracte, réussissant à ajouter trois des raisons principales pourtant.
-Les hommes flattent en général afin de se faire pardonner, deux pour obtenir ce qu'ils convoitent et trois, quand ils sont heureux de l'avoir obtenu.
Christian me cibla du regard, acquiesçant, épaté par ce raisonnement, difficile d'objecter ou hypocritement.
-C'est très juste. En tant qu'homme je ne vais pas me permettre de le nier. Je reflète ces trois raisons.
-L'honnêteté ne t'effraye décidément pas.
-Incontestablement pas. C'est ce qui fait tout mon charme.
L'humour élégamment vrai aussi. La réponse de l'entracte qui s'imposait, tomba.
-Indubitablement.
Mon corps réalisa une infinitésimale avancée sur le sien pour ensuite correctement pouvoir reposer un baiser sur sa bouche qui ne s'attarda pas trop longuement, la hardiesse adoptée. L'éparpillement de mes attentions affectionnées, commença à chérir de la petite fosse supra-claviculaire à la grande qui toutes deux se situent l'une près de l'autre, mes lèvres se déplacèrent jusqu'à la région cervicale latérale, appartenant toutes au voisinage de proximité, descendirent sur la fosse infraclaviculaire, zone également du même quartier avant de poursuivre sur la région pectorale de gauche, éléments alignés dans cette direction. Ma bouche baisotait pareillement, rejoignit le téton mâle autour duquel les petits baisers se succédèrent, embrassa vertueusement celui-ci, s'en allant survoler par la suite le périmètre de droite où l'atterrissage s'effectuait en douceur, y répandant ces petites touches de baisers 2 accortes, toujours sages ainsi qu'à la paroi antérieure du thorax, plus connu sous le nom de sternum. Mon parcours anatomique ressemblait à une description médicale surfaite mais très utile en repères de connaissances du corps humain envers lesquels mon intérêt ne faisait preuve d'indifférence. Mon odorat fut de nouveau emporté par la fraîcheur de cette combinaison unique Bois de ce cèdre, notes boisés aromatiques, contrasté par l'amertume de l'essence de Pamplemousse vivificateur. Sa peau emmaillotée dans ce parfum, fascinait le reniflage discret de mes narines. Mes lèvres franchirent ensuite la ceinture abdominale, embrassèrent à l'identique, étendant l'excursion du flanc latéral droit jusqu'à la gauche. Ma tête se redressa brièvement où je pus remarquer l'élargissement de sa bouche, yeux clos, visage qui reflétait un sentiment de béatitude précoce. Contente néanmoins, je continuai à propager les bons baisers d'Andy après en avoir souri d'une manière fugitive et humblement.
Du sternum, où mes lèvres se positionnèrent un peu plus tard, proches de la peau, je procédai à la diffusion d'un souffle léger, également, remontant, sa répartition uniforme, à la gorge, fantaisie plus ou moins réutilisée, familière, qui fit basculer sa tête un tantinet en arrière, bouche souriante non effacée. Ça lui plaisait. Canaille ! Le souffle arpenta le menton, insistant exprès sur le contour des lèvres que j'amusai. Les yeux de sir Thompson se rouvrirent, fixèrent en ma direction, les soutenus à nouveau, stoppant. Je fis avancer mon corps, à son tour, de quelques minimes millimètres, puis ma figure parfaitement située dans l'axe, face à la sienne, un baiser se posa sur sa bouche guillerette. Celui-ci se montra de nature douce bien évidemment pendant que des mèches épaisses de ma chevelure étaient retombées brutalement sur le visage de Christian, effleurant l'une des paupières fermée heureusement. Ses yeux s'ouvrirent une nouvelle fois, mit en pause le baiser afin de chasser ces importunes.
-Elles ne nous gêneront plus. J'y veillerai.
Au moment d'en sourire modestement, ses lèvres rétablirent le contact, maintenant la douceur, m'en détachai provisoirement pour ajouter une certitude, bouche amicale et conquise.
-Je n'en doute pas. le confortant dans son affirmation.
La réunion des lèvres se poursuivit, s'écrasant peu après l'une contre l'autre, bout de langue qui s'en mêla de nouveau avant que mes doigts ne pénètrent dans la masse dorée. Je fus après basculée sur le lit, se réappropriant son ascendance, mes bras s'enroulant encore, autour de son cou, baiser qui se scellait, enchanté de l'inversion. J'avoue que cela m'était franchement égal. L'étreinte se ressouda, élevant quelques degrés subits de chaleur des corps. Ses mains se redirigèrent immédiatement vers les hanches afin de baisser davantage cette fois-ci le slip qui m'arrivait à mi- fesses tandis que sa bouche terminait rapidement par m'embrasser du bout, à nouveau, avant de délaisser la mienne ainsi que la leçon de français plus qu'en nette progression, pour mieux explorer encore des chemins empruntés avec concision, régularité, papillonnant d'un lieu à un autre par une exécution gracieuse. Mes doigts désertèrent ensuite la masse de boucles d'or, paupières closent, lèvres entrouvertes, délectation attisée, sensation d'excitation devenant extra-sensible, s'y joignant, les parties érogènes de mon corps. Je sentis frissonner mes seins par la caresse propre de sa bouche qui dansottait sur un de chaque avec langueur, le durcissement des tétons causé par un effleurage répété mais mesuré par la pointe de sa langue, l'association des deux qui se dispersait entre la flanc droit, la courbe de la hanche, plexus, flanc de gauche, courbe de hanche de côté jumeaux, ceinture abdominale, ventre. Ces déplacements successifs représentaient un ballet harmonieux, dénué de charivari, rythmé de façon idéal. Le juste milieu existait en fin de compte ! Alors qu'un très doux, pudique baiser s'appliquait sur le ventre, je sentis, à cet instant-ci, la suppression du slip qui roulait lentement sur ma peau, le corps de Christian relevé pour la réalisation plus qu'osée de cette importante initiative qui courait en direction du final. Sieur Thompson se révélait assez directif, prenant les préliminaires adroitement, exquisément en main par pure générosité, ne pouvant le juger d'égoïste. J'approuvai merveilleusement qu'une ébauche de délice se dessine. Son corps se recoucha sur le mien à hauteur conforme, la texture de soie de son caleçon recouvrit mon intimité, éprouvant un effet frais, caressant, qui augmentait le trouble de ma féminité. Ses lèvres s'unirent une nouvelle fois aux miennes pendant que mes mains accoururent vers sa taille, son corps se mettant à se mouvoir légèrement lorsque celles-ci descendirent en direction de la lingerie chic de Ralph Lauren, tout en exerçant une caresse, où mes doigts s'engagèrent à abaisser, à leur tour, le sous-vêtement, l'en dépouillant.
Par la qualité de luxe du textile, celui-ci glissa facilement, mes mains réitérant la caresse sur son fessier de jolie forme, à la fermeté de béton. La nudité primait en une à deux minutes, aidée surtout par l'abaissement du caleçon dont les millimètres entamés avaient activé ce dévoilement de lune, à mon goût d'ailleurs. Cependant, mon amant d'auteur, avait dû achever ce déshabillage, la longueur de mes bras ne pouvant toujours pas le compléter. Cela dit, la lingerie était descendue à la limite de l'arrière des genoux, l'éliminant sans contorsionner son corps excepté cette infime mouvance agréablement recréée. Il s'allongea d'une manière fugitive à côté de moi, ouvrit le tiroir de la table de chevet de droite dans lequel son index, majeur en ressortirent, étui de préservatif coincé entre, me le remettant fièrement, yeux rouverts au moment de sa révélation dans son plus naturel appareil envers lequel je ne ressentis la moindre appréhension. Sa main droite se posa tendrement sur ma joue gauche, sa bouche aimante baisota mes lèvres, immixtion délicate du bout, seulement, de la langue, obligeait, car sacrilège, ô délice, ma main à se placer sur sa nuque moite. Quelques secondes plus tard, son corps revint sur le mien, après avoir, durant la fine sensualité du baiser, déchiré l'emballage de couleur neutre par la suite, sortant précautionneusement le préservatif quand une pause, à nouveau, s'interposa entre nos lèvres. Du bout de mes doigts, je le déroulai sur sa protubérance normalement volumineuse, lubrification en norme, l'habillant sur mesure.
Il observait, ligne de la bouche symbolisant son contentement, celle-ci démonstrative en toute modestie à l'extérieur, mon expérience 3 preste en travaux pratiques d'enfileuse de protection contraceptive ainsi que de maladies sexuellement transmissibles, une utilité à double emploi à l'heure actuelle. Dans les deux cas, le préservatif, ne me leurrant, là, était plus dirigé vers un sentiment de contraception, la prudence nous rappelant à l'ordre afin de ne pas faire faire d'irresponsabilité en général. Christian ne se montrait gêné de pas grand-chose, à l'aise dans son corps, dans sa tête. Totalement décomplexé, ne pouvant que l'être quant à moi dans ce genre de situation. Une fois vêtu, son corps poussa doucement le mien à se recoucher sur le dos, ma taille enlacée, lèvres embrassées à nouveau, toujours tout doux, me préparant physiquement à la conclusion ultime dont je sentis la pénétration méthodique m'investir, mon esprit tanguant par cette jouissive ivresse étrange à laquelle celui-ci s'y habitua dans l'instance, une sensation d'euphorie mentale qui m'aurait presque rendu momentanément amnésique tant mon cerveau souffrait de désorientation comme causé par la drogue due à l'endorphine, neurotransmetteur analgésique qui se produit lorsqu'on fait l'amour. Je n'aurais pu me défaire de ce toc, pour répéter à tout bout de champs, sans lassitude C'est divin ! Nos corps liés solidement, moiteur de chacun partagée, mes bras s'enroulèrent, dus à l'accentuation de cet ébat, de nouveau, autour du cou, bouches mutuellement baisotées, de ma part mollement, l'esprit qui commençait à vaciller au fur et à mesure que son phallus s'actionnait. Les petits baisers, alors cessèrent, mon visage se réfugia vers le côté droit du sien en s'y collant, tête couchée sur l'oreiller, sentant le toucher statique de ses lèvres au creux de mon cou avant qu'elles ne s'en dégagent, émergèrent, se positionnant ensuite à deux, trois millimètres de la commissure droite de ma bouche, durant un très furtif instant. Jambes fléchies, mes mollets se superposèrent diagonalement sur les siens, se fléchirent une nouvelle fois peu après dans l'intention de créer un resserrement des cuisses à son bassin pour davantage de confort ainsi qu'en intensité.
Ma peau sous sa domination, se mélangeait à son humidité, la ressentant d'une manière plus accrue par rapport à la sensation charnelle qui s'en émanait au niveau de la région ombilicale, bas ventre, sternum. Ce frottement occasionné par l'activité du phallus, ne pouvait que faire augmenter cette moiteur, mouillant ces quelques zones de notre corps, la nuque étant la plus sujette à suer en premier, exacerbant petit à petit cette sensualité latente. Le mouvement fit preuve de plus d'entrain, devenant fringuant, appâtant là, ce cher orgasme qui ne tardait pas à accourir vers nous, affichant son triomphalisme, le concernant, insolemment expansif. Mon sang était en ébullition tel un magma qui s'apprêtait à entrer en éruption, grondant de l'intérieur. J'extériorisai, en attendant, un gémissement expressif, entendant la respiration de Christian haleter ainsi que vrombir. Mon souffle s'épuisait plus rapidement que le sien, manquant cruellement d'endurance, me tenant par ailleurs fataliste de cet invariable éclat de tonnerre dont esprit allait être frappé…. 4,3,2,1… Brutal et soudain ! Je m'accrochai car le prochain qui s'imposerait serait digne d'une explosion. Aucune comparaison que mon respect, ma pudeur m'interdiraient de faire. Cependant, m'y trouvant obligée, curieusement, cet effet déchaîné qui s'est abattu sur mon être, fut beaucoup plus violent avec sir Thompson qu'avec Nate. Si je me permets d'émettre la différence superficielle, sans importance de toute façon, est sûrement causée par la nouveauté étrangère. Ma relation récemment mise à mal, à la cassure inévitable, avait duré quelques non dérisoires années. Me retrouver très vite dans les bras de cette tentation alléchante, avait déboussolé mon habituation dont je ne m'étais jamais plainte, n'y voyant aucune routine. Comme j'avais raisonné par résignation.
« -Très bien. Peut-être que ce voyage arrive au bon moment. On devrait faire un break. »
Lorsque que j'y ai repensé, en analysant, j'en ai conclus que Nate m'avait sans doute testé, n'approuvant mon travail qui devait ne représenter que du provisoire au début à nos yeux, dû essentiellement à ce qu'il croyait de que j'étais devenue, trouvant son reproche absurde, en effet. Je m'étais moi-même surprise d'avoir réussi, appréciant cette acclimatation, suite à mes capacités que j'avais finalement su mettre à profit, ne me foutant de Runaway. Je confesse. Je n'étais, malgré ce que l'on aurait suspecté, pas devenue arriviste mais ambitieuse, oui, motivée, dynamisée par ce que je commençai à très correctement réaliser, mes compétences s'améliorant de semaine en semaine. Quelle est la différence ? M'aurait-on interrogé. Arriviste est comme chacun le sait par définition, arriver par n'importe quel moyen, en se montrant sans scrupule, prêt à faire éjecter la concurrence par des moyens du tout chrétien. L'ambition signifie l'envie de réussir sans vraiment entreprendre des actes vils. Je ne n'étais pas membre du club de vacheries professionnelles, faisant mes preuves honnêtement et sans coups bas. Il y a une différence. Ce que j'aurais pu reconnaître lors de ce face à face dans la rue, à proximité de la galerie d'où j'en étais sortie après m'être montrée légèrement sur la défensive auprès de Nate, suite à la confrontation verbalement sermonneuse de mon amie Lily.
« -Toi aussi tu vas me faire la morale ! »
Le mot avait été lâché par elle au moment où il me rejoignit.
«- Au fait ! Eclate-toi bien à Paris. »
« -Tu vas à Paris ? »
« -Euh ! Oui. Je viens de l'apprendre. »
Ton, esprit contrariés par la perception que celle-ci avait eu de moi.
« -Je croyais que Paris c'était très important pour Emily. »
Le pauvre avait été pris de court, ne comprenant la raison pour laquelle je devais m'y rendre. Je n'avais plus le choix, simplement. C'est tout ce que je trouvai à dire et Miranda me l'avait demandé. Dilemme ! Qui s'est rapidement résolu. Je n'avais pas été obligée de prendre ce boulot, vrai, mais pouvais-je prendre mes décisions toute seule comme il me l'avait rappelé sur une tonalité un tantinet réprobatrice ? Par aveu Non. J'en étais arrivée à ne plus m'en montrer capable, dépassée par mon engouement pour mon travail que je 4 prestai adéquatement après ces mois de durs labeurs comme je lui avais soulevé alors que je terminai l'exposé des filles de madame Priestly, l'avertissant dans la journée de ma prématurée démission au bout du portable, traversant la rue, enthousiasmé de l'apprendre.
« -Waouh ! Andy, je dis tant mieux. Félicitation, tu es libre. »
Nate se montra égoïstement enjoué, ne pouvant lui en vouloir car je ne le réalisai pas, ma décision prise précocement d'une manière irréfléchie suite à cet instant de faiblesse. Mon job qui craignait, ma boss barjo, tels ses propres mots 5 objectivés, déçu par ma rétractation, tout heureux à son arrivée à l'appartement de célébrer cette démission que j'étais résolue à donner, apportant une livraison à domicile de plats de traiteur à emporter qui provenait de chez Dean and Deluca café, restaurant peu bon marché. Lieu de ravitaillement surprise localisé à Soho au 560 Broadway, New-York. Je posai ma bouteille de bière sur la table, m'avançai vers la table où le reste des achats déposaient, étaient en train, par ses soins, d'être enlevés, mes bras enlaçant la taille de mon saucier adoré, le rassurant par la suite à propos de mes valeurs inculqués que je lui certifiai d'inébranlables. Mais j'aimai mon travail, poussée hors des retranchements professionnels habituels. Je ne m'aurai, je pense, excuser pour cela. Et pourquoi ? Pas à cet instant. Désolé ! Encore moins pendant cette prestation plus que privée dans cette chambre du 7ème arrondissement dans laquelle Christian fit chanceler mon esprit, jetant mon lest à la corbeille. Cette semaine de la mode m'avait fait rêver ainsi qu'un bien fou en matière de décrispation. Paris, où l'on oublie tous ces soucis !
L'activation du phallus me provoquait un tournis graduel, grossissant au fur et à mesure que l'orgasme grandissait, accentuant le sprint de mes pulsations cardiaques que j'entendis cogner de plus en plus tapageusement. Mon cerveau était sur le point d'imploser. La cadence de son attribut génital s'exprima avec une prose magistralement énergique, sentant cette sensation orgastique escalader prestissimo jusqu'à ma tête après avoir effectué d'une façon empressée, la traversée de mon être que je n'aurai à cette seconde pu décompter. Cet invité connu et reconnu me prit par surprise, expert sournois, brillantissime, extériorisant un gémissement sonore, parfaitement communicatif ainsi que celui de sir Thompson. Nos corps étaient devenus suants, englués l'un à l'autre érotiquement, respiration saccadée, le cœur qui tapait à l'unisson, avec 6 eurythmie. Nous ouvrîmes les yeux à quelques minuscules secondes d'intervalle, ceux-ci complètement flous, miroitants, 7 coruscants, le désir assouvi, comblés et harassés par l'emportement de l'orgasme en pleine tempête, la conscience déplantée. Nous nous fixâmes ensuite durant un minime moment, un sourire mutuellement à moitié étiré avant que la joue gauche de Christian ne se couche temporairement sur mon épaule droite, me faisant penser au repos d'un conquérant qui conquit. Un baiser fut adressé à cet endroit quelques petites minutes après, au creux du cou puis un, définitif, sur la bouche avant de clore cette nuit par une étreinte alanguie, un tantinet ardente qui redoubla, encore, la chaleur très moite des corps, ornementant de douces caresses de la rondeur du fessier avec lasciveté, celles-ci reçues avec réciprocité lorsque que je repris mon ascendant sur lui malgré sa courte durée, mes lèvres y parsemant tel un extra, des marques aimantes sur l'ensemble du torse, de nouveau, faisant par la suite preuve d'un comportement adulateur au niveau du nombril que le fin bout de ma langue titilla, entendant un long soupir, pressentiment soudain d'une expression faciale extatique affichée, lèvres à la largesse nirvanienne, que le regard qui fut ensuite, orienté en sa direction, me l'attestait.
Ma bouche descendit sur la région pubienne sans qu'elle ne franchisse toutefois la démarcation, jugeant un peu trop intime à mon goût, ne voulant faire un vilain jeu de mots à l'occasion. Aucune suggestion ne fut émise, trop gentleman pour cela, n'en n'éprouvant de frustration, par chance. Pour la gâterie masculine, préservatif ôté précédemment, je ne m'étais pas montrée aussi grisée envers son organe à la virilité alerte. Pas assez accoutumée, mes lèvres à l'attitude effarouchée en sa proche présence. Celles-ci procédèrent simplement à une subtile aspiration par un effet ventouse, alternant par le tournoiement du bout de ma langue, à ras, cependant, de la délimitation du phallus, lequel se vit seulement, sagement offrir par l'extrémité de mes doigts, un effleurement tout léger avant de remonter à la hauteur du visage. Un soupir supplémentaire, audible, s'exprima près de mon oreille, mon corps recouché sur le sien, yeux ouverts de l'amant, aux scintillements d'intermittence, figure transparaissant la plénitude, ce témoignage qui se dirigea à l'arrière de ma tête, enfouissant partiellement ses doigts dans ma chevelure. Ma bouche fut embrassée d'une manière délicate tandis que mes mains se posèrent sur ses épaules, terminant sur cette délicieuse accolade. Nous nous endormîmes un peu plus tard, corps serrés l'un à côté de l'autre, revêtus par le drap, mes lèvres esquissant un sourire avant de m'endormir. On aurait pu ériger une statue en son honneur. Cette magie en ce Paris !
1 bichant : Content, bien se porter
2 accortes : Gentil agréable
3 preste : Agile, leste, de manière vive et rapide
4 prestai : Fournir une prestation
5 objectivés : Porter un jugement sans faire intervenir des préférences personnelles
6 eurythmie : Combinaison harmonieuse de sons
7 coruscants : Etincelant
