L'école de sorcellerie Poudlard était très animée ce matin là. Quand les élèves s'étaient réveillés le matin même, une surprise de taille les attendait. En descendant de leur dortoir et en arrivant dans leur salle commune, ils avaient eu leur première surprise de la journée. La décoration des salles, ordinairement aux couleurs de la maison correspondante avait pris des teintes diverses et variées allant du rose fuchsia, au jaune criard en passant par le vert pomme, le tout dans un mélange charmant et tout à fait harmonieux. Enfin, tout dépendait du goût de chacun.

Les panneaux d'affichage avaient été remplacés par de grande banderoles, proclamant à qui voulait l'entendre, je dis bien l'entendre et non le lire, après tout on était dans une école de magie, que l'armée de Dumbledore allait je cite « coller une raclée mémorable aux sales mangemorts pustuleux et arrogant qui habitaient le château ». Tout a fait charmant. Mais ce qui restait tout de même très surprenant, c'est que les mines lugubres de la grande majorité des serpentards, montraient bien que leur propre salle commune avait subit, disons, les assauts des décorateurs acharnés aux goûts, ma fois, bien douteux.

La seconde surprise, était bien entendu la grande salle, les bannières des maison ayants été remplacées elles aussi par diverses banderoles dont nous passerons sous silence les insultes à peine dissimulées à l'égard de notre cher directeur et des deux mangemorts chargés de la discipline. Le ciel magique avait pris des teintes arcs en ciel et affichait en lettre doré divers slogans, changeants et tournoyants, appelant à l'insurrection et à la résistance. La pluie battante du matin avait été remplacée par une avalanche de confettis et de paillettes ravissants les esprits les plus moroses.

La plupart des élèves affichait donc un visage rayonnant de bonheur devant ce spectacle chamarré, et ce déploiement de couleurs criardes. Le petit déjeuner se passait donc dans une ambiance plutôt festive où les cris de rage de nos deux malheureusement célèbres professeurs mangemorts se mélangeaient aux chants et aux bruits de nos banderoles préférées. N'oublions pas les feux d'artifices façon Weasley et leurs autres inventions tout aussi originales qui parcouraient la grande salle dans une cacophonie assourdissante.

La tarte à la mélasse, le jus de citrouille, le chocolat chaud, le café, le thé, les toasts, la confiture et la pate à tartiner, semblaient infiniment meilleures ce jour là. Le déjeuner du matin avait une saveur toute particulière. Il sentait bon la vie, il insufflait la joie, il remplissait les estomacs de bonheur et d'espoir, et il avait ce goût indéfinissable qu'on ne pouvait pourtant que reconnaître. Nos papilles savouraient ce goût, elles s'en délectaient, elles se disaient qu'elles n'auraient pas du s'en passer pendant si longtemps.

Ce matin là, le petit déjeuner avait goût de Liberté. La Liberté avec un grand L, un L majuscule. La Liberté qu'ils attendaient tous, élèves comme professeurs, depuis la rentrée. Ce matin là Poudlard retrouvait son âme, la magie circulait dans l'air, elle faisait frémir les murs de la vieille école, elle emplissait le moindre espace, elle frétillait de joie et d'impatience.

Oh oui ce matin là le professeur McGonagal n'avait qu'un mot pour définir ce petit déjeuner.

Il était Parfait.

Théodore Nott, lui éprouvait une légère frustration, à ses yeux il manquait une chose essentielle à ce petit déjeuner.

Un bon gros pot de pop corn remplit à ras bord.

Parce que le spectacle qui se déroulait sous ses yeux valait bien toutes les séances de cinéma du monde. Il se délectait de voir Amycus Carrow prendre des teintes tout aussi criardes que les couleurs de la grande salle. C'était un spectacle fascinant. Quand à sa sœur il se demandait, si à la fin de la matinée, il lui resterait assez de cheveux sur la tête. Elle se les arrachait par poignées, rageuse, sifflant, hurlant à qui mieux mieux. Ils tentaient tout les deux désespérément d'arracher les tentures, et de faire taire ou disparaître les banderoles. Mais Théodore Nott n'était pas aussi stupide qu'eux aussi savait-il qu'il était inutile de faire de vains efforts pour faire disparaitre cette œuvre d'art. Les sortilèges étaient résistants. Du Made In Weasley, il reconnaissait là tout leur art.

Il s'amusait follement. Les gryffondors n'avaient pas fait autant de bruit à leur table depuis des lustres, les poufsoufles affichaient des sourires plus niais les uns que les autres, et même les serdaigles poussaient des cris de joies. Un miracle. De là où il était il pouvait même voir une silhouette aux cheveux longs, blonds et bouclés qui sautillait sur son siège, ses yeux bleus n'étaient pas froids ils étaient rieurs, et elle arborait un sourire, un très beau sourire, communicatif. Ses amis autours d'elle riaient à n'en plus finir. Seuls ses camarades de serpentard affichaient des mines sombres. Il pouvait cependant voir que certains contrôlaient difficilement le rire ou le sourire qui menaçait d'apparaitre. Aussi au vu des regards venimeux qu'affichaient ses collègues, il avait pris une mine de circonstance se réjouissant intérieurement, mais affichant ce masque serpentesques typique de la maison.

Quand le professeur Rogue arriva, toutes les têtes se tournèrent vers lui. Le silence se fit, du moins les élèves se turent, les banderoles continuant de hurler leur insultes. Les gryffondors, les serdaigles et même les poufsoufles avaient une lueur de défi dans les yeux. Mettant le directeur au défi de faire cesser les réjouissances.

Théo soupira, Rogue allait forcément faire disparaitre tous ce chahut il en avait largement les capacités. Et il n'avait toujours pas de pop corn, il fallait vraiment qu'il songe à en demander aux elfes.

Mais à sa surprise, le professeur se contenta de sortir un discours certes digne de la chauve souris des cachots, et d'ordonner au Carrow de faire cesser ce chahut dans les plus brefs délais. Puis sans apporter aucune aide ou contribution pour réprimer la révolte naissante, il tourna les talons dans un mouvement de cape tout à fait Roguien, pour disparaitre dans ses cachots favoris.

Théodore était surpris, il coula un regard discret en direction de la blonde de serdaigle, celle-ci regardait le directeur partir, elle tourna la tête et croisa son regard. Du défi dans ses yeux, de la curiosité, et un peu de… peur ? Non il devait se tromper. Mais la question dans ses yeux à lui était claire, Rogue avait-il fait exprès ? Etait-il quelque part… favorable à tout cela ?

Impossible.

Elle rompit le contact. Il n'aurait pas de réponse.


Blaise Zabini avait décidé de sécher le premier repas essentiel de la journée, il se morfondait dans son lit, de une parce qu'il était fatigué après s'être couché tard, et de deux parce qu'il avait de nouveau le cafard. Mais cette fois c'était différent. Devait-il accepter la proposition de Caitria ?

Elle l'intriguait fortement, il se demandait si cette jeune fille avait vraiment des contacts avec l'ordre du phénix. Il avait fait des recherches sur les McKeenan à la bibliothèque la veille. Il avait trouvé peu d'information à leur sujet. Il lui semblait que le clan n'avait pas toujours été foncièrement dirigé vers la lumière. Il se faisait discret ne prenait pas toujours parti dans les conflits, ou uniquement quand ils y trouvaient un quelconque profit. Pour lui et l'idée qu'il se faisait de ce clan après ses recherches il lui semblait improbable qu'ils aient pris partit. L'idée qu'ils aient un agent à Poudlard lui semblait logique c'était avant tout des espions. Mais dans ce cas ils en avaient dans les deux camps c'était une certitude. Est-ce que cette fille lui tendait un piège ?

Toute cette histoire sentait le danger à plein nez. La serdaigle semblait avoir beaucoup de renseignement. Sur Voldemort, sur lui, et surement sur beaucoup de personnes à Poudlard. Elle était surement dangereuse, il ne pouvait en être autrement.

Alors Blaise Zabini se tournait et retournait dans son lit ne parvenant pas à trouver des réponses aux questions qu'il se posait. L'idée de rejoindre l'ordre du phénix le terrifiait. Défier Voldemort et ses idées, défier sa famille, son père. Passer du côté de Potter, se battre pour une cause qui lui semblait perdue. Ca le dépassait. Il ne se sentait pas prêt pour cela. Le serait-il un jour ?

Soupirant pour une énième fois il se décida à sortir de son lit aux alentours de dix heures, il fallait qu'il aille en cours.

Lorsqu'il descendit dans la salle commune des serpentard, le spectacle qui s'afficha à lui le cloua sur place. Il resta pendant quelques minutes ahurit, à contempler la pièce. Sous le choc il alla s'assoir sur un fauteuil rembourré dont la couleur avait viré au rose.

Puis ses méninges se mirent en route et Blaise Zabini réalisa quelque chose en regardant la salle commune des serpentards. Quelqu'un était venu cette nuit après qu'il soit rentré à une heure tardive. Il avait un souvenir flou de la veille au soir. Mais la salle commune n'était pas dans cet état. Personne en dehors de la maison serpentard n'avait le mot de passe. Cela ne pouvait signifier qu'une chose. Il y avait un traitre dans sa maison.

Blaise se fichait pas mal qu'il y ait un traitre. Ce qu'il voyait lui, c'est qu'il n'était pas seul. Quelqu'un dans sa maison avait pris un parti différent, un serpentard avait eu le courage de s'allier à la révolte. Il n'était donc pas seul dans sa maison. Il n'était pas le seul qui doutait. Et s'il passait de l'autre côté, il pourrait avoir un camarade serpentard avec lui. Restait à déterminer qui était le traitre.

C'est sur cette pensée qu'il se décida enfin à aller en cours. Un léger sourire plaqué sur les lèvres.


Caitria s'était réfugiée dans son antre ce soir là. Ca avait été une très bonne journée, les nouvelles décorations du château avait été du plus belle effet, et elle sentait que les élèves reprenaient espoir. L'atmosphère du château même était déjà plus vivable même si l'ambiance restait sombre. Elle avait réussi à semer les graines de la révolte, Neville et l'AD avait fait du bon boulot, il faudrait cependant qu'elle aille à leur prochaine réunion, elle avait des informations et des recommandations à leur communiquer, ainsi qu'un certain nombre de stratégies.

Deux lettres l'attendaient sur la table basse, elle soupira, le cachet imprimé sur la cire rouge ne laissait aucun doute, elle venait du clan. Ainsi ils étaient déjà au courant.

Avec méfiance elle ouvrit la première lettre.

Ma chère Caitria,

J'ai eu vent par un certain informateur qu'il y avait eu lieu à Poudlard quelques incidents ces temps ci. Au vu de la nature des dits incidents j'ose espérer que tu n'y es en rien mêlée, et que tu te contente de la mission que le clan t'a assignée. Il est vital que tu restes invisible aux yeux de tous, le seigneur des ténèbres et ses mangemorts ne doivent surtout pas savoir que nous avons un agent à l'école. Ce serait une catastrophe pour la neutralité que nous tentons de conserver depuis le début de la guerre.

Aussi je te mets en garde, ma fille, et je t'interdis formellement de te mêler de résistance quelle qu'elle soit.

En espérant que tu te porte bien malgré les conditions de vie.

Ton père qui t'aime.

Une lettre courte et concise, comme il savait si bien les faire, montrant tout son amour et son inquiétude pour sa fille adorée.

Cependant il y avait un mot dans cette lettre qui lui donnait envie de s'arracher les yeux. Neutralité. Comment le clan avait-il pu prendre la décision de rester neutre. Voldemort était le pire mage noir qui avait vu le jour depuis bien des siècles, et ils voulaient rester neutres. Elle serra les poings avec rage. Comment son père pouvait-il accepter une telle situation. Elle faisait face aux mangemorts tous les jours, elle croisait les regards de ses condisciples, ces regards creux, effrayés ou nul espoir ne perçait à la surface, et elle se sentait impuissante face à tant de détresse. Et il lui demandait de ne rien faire et de se cacher comme une poule mouillée, c'était bien mal la connaitre. Il était tout simplement hors de question qu'elle laisse l'ombre envahir un peu plus l'école.

Cette école cela faisait sept ans qu'elle y habitait, elle la chérissait, c'était son foyer et la voir perdre son énergie vitale lui crevait le cœur. Elle pouvait sentir la magie dans toute ses pores, et elle la sentait devenir de plus en plus sombre, ça la rendait malade.

Alors peu importe ce que son père disait, elle la protégerait du mieux qu'elle pourrait. Elle avait l'intention de résister au siège des forces sombres jusqu'à ce qu'Harry soit prêt. Et elle ne serait pas seule, Poudlard l'accompagnerait.

Avec un nouveau soupir elle prit la deuxième lettre, celle-ci était de son frère, elle l'ouvrit intriguée qu'il prenne la peine de lui écrire.

Salut soeurette,

J'ai entendu papa dire qu'il se passait des choses intéressantes à Poudlard, j'ai fait l'intermédiaire entre l'informateur et lui, et j'ai pris la liberté de lui cacher certaines informations. Je m'inquiète pour toi Caitria, je sens bien que ta patience est arrivée à bout. Je comprends pourquoi tu as décidé de rentrer en action. Sache que je te soutiens et que je suis d'accord avec tes agissements, je ne comprends pas non plus l'insistance du clan à rester neutre dans une guerre qui a pour but de détruire les beautés et les merveilles de la magie. C'est contre nos principes, c'est même contre les traditions ancestrales du clan.

Je ne dirais rien à père, mais je ne serais pas toujours l'intermédiaire, alors fais toi plus discrète. Je mène une enquête de mon côté. J'ai peur qu'il y ait un espion dans nos rangs, quelqu'un qui influence les décisions du Sachem. Je suis inquiet pour notre avenir.

Poursuit ta quête, elle est importante, il est vital que Poudlard tienne le siège. Si tu as besoin d'aide n'hésite pas à faire appel à moi.

Ton grand frère qui t'aime.

P.S. : brûle cette lettre, ne laisse aucune trace.

Elle plissa les yeux, la lettre de Jeremy était plus qu'inquiétante, on sentait dans son ton une certaine alarme, une urgence. Elle relu une deuxième fois la lettre, puis d'un coup de baguette elle la réduisit en cendre.

Sur qui son frère enquêtait-il ? Un espion dans leur rang impliquait qu'ils avaient les pieds et les poings liés. Et son père ne se rendait compte de rien. Caitria était inquiète. Le fait qu'il mentionne le Sachem, le chef du clan impliquait donc un espion parmi la haute hiérarchie. Elle prit sa tête entre ses mains, elle avait trop de chose en tête, il fallait qu'elle décompresse, une balade dans les couloirs s'imposait.

Elle se leva s'étira, et quelque instant plus tard un chat rayé aux poils long et doux quitta la pièce, un beau chat sibérien qui avait comme particularité d'avoir des yeux d'un bleu vif.

Sous sa forme de chat elle se balada longtemps dans les couloirs, se laissant aller à chasser les souris, et puis quand elle fut fatiguée elle gagna le dortoir des serdaigles, mais plutôt que de se coucher dans son lit, elle se dirigea vers le dortoir des filles de 6ème année et se glissa sous les couvertures d'une jeune fille blonde. Et tout en ronronnant sous les caresses de Luna, Caitria se laissa aller au sommeil, chat jusqu'au bout des griffes, elle s'appliqua à prendre le plus de place possible.


Plusieurs jours passèrent dans un calme relatif, les bannières dans les salles communes et la grande salle finirent par disparaître petit à petit au grand regret des élèves, seule restèrent les lettres magiques du plafond de la grande salle, proclamant toujours « vive Harry Potter et vive l'armée de Dumbledore ! ». Le château avait repris vie mais les Carrows avaient renforcé la discipline. Maintenant que la révolte était née, il allait devenir plus difficile de se balader dans les couloirs la nuit.

A vingt deux heures le vendredi soir, Caitria se dirigea vers les couloirs du 7ème étage, ce soir, elle avait une réunion avec l'AD. Ca allait être explosif.

Lorsqu'elle rentra dans la salle sur demande, une vingtaine de regards ce tournèrent vers elle. Certains curieux, d'autre franchement hostile. Ginny Weasley s'apprêtait à ouvrir la bouche lorsque Neville intervint.

« Oh, Caitria, tu es venue ! » il la fit avancer vers le centre de la pièce, avec assurance.

« Les amis je vous présente Caitria, sans elles nous ne serions pas là, c'est elle qui m'a poussé à reformer l'AD ! »

Il y eut quelques soupirs de soulagement, les épaules se détendirent et l'ambiance redevint vivable.

« Hum, ok » commença Neville « La dernière fois, nous avons mis le feu au château, nous avons mis en place notre stratégie de propagande, maintenant il va falloir prendre des mesures plus concrètes. Alors à l'ordre du jour, nous avons tout d'abord notre sécurité, si nous voulons tenir face au Carrows, il va falloir filer doux et ne pas nous faire prendre, ensuite nous aurons les mesures offensives, sans oublier la sécurité des autres élèves. »

Neville avait pris de l'assurance en tant que leader, il était cependant entouré de Ginny et Luna, ses deux amies. Caitria était satisfaite le groupe semblait s'être organisé un peu, mais ce n'était pas encore suffisant. Il y avait du boulot.

« Très bien commençons par la sécurité du groupe. Nous allons tout d'abord rétablir une liste des membres et y appliquer les mêmes sortilèges qu'Hermione. Une fois que vous serez inscrit il n'y aura pas de retour possible. Ginny se chargera de distribuer des galions aux nouveaux venus, cela restera notre moyen de communication. Des questions ? Bien. Je propose d'utiliser la salle sur demande comme base de l'AD, sauf si quelqu'un a d'autres suggestions. »

Caitria leva la main. Décocha un sourire éblouissant à Neville, un sourire plutôt vicieux à vrai dire.

« J'ai plusieurs idées à ce sujet, je pense que plusieurs d'entre vous vont être surpris, mais je pense que ça peut être intéressant. »

Neville lui jette un coup d'œil, il sent qu'elle va sortir un truc complètement fou, le petit grain de folie qu'il voit dans les yeux de la jeune fille semble confirmer son appréhension.

« Très bien. » dit-il « Eclaire nous ! »

« Je pense tout comme toi que la salle sur demande doit être la base principale, ses fonctions et ses capacités magiques en font le lieu idéal. Cependant, une fois qu'on en connait son fonctionnement, il est possible d'y rentrer si quelqu'un se trouve à l'intérieur, si on sait ce qu'il demande lors de son ouverture. Cela représente un danger, vous avez déjà pu le constater. Avoir un seul point de replis n'est pas suffisant. »

« Jusque là je suis d'accord » approuve Ginny.

Cette fille est intelligente, elle comprend vite.

Luna, elle, a un fin sourire, elle sent que la jeune fille a de la suite dans les idées.

« Je vous propose donc deux nouveaux points de replis. Le premier se situe au fond du couloir du troisième étage, dans l'ancienne salle de sortilège, sous une trappe. Vous voyez tous de quoi je parle ? Cette partie du château est restée désaffectée depuis notre première année, elle n'a pas resservi, et la plupart des sortilèges et des protections mis en place sont encore là. Cela représente un grand espace, j'en ai déjà aménagé une partie, disons à des fins personnelle, il y a largement la place d'y créer un quartier général. Qui se douterait qu'on irait s'installer là ? »

Il la regarde tous bouche bée.

« Tu veux qu'on se cache la où la pierre philosophale était dissimulée ? » demande Dean

« Exactement, cette partie du château est une des mieux protégée, les sorts mis en place par les professeurs sont encore présents, et il faut savoir que chaque professeur ignore ce que les autres professeurs ont mis en place, ce qui veut dire qu'à part ses propres sortilèges Rogue n'en connait aucun. Je suis en mesure d'annuler les siens pour les remplacer par d'autre, c'est une cachette idéale. »

« Attend » fait Seamus « Tu es en train de me dire que tu es capable d'annuler les sortilèges de Rogue, tu saurais faire ça ? »

« Tu n'imagines pas tout ce que je suis capable de faire Finnigan. »

Neville décide de calmer le jeu.

« Ok cette proposition me paraît censée, je propose tout de même un vote, qui est pour cette proposition ? »

La majorité des mains se lèvent. Caitria soupire, c'est déjà ça de gagner, la deuxième proposition va être plus difficile à faire admettre.

« Ok, le deuxième point de replis que je propose, est resté caché aux yeux de tous dans cette école pendant plusieurs siècles, à ma connaissance, seule l'une d'entre vous ici y a déjà été, même si je ne suis pas sure qu'elle s'en souvienne, et si c'est le cas, c'est un mauvais souvenir »

Ginny a pâlit. Non elle ne va pas faire ça quand même songe-t-elle.

« Je vous propose la Chambre des secrets.»

Et là c'est l'explosion. Ginny se met à lui hurler dessus elle est rouge de fureur.

« Mais tu es complètement malade espèce de petite pimbêche ! Tu débarque d'on ne sait où et tu te permets de nous dire de rouvrir la chambre des secret ? Tu es définitivement folle, il y a une carcasse de basilic géant, des murs à moitié écroulés, des rats, cet endroit est proprement terrifiant ! Je refuse de remettre les pieds la dedans ! »

Et ca y est c'est partit elle ne va plus s'arrêter.

« Et puis de toute façon on ne peut pas entrer, il faudrait qu'on parle le fourchelangue et à ma connaissance il n'y a que deux personnes vivantes qui le parlent encore, Harry et Voldemort ! »

Neville et Luna attrape Ginny par les épaules pour la calmer. Neville a les sourcils froncés, il sent que la serdaigle n'a pas finit de parler elle a une idée derrière la tête.

« Calme toi un peu Ginny, laisse la finir. »

« Ok, écoutez, je ne vous propose pas d'aller vivre avec les rats, les souris et la carcasse de basilic. Dans la chambre des secrets il y avait aussi les appartements de Salazar Serpentard, je pense qu'ils sont cachés derrière la statue qui se trouve au fond de la chambre. »

« Comment sais-tu cela ? » murmure Ginny, « comment es-tu entrée dans la chambre ? »

« Il se peut que Harry et Voldemort ne soient pas les seuls à parler la langue des serpents » dit Caitria sur un ton de défit. « Je ne vous assure pas un accès certains aux appartements de Serpentard pour le moment, il reste des choses à découvrir, vous avez juste à savoir que si la situation devient critique pour l'un d'entre vous, il pourra s'y réfugier, personne ne pourra vous garantir l'entrée à par moi, vous serez en sécurité. »

La salle est silencieuse, il la fixe tous, certains visages sont inquiet.

Susan Bones l'observe perturbée. « Mais qui es-tu vraiment Caitria ? » demande-t-elle perturbée.

« Une McKeenan »

Susan blanchit. Sa tante n'a pas un poste haut placé au ministère pour rien. Elle est au courant de certaine chose.

« J'ai entendu dire que le clan des McKeenan souhaitait rester neutre dans cette guerre, ma tante avant de mourir avait dit à ma mère qu'elle les soupçonnait d'être du côté du mage noir. »

Caitria pince les lèvres. Cette fille est beaucoup plus futée qu'elle ne le laisse paraître. Tout le monde la regarde avec méfiance maintenant, ils ne savent pas forcément de que signifie son appartenance au clan, mais ils ne veulent pas d'une mangemorte en devenir.

« Susan, je vais te répondre, et écoutez moi bien tous. On m'a envoyé en mission d'observation ici. On m'a dit de rester dans mon coin, de me faire discrète, et de ne surtout pas prendre partit, on m'a formellement interdit de vous aider. J'ai désobéi. J'ai pris le risque d'être reniée, parce que je ne pouvais pas regarder Poudlard sombrer, alors vous pouvez douter de mes suggestions, elles sont certes un peu folles, mais je vous demande de ne pas douter de moi, j'ai l'intention de me battre du côté de la lumière, mon seul et unique but est l'anéantissement de Voldemort. Est-ce que c'est bien clair ? »

« C'est très clair. » murmure Susan.

Le silence est pesant dans l'assemblée. Ils se posent tous des questions elle le sait, c'est vrai qu'elle vient de leur proposer un truc qui est complètement dingue, mais dans une résistance souterraine, on n'a pas le choix, si on n'a nulle part où se planquer on peut se considérer comme un mort en sursit.

Neville se racle la gorge.

« Bon on reprend, on laisse de côté cette… idée, pour le moment. On a d'autres choses à organiser. Pour ce qui est du second quartier général au troisième étage, si je comprend bien, il necessite quelque restauration, Caitria c'est ton idée, tu es responsable, as-tu besoin de main d'œuvre dans cette tâche ? »

« Deux paires de bras ne seraient pas de trop. »

« Ok, des volontaires ? »

Deux mains qui se lèvent un peu hésitante.

« Luna et Dean je note. Ensuite il nous faut aborder la question des élèves en retenue dans les cachots avec les Carrows, on ne pourra peut-être pas toujours les tirer d'affaire, mais il faut qu'on essaye. Il va falloir qu'on s'en occupe à tour de rôle. J'aimerais que vous formiez des groupes de quatre, on tournera tous les soirs pour surveiller. Ginny prendra les groupes à la fin de la séance ou la séance prochaine. Des questions jusque là ? »

Lavande lève la main.

« On ne risque pas de se faire attraper à roder tous les soirs dans les cachots ? »

« Hum… » Neville réfléchit mais c'est Caitria qui décide de répondre à sa place.

« Si je vous fournit un exemplaire similaire à la carte du maraudeur, un plan de l'école interactif, pour ceux qui ne connaissent pas, on devrait pouvoir éviter les rondes des professeurs et des préfets. »

« Tu serais capable de reproduire cette carte ? » demande Seamus.

« Je pense oui. »

« Il faudrait faire du polynectar » dit Luna « Cela pourrait nous être utile. »

« Ok pour la carte, Caitria tu t'en charges aussi, pour le polynectar il faudrait des personnes douées en potion, on organisera une expédition dans la réserve d'ingrédient en temps voulu. Qui se porte volontaire ? »

« Ernie, ok, qui d'autre ? Cho ? Ok. Ginny note ça s'il te plait. »

Et la réunion continua ainsi jusqu'à une heure tardive. Ils furent plus que satisfaits de rejoindre leur lit après plusieurs heures de débat.


Je tiens à remercier ma toute première revieweuse, parce que c'est ma première fiction et ça me fait extrêmement plaisir de voir que mon histoire est appréciée. Je n'avais pas mis de mot personnel à la suite du texte jusqu'à maintenant parce que quand je lit une fiction je ne lit pratiquement jamais les commentaires de l'auteur ce qui n'est pas le cas de tout le monde je pense, alors voilà petit mot de l'auteure: Lire des reviews me procurerait un immense plaisir alors n'hésitez pas à donner votre avis bon ou mauvais. Merci!