Auteur : GirlFromTheWest
Titre Original : Daddies
Titre en Français : Papas
Rating : T
Genre : Famille/humour
Couple : Kurt Hummel / Blaine Anderson
DISCLAMER : l'Histoire appartient à GirlFromTheWest. Je ne fais que traduire !
Voilà mon chapitre préféré. J'espère vraiment avoir réussi à retranscrire le tout parfaitement.
Bonne lecture ! :)
Chapitre 8 : Confronter l'ignorance
Kurt attendait devant la classe de maternelle d'AJ. La porte s'ouvrit, une vingtaine d'enfant de cinq ans surgirent et se précipitèrent sur les parents qui les attendaient. AJ était l'un des derniers à sortir. Il portait son cartable bleu et son visage était si triste que Kurt en eu le souffle court.
"Hey August ! Comment c'est passé ta journée ? Tu as l'air un peu triste," fit Kurt.
"C'était une journée horrible. Une journée horriblement horrible," répondit AJ en regardant le sol.
"Tu veux en parler bonhomme ?"
"Est-ce qu'on peut en parler dans la voiture ?" demanda AJ.
"Bien sûr," dit Kurt alors qu'il ouvrait la portière.
"Tu es bien accroché ?" demanda Kurt. "Ok, que s'est-il passé à l'école aujourd'hui ?"
"Grayson Miller est la personne la plus méchante de l'école. Je sais que tu n'aimes pas le mot 'haïr' papa, mais je HAIS Grayson Miller," fit AJ, serrant les points en tapant brusquement sur ses cuisses.
"Whoa, doucement AJ. Qu'est-ce qu'il y a entre toi et Grayson ?"
"Eh bien, Spencer et moi étions en train de jouer aux cow-boys et aux voleurs à la récré aujourd'hui. J'étais en train de poursuivre Spencer autour des barres de jeux quand Grayson est arrivé et a dit à Spencer qu'il ne devrait pas jouer avec moi parce que j'ai deux papas et que c'est bizarre et que ça me rends pas normal."
"AJ, Spencer joue avec toi chez nous depuis que vous avez deux ans. Il sait que tu as deux papas, alors il n'y a pas de problème, n'est-ce pas ?"
"Il y a un problème parce que Spencer a lâché les bâtons qu'on utilisait pour faire des pistolets et est partit avec Grayson. Toute la journée Spencer n'a pas voulu jouer avec moi. Je l'ai même choisi comme partenaire pour distribuer le goûter et il a dit qu'il voulait pas !" De grosses larmes apparurent dans les yeux d'AJ et un sanglot s'échappa de sa gorge. Distribuer les goûters était le poste le plus convoité à la maternelle l'ampleur des actions de Spencer n'avait pas échappé à Kurt.
"Bébé, tu sais qu'il y a toutes sortes de familles et que la nôtre est différente de la plupart. Certaines personnes ont un peu de mal à accepter les gens qui sont différents. Papa B et moi voulons que tu sois toujours gentil, même avec les gens qui te font des remarques comme celles de Grayson," dit Kurt, lui rappelant ce que Blaine et lui disaient à leur fils depuis que celui-ci était très jeune.
"Eh bien je n'ai pas envie d'être gentil avec Grayson Miller. Je veux le frapper au visage !" s'exclama AJ.
"Je sais bébé, je sais. Je pense que le mieux c'est de l'ignorer et de jouer avec les gens qui sont de vrais amis."
"Je pensais que Spencer était un vrai ami," ajouta AJ, amèrement.
"Il va bientôt revenir vers toi August. Crois-moi, d'accord ?"
"Ok papa. Je vais essayer."
~oOo~
Il fut assez difficile pour Kurt de contenir sa rage alors que lui et Blaine discutaient, après avoir bordé AJ pour la nuit. "Un enfant ne nait pas en sachant comment haïr !" bouillonna Kurt. "Ce qui veut dire qu'un adulte lui a dit que nous sommes bizarre et qu'il faut nous éviter. Comment ose cette personne !"
"Kurt, tu sais que nous allons rencontrer des problèmes dans nos vies. Même si nous aimons penser que le monde évolue, il y a toujours des ignorants qui continueront de laisser la peur contrôler leurs vies. Le meilleur que l'on puisse faire c'est apprendre à AJ quoi répondre aux choses stupides que les gens vont lui dire."
"Tu es étrangement calme Blaine. AJ était dévasté après l'école aujourd'hui. L'école doit être un endroit sûr pour lui, pas un endroit où il doit craindre ce que les gens peuvent dire sur sa famille. Je ne veux pas qu'August devienne une victime et que plus tard, il soit sous l'emprise d'un gamin tyrannique," fit Kurt énergiquement.
"Je suis totalement d'accord. C'est pourquoi il doit savoir quoi répondre," ajouta Blaine. "Pendant ce temps, je vais appeler Mary Ellen et voir ce qu'elle sait. Ça a du bon de faire partie du Conseil de Théâtre pour Enfants avec la maîtresse d'école de votre fils," dit Blaine avec un clin d'œil.
~oOo~
"Hey, Mary Ellen, c'est Blaine. Je viens d'enfiler ma casquette de père et j'ai une question pour toi. AJ s'est un peu accroché avec un garçon qui s'appelle Grayson Miller aujourd'hui. Tu peux m'en dire plus ?"
"Mmmm, c'est possible, oui," répondit Mary Ellen Foster, un peu méfiante car la façon dont elle allait répondre à Blaine serait probablement une faute professionnelle. "Blaine, tout ce que je vais dire ici doit rester entre nous, c'est clair ? Je connais un peu la vie familiale et les parents de Grayson et ce n'est pas joli-joli. Est-ce que tu peux me garantir que tu n'en parlera à personne excepté Kurt ?"
"Merci d'avoir inclus Kurt, Mary Ellen," fit Blaine, sincère. "Le reste est bien gardé avec moi. Alors, que dois-je savoir ?"
"Tout d'abord, la maman de Grayson est la fille des Kline, tu sais, ceux dont les ancêtres ont fondé le village ?"
"Avenue Kline, Lac Kline, Hôpital Kline, tout ça," ajouta Blaine.
"Tu as bien saisi l'histoire. Marci Kline-Miller est influente depuis sa naissance. Tu sais mon amie Jessica, celle qui a grandi ici ? Elle connait Marcie depuis la maternelle et d'après elle, Marcie a toujours été horrible."
"Ok, donc nous avons une mère qui a pas mal de pouvoir. Quoi d'autre ?" demanda Blaine.
"Elle est volontaire dans ma classe toutes les semaines le jour où les enfants tournent autour des différents ateliers d'apprentissage. Je suis certaine qu'elle est l'une de ces mamans qui viennent aider juste pour garder un œil sur tout ce qui se passe dans ma salle de classe, comme si elle n'avaient pas confiance en moi ou en ce que je fais. Elle pense que je n'ai rien remarqué mais bon, même un aveugle le verrait…"
"Oh mon Dieu ! Tu veux dire que les gens ont réellement le temps de jouer aux espions ? A la maternelle ? Mary Ellen, tu sais que tu as la réputation d'être la meilleure chose qui soit arrivé à l'école n'est-ce pas ?" demanda Blaine.
"Eh bien, je ne sais rien à propos de ça, mais les mamans-espionnes ne sont pas banales Blaine. Je ne m'en préoccupe pas parce que je n'ai rien à cacher," continua Mary Ellen.
"La famille Hummel-Anderson t'apprécie," dit Blaine. "Ok, il reste autre chose ?"
"Je crois avoir entendu Marcie parler avec une autre maman à propos d'AJ et ses deux papas avec des bêtises du genre 'Où va le monde ?' et 'Tu peux être sûre que je n'ai laisserai pas Grayson s'approcher de cet enfant issu d'une union pas naturelle'. Marcie parle beaucoup et de nombreuses maman ont peur d'elle, alors elles l'écoutent. Technique classique d'un tyran. Je m'inquiète pour AJ qui se trouve au milieu de tout ça. Si les enfants commencent à l'éviter dès la maternelle, les choses pourrait être beaucoup plus compliquées plus tard," fit Mary Ellen.
"Exactement, et nous ne voulons pas qu'AJ subisse ce genre de chose," dit Blaine. "Donc je pense que j'ai besoin de rencontrer cette Marci Kline-Miller. Quels jours ce porte-elle volontaire ?"
"Tous les mercredis, toujours à l'heure. Ta voisine Pasty vient ce jour-là aussi. Les enfants sont dispatchés partout dans la salle donc j'adorerais avoir une autre paire d'yeux pour les surveiller," répondit Mary Ellen.
"Si tu es d'accord Mary Ellen, j'aimerais venir mercredi pour aider. Motus et bouche cousue du moment que la maman de Grayson vient, ok ?" demanda Blaine.
"Pas de problèmes Blaine. En fait, ce serait merveilleux de t'avoir dans ma classe. Je suis sure que les enfants vont t'adorer. D'ailleurs, si certains parents racontent le même genre de bêtises que Marcie, les enfants comprendront mieux à quel point c'est faux après t'avoir rencontré," fit Marcie. "Je te dis à mercredi ?"
"Compte sur moi. Au revoir Mme. Foster, et merci."
"Au revoir Blaine."
~oOo~
Kurt entra dans la cuisine alors que Blaine finissait de faire la vaisselle du petit-déjeuner. C'était mercredi et Blaine avait fait de la place dans son agenda pour être volontaire dans la classe d'August.
"Eh bien, Professeur Hummel-Anderson, on est très académique…et sexy aujourd'hui !" fit Kurt.
"Juste parce que je porte mes lunettes ne veut pas dire que je ressemble à un prof universitaire. Mes yeux étaient trop secs ce matin et je n'ai pas pu mettre mes lentilles," répondit Blaine.
"Mmmmmmmmm. Si tu le dis," rétorqua Kurt avec ce sourire en encerclant la taille de Blaine de ses bras. "Pour tout dire, l'ensemble cravate/gilet/chemise boutonnée est assez sexy… dans un sens purement académique bien sûr. Comme un libraire. Ouais, un libraire sexy."
"Je crois que j'ai senti quelque chose bruler ! Ok, arrête ça. Il y a un enfant dans la maison et en parlant du loup, le voilà ! Bonjour AJ. T'es prêt pour un petit-déjeuner avant qu'on aille à l'école ?" demanda Blaine. Kurt se recula et ouvrit la porte du frigo pour en sortir une bouteille de jus d'orange.
"Bien sûr que je suis prêt papa ! C'est trop cool que tu viennes à mon école aujourd'hui ! Tu vas pouvoir rencontrer le lapin de notre classe et le poisson qui vit dans l'aquarium. Tu seras même là pour le gouter et la récré aussi ! J'ai trop hâte !" répondit AJ.
"Profites-en maintenant," fit Kurt à l'oreille de Blaine. "Quand il aura treize ans, il ne voudra même plus être sur la même planète que nous."
"Ok, petite crapule," dit Blaine à AJ, "mange. On doit partir dans quinze minutes."
~oOo~
En entrant dans la classe de Mary Ellen, la première chose que remarqua Blaine fut le niveau d'énergie. La vingtaine d'enfants de cinq ans, les cinq parents volontaires et l'institutrice produisaient assez d'électricité pour alimenter une grande ville. Il remarqua aussi que tout était toujours en mouvement, un flou constant de corps se déplaçant d'un endroit à un autre. Ils étaient tous si excités et joyeux, Blaine en était heureux, mais il n'était pas sur de savoir comment Mary-Ellen pouvait survivre à un jour comme celui-ci toute l'année. Se tenir au milieu d'une salle de classe de maternelle fit apprécier à Blaine la solitude de son bureau et le silence dont il disposait pour écrire chaque jour.
Et ce fut quand il la vit. Il était sûr que la femme blonde habillée d'un pull à strass, d'un jean et de talons était Marcie Kline-Miller. Il y avait cinq parents volontaires : sa voisine Patsy en était un un autre était un papa. Le troisième volontaire était une femme, mais elle était plutôt calme et réservée. Il restait donc la femme qui portait trop de maquillage et trop de bijoux. Il n'eut pas à attendre longtemps avant que ses suppositions ne soient confirmées.
"Bonjour," roucoula Marcie alors qu'elle s'avançait vers Blaine. "Je ne vous ai jamais vu ici ! Je suis Marcie Kline-Miller, et vous êtes ?"
"Bonjour, Je suis Blaine," se présenta-t-il en espérant bien garder son nom de famille hors de la conversation. "C'est un plaisir de vous rencontrer." Blaine serra la main que Marcie avait tendue devant lui.
"Moi de même ! Whaou, vous avez vraiment des cheveux incroyables ! Lequel est votre enfant ?" demanda Marcie, scannant la pièce.
"Oh vous ne pouvez pas le voir d'ici," fit Blaine en agitant sa main vers le groupe d'enfants. "Il est caché dans cet pile de petits corps de maternelles."
"Oh vous êtes un rigolo," fit Marcie avec un petit rire.
"Alors comme ça Marcie, vous venez aider souvent ?" demanda innocemment Blaine.
"Chaque semaine !" Marcie baissa la voix et dans un chuchotement, confirma les suspicions de Mary-Ellen sur son espionnage. "Juste entre vous et moi, je n'ai pas confiance en Mme. Foster. Je viens ici chaque semaine pour 'aider' mais en réalité, je suis ici pour vérifier que tout ce passe bien. Je mentirai si je vous dit que je n'en profite pas pour me renseigner sur les derniers ragots en même temps."
"Des ragots ? A la maternelle ?" demanda Blaine.
"Vous seriez surpris de voir tout ce que les enfants laissent échapper lorsqu'ils croient que personne ne les écoutent. J'ai en appris sur des contrats, des divorces, des faillites, des maladies, des blessures. Vous l'avez compris, je suis à la première à avoir les scoops !"
Blaine continua pour forcer la conversation. "J'apprécie beaucoup Mme. Foster. Qu'est-ce qu'il vous fait penser que vous ayez besoin de l'espionner ?"
"Vous vous moquez de moi n'est-ce pas ? Regardez-la : elle est mal fagotée, en surpoids, et soyons honnêtes, seuls les loosers deviennent professeurs. Elle ne peut savoir ce qu'elle fait. Je viens ici tous les mercredis pour rendre service à la société, vous comprenez, gardez un œil sur ce qu'elle fait. Elle la partie la plus triste ?" continua Marcie, "Elle n'a pas la moindre idée du fait que je sois ici pour la surveiller. On peut penser que j'aide un enfant à coller un macaroni sur son chef d'œuvre, mais en réalité, mon attention est ailleurs. Pauvre petite chose !" Marcie éclata d'un rire conspirateur.
Ce fut le moment de changer de conversation. "Alors, lequel est votre enfant ?" demanda Blaine.
"Mon Grayson est cet adorable petit blond près de la table à papiers mâchés, juste à côté de cette horrible plouc, Patsy Raulthander. Je ne peux pas la voir en peinture. Personne ne peut être aussi joyeux tout le temps." Et juste à cet instant, les yeux de Marcie se posèrent sur cette maman et elle lui envoya un bref signe de la main. "C'est un garçon si gentil et intelligent ! Nous avons été très exigeants à propos de ses amis. Mon mari et moi ne voulons que la meilleure vie possible pour notre enfant et nous pensons que ça commence en maternelle."
Blaine écouta les mots de Marcie et se tourna pour la regarder. Marie lut dans l'expression de Blaine qu'il était d'accord avec ses propos et ses positions et enchaîna. "Hey, vous devriez venir, vous, votre femme et votre fils à notre brunch dimanche ! Toutes les personnes que vous voudriez rencontrer seront-là. J'ai hâte de vous présenter à …"
Avant que Marcie de finisse son invitation, AJ se dirigea vers son papa et plaça un pied couvert d'une chaussure aux lacets défaits devant lui. "Tu pourrais me faire le nœud s'il te plais ?" demanda AJ.
"Bien sûr, petit," fit Blaine en se baissant pour renouer la chaussure.
"Merci !" dit AJ avec un sourire alors qu'il s'éloignait pour rejoindre les autres dans les ateliers.
Marcie resta silencieuse pendant un moment puis se tourna vers Blaine. "Un conseil, ne laissez pas votre fils devenir ami avec ce petit garçon. Il vient d'une maison où il y a deux papas et aucune maman. Honnêtement, des pédés qui élèvent un enfant ? Dans notre communauté ? Je resterais aussi loin que possible de tout ce bazar."
"Et alors, est-ce que ces deux pères négligent leur fils ? L'habillent comme un clown ? Il m'a l'air plutôt heureux !" demanda Blaine innocemment.
"Oh, je ne les aient jamais rencontré. Je m'en fiche d'ailleurs. J'ai dit à Grayson qu'il devait éviter ce garçon à tout prix. Je lui ai bien expliqué ce qu'est l'homosexualité et à quel point le fait que des homosexuels élèvent un enfant est sale, inférieur et mal. Nous n'aurons pas cet enfant chez nous, même lorsque nous inviterons toute la classe pour l'anniversaire de Grayson en mai," Marcie continua.
"Ça me parais un peu extrême, vous ne pensez pas ? C'est juste un petit garçon," fit Blaine.
"Blaine, Blaine, Blaine, il est vraiment important de s'associer avec les bonnes personnes. Les opportunistes comme ceux-là n'apportent rien de bon. Croyez-moi ! Vous ne voulez pas que votre enfant finisse par traîner à ces gens ! Maintenant, à propos du brunch dimanche, nous habitons au quartier Mount Clare, juste après le country club…"
La suite des évènements n'aurait pu être aussi bien enchainée, même si Blaine l'avait préparé pendant des semaines. Patsy vint finalement vers Blaine et l'enlaça rapidement. "Hey !" fit-elle, "Je t'ai vu un peu plus tôt mais j'étais enfouie sous le papier mâché. Ça marche toujours pour le brunch de dimanche ? A onze heures chez toi ?"
"Bien sûr, Patsy ! As-tu rencontré Marcie Kline-Miller ? Marcie, voici ma voisine et amie proche, Patsy." Le visage de Marcie se décomposa et Patsy l'ignora avec un bref signe de tête.
"Nous avons été présenté," Patsy répondit avec une moue de son cru. Blaine se mordit les lèvres, essayant ardemment de ne pas sourire. Se tournant à nouveau vers Blaine elle dit, "Alors, pour dimanche, je pensais amener un plateau de fruits et ces muffins aux flocons d'avoine, c'est bon ?"
"Kurt se prosternera devant toi pour embrasser tes pieds si tu amènes ces muffins et tu sais que ça n'arrive que très rarement !" fit Blaine dans un rire. Il fit un câlin à Patsy et lui dit, "A dimanche."
Alors que Patsy s'en allait, Mary-Ellen Foster arriva vers Blaine et Marcie. "Mme. Kline-Miller, merci d'être venue, comme toujours. Je peux vraiment me reposer sur vous."
"Eh bien, je fais mon possible," fit Marcie avec une fausse humilité.
"Blaine, tu sais je t'ai dit que je ne pouvais pas venir au brunch dimanche ? Les plans ont changés. Le voyage d'affaires de Mark a été annulé, donc si l'invitation tient toujours, on sera là," dit Mary-Ellen. Et pour la seconde fois, Marcie se décomposa.
"Bien sûr ! Mark et toi êtes les bienvenus ! Kurt est en train de mettre au point de superbes plats. Superbement secrets aussi. Il ne me laisser même pas entrer dans la cuisine quand il y travaille !" fit Blaine avec un rire.
Mary-Ellen s'avança pour enlacer Blaine, et Marcie commença à dire, "Attendez, qui est-ce Kurt dont tout le monde pa…"
"Papppaaaaaaaaa !" cria AJ en sautant dans les bras de Blaine. "Regardes ça ! Je l'ai fait à l'atelier d'écriture et je l'ai fait tout seul. J'écris des livres ! Comme toi !"
"AJ, c'est super ! J'ai hâte de rentrer à la maison pour lire ce livre avec toi et papa !" fit Blaine à son fils. "Va chercher ton cartable et dis au revoir à Mme. Foster."
"D'accord, papa. Au revoir Mary El… Je veux dire Madame Foster," dit AJ, manquant d'appeler la maîtresse par son prénom.
Si Marcie avait pu ouvrir sa bouche encore plus grande, elle se serait décroché la mâchoire. "Alors vous… oh mon Dieu... vous êtes…" Blaine pouvait voir les engrenages dans le cerveau de Marcie s'activer alors qu'elle recompter le nombre de personnes qu'elle avait insulté et humilié durant leur conversation, Blaine inclus.
"Pour répondre à votre question Marcie, laissez-moi vous apporter quelques renseignements," commença Blaine calmement, comme s'il parlait à la personne la plus ignorante qu'il n'avait jamais rencontrée, "Kurt est Kurt Hummel-Anderson, mon mari et le père d'AJ. Oui, nous sommes mariés. Oui, nous sommes deux hommes. Nous avons une maison ensemble, nous prenons nos repas ensemble et nous dormons ensemble de toutes les manières que vos que pas-si-innocentes pensées puissent imaginer. Oui, nous sommes des "pédés" et nous élevons un enfant, qui sous toutes apparences, semble heureux et en bonne santé, sauf lorsqu'il rentre de l'école en pleurs car un garçon du nom de Grayson a décrété que personne de devait jouer avec lui parce qu'il a deux papas et que c'est bizarre. Pasty, la femme qui vous avez décrite comme horrible plouc, est notre voisine. Elle et son mari Tim sont deux de nos plus proches amis. En fait, nous sommes si proches, que nous sommes les parrains de leurs enfants, et ce sont ceux d'AJ. Mary-Ellen, l'incroyable institutrice de maternelle qui vous avez été si rapide à juger d'ignorante et de stupide, vous a parfaitement cernée. Elle sait pourquoi vous êtes là chaque semaines, l'espionnant et faisant en sorte que les désirs d'AJ Hummel restent loin de votre précieux fils. Marcie, vous avez montré votre vrai visage aujourd'hui. Vous êtes l'ignorance en personne. Je vous conseille à l'avenir, de vous renseigner sur la personne à laquelle vous déblatérez vos bêtises, parce qu'on ne sait jamais. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un mari à retrouver et un fils qui veut que je lise son dernier roman. Bonne journée, Marcie," fit Blaine avec un sourire pincé.
"Blaine Hummel-Anderson ?" fit Marcie, alors que Blaine s'éloignait. "Comme le romancier Blaine Hummel-Anderson ?"
"Oui,"
"Oh mon Dieu. Vous êtes mon auteur préféré," dit Marcie, attrapant une chaise. Elle était assez blanche pour pouvoir s'évanouir.
"L'ironie issue de cette remarque est juste délicieuse." Fit Blaine en hochant la tête. Il prit la main d'AJ et passa la porte pour se rendre sur le parking.
~oOo~
Patsy et Tim proposèrent à AJ de venir avec leur famille pour leur soirée pizza, donc il y avait seulement Kurt et Blaine au dîner. Blaine raconta sa journée et les yeux de Kurt s'écarquillèrent de stupéfaction. Il ne put s'arrêter de rire lorsque Blaine repris la tirade qu'il avait lâché sur la pas-si-innocente-que-ça Marcie Kline Miller.
"Je te le dit, c'était une belle claque verbale qui aurait même rendu Kurt Hummel-Anderson fier," dit Blaine avec un sourire.
"Attends, attends ! Observons un petit moment de silence afin que je puisse savourer ça. Toutes ces années à t'entrainer avec moi, toutes ces leçons où tu buvais les paroles de ton maître. Et regardes toi ! Ça fait du bien de tout laisser sortir n'est-ce pas ? Je me sens toujours mieux après avoir dit ses quatre vérités à quelqu'un !" demanda Kurt.
"Pour être complètement honnête, oui, ça fait carrément du bien. Cependant, le sentiment le plus puissant que je ressens est celui de la tristesse. Cette femme est une publicité qui parle et marche, sur l'ignorance et elle élève la prochaine génération à détester tout ce qui lui semble anormal."
"Tu sais quoi ?" fit Kurt, "Quand l'anniversaire d'AJ arrivera en septembre, nous enverrons une invitation à Grayson Miller. Nous n'allons pas jouer au petit jeu d'exclusion stupide de sa mère. Tues-les avec gentillesse, n'est-ce pas ?"
"Je suis totalement d'accord. N'est-ce pas notre devise ? Change le monde, un idiot à la fois ?" demanda Blaine en riant.
"Si ça ne l'est pas, ça devrait," répondit Kurt. "Honnêtement, ces conneries me fatiguent."
"Je sais, bébé," dit Blaine, attrapant les mains de son mari, "mais à mes yeux, toi et AJ en valez la peine. J'infligerai une claque verbale à chaque personne, chaque jours, pour préserver notre droit d'être qui nous sommes."
Kurt regarda Blaine dans les yeux et se pencha pour l'embrasser. "Aller Norma Ray. C'est l'heure d'aller récupérer le fruit de notre union profanatrice chez notre plouc de voisine," dit Kurt en gloussant.
"Juste derrière toi bébé."
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