Ce texte est rédigé dans le style 221B. Ceci consiste en un drabble de 221 mots dont le dernier commence par un B. Cela a été maintenu dans la traduction.
Merci d'avoir lu les sept autres "chapitres"


VIII-Ses yeux ne sont pas des fenêtres.

Ses yeux ne sont pas des fenêtres. Ou si elles le sont, ce sont des verres fumés ou un miroir sans tain. Le curieux n'y verrait que son reflet et serait aussi ignorant qu'auparavant. Jamais près de comprendre l'esprit et encore moins l'âme de cet homme.

Ses yeux étaient plus comme des projecteurs, comme si le monde terne passait à travers un objectif de 72 millions de pixels. Ce sont des scalpels, aussi prompts à la recherche de la vérité qu'à anéantir le cœur de ses ennemis. Pas qu'il le fasse vraiment, mais ils ne le savaient pas. Comment le pourraient-ils d'ailleurs ?

John n'était pas comme tout le monde. Il n'avait pas peur des yeux de Sherlock. Il les cherchait même. Il aimait sentir ses propres yeux se consumer sous leurs caresses ardentes.

Les yeux ternes prennent des couleurs éblouissantes et riches de détails, comme pour faire l'expérience de la vie comme elle devrait être. Sherlock peut faire ça pour lui, comme ça, sans lever un doigt sur lui, ganté ou non.

John savait que ces yeux pouvaient être dévastateurs. Comme ce soir-là, chez Angelo : « Je suis marié à mon travail » avait-il dit. Déception. Mais ces yeux s'éloignant doucement et se baissant vers le sol conquirent profondément le cœur de John et faisant naître un irrépressible besoin.