Auteur : GilrFromTheWest
Titre Original : Daddies
Titre en Français : Papas
Rating : T
Genre : Famille/Humour
Couple : Kurt Hummel / Blaine Anderson
DISCLAMER : L'histoire appartient à GirlFromTheWest ! Je ne fais que traduire !
Je m'étais dis en commençant cette traduction que je ne demanderais jamais aux gens de me laisser des reviews mais le problème, c'est que c'est réellement motivant ...
REVIEWER LES AMIS ! : P
Chapitre 9 : Faire amende honorable
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Le téléphone de Blaine sonna juste quand Kurt et lui s'apprêtaient à aller chercher AJ à la sortie de l'école. Blaine répondit et dit immédiatement, « Salut maman ! J'étais justement en train de penser à toi ! ». Blaine lança ses clés de voitures à Kurt afin qu'il puisse conduire et il continua sa conversation. « Alors, quoi de neuf ? »
Kurt pouvait entendre quasiment tous les mots que Leah Anderson disait. Des mots comme, « vacances » et « juillet » et « rendre visite » et « deux semaines » et « chez vous » et « rester » firent à Kurt l'effet d'une douche froide. Il fit les gros yeux et regarda ceux de Blaine. Blaine fit signe à Kurt de se concentrer sur la route.
« Wow, maman. Je suis heureux de voir que papa à enfin décidé que des vacances qui ne soient pas liées au travail sont nécessaires dans la vie. Bien sûr que vous pouvez venir et rester chez nous, » dit Blaine au téléphone. Kurt appuya sur le frein par réflexe. Il murmura « OH MON DIEU ! » à Blaine, qui encore une fois, lui rappela de se concentrer sur la route.
« La dernière semaine de juillet. Ça marche ! Mon Dieu non, vous ne vous imposez pas ! Ok, j'attendrais ton appel pour plus de détails. Ok. Dis bonjour à papa de la part de Kurt, AJ et moi. Je t'assure, ce n'est pas un problème ! On a hâte de vous voir ! Je t'aime aussi. A plus. ». Blaine appuya sur le bouton de son téléphone pour raccrocher.
Un silence inconfortable empli le Range Rover de Blaine. « Kurt… » Commença Blaine, avant d'être coupé.
« Alors, tes parents vont venir nous voir ? » fit Kurt, essayant de ne pas hausser le ton, mais sans succès, sa voix montant déjà dans les aigus dut à sa panique.
« Kurt, je sais à quoi tu penses et je sais e que tu vas dire. Mes parents ne sont pas mes personnes les plus simples à apprécier. Je sais qu'il non pas été très acceptants à propos de toi, de nous et je sais que ça a été douloureux. » Continua Blaine.
« Blaine, c'est pas que je ne les aime pas. Vraiment, ce n'est pas le problème. Ils me rendent juste mal à l'aise. Quand je suis près de ta mère, rien de sort correctement. J'ai l'impression qu'elle est en train de me juger, de me pousser à bout pour me faire dire des choses que je ne pense pas vraiment. Et ton père… Je ne crois pas qu'il m'ait adressé plus de quatre mots. Il est comme cette ombre qui disparait dans les boiseries. »
« Bébé, tout d'abord, ma mère est comme ça avec tout le monde. C'est juste sa personnalité. Et je ne pense pas que mon père ait déjà dit plus de quatre mots à n'importe qui, y compris les membres de sa famille, aussi loin que je m'en souvienne. Je sais que ça te fais stresser, mais voit le de cette façon : ils ont pris contact avec nous. Ils font l'effort de venir nous voir ici, à New-York. Peut-être qu'ils commencent à nous accepter un peu en tant que famille. Et AJ mérite de connaitre ses grands-parents, tu ne penses pas ? » Fit Blaine.
« Bien sûr Blaine. Ce n'est pas comme si j'allais de refuser de les avoir ici pour … DEUX SEMAINES ? C'est bien ça que j'ai entendu ta mère dire ? » Demanda Kurt.
« Une semaine avec nous et une autre dans un hôtel du Maine. »
Kurt avala, ce sentant un peu soulagé. « Tout se passera bien du moment que tu ne me laisse jamais seul avec eux. Pas même pour une seconde. Je ne veux pas être mastiqué puis recraché. »
Blaine ria et posa sa main sur le genou de Kurt. « Allez, tu fais passer mes parents pour des loups. Ils sont en fait assez raffinés, tu sais. Membres du Country club, grand manoir, et tout le bazar. »
« Honnêtement Blaine, je ne suis pas sûr que tu sois vraiment né dans cette famille. » Fit Kurt.
« Attends un peu, es-tu en train que je ne suis pas un homme bien élevé, habitué des Country clubs, vivant grâce à son héritage, raffiné et chic ? » Demanda Blaine avec un sourire.
« C'est précisément ce que je dis, mon doux homme des cavernes, » fit Kurt. « Ecoutes, je sais que ça ira et qu'au final, ça nous rapprochera. C'est juste que j'ai peur. Et que je suis nerveux. Et terrifié. »
« Le Kurt Hummel-Anderson que je connais ne recule jamais devant un challenge ! »
« Je ne recule pas. On va dire que je protège mon derrière, parce que ce n'est jamais très beau après avoir été mâchouillé. »
« Trop d'informations, chéri. Trop d'informations. »
~oOo~
Après de courtes vacances du 4 juillet sur la côte, Kurt commença à s'emballer et à planifier la visite de Leah et Hugh Anderson. Sa première rencontre avec les Anderson fut peu après que Kurt et Blaine aient débuté leur relation, lorsqu'ils étaient tous les deux à la Dalton Academy. Blaine avait ramené Kurt chez lui un soir et avait décidé qu'il était mieux d'annoncer à ses parents qu'ils étaient ensemble après le diner, juste avant de quitter la maison pour rentrer à l'école. Il pensait qu'ils auraient alors une échappatoire si ses parents réagissaient mal. Le plan de Blaine aurait parfaitement marché si sa mère n'avait pas compris qu'il se passait quelque chose entre les deux garçons au milieu du repas. La façon dont elle avait lâché sa fourchette dans son assiette, couvert sa bouche et dit, « On mon Dieu ! Vous deux vous êtes… » et couru hors de la pièce avait bien résumé comment elle se sentait par rapport aux garçons. Hugh, toujours silencieux, avait levé les yeux au ciel, s'était essuyé la bouche avec sa serviette puis avait suivi l'hystérie de sa femme dans le hall d'entrée. Blaine et Kurt avaient fait un détour par les cuisines, remercié le chef et la serveuse pour le succulent repas et étaient sorti.
Deux jours après, un grand panier de fleurs de lys fut livré dans la chambre de Kurt, à Dalton. La carte attachée disait :
Kurt,
Ravie de vous avoir rencontré samedi. J'espère que vous excuserez mon pauvre comportement. Du moment que mon Blaine est heureux, je suis heureuse.
Affectueusement,
Leah Anderson.
« Waouh. Ma chère mère a écrit la carte personnellement ! D'habitude elle laisse ce travail à sa secrétaire ou au fleuriste, » fit Blaine, examinant l'écriture de sa mère. « Tu vois, elle t'aime bien. Ma mère a juste tendance à sur réagir quand elle est prise au dépourvu. » Kurt souri, sentant que le malaise du diner des Anderson n'était que de l'eau sous le pont.
Seulement, ce ne l'était pas.
Chaque fois que Kurt voyait Leah, que ce soit au restaurant, chez les Anderson, au Country club ou à n'importe quel événement, elle faisait de son mieux pour le déstabiliser. Elle prenait quelques paroles de Kurt, elle les transformaient et rapportait les phrases falsifiées à Blaine. Heureusement, Blaine ne croyait pas sa mère sur parole et allait toujours vérifier ce qu'avait dit Kurt avant de l'écouter. Durant l'année de terminale de Kurt, lors d'un moment qui comprenait Leah et trop de coupes de champagne, Kurt avait demandé à Blaine pourquoi sa mère s'appliquait à le torturer ainsi. Blaine avait ri, puis dit, « Elle est une femelle Alpha et veut te faire comprendre sa position. Elle te voit, pas comme une fille, mais comme une personne qui va m'éloigner d'elle. Elle joue avec toi pour nous rappeler qu'elle est ma mère et qu'elle s'occupe toujours de moi. »
« Blaine, tout ceci est juste trop bizarre, » fit Kurt, essayant de comprendre tous les différents sentiments qui s'emparaient de lui pendant chaque rencontre avec les Anderson.
« Je sais que ça l'est, » avait répondu Blaine, « mais elle est comme ça. Elle arrêtera quand elle aura compris que tu n'es pas juste une amourette, » avait dit Blaine, enlaçant Kurt. Kurt s'était souri à lui-même. Il adorait quand Blaine disait qu'ils seraient ensemble pour toujours. Pour ça, Kurt pourrait endurer et survivre aux lubies de Leah Anderson.
~oOo~
Le samedi, juste après qu'ils soient rentrés de vacances, Blaine mangeait son petit-déjeuner sur le bar de la cuisine. Il regarda Kurt émerger de son bureau et suivre le couloir. Dans ses bras il portait…
« Nooooooon ! » fit Blaine d'une voix faible. « Kurt, non ! Pas le… »
« Blaine, la visite de tes parents c'est du sérieux. Et ce qui est sérieux doit être organisé. Et l'organisation fait appel à… »
« Kurt, s'il te plait. Soit raisonnable. Tournes-toi, va au bout du couloir et repose-le… »
« Blaine, je ne le ferais pas. » Kurt plaça le carnet en cuir, abimé par l'usure, sur le comptoir à côté du bol de céréales de Blaine. Blaine tressaillit, comme si le livret avait la capacité de le blesser. « Il n'y a pas moyen que nous soyons prêts sans Le Carnet de Guerre. »
Le Carnet de Guerre avait fait sa première apparence au spectacle de jeunes talents de Dalton. Kurt était le co-directeur et pour rester organisé et sain d'esprit, il notait tout ce dont il avait besoin, des scripts aux costumes, les partitions de musique, la liste des rafraichissements, dans un carnet en cuir qu'il avait reçu de son père. Surnommé « Le Carnet de Guerre », il y inscrivait toutes les choses nécessaires au bon déroulement de l'évènement. Une fois Kurt avait égaré le carnet et avait été à deux doigts de s'évanouir c'était à ce point vital pour la production du spectacle.
Le Carnet de Guerre réapparut quelques années plus tard, lorsque Kurt organisait leur mariage. Le Carnet de Guerre utilisé durant le spectacle de jeunes talents énervait légèrement Blaine Le Carnet de Guerre utilisé pour planifier leur mariage était capable de provoquer la terreur. Ce n'était pas un hasard si Blaine avait manqué de s'étouffer avec ses céréales ce funeste matin de juillet.
« J'ai la liste de tout ce que nous avons besoin de faire ces deux prochaines semaines. Comme nous sommes tous les deux en vacances, nous devrions être capables de pouvoir nous concentrer sur chaque tâche. On va commencer ce matin, » fit Kurt. Il ouvrit le carnet et chercha le bon intercalaire. Il y avait des parties pour l'aménagement paysager, la peinture, le ménage de la maison et celui de l'extérieur. Il y avait aussi le début d'une nouvelle liste d'achat de nouveaux draps de bain, parures de lit et peignoirs pour les invités. Un reçu pour un nouveau canapé en cuir était agrafé à une facture du magasin de meubles du village.
« T'as acheté un nouveau canapé ? » Demanda Blaine, essayant de masquer sa surprise mais sa voix fut aigue et grinçante.
« La chambre d'ami a besoin d'un canapé depuis des lustres. Je vais le placer au bout du lit, » répondit Kurt. « Maintenant, vu qu'il fait encore bon dehors, pourquoi ne ferais pas ces trois tâches d'extérieur ce matin. » Kurt donna un léger coup d'épaule à Blaine. « Allez, bougez de là, monsieur. »
« Ah putain, » marmonna Blaine dans sa barbe.
« J'ai entendu ! » Fit Kurt.
~oOo~
Après presque deux semaine de dur labeur forcé par Kurt, les dernières tâches du Carnet de Guerre étaient sur le point d'être accomplies. Tout ce qui bougeait dans la maison des Hummel-Anderson avait été récuré, aspiré et rafraîchit. Les murs étaient repeints, les pots de fleurs placés artistiquement sous le porche de l'entrée. Kurt contemplait les tapis du rez-de-chaussée être replacé lorsque Blaine l'avait regardé et dit, « Ça suffit. » Kurt avait décidé de ne pas pousser le bouchon trop loin.
AJ avait découvert qu'il pouvait faire sursauté et crié Blaine simplement en plaçant le Carnet de Guerre devant lui. Une après-midi, alors qu'il travaillait depuis le petit matin, Blaine s'était allongé sur le canapé et avait fermé les yeux un moment. AJ balançait soigneusement le Carnet de Guerre dans ses petites mains d'enfant de six ans et s'approcha de Blaine. Il frotta gentiment la joue de Blaine avec un coin du carnet. Blaine avait ouvert les yeux, réalisé ce qui était si près de son visage, fit un bond sur le canapé et hurlé comme la femme des vieux films qui monte sur une chaise après avoir vu une souris.
« Ah ah AJ. C'était rigolo, mais ne le refais pas, ok ? Tu seras obligé de te cacher si Papa K découvre que tu as abimé ce carnet. Crois-moi, mon pote. »
« Papa a peur d'un carnet ! Papa a peur d'un carnet, » chanta AJ a plein poumons. Il explosa de rire lorsque Blaine mis son doigt sur sa bouche pour lui dire 'chut'. « Pourquoi ce vieux truc est si important de toute façon ? » Demanda AJ.
« Je ne le sais pas non plus, AJ, » confia Blaine.
« Le Carnet de Guerre ferait mieux d'être sur le comptoir de la cuisine lorsque je descendrais ! » cria Kurt de l'étage.
« Je te l'avais dit, » fit Blaine en prenant prudemment le carnet des mains d'AJ pour le remettre sur sa place d'honneur dans la cuisine.
~oOo~
Blaine sorti à 11 heures pour aller chercher ses parents à l'aéroport. Ils seraient probablement rentrés pour 12 heures 30, 13 heures. Kurt apporta la touche finale au déjeuner qu'il venait de préparer, et se retrouva avec un peu de temps libre devant lui.
AJ était assis sur le canapé du salon et lisait le dernier livre de sa collection préférée pour les jeunes lecteurs. Kurt s'assis à côté de lui et lui donna un léger coup d'épaule.
« Papa, je connais pas ces grands-parents qui viennent aujourd'hui, » dit AJ en continuant sa lecture.
« Tu as raison. Ils habitent loin et la dernière fois que tu les a vus, tu n'étais qu'un tout petit garçon. Je ne pense pas que tu te rappelles de leur dernière visite, » fit Kurt.
« Est-ce que c'est les grands-parents qui envoient des cadeaux dans des grandes boites pour noël ? »
« Ce sont eux. »
« Donc, ces grands-parents sont le papa et la maman de Papa B ? Le papa et la maman de Papa B ne lui manquent pas des fois ? Tu sais, parce qu'ils habitent très loin… »
« Ils lui manquent, bébé, comme moi avec mamie et papi. »
Un sourire illumina le visage d'AJ. « Papi Hummel et ma personne préféré au monde. Il m'appelle son 'Petit Bonhomme'. AJ se tourna vers Kurt et demanda, « Et si ces grands-parents ne m'aiment pas ? » un voile d'angoisse sur son visage.
Kurt pris AJ sur ses genoux et déposa un baiser sur sa tempe. « Ecoute moi, jeune homme. Comment est-ce que l'on pourrait ne pas t'aimer ? Tu te sens un peu nerveux à l'idée de rencontrer Mamou et Papou Anderson ? »
AJ répondit en secouant sa tête, tout en laissant son front sur l'épaule de Kurt. « Eh bien, je parie qu'il le sont aussi à l'idée de te rencontrer ! Et si on allait vérifier que tout est prêt pour le repas ? » AJ posa son livre et glissa hors du canapé, suivant Kurt dans la cuisine.
Ironiquement, les inquiétudes d'AJ étaient les mêmes que celles qui retournaient l'estomac de Kurt. Il n'avait eu que des contacts brefs avec les Anderson. Blaine et lui avaient décidés que si leur relation et maintenant, leur fils, étaient une source de problèmes pour les Anderson, ils refuseraient toutes invitations de leur part. Les appels et emails étaient toujours très polis, mais formels et dénués d'émotions. Kurt était curieux de savoir pourquoi Leah et Hugh avait choisi de prendre contact avec leur famille maintenant. Il avait entendu que des fois quand les gens vieillissent, les choses les plus importantes dans la vie comme la famille et les amis deviennent une priorité. Peut-être qu'ils regrettaient le temps perdu. Ou peut-être qu'ils ont réalisé qu'ils avaient un petit-fils de presque sept ans qu'ils connaissaient à peine et puisque la sœur de Blaine renforçait l'idée qu'elle n'aurait pas d'enfants, AJ pourrait bien être le seul petit-enfant qu'ils auraient jamais.
Ou peut-être qu'ils faisaient le voyage pour essayer de faire péter les plombs à Kurt. Qui aurait pu savoir ?
Quelques instants plus tard, le Range Rover de Blaine se gara devant chez eux. « Que le spectacle commence, » murmura Kurt.
« Papa, qu'est-ce que tu racontes ! Ya pas de spectacle ici ! » A l'instant, la porte d'entrée s'ouvrit et une femme habillée élégamment entra. Elle regarda autour d'elle, comme si mentalement, elle prenait des notes. Une ancienne, quoi que légèrement plus petite version de Blaine la suivi, portant deux sacs et un baguage cabine. Blaine amena une énorme valise et la plaça dans l'entrée.
« Kurt, chéri, » roucoula Leah à la vue du mari de son fils. Elle déposa un baiser, froid et léger sur sa joue.
« Je suis content de vous revoir, » fit Kurt.
« Moi aussi, » répondit Leah. « Et ça, » dit-elle en se tournant vers AJ, « C'est surement mon petit-fils August n'est-ce pas ? La dernière fois que je t'ai vu, tu étais tout petit et portais encore des couches ! » Le mot « couche » fut assez pour qu'AJ explose de rire. « Viens ici faire un câlin à Mamou. » AJ couru dans les bras de Leah elle le câlina tendrement.
« Eh bien, rentrez tout le monde ! Kurt a préparé un repas succulent. Je suis sûr que vous devez être affamés après ce vol. »
« J'ai tellement faim que je pense que je pourrais avaler mon chapeau ! » fit Hugh, en envoyant un clin d'œil à AJ. Celui-ci s'empressa de prendre la main de son Papou et l'emmena vers la salle à manger, « Papou, j'ai tellement faim que je pourrais manger mes chaussettes ! » fit AJ avec un sourire malicieux.
« Oh oh ! Des chaussettes ? Tu as gagné. Rien ne peut battre les chaussettes. Pourquoi donc en ai-je mangé au petit-déjeuner hier ! » Le grand-père et le petit-fils se regardèrent et furent pris d'un fou rire. Ils furent inséparables tout le reste voyage.
~oOo~
Le reste de la semaine passa tranquillement. Kurt et Blaine prévoyaient une activité pour chaque jour pour garder tout le monde occupé et que tout le monde s'amuse. Mercredi soir, Leah et Hugh proposèrent de rester avec AJ pour que Blaine et Kurt puissent allez diner au restaurant et aller au cinéma. Jeudi soir, Kurt confia à Blaine que, croyez-le ou pas, il était triste de les voir partir samedi matin. « C'était une des visites les plus agréables que j'ai reçu ! »
Blaine embrassa le front de Kurt et souri. « Je t'avais dit qu'ils avaient changé. »
« Ton père et AJ sont comme les deux doigts de la main. Je ne pense pas qu'ils se soient lâchés la main de toute la semaine. Cet après-midi, ils étaient dans la chambre d'AJ, assis sur le pouf en lisant des histoires. Pour quelqu'un qui ne parle pas beaucoup, Hugh sait faire des voix assez impressionnantes ! »
Blaine se figea. « Wow, » dit-il, « Ca me rappelle des vieux souvenirs ! Mon père et moi avions l'habitude de savoir dans ma chambre pour lire lorsque j'avais l'âge d'AJ. J'adorais quand il changeait de voix pour chaque personnage. Je crois que mon amour pour la scène et le théâtre a démarré lors de ces moments-là. »
« C'est un joli souvenir, Blaine. Alors, qu'est-ce qui est prévu pour demain ? » Demanda Kurt.
« Bien, je ne sais pas ce que toi et ma mère allez faire mais papa AJ et moi allons au zoo puis nous irons manger par là. »
« Attend… quoi ? Que veux-tu dire par 'moi et ta mère' ? »
« Elle m'a demandé si vous pouviez être seuls quelques heures, donc c'était l'occasion parfaites les hommes Anderson de passer du temps ensemble. Maman à parler d'un spa en ville et d'un repas. »
Kurt s'assit, sans bruits. « Ca me fais peur Blaine. »
« Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, bébé. Je pense qu'elle veut juste passer du temps avec toi. »
« J'ai encore peur. »
« Je sais. »
~oOo~
Kurt et sa belle-mère roulèrent dans les rues de la ville et, chanceux, ils trouvèrent une place juste en face du Beehive Day Spa. « Juste pour que vous le sachiez, vous avez choisi le meilleur spa du coin, » remarqua Kurt.
« Blaine m'a dit que c'était là que tu aimais aller alors j'ai pensé que nous pourrions y aller ensemble pour quelques soins. Si tu l'aimes il doit être bien non ? » Si Leah était encore un peu réservée, elle s'était détendu durant la semaine, surtout lorsque Kurt été concerné. Après les soins du visage, les pierres chaudes, les massages et la manucure, le duo quitta le spa complètement requinqué.
« Ahhhh, j'ai toujours l'impression de pouvoir conquérir le monde en sortant de Beehive. » fit Kurt.
« C'était génial. Nous devrions prendre rendez-vous pour quand je reviendrais. » Rajouta Leah et accrochant son bras à celui de Kurt alors qu'ils se dirigeaient vers leur prochain arrêt : le déjeuner.
« J'adorerais Leah. » Répondit Kurt en souriant.
Adam, le serveur à Tables and Chairs salua Kurt en lui serrant la main et avec un chaleureux, « Kurt ! Ça fait plaisir de te voir ! Pas de Blaine aujourd'hui ? »
« Hey Adam ! Ça me fait plaisir de te voir aussi. Blaine est au zoo avec son père et AJ. Puis-je te présenter la mère de Blaine, Leah Anderson ? »
Adam tendit la main et dit « La mère de mon auteur favori ! C'est un honneur de vous rencontrer. Votre table est prête, alors si vous voulez bien me suivre. »
Blaine et Kurt avaient commencé à venir à Tables and Chairs juste après que ça ait ouvert et étaient restés des habitués depuis. Ceci leur avait fait hériter des meilleures tables du restaurant et aujourd'hui n'échappait pas à la règle. Kurt et sa belle-mère étaient assis à l'intérieur du patio, ou trônait une petite cascade et de la végétation exotique avec le soleil qui provenait des verrières. Ils regardèrent le menu, commandèrent et attendirent qu'on les serve.
Un inconfortable silence régnait jusqu'à ce que Leah commence-t-à parler. « Kurt, je voulais passer la journée avec toi pour que nous puissions parler. »
Kurt s'étouffa un peu avec son thé glacé et avala rapidement. La semaine s'était bien passée, mais les souvenirs du traitement qu'il recevait de Leah à l'époque n'étaient jamais loin de refaire surface. Il reprit une petite gorgée de son thé pour arrêter de tousser et fit, « A propos de quoi ? »
Leah regarda sa serviette posée sur ses genoux pendant quelques instants puis leva la tête et regarda Kurt dans les yeux. Des larmes se formèrent et elle murmura, « Oh mon dieu. » Elle essuya ses yeux avec un mouchoir, se redressa, repris de l'assurance et commença. « Kurt, mon chéri, ce que je m'apprête à faire n'est pas, et n'a jamais été facile pour moi. » Leah pris une grande inspiration et continua. « Je voudrais t'offrir mes plus sincères excuses pour ce que je t'ai fait endurer toutes ces années. Je sais qu'un simple 'Je suis désolée' ne va pas compenser tout ce temps ou je me suis mal comportée, non, où j'ai été horrible avec toi mais c'est un début… »
« Leah, vous n'avez pas à… »
« S'il te plait Kurt, laisse-moi terminer. Cette année a été une année de changement pour moi. Toute ma vie, je me suis appliquée à avoir la vie parfaite. Quand j'étais au lycée, je sortais avec la plupart des garçons les plus populaires, n'avais que des bonnes notes et j'étais la capitaine des cheerleaders. A l'université, je faisais partie de l'association étudiante la plus réputée et je sortais avec Hugh Anderson qui était dans la plus populaire des fraternités. J'ai eu un grand mariage avec quinze demoiselles d'honneur, deux beaux bébés séparés de deux ans et demi, une maison magnifique, je suis membre du country club, tu vois le tableau ? » Kurt resta silencieux et hocha la tête. « Et là Blaine te ramène à la maison quand vous étiez tous les deux à Dalton et je me suis dit 'Quel garçon poli et charmant !' Tu passais très bien dans mon tableau…jusqu'à que je réalise que toi et Blaine étaient plus qu'amis. Je suis sûre que tu te rappelles de cette soirée ? » Demanda Leah.
« Oui, » Répondit Kurt dans un soupir. Le souvenir s'installant dans sa tête, la manière dont les Anderson avaient quittaient la table et le malaise qui s'en était ressenti.
« Je t'ai vu comme la tâche qui venait salir mon tableau que j'avais passé ma vie à créer. La relation que toi et Blaine avait ne rentrait pas dans l'œuvre que je voulais montrer à mes amis et à la communauté. Le fait que mon fils soit gay et sortait avec un autre garçon me faisait me sentir honteuse, et j'étais sûre d'être vue comme quelqu'un qui n'avait pas su être une bonne mère. » La mère de Blaine s'arrêta un moment et pris quelques respirations. Les larmes menaçaient à nouveau de tomber mais elle enchaîna.
« Donc, j'ai honte d'avouer que je m'étais donné pour mission de t'éloigner de Blaine. A chaque opportunité, j'essayais de te descendre, et te rendre mal à l'aise. Je pensais que si je te faisais suffisamment peur tu t'en irais. J'avais mon parfait tableau dans le fond de mon esprit et tout serait alors pour le mieux. » Kurt continua de regarder et écouter Leah alors qu'elle avalait une petite gorgée de son thé avec ses mains tremblantes. « Peu importe ce que j'ai fait, tu n'as pas baissé les bras. Tu me rendais furieuse ! Hugh me disait de laisser d'arrêter ça, que si Blaine était heureux alors c'était le principal, mais je n'y arrivais pas. J'ai inventé une excuse minable pour ne pas assister à votre mariage. Nous n'avons dit à personne que nous partions pour l'anniversaire des deux ans d'AJ. Nous avons réalisé que toi et Blaine aviez arrêté d'appeler, de nous proposer de venir vous voir. J'étais satisfaite mais au fond, j'avais le cœur brisé. »
« Vous avez raison. Nous avons décidé d'arrêter d'essayer de prendre contact avec vous et Hugh parce que nous sentions que peu importe ce que nous faisions, nous vous faisions sentir mal à l'aise. Ce n'est pas que nous voulions plus vous voir ou vous parler nous voulions juste rendre les choses plus simples, » fit Kurt, tendant la main à travers la table pour prendre celle de Leah.
Les larmes coulaient maintenant. « Je m'en suis rendu compte assez tôt, mais je n'arrivais pas à m'excuser. Il y avait toujours cette envie de paraitre parfait. Aucun de nos amis n'avait d'enfants ou membres de la famille gay. Je ne pouvais pas trouver le moyen de vous présenter sans en craindre pour ma place dans l'échelle sociale. Mais soudain, une chose tragique est arrivée. Ma meilleure amie Margaret McNeill m'appela un soir, en larmes. Son fils, qui a quelques années de plus que Blaine, était venu la voir avec son partenaire, un homme. Matt McNeill avait amené son mari Jensen, chez Maggie et Garrett par ce qu'il était malade. Jensen ne répondait plus à son traitement contre le SIDA et Matt savait qu'il ne pouvait pas prendre soin de lui pendant les dernières périodes de sa vie seul. Alors il a fait ce que tout bon garçon aurait fait et est retourné là ou l'amour était sans conditions : il est retourné à la maison. Maggie et Garrett ont accueilli les garçons et passèrent immédiatement en mode aide soignants en faisant de la chambre d'ami une chambre d'hôpital, en s'arrangeant pour les soins médicaux, et créant un planning pour être sûr que quelqu'un soit avec Jensen en permanence, jour et nuit. »
C'était au tour de Kurt de pleurer. On pouvait voir le sillon de ses larmes sur ses joues alors que Leah continuait.
« Maggie m'avait appelé, raconté l'histoire et me suppliait de l'aider, en me demandant de ne pas la juger, ni elle ni Matt. Je lui ai dit que c'était ridicule et que je serais chez elle à la première heure le lendemain pour essayer de trouver une solution. Une fois que j'eus raccroché, je me suis figée. J'étais là, si désireuse d'offrir mon aide au fils gay de ma meilleure amie alors que je refusais de reconnaitre mon propre fils gay, et son mari, et leur enfant. Je me suis effondrée et j'ai compris mes erreurs à ce moment. »
« Qu'est-ce qui s'est passé pour Matt et Jensen ? » demanda Kurt dans un chuchotement.
« Jensen est mort il y a trois mois. Il est parti paisible et entouré de ses amis et sa famille. Matt est dévasté et il continu de vive avec ses parents jusqu'à ce qu'il se sente assez fort pour reprendre une vie seul. Kurt, j'ai eu le privilège d'observer une relation qui était plus que géniale parce qu'elle a survécu malgré l'ignorance, la discrimination et la haine qu'ils affrontaient chaque jour. Matt et Jensen étaient gentils, amoureux et vivaient vraiment l'un pour l'autre. Même dans ses derniers jours, Jensen s'éveillait un peu lorsqu'il voyait Matt entrer dans la chambre et le regard qu'avait Matt pour son mari était si tendre et aimant. Ils ont fait de ces derniers moments des souvenirs, parlant doucement ensemble, se tenant toujours la main. Et quand Jensen ne pouvait plus parler, Matt parlait pour les deux, sachant que sa voix et ses mots apaisaient l'âme de son partenaire. »
« Durant tout ce temps, je ne pouvais m'empêcher de vous imaginer, toi et Blaine dans cette situation. Malgré le peu de contact que nous avions, je pouvais dire que votre amour était aussi fort que celui de Matt et Jensen. Je suis devenue une autre personne à la mort de Jensen. Mon envie de vie parfaite me semblait fade et absurde. Je voulais être vraie et honnête, et je savais que je devais venir me rattraper auprès de mon fils et de sa famille. Alors, me voilà, devant toi, espérant que tu puisses pardonner une vieille femme idiote qui a pris bien trop de temps pour apprendre à se comporter en être humain, à avoir de la compassion et à être soi-même. Peux-tu me pardonner Kurt ? » Leah regarda Kurt dans les yeux et attendit sa réponse. Kurt se leva de sa chaise et pris les mains de sa belle-mère pour la mettre sur ses pieds. Il l'a pris dans ses bras et le duo resta debout, au milieu du restaurant, soudés, et pleurant à chaudes larmes.
« Bien sûr que je le peux. » était tout ce que Kurt avais besoin de dire.
~oOo~
Alors qu'ils finissaient leurs repas, la conversation changea et devint plus intime. Kurt étais plus qu'étonné de la façon dont c'était déroulé l'après-midi. Il se sentait renaitre, connecté et vraiment aimé par la mère de Blaine. Cette nouvelle confiance l'incita à aborder quelques-uns de ses propres problèmes.
« Vous savez, Leah, vous avez brisé le cœur de Blaine lorsque vous lui avait dit que vous ne viendrais pas à notre mariage. » fit Kurt. « Il a essayé de faire comme si ça ne l'atteignais pas, en expliquant à tout le monde à quel point vous et Hugh étaient occupés mais je pouvais voir sa peine sous cette façade. Il ne vous a jamais détesté pour la façon dont vous aviez réagi. Pensez-vous pouvoir aller lui parler, vous savez, pour mettre les choses au clair ? »
Leah baissa les yeux sur la serviette sur ses genoux. « Je me sens tellement honteuse de ne pas avoir été là, mais ce voyage était prévu pour que je puisse m'excuser. Je vais demander à Blaine de venir se promener avec moi ce soir après le diner. Tu penses pouvoir garder Hugh et AJ hors de danger ? » Demanda-t-elle avec un sourire.
« Pas de problème, maman, » répondit Kurt. Il haleta et dit immédiatement, « Je suis vraiment désolé ! Je ne sais pas d'où c'est venu. Excusez-moi. »
Leah sourit et fit, « J'espérais que tu comprendrais que tu pouvais m'appeler comme ça. Je m'en sentirais honorée si tu le faisais. »
En face, Kurt sourit et continua, « Il y a encore une dernière question à laquelle j'ai besoin de réponses. » Leah fut confuse et inquiète. Elle regarda Kurt et hocha de la tête pour lui indiquer de poursuivre. « Quinze demoiselles d'honneur ? Aviez-vous perdu votre bel esprit ? » Demanda Kurt, un immense sourire collé sur son visage.
« Un tantinet excessif ? » demanda Leah en pouffant de rire comme une adolescente.
~oOo~
« Papou, est-ce que toi et Mamou vous partez demain ? » Demanda AJ à Hugh alors qu'ils rangeaient les jouets et préparaient AJ pour aller au lit.
« Et oui, August. Pourquoi ? » Demanda Hugh.
« Je veux pas que vous partiez. Je veux que vous restiez ici avec nous. Hé je sais ! On a deux chambres d'amis dans cette maison ! Tu pourrais en avoir une et Mamou aussi et comme ça on vivrait tous vivre heureux pour toujours ! S'il te plait, Papou reste ! S'il te plait ! » Supplia AJ.
« Oh mon petit chéri, j'adorerais rester avec toi. Mais si je ne rentre pas à ma maison, qui va s'occuper des chiots et des chevaux ? Et qui sera là-bas quand tu viendras nous voir plus tard ? »
« Je crois que tu as raison, mais tu vas me manquer Papou. » La voix d'AJ ne devint plus qu'un chuchotement. « Ne le dis pas à Papa K mais c'est toi qui fais le mieux les voix de mon livre. »
« Et ça va me manquer de lire avec toi chaque soir AJ. Que penses-tu de ça : dès que je rentre chez moi, j'irai acheter tes livres préférés, tu sais, ceux qu'on a lu cette semaine. Plusieurs fois par semaine j'appellerais juste pour te parler et tu pourras choisir un livre que je te lirais par téléphone. D'accord ? » Demanda Hugh en regardant son petit-fils dans les yeux.
« Ce serait GENIAL ! » S'exclama AJ, se jetant dans les bras de son Papou pour lui donner son meilleur câlin d'enfant de six ans.
« Ok cow-boy, c'est l'heure d'aller au lit. Pipi, les dents et au lit ! »
« Papou tu me fais trop rire ! » fit AJ en riant. Hugh sourit, sachant pertinemment qu'il aurait mal au cœur quand il partirait le lendemain.
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« Ok, vous avez tout ? » Demanda Blaine à ses parents alors qu'il mettait la dernière valise dans le coffre de sa voiture.
« Je pense que nous sommes prêts à partir. Tout ce qui nous reste à faire c'est dire au revoir, » fit Leah, la tristesse dans les yeux. AJ fut le premier à s'avancer. Il fit savoir ses sentiments et des larmes coulaient sur ses joues.
« Mamou, j'espère que tu vas déménager tous tes chiots et chevaux pour que vous puissiez emménager à côté de chez nous, comme ça je pourrais vous voir tous les jours et vous pourriez venir à mes matchs de foot et à mes spectacles à l'école et à mes anniversaires, » fit AJ à travers ses larmes.
Leah était tout aussi bouleversée. Elle se pencha pour se mettre à la hauteur d'AJ et lui fit un câlin. « Je t'aime August Hummel-Anderson. Tu es mon petit garçon préféré dans le monde entier. N'oublies jamais ça ! Nous allons nous revoir dans pas longtemps ne t'inquiète pas. Je te le promets. » AJ s'échappa pour avoir une dernière conversation avec son Papou. Leah enlaça alors Kurt et lui murmura à l'oreille, « Merci Kurt. Je t'aime et je compte bien vous revoir très vite. Merci du fond du cœur. »
« Je t'aime aussi, Maman. Je suis tellement heureux que nous soyons à nouveau tous ensemble, » fit Kurt, sincèrement désolé de voir sa belle-mère les quitter.
« Blaine si ça ne te dérange pas, je préférerais te dire au revoir ici plutôt qu'à l'aéroport. » Leah se déplaça vers son fils et le pris dans ses bras. Elle le serra fort contre elle, comme si elle essayer de combler toutes ces années où elle ne l'avait pas fait. Il n'y avait pas besoin de mots. Le garçon avait retrouvé sa mère, et la mère son fils. Un simple échange de Je-t'aime suffisait.
Hugh arriva, serra la main de Kurt et le pris dans ses bras. Il fit un câlin à Blaine et lui chuchota quelque chose qui le fit rire. Blaine et ses parents entrèrent dans le Range Rover et démarrèrent en direction de l'aéroport. Kurt et AJ envoyèrent des au-revoir depuis le trottoir jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus voir la voiture.
« Papou et Mamou me manquent déjà », fit AJ, la tristesse évidente dans sa voix.
« Je sais, mon cœur. Moi aussi, » répondit Kurt. « Aller, allons voir ce que nous avons de bon à manger. Papa sera à la maison avant même que nous le sachions. »
« Papou m'a dit qu'il m'appellerait et qu'il me lirait des livres. C'est pas trop cool ? » Demanda AJ.
« Bien sûr que ça l'est ! » Répondit Kurt.
« Il m'a aussi dit qu'il m'enverrait un petit chien, mais que je ne devais pas le dire à toi et Papa B parce que c'était une surprise. Oups ! Je ne devais pas te le dire ! » Fit AJ.
« Oh, je pense que Papou plaisantait, » répondit Kurt alors que son esprit criait, « Mais bon sang, a quoi pensez-vous Hugh ? »
« Nan. Un chien va venir. Dans trois semaines. » Fit AJ avec autorité. La confiance d'AJ effraya Kurt qui sortit aussitôt son téléphone et envoya le message qui suit à Blaine : « Dis à Maman et Papa qu'ils nous manquent déjà. Dis aussi à Papa qu'il peut oublier l'idée d'un chien. Du genre complétement oublier. PAS DE CHIEN. »
Le message suivant fut : « Vous leur manquez aussi. Papa dit que tous les petits garçons méritent d'avoir un chien et que tu n'es pas fun. »
Kurt renvoya : « Chien = Désastre. Et je me fiche de ne pas être « fun » tant qu'il n'y a pas de chien chez moi. »
Le dernier message fut de Blaine : « Je suis bientôt à la maison. Et tu n'es pas fun. »
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