Chapitre 11 : Football stress


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« Blaine, je t'ai déjà dit que je déteste la saison de foot ? » demanda Kurt alors qu'il sortait de la voiture.

« Seulement un millier de fois… aujourd'hui, » répondit Blaine, souriant. « Je sais que les matchs qui arrivent tard dans la saison sont compliqués mais, regarde notre garçon, » Blaine pointa un doigt en direction du terrain devant eux. « Il adore définitivement ce sport, encore plus que moi lorsque j'étais enfant. » AJ rattrapa un passe de son entraineur et se dirigea vers le but. D'un coup de pied assuré, il envoya la balle en plein centre et celle-ci s'échoua tout à côté de la tête du gardien.

« Je suis le premier à admettre que je ne comprends pas cette passion que vous avez tous les deux pour le sport, mais je peux voir à quel point jouer au foot le rend heureux. J'aurais juste préféré que le terrain ne soit pas aussi boueux et que la pluie n'ait pas à tomber tous les samedis matin ! » Kurt était habillé de manière appropriée dans ses bottes de pluie et avec son parapluie. Même avec la protection de la pluie, ses cheveux souffraient de l'exposition à l'humidité.

« Viens. Nous allons trouver une place à l'abri puis on sortira le café. J'y ai ajouté un petit quelque chose, c'est une surprise, » fit Blaine.

« Kahlua ? » demanda Kurt.

« Hum, non. Du sirop de framboise au chocolat, » répondit Blaine en attrapant un thermos.

« Ah, eh bien, je suppose que se tremper au match de notre fils peut valoir le coup finalement, » fit Kurt avec un sourire. « Merci pour le café Blaine. »

« De rien. On dirait qu'ils sont prêts pour commencer, » fit Blaine, se tournant vers le match. « Allez AJ ! » cria-t-il.

Depuis son poste d'avant-centre, AJ envoya le ballon à Owen, qui le renvoya à AJ. AJ passa la défense de l'équipe adverse, évitant brillamment les défenseurs. Lorsqu'il fut en face du but, il tira et marqua. Ses coéquipiers se ruèrent sur lui, sautant et criant. Avec à peine deux minutes de jeu, le match commençait sur les chapeaux de roues.

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A la mi-temps, l'équipe d'AJ menait 6-2. Les garçons mangeaient des quartiers d'orange alors que le père d'Owen et Ethan, Sean, leur expliquait ce à quoi il fallait s'attendre pour la deuxième mi-temps. Deux minutes avant le coup de sifflet, AJ couru vers ses papas pour prendre sa bouteille d'eau et quelques encouragements.

« T'as bien joué tout à l'heure, fils ! » fit Blaine, tapotant le dos d'AJ. « Tu ferais bien de surveiller le numéro 12 de l'autre équipe. J'ai l'impression que son entraineur lui a dit de jouer plus dur face à toi, alors garde un œil sur lui. »

« Compris papa. Il a déjà essayé de me pousser par moment mais je lui ai juste donné un coup de coude et il s'est un peu calmé, » raconta AJ avec un sourire.

« Ça c'est mon garçon ! » répondit Blaine.

« Blaine, n'encourage pas ce genre de comportement, ce n'est pas raffiné, » fit Kurt, se tournant vers son fils. « AJ, si ce numéro 12 t'embêtes, tends ta jambe et fait le tomber, » fini Kurt avec un sourire. AJ rit aux paroles de ses parents mais plus encore à la tête de Blaine. Après une dernière gorgée d'eau, AJ se dirigea vers son poste au centre du terrain.

Et juste comme Blaine l'avait dit, le numéro 12 était constamment sur AJ. L'entraineur de l'équipe avait dit à ses joueurs de jouer double et même triple sur AJ pour essayer de le mettre hors d'état de nuire, c'était évident. La frustration se lisait sur le visage d'AJ, mais il continua à jouer de son mieux et réussi à marquer un autre but avec l'aide d'Owen et Peter en première ligne.

A la moitié de la seconde mi-temps, l'autre équipe marqua, ce qui amena AJ au centre pour le renvoi. A peine avait-il envoyé le ballon à Peter, le numéro 12 couru droit devant et fonça sur AJ assez fort pour l'envoyer voler quelques mètres plus loin. Kurt et Blaine étaient hors de leurs chaises et sur leurs pieds. Coach Sean lâcha un juron de protestation alors qu'AJ atterrit sur le sol avec sa jambe droite pliée d'une manière dont les jambes ne sont pas supposées être pliées.

L'arbitre siffla et couru vers AJ. Instinctivement, les joueurs de chaque équipe se reculèrent et attendirent silencieusement. Le numéro 12 regarda vers son entraineur, qui garda un visage impassible. L'arbitre fit signe a l'entraineur d'AJ de se rendre sur le terrain Blaine et Kurt juste derrière lui.

« Je ne suis pas docteur », fit le jeune arbitre, « mais je crois que vous devriez appeler une ambulance. » Margie, la femme de Sean, décrocha son téléphone et appela le 18. Quelques minutes après, des sirènes se firent entendre alors que le véhicule se rapprochait du terrain de foot.

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« Serres ma main aussi fort que tu peux, si ça peut aider, » dit Kurt alors que les pompiers plaçaient AJ sur la civière.

« Papa, ça fait vraiment mal ! » répondit AJ à travers ses larmes.

Se tournant vers les pompiers, Kurt demanda, « Vous pouvez lui donner quelque chose pour la douleur ? »

« J'aimerais, monsieur, mais l'hôpital demande à ce que nous ne donnons aucuns médicaments. Ils le feront quand nous serons là-bas. On va faire de notre mieux pour garder sa jambe immobile jusqu'à ce que l'on arrive. Vous venez avec nous ? »

« Oui. Laisser moi juste parler à mon mari avant que nous partions, » fit Kurt alors qu'il faisait signe à Blaine. Les pompiers de regardèrent, sourcils levés, au mot « mari ». Kurt n'avais ni l'énergie, ni la patience pour sa réponse habituelle, qui aurait été quelques mots bien-trouvés sur la grossièreté de leurs actions. A la place, il ignora les regards et conversa avec Blaine. Il fut décidé que Blaine suivrait l'ambulance jusqu'à l'hôpital, mais il avait deux, trois choses à régler avant ça.

« Vraiment Blaine ! Qu'est-ce qui est plus important que de conduire AJ à l'hôpital ? » Demanda Kurt exaspéré.

« Kurt, cet entraineur a mis son joueur dans une horrible position et résultat, notre fils est blessé. Je vais lui rappeler que le foot est un sport d'enfants et ce qui passé aujourd'hui n'est pas acceptable. »

« Cet homme a envoyé un garçon en blesser un autre. Qu'est-ce qui te fais dire qu'il ne va pas t'en mettre une ? » Demanda Kurt. « Allez, on y va c'est tout. »

« C'est l'une des choses que je me sens capable d'affronter, » fit Blaine en regardant Kurt droit dans les yeux. Kurt vit la détermination dans les yeux de son mari et lâcha un long soupir.

« Ok, Mr Foot Papa. Fait comme tu veux mais reste civile. Je ne suis pas d'humeur pour deux trajets en ambulance aujourd'hui, » fit Kurt en se dirigeant vers le camion. Quand il arriva aux deux portes encore ouverte, il raconta à Sean le plan de Blaine.

« Oh, merde ! » fit Sean. « L'entraineur adverse est connu pour avoir le sang chaud. J'y vais, au cas où. Charlie ? Mike ? » Sean appela deux autres papas, « Vous venez avec moi s'il vous plait ? » Sean pointa Blaine qui était déjà au milieu du terrain.

« Avec joie. » Fit Charlie, « Mon Dieu, je déteste cet entraineur. C'est un vrai con. » Les trois hommes se dépêchèrent de rattraper Blaine.

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« Excusez-moi ! » Fit Blaine au coach adverse. L'homme était debout, sur la ligne de touche, bras croisés, se cachant sous une casquette de baseball. « Bonjour, je suis Blaine Hummel-Anderson et je suis le père du garçon que votre joueur a percuté. »

« Ouais, un accident bien malchanceux nous avons eu là. Vraiment désolé à ce propos. » L'hypocrisie dégoulinait de la bouche de l'homme alors qu'il ne regardait pas Blaine dans les yeux.

« C'est marrant, je ne vous sens pas du tout désolé. Je sais que les accidents arrivent tout le temps quand les enfants font du sport, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que votre numéro 12 a été encouragé à foncer dans mon fils. C'est vraiment le message que vous voulez faire passer à vos joueurs ? » L'entraineur se rendis compte des trois hommes qui se rapprochèrent de Blaine.

« Laissez-moi résumer. Est-vous en train de dire que j'encourage mes joueurs à ne pas respecter le règlement ? »

« Pour être franc, oui. C'est exactement ce que je veux dire. Mais plus important encore, je vous demande de faire attention à ce que vous inculquez à vos joueurs. Vous voulez vraiment qu'ils pensent que la seule façon de gagner c'est de tricher ? Vous êtes juste en train de leur dire qu'ils n'ont pas de talent, donc qu'ils feraient mieux d'éliminer la compétition ! » Répondit Blaine, sa voix plus forte à chaque phrase.

« Et où avez-vous appris à jouer au foot à Homo-ville ? Attendez, y a-t-il seulement des sports à Homo-ville, ou c'est juste de la dance et du chant là-bas ? » L'autre entraineur appuya sa remarque en secouant son poignet tout mou et remuant des doigts à Blaine.

« Ok. Donc on en est vraiment là. Monsieur, vous êtes bien prévenu que je vais reporter votre comportement au club. Vos actions et celles de votre joueur seront rapportées. Les gens comme vous ne devraient pas entrainer des sports d'équipe pour enfants. » Fit Blaine, restant calme.

L'entraineur regarda Blaine dans les yeux et répondit, « Ouais ? Et deux homos ne devraient pas élever des enfants. Cet enfant va finir par se faire baiser 15 fois d'ici lundi prochain. »

A cette remarque, Blaine se jeta sur le coach, avant d'être rattrapé de justesse par le trio réfléchi, Mike, Charlie et Sean.

« Blaine ! Mec ! Il n'en vaut pas la peine ! » fit Sean. « C'est un abruti fini. Laisse le club s'occuper de ça. Tu dois aller à l'hôpital et honnêtement, je ne veux pas avoir à faire à Kurt si tu rentres blessé. Il me tuerait. »

« Ouais, viens Blaine. Ne t'abaisse pas à son niveau. Allons t'amener à AJ, » ajouta Charlie alors que Mike et lui faisaient demi-tour et entrainaient Blaine de l'autre côté du terrain.

Lorsqu'ils arrivèrent au niveau de la touche, Margie raccrocha son téléphone. « C'était Kurt. Les médecins ont regardé la jambe d'AJ et ils parlent d'une opération. Tu ferais mieux d'y aller Blaine. Allons, je t'y emmène, » fit elle, attrapant son sac et ses clés. Blaine se dépêcha jusqu'au parking, le besoin d'être avec son garçon plus fort que la colère éprouvée envers le coach adverse.

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« Donc, comme vous pouvez le voir, la fracture est propre, mais dans une zone assez critique. Les fractures sur des os longs ne sont jamais faciles à réparer, but mais la chose la plus importante est de le réparer correctement. Après avoir consulté les radios, je pense que joindre les morceaux ensemble avec une broche est la meilleure solution pour votre garçon, surtout si il veut continuer à être actif, » expliqua le Docteur Rauch, pédiatre de garde.

Kurt pris une profonde inspiration et Blaine attrapa sa main. « Et combien de temps va durer la rééducation ? » demanda Kurt.

« Bien, chaque cas est différent. AJ est jeune, actif et en bonne santé alors ce sera probablement plus rapide qu'une personne de nos âges diront-nous. Il aura besoin de séances de kinésithérapie pendant un moment après la cicatrisation. Généralement, les enfants sortent de cette opération indemne. »

« Mais il y a toujours la possibilité que la rééducation se passe mal, n'est-ce pas ? Le risque est présent partout, non ?» fit Blaine.

« Bien sûr, » répondit le Docteur.

« Docteur Rauch, » demanda Kurt, « si c'était votre fils, que feriez-vous ? »

« Il serait sur la table d'opération dès que possible. AJ est dans les meilleures conditions possibles pour retourner à son active vie d'enfant après cette opération. »

Blaine et Kurt échangèrent un regard inquiet puis se tournèrent vers le docteur. « C'est ok pour l'opération » fit Kurt nerveusement. « Pourrions-nous le voir avant qu'il aille au bloc ? » demanda-t-il.

« Bien sûr. Je vais vérifier son numéro de chambre. Vous avez des papiers à remplir donc rejoignez-nous là-bas quand vous aurez terminé. » Docteur Rauch appela la réception pour envoyer quelqu'un escorter les Hummel-Andersons remplir les documents.

Finalement, les hommes furent autorisés à revoir AJ. Le visage de leur fils s'illumina un peu lorsqu'il vit ses papas. Une infirmière du nom d'Esme se leva et s'exclama « Les voilà ! AJ vous a réclamé. » En se tournant vers AJ, elle lui lança « Hey petit, l'opération sera fini avant même que tu t'en rendes compte. Je reviendrai quand tu te réveilleras avec ces gâteaux dont tu parlais, si c'est d'accord avec tes papas. »

« C'est bon ? » demanda AJ.

« Bien sûr ! » répondit Blaine. Il se tourna ensuite vers l'infirmière et fit, « Merci Esme, pour être restée avec notre fils jusqu'à ce que l'on revienne. Nous apprécions votre gentillesse. »

« C'était un plaisir de patienter avec un enfant aussi cool, » fit Esme juste assez fort pour qu'AJ pour l'entendre. AJ souri et leva son bras pour faire coucou à Esme qui partait.

« Comment tu te sens fils ? » demanda Kurt.

« Ça fait mal papa. Le médecin m'a donné des médicaments pour faire partir la douleur mais ça fait encore très mal. L'autre docteur m'a parlé de l'opération et j'ai un peu peur. »

« Tu n'as pas à t'inquiéter mon grand, » fit gentiment Blaine. « Les docteurs savent ce qu'ils font et tu vas être comme neuf. Tu rejoueras au foot très bientôt. »

A cet instant, une autre infirmière entra dans la chambre. « AJ Hummel-Anderson ? Je suis Nichole et je suis là pour te préparer pour l'opération. Ne t'inquiète pas, ça va aller très vite et ce sera fini avant que tu le saches. Tu es l'un des petits garçons les plus courageux que je connaisse ! C'est une belle fracture que tu as là ! » AJ se détendit un peu alors que Nichole commençait les préparations. Kurt sera la main de Blaine et Blaine serra la sienne en retour. Les deux savaient qu'ils devaient garder la face devant AJ, mais les deux étaient anxieux pour leur garçon.

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« Kurt ? Blaine ? » Appela Docteur Rauch en entrant dans la salle d'attente. Il était toujours dans sa blouse et il enleva son masque pour commencer à parler. « Je suis heureux de vous annoncer que l'opération s'est encore mieux passée que prévu. La fracture était relativement propre, comme nous le pensions, et tout c'est bien passé. AJ est toujours dans les vapes, mais il est en salle de réveil si vous voulez aller le voir. » Les deux hommes relâchèrent un soupir et quelques larmes qui attendaient dans les yeux de Kurt coulèrent.

« Je vous emmène maintenant, si vous voulez bien me suivre. Je viendrais demain matin pour parler de la rééducation. Si tout se passe bien ce soir et demain, nous pourrons le renvoyer à la maison demain soir. » Docteur Rauch ouvrit la porte de la salle de réveil n°3, où Blaine et Kurt trouvèrent leur garçon allongé sur le lit, dormant profondément. Un imposant plâtre recouvrait la plupart de sa jambe blessée. Les deux savaient qu'AJ n'allait pas être tout confort à son réveil.

« Merci, Docteur Rauch, pour avoir pris soin de notre fils, » fit Kurt.

« Pas la peine de me remercier, » répondit le Docteur. « C'est bien de voir une famille aussi heureuse, solidaire les uns des autres et en bon fonctionnement. Nous parlerons demain, » Avec ça, Docteur Rauch quitta la chambre.

« Hum, il joue pour notre équipe ? » Demanda Kurt à Blaine.

« Mon Gaydar est en train de sonner depuis qu'il s'est présenté, » répondit Blaine. AJ commença à bouger et les deux hommes tournèrent toute leur attention sur lui. Alors qu'AJ revenait à lui, il gémit de douleur et appela ses papas. Quelques instants plus tard, il ouvrit les yeux et commença à pleurer.

« Ça fait mal, papas ! » dit-il, l'intensité de ses pleurs augmentait en même temps que la douleur au fur et à mesure de son réveil. Blaine attrapa le bouton qui sonnait chez les infirmières et Kurt prit la main de fils.

« Tiens bon bébé. On va te donner quelque chose pour faire partir la douleur, » fit Kurt. Quelques secondes plus tard, une infirmière entra dans la chambre, médicaments à la main.

« J'ai pensé que tu serais prêt pour quelque chose qui te fera te sentir mieux, » fit Nichole l'infirmière de tout à l'heure avec un sourire. AJ s'assit juste assez pour prendre les médicaments avec une gorgée d'eau. « Ça va mettre un petit moment à faire effet, alors accroche toi du mieux que tu peux d'accord ? J'ai entendu que tu étais un joueur de foot ! Comme mon fils Jesse. Tu as marqué aujourd'hui ? » Demanda l'infirmière.

« Trois, » fit AJ avec un sourire.

« Donc, en fait, t'es une superstar du foot ? » demanda Nichole. AJ gloussa un peu, sa bonne humeur reprenant le dessus. Se tournant vers les hommes elle fit, « Appelez-moi si la douleur ne part pas d'ici vingt minutes. J'ai d'autres médicaments à lui donner si besoin. Aussi, vous comptez rester ce soir ? On peut installer des lits de camps pour vous. »

« Oui, nous serons là. Ce serais merveilleux et merci, pour tout, » fit Kurt.

« Avec plaisir, » répondit l'infirmière en quittant la chambre.

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Vers 20h cette nuit, AJ se sentit épuisé. Kurt l'encouragea à trouver une position confortable pour essayer de dormir. Alors qu'AJ s'installait, quelqu'un frappa faiblement à la porte.

« Entrez, » lança Blaine. Un énorme bouquet de ballons arriva dans la chambre avant la personne qui les portait. Une fois à l'intérieur, les Hummel-Andersons virent le numéro 12 de l'équipe contre qui avait joué l'équipe d'AJ ce matin, en personne ! A côté de lui se trouvait un homme qui ressemblait à une plus grande et plus vieille version du garçon.

« C'est bien AJ Hummel-Anderson ? » demanda l'homme.

« Oui, c'est bien ça, » répondit Blaine en se levant pour serrer la main de l'homme. « Je suis l'un des pères d'AJ, Blaine, et voici son autre père, Kurt. » Kurt lui fit un signe de la main depuis le bord du lit de son fils.

« Je suis Forrest St. Clair et voici mon fils, Weston. Nous sommes réellement désolés de ce qui s'est passé aujourd'hui et nous voulions venir et voir comment allait votre garçon. » Weston lança un coup d'œil à travers les liens des ballons, ses yeux grandissant à la vue du plâtre d'AJ. Immédiatement, ses yeux se baissèrent vers le sol. « Weston, tu avais quelque chose à dire ? »

Weston s'avança vers AJ et fit, « Ces ballons sont pour toi. Je suis vraiment désolé à propos de ce qui s'est passé aujourd'hui. Je me sens mal de ce que j'ai fait. J'espère que tu iras mieux très vite. »

AJ regarda le garçon et répondit, « Merci de t'être excusé et merci pour les ballons. Tu es un bon joueur. Tu voudras venir chez moi pour s'entrainer des fois ? J'ai un grand jardin et mon père a construit une cage pour que je puisse m'entrainer aux tirs… » Les garçons commencèrent une discussion sur le foot aussitôt.

Forrest se tourna vers Kurt et Blaine et s'excusa lui aussi. « Je voulais juste que vous sachiez que les parents de notre équipe ont rédigés une plainte formelle à propos de Coach Nelson. Nous nous sommes toujours questionné sur ses méthodes, mais aujourd'hui il a dépassé les bornes. Tout le monde se sent très mal. »

« Eh bien, merci pour ça, » fit Kurt, serrant la main de Forrest. « Aucun enfant ne devrait être influencé par ce genre de coaching. »

« Nous sommes tous d'accord. Hey, Weston, nous ferions bien d'y aller pour qu'AJ puisse se reposer. C'était bien de vous avoir tous rencontré, encore, désolé pour tout. Faites nous savoir si nous pouvons aider pour quoi que soit. »

« Je pense que les garçons voudront se revoir et jouer au foot chez nous si c'est ok avec vous Forrest, » fit Blaine.

« Bien sûr. Voici ma carte. Le deuxième numéro est mon portable. Appelez nous quand votre garçon se sentira en pleine forme à nouveau. »

« Nous le ferons, » répondit Kurt.

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Le lendemain, Blaine poussa le fauteuil d'AJ à travers leur porte d'entrée. Puisque les escaliers allaient être impossibles pendant un moment, un lit avait été préparé en bas, dans la chambre d'ami. Un lit de camp gisait à côté pour qu'un des papas puisse dormir là aussi et lui donner les médicaments durant la nuit si besoin. AJ pris ses médicaments pour la douleur, se trouva une position confortable, et commença à s'endormir. Kurt, reparti dans le salon où il trouva Blaine en train de lire les instructions du docteur.

« Tout semble assez logique et facile à suivre. AJ à rendez-vous avec le Docteur Rauch dans une semaine pour voir comment se passe la cicatrisation. A part ça, notre petit invalide devrait avoir une rééducation assez tranquille ! »

Kurt s'assit à côté de son mari et s'appuya contre lui. Instinctivement, Blaine passa son bras sur ses épaules. Quelques instants plus tard, des larmes coulèrent des yeux de chacun des deux hommes. En évacuant ainsi le stress de ces dernières 30h, les deux hommes se sentir un peu mieux mais crevés.

« Eh bien, c'est une expérience que nous revivront jamais plus j'espère ! » fit Kurt, qui retrouvait peu à peu son humour.

« Sans blague. On a été très chanceux côté maladie/blessure avec AJ. Je ne peux pas m'imaginer comment font les parents qui doivent s'occuper d'un enfant avec une longue et grave maladie… » Il s'arrêta de parler, se rendant compte que ces paroles pouvaient attrister Kurt plus qu'il ne l'était déjà.

« J'espère sincèrement que nous n'aurons jamais à s'occuper d'une maladie sérieuse. Nous nous considérerons chanceux si c'est le cas, » fit Kurt.

« Tu sais, même si cette journée à était seize nuances d'horrible, me voilà encore une fois rappelé de combien merveilleux tu es, » fit Blaine, rapprochant Kurt de lui et embrassant ses lèvres. Les deux hommes se firent face et suivirent le baiser par un long câlin.

« A travers tout, je n'arrête pas de me rappeler combien AJ et moi sommes chanceux de t'avoir, » fit Kurt, encore plus de larmes coulaient à présent. « Larmes de joie, » fit Kurt en montrant ses joues.

« Et moi, » fit Blaine, « je pense la même chose. Allez, j'ai besoin de temps proche de toi. Suis-moi, Mr Hummel-Anderson. »

« Je te suis avec plaisir. Après vous monsieur, » Répondit Kurt avec un sourire.

Blaine s'arrêta au milieu des escaliers et se tourna vers Kurt. « Tu sais, tout ceci met fin aux boueux et pluvieux matches de foot du samedi matin. »

« Je sais, et j'aimerai tellement dire que je suis content, mais je ne veux jamais revivre ce que l'on a vécu, ce qu'AJ à vécu, juste pour ne plus avoir à supporter quelques boueux samedi matins. Je pense que les jours où je me plaignais des matchs de foot sont terminés. Surtout si tu y vas et mets un peu de Kahlua dans mon café. »

« Kurrrrrt… »

« Je rigole Blaine, Je rigole. Oh la la, je pensais qu'après 20 ans tu serais capable de reconnaître quand je blague ! »

« Oh, parce que c'est si facile, » fit Blaine d'une voix moqueuse. Kurt s'arrêta dans les escaliers et lança un regard noir à Blaine. « Je rigole Kurt, Je rigole. Oh la la, je pensais qu'après 20 ans tu… » Kurt frappa gentiment l'épaule de Blaine quand il réalisa que ce dernier se moquait de lui.

Avec un élan d'énergie, Kurt se mit devant Blaine et lui lança, « Course ! Le dernier est un gros looser ! » Evidemment, ayant aucunes chances de gagner, Blaine soupira, atteignit le haut des escaliers, pris le couloir menant à leur chambre, trouva Kurt et se relaxa confortablement dans les bras de son mari.

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