Un nouveau 221B.J'espère avoir réussi à le traduire dans les règles de l'art même si j'ai dû bidouiller un tantinet la fin.


XII-Déduis-moi

Déduis-moi.

Voilà ce qu'il m'a dit, à voix basse, pour économiser du souffle et du temps.

Rechercher la raison dans nuages, dans les feuilles de thé ou encore dans le miroir froid des yeux d'un beau sociopathe, vide et agité, frustré et perdu.

Déduis-moi

Il le dit avec ses yeux, un défi délibéré à cette obsession exaspérante. S'opposant à toutes les raisons d'exposer mon cerveau à nu contre les bords irréguliers et le tranchant du monde.

Déduis-moi, chéri.

Dis-moi le nom de mon rencard, le « pas toi » pour ce soir et je sourirais. Dis-moi ce à quoi je pense quand tes yeux me suivent comme le rasoir suit son chemin sur une joue, comme l'intrusion intime d'une brosse à dent par-delà les lèvres et je rougirais.

Les pieds enracinés dans le sol, les mains sur les hanches.

Mon monde tourne autour de ces hanches larges et fermes, je me rapproche, les encerclant et tournant autour d'elles en douceur.

Déduis-moi, chéri.

Quand tu as été aguiché et repoussé, quand tu redoutes le fléau de la colère, de la confusion, quand tu ne vois plus la beauté et l'équilibre en toi.

Un regard sur lui le calmait, l'apaisait, le tranquillisait, le réchauffait.

Une invitation, un gage et une promesse c'est tout ce qui comptait.

Adieu, déduction ! Séduction, bienvenue !