CHAPITRE NEUF

Je répond à une question récurrente des reviews : pourquoi Lestrade - Greg- est-il ici devenu Gabriel? Pour l'unique raison que je me suis trompée une fois, et que donc cette erreur m'a suivit tout au long de mes histoires! Je suis désolée pour ceux que ça gêne mais je suis incapable de m'en souvenir..

Et sinon, je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre haut en couleurs!


Si Mycroft était resté conscient, il aurait mis sa main à couper que la personne qui venait de pousser le battant était son cadet, et aurait donc finit manchot. Moriarty, en revanche, ne sembla pas surpris le moins du monde lorsque le nouvel inspecteur entra de son pas félin dans la pièce, pistolet en main, définitivement seul.

« Les autres ?

-Sur une fausse piste. Loin. On a une demi heure devant nous je dirais. »

Moriarty lissa son petit bouc entretenu :

« Quarante. N'oublie pas à qui tu parles, mon ange, j'ai désactivé les caméras. »

L'assassin se tourna d'un bloc, se pressant contre le brun pour l'embrasser, le mordre en même temps, éprouver au maximum ce désir de possession qu'il appréciait tant. Murphy se laissa étrangement faire, goûtant sans vraiment le vouloir ces lèvres charnues parfumée de cigarettes mentholées, avant de le repousser légèrement.

« Oh, tu ne voudrais pas que Sherlock chéri nous voit ensemble, c'est ça ? »

Moriarty lâcha un grand rire hystérique, se grattant les côtes avec son arme avant de jeter un regard méprisant à l'homme évanoui sur le sol. Décidemment, les Holmes devaient arrêter de vivre, et rapidement : Mycroft avait fait coincer nombre de ses acolytes, et la main d'œuvre qualifiée se faisait de plus en plus rare, de nos jours.

« Quelle relation entretiens-tu avec Holmes, exactement ? »

Moriarty sursauta, puis se colla aisément contre le brun qui se raidit. Ses doigts jouèrent avec sa cravate alors qu'il lui glissait suavement à l'oreille qu'il aimait les partenaires jaloux, mais l'autre ne répondit pas à la provocation. Déçu et amusé en même temps, l'assassin retourna vers le centre de la pièce :

« Simple jeu du chat et de la souris, j'aime tester son esprit, mais je dois avouer qu'il est temps de mettre un terme à ses agissements. Tiens, quand on parle du loup… », Termina t-il d'un ton gourmant. A cet instant, Sherlock, les cheveux quelques peu dérangés mais l'air serein, arme en main, fit une brusque embardée dans la pièce pour présenter la face de son canon à Moriarty, les mâchoires saillantes, visiblement en colère. Son cerveau analysait la totalité des éléments, les distances, la présence du corps de Mycroft, d'un blanc inquiétant, agité de soubresauts – ne meurs pas Mycroft, ne fais pas cette bêtise là -, essayant de supprimer plusieurs choses.

Supprimer le poids, en lui, le poids de la déclaration glacée de John. John qui allait bientôt partir s'il ne se livrait pas clairement à lui.

Il y avait la présence de Murphy, ce regard insondable, ces jointures blanches et apparemment stressées, ces lèvres rougies et gonflées…

« John. Reste en arrière. Il y a danger.

-Danger ? Nous sommes trois contre un, et pas de sniper ! »

L'ancien soldat, un genou à terre, avait déjà le visage de l'assassin dans son viseur. Un visage confiant, souriant, et puissamment détestable. Moriarty, lui, visait Sherlock, quelque part entre l'épaule et le bassin, et seul l'inspecteur gardait son arme le long de son corps.

« Cillian ! Ce n'est pas le moment de rester sans réagir, il faut…Oh putain ! »

Le médecin reprit le dessus, et le blond se jeta au chevet de Mycroft, cherchant rapidement dans sa veste de quoi faire un test préliminaire. Sherlock fit un pas en arrière. L'effluve qui flottait autour de Murphy provenait d'un parfum cher, de qualité extrême, légèrement trop sucré pour un homme, un parfum qui ne lui correspondait d'aucune façon, et ne lui appartenait pas. De plus, il avait une boursouflure dans le cou, accompagnée d'un suçon plus discret.

Ses pupilles se dilatèrent , son bras trembla. S'il s'agissait réellement de ce qu'il croyait…

« Vous savez, susurra Moriarty, personne ne va venir, il serait temps de commencer. Dans les autres pièces, j'ai bien peur d'avoir laissé un peu de ce gaz délicieux…Vous savez, le même que celui du coffre-fort… »

Sherlock vit l'échine de John frissonner, mais il continua à prendre le pouls de son frère sans répliquer. Il fallait faire vite, ils le savaient tous.

« Il ne vont pas mourir, continua l'assassin, mais ils vont être occupés pendant un bout de temps… »

Il jeta un regard à Murphy, et celui-ci hocha imperceptiblement la tête. Sherlock tiqua :

« John. John viens là immédiatement.

-Ne sois pas stupide, il faut que je..

-Il-n'est-pas-avec-nous ! »

Le médecin tourna lentement ses yeux clairs vers l'inspecteur qui, semblable à une statue de cire, fixait le mur, puis se remit doucement sur ses jambes, la gorge sèche :

« Il se trompe, n'est-ce pas Murphy ? Ne me faîtes pas croire que… »

Murphy se mordit la langue . Son regard n'avait plus rien d'humain. Son bras, comme celui d'une marionnette désarticulée, se leva, levant doucement le canon du pistolet qui vint se poser, tremblant, sur un John abasourdit et stupéfait :

« Je ne crains que ce ne soit vous qui soyez dans l'erreur, doc. »

Moriarty n'avait jamais semblé aussi heureux et cruel en même temps, Sherlock sentit un reflux de haine le brûler de l'intérieur, et un sifflement assassin lui échappa :

« Je savais…Je savais que j'aurais du me débarrasser de toi, pauvre tâche insignifiante…

-C'est moi qui t'ai mis en prison, Holmes, et rapidement. J'ai semé le trouble entre toi et le doc, et je regrette qu'il soit ici pour te voir crever comme un chien.»

Sa voix, sèche et dure, ne laissait plus aucun doute. Moriarty se plaça à côté de lui, lui caressa distraitement la joue en se léchant les lèvres avant de revenir vers les deux autres :

« Ne voyez vous pas que vous vous êtes fait piéger ? C'est la fin de tes aventures stupides, Sherlock, voici mon grand jeu, je t'offre une règle : Pour une personne tuée, les deux autres vivent. Choisis bien qui doit mourir… »

John s'avança pour lui mettre ce qui semblait être un crochet du droit, mais Sherlock lui serra brutalement le biceps en le tirant à lui, l'empêchant de déclencher un échange de coups de feu. Ses dents, serrées à lui faire mal, eurent du mal à s'ouvrir :

« Je ne te crois pas.

-Tu n'as pas le choix. Je te laisse deux minutes après je te loge une balle dans le crâne. »

Le petit homme ne riait plus. Il avait des choses à faire, et leur couverture ne tiendrait plus très longtemps. John essayait de sonder le regard de son ami, persuadé qu'il allait faire une chose qui le caractérisait peu, une bêtise sans nom qui…

« Tue moi. Et laisse John soigner Mycroft.

-Sherlock ! »

John le secoua durement, mais le brun l'écarta, conservant toutefois sa main brûlante dans la sienne. Moriarty eut une moue de dégoût, voila bien un homme sentimental, détestable, aussi faible qu'il l'avait cru. En s'amourachant de son médecin, Sherlock avait donc perdu toute sa saveur, son piquant, son égoïsme national. Il allait le tuer sans regret.

Puis, Murphy se mit à applaudir.

« Que… ?

-Bravo, Holmes, bravo. Enfin quelque chose d'humain, enfin l'humiliation finale. Je ne t'ai jamais aimé, cela est un fait, j'aurais préféré que le doc offre son cœur à quelqu'un d'autre – ne rougissez pas, doc, nous ne sommes plus à cela près-, mais voila, c'est fait, et maintenant que vous avez enfin avoué que votre vie ne valait rien face à celle de ces deux êtres…Il est temps de renverser la vapeur. »

Durant la réplique, les prunelles de Moriarty s'étaient assombries, tournant à l'orage le plus dévastateur, comme s'il sentait l'arrivée du problème sans réellement le concevoir. Plus tard, il réalisera qu'il ne désirait pas savoir, s'aveuglant volontairement et stupidement. Sherlock ressentit le besoin de frapper cet homme suffisant, mais pas maintenant. Il attendrait.

Murphy se retourna face à son amant, et leva son arme à hauteur de son menton :

« Vous êtes en état d'arrestation. Mon père n'a jamais été celui que vous prétendez, Moriarty, vous avez essayé de me manipuler, et je crains que vous ayez échoué. »

Moriarty lâcha un glapissement de rage.

Puis, tout se passa très vite.

Sherlock voulu se jeter sur l'assassin qui se décala d'un écart, et tira sur Mycroft, l'atteignant au flanc. L'homme hurla, sembla reprendre vie l'espace d'une seconde avant de retomber dans un évanouissement mortel alors que John se jetait à ses côtés, beuglant qu'il fallait une ambulance. Alors que Sherlock allait simplement fracasser le crâne de l'assassin avec la crosse de son arme, Lestrade fit son entrée dans la pièce. Il avait reçu un appel au secours d'Anthéa, il était là, que se passait-il d'aussi urgent pour que… Il vit le corps ensanglanté de Mycroft, allongé, et le regard navré de John

trop tard trop tard trop tard-.

Le sang battait à ses tempes. Il leva son canon, rouge vif, et tira.

« NON ! »

Le cri de Murphy alors qu'il poussait l'ex DI, le déviant de sa cible, obligeant la balle à se loger dans un pan du mur. Moriarty le regarda intensément une fraction de seconde avant de s'enfuir, disparaissant dans la salle d'à côté, poursuivit par un Sherlock décidé à en découdre. Le silence revint dans la petite pièce , un silence lourd de menace, chargé de plomb et de poison.

« POURQUOI ? POURQUOI ? »

Lestrade allait perdre la raison. Il posa ses mains sur son visage, grimaçant.

Je me suis engueulé avec lui. J'ai été véritablement détestable, j'ai retourné ma veste, j'ai abandonné mon équipe dans une passe difficile, j'ai joué à l'enfant gâté. Et si tout était fichu ? Et si Mycroft s'en ressortait pas, si la mort que je cotoie jour après jour se vengeait de mon départ en m'arrachant cet homme que… Cet homme que j'ai repoussé comme un aliment dont, malade, je ne voulais plus… Mais la guérison est venue, je…Je n'ai jamais autant regretté…Et si…S'il mourrait…S'il mourrait je…

Murphy, glacial, tremblant, se mordit la langue :

« Il nous le fallait vivant. Sherlock l'aura. Il faut aider les autres. »

Je le savais depuis le début. Que je devais trahir Moriarty, ce serpent mortel au souffle doux comme du poison. Je savais qu'il me prenait pour une marionnette de son, un être juste utile lors d'une mission quelque peu dangereuse. Je savais qu'il ne m'avait séduit que pour mon appartenance à la branche policière et mon intellect puissant. Je savais qu'il avait mentit au sujet de mon père pour m'obliger à l'aider, pour me mettre en colère, pour me faire abandonner mes idéaux. Je l'ai trahis. Alors…Pourquoi avoir dévié le tir de Lestrade ? Pourquoi avoir privé Londres de son unique criminel consultant ? Pourquoi ais-je été aussi faible ? Pourquoi…Pourquoi m'être souvenu de ses lèvres sur ma jugulaire ?

John murmura que les secours arrivaient. Il ne sentait presque plus la vie couler dans les veines de l'agent du MI6 et refusait d'en informer l'homme à la chevelure d'argent. Ses yeux glissèrent sur la silhouette agitée de Murphy, et se demanda un court instant s'il n'avait pas hésité avant de les sauver de la mort.

"..."

« MORIARTY ! »

L'hélicoptère. Sherlock vit l'homme sauter dedans, et se mit à tirer, comme un fou, presqu'au hasard, déversant sa rage, sa haine, et sa peur. Il avait vu la mort rôder, il avait sentit son haleine fétide sur sa nuque, caresser des yeux John, son frère, avant de s'éloigner en riant. Que se serait-il passé si Murphy n'avait pas retourné sa veste pour la seconde fois ? Sherlock savait.

Moriarty le salua , mais il avait quelque chose de meurtrit dans son attitude. Les surprises avaient été mauvaises, et pour tout le monde, cette-fois ci.

Comment ais-je pu croire qu'il l'avait en main ? Ai-je donc réellement baissé ma garde face à ce grand type aux lèvres pulpeuse ? Je devais m'en méfier, ne pas me laisser berner par ces brouillards ocres qui hantes ses yeux abîmés par la lumières et l'usure de chercher de quoi s'occuper. Certes, j'avais été séduit par son arrogance, son charisme, son corps laiteux et musclé qui se soumettait sans s'abandonner. Mais j'aurais du prévoir cela. Il est ma première, et donc ma dernière faille. Je vais devoir le punir.

Mais l'assassin ne sembla pas séduit par sa propre pensée, et glissa un regard agacé sur son téléphone qui vibrait. Il lu le message. Sourit. Faille ? Avait-il donc réellement dit ça ? Il retirait ce mot.

"..."

« Il est partit ?

-L'hélicoptère. C'était prévu. Il a filé. Je suis hors de moi. »

Le ton rapide et monotone de Sherlock semblait dire le contraire. John était seul dans la pièce, assit en tailleur, à l'endroit même ou s'était trouvé le corps de Mycroft auparavant. Ils étaient seuls, mal à l'aise, ne pouvant encore se relaxer comme après chaque danger. Il restait trop de choses à mettre au clair.

« Cillian…Il est réellement de notre co…

-Ne sois pas stupide, bien sur que non. Il a Moriarty dans la peau, il va falloir le coffrer avant qu'il ne se décide à nous égorger pendant la nuit. Il a empêché Lestrade de le tuer, et lui a permis de s'enfuir. C'est clair comme de l'eau de roche, une espèce de…

-Syndrome de Stockholm.

-Voila. »

De nouveau le silence. Sherlock vint s'accroupir à ses côtés, à une distance respectable cependant.

« Mon frère ?

-Je…Poison, petite quantité, mais avec le stress de ton frère, sa faiblesse récente…Et cette foutue balle…Ca pourrait aller mal. J'espère que les autres vont faire le nécessaire. Je suis désolé.

-Tu n'étais pas préparé pour ça, je ne t'en veux pas. »

John sursauta en sentant quelque chose de froid dans son cou. C'était la main de Sherlock qui se glissait dans la base de ses cheveux en une douce caresse, alors que ses yeux bleus restaient fixés sur le sol.

« Je ne veux pas que tu quittes Baker Street. Je me suis déjà humilié, je peux encore continu…

-Tu ne t'es pas humilié, Sherlock ! Il a dit ça pour te faire mal, car pour toi, tout pourrait être simple, si simple, contrairement à lui !

-Simple ? Rien n'est s… »

John l'emnbrassait avec brutalité, comme pour être sur qu'il était là, avec lui, bien vivant. Il s'écarta d'un centimètre, refusant d'ouvrir ses paupières, sa voix se faisant murmure :

« Tout aurait pu être simple, après ce qui est arrivé dans le coffre…

-J'avais…Je…Je ne savais pas…

-Laisse-moi t'aider. »

Nouveau baiser, plus timide cette fois-ci. John, qui n'avait jamais touché un homme de sa vie, ne désirait à présent plus qu'étreindre ce corps long et mince contre lui, l'embrasser, encore et encore, jusqu'à ce que son odeur douce et masculine soit encrée dans sa peau. Sherlock le fixa, délicieusement haletant, ses prunelles bleues l'analysant sans complexe :

« Intéressant…J'aurais donc pu agir avant…

-Avant ?

-Peu importe. »

Il se leva rapidement, abandonnant un John déboussolé sur le sol.

« Ou es Lestrade ?

-Il a suivit Mycroft…Mais il n'a pas encore de nouvelles. Il faut qu'on y aille, nous aussi.

-Non. Je ne veux rien savoir. »

John faillit le forcer, mais, encore déstabilisé par le récent baiser, se contenta de s'éloigner vers la porte. Le blond fit un pas hésitant dans sa direction :

« Je…Je ne sais pas vraiment ce que tu cherches, Sherlock. Dans la vie, dans ta vie, dans ton couple aussi…Je…Je ne sais pas si c'est une bonne idée. »

Il sortit, laissant Sherlock seul avec ce goût amer dans la bouche.

"..."

« Tu m'as déçu, 'Lian.

-Je sais. »

Murphy savait que l'autre ne le tuerait pas. Même s'il l'idée de la torture l'avait un instant effleuré, il se tenait pourtant là, sans arme, les mains dans les poches, l'air absent et tendu à la fois. L'homme se leva de son élégant siège, caressa son torse d'une main fine et douce :

« Tu m'as aussi sauvé, je dois dire…Et puis l'un des Holmes va bientôt disparaître… »

Moriarty ne termina pas sa phrase. Cillian Murphy, fils d'un avocat réellement membre d'un trafic de drogue des plus réputés, venait de le prendre par sa cravate pour l'embrasser, le poussant son complexe contre la table pour raffermir sa prise. Moriarty lui rendit le baiser, laissant ses dents marquer sa peau alors que ses doigts descendaient nonchalamment vers son entrejambe :

« Je t'aurais fais tuer, si tu n'étais pas revenu.

-Je n'en doute pas.

-Tu es revenu pour ça ?

-Non…Non. »

L'assassin savait qu'il disait la vérité, et arracha d'un coup sec les boutons de la chemise immaculée. Sa bouche titilla les tétons rosés de son vis-à-vis, la chaleur dans on bas-ventre lui faisant doucement part de son activité.

Murmure délicat au creux de l'oreille de l'ancien inspecteur :

« Aller, Cillian, fêtons notre nouveau partenariat, veux-tu ? Fais-moi l'amour. Et fais-le bien. »

Cillian eut un sourire. Un vrai, grand et beau sourire qui le rendait charmant au delà du raisonnable. Puis il bascula l'autre sur la table pour lui obéir.

"..."

Sherlock sortit un paquet de cigarette de son long manteau noir, lui jeta un œil mi-figue mi-raisin avant de planter un tube blanc cassé entre ses lèvres, l'air mauvais.

Je sais bien que c'est une mauvaise idée. Je sais que je deviendrais infernal avec lui, que je le disséquerais de par en par, jusqu'à le tenir entre mes doigts, que je serais possessif à l'extrême, sur le qui-vive, que je ne m'ouvrirais peut être pas pour autant. Bien sur que c'est une mauvaise idée…Il deviendra une cible pour les meurtriers. Il essayera de me faire changer, échouera, se sentira mal, on se criera dessus comme un de ces couples stupides à la télévision , et cette image m'agacera. JE LE SAIS !

Ses yeux coulèrent vers la porte, celle-là même que John avait poussée une minute auparavant.

Mais…Mais le matin il serait dans mon lit, je pourrais l'embrasser. Connaître son état d'esprit quand bon me semblera. Je pourrai calmer ses cauchemar, provoquer ses rires, ses sourires, je pourrais sentir son odeur sans risquer de l'inquiéter. Je pourrais éviter les conflits en apprenant ses habitudes. Je pourrais…Je pourrais presque faire un effort, parfois, pour lui plaire. Pour lui plaire…Puisqu'à moi, il me plaît déjà.

Sherlock jeta à terre sa cigarette à peine allumée. Il voulait rejoindre le blond, le plaquer contre un mur et lui dire qu'il savait, maintenant, qu'il savait ce qu'il voulait, qu'il le voulait maintenant, et qu'il s'agissait de lui. Puis, il l'embrasserait, et tout irait bien, voila tout, cela devait se finir comme ça et pas autrement.

La porte s'ouvrit violemment. John était rouge, les yeux étrangement vitreux, les cheveux en bataille. Il avait couru.

« Mycroft va mal, il faut que tu viennes. Gabriel à besoin de soutient aussi, je ne veux pas le laisser seul à l'hôpital.

-Et Murphy ? »

La voix du médecin se voila :

« Disparu. »

Sherlock passa à côté de lui, lui caressa la joue avec une douceur qui se mua en désir, embrasa ses lèvres d'une pression possessive avant de se mettre à courir, le tenant par la main, son écharpe glissant de ses épaules pour tomber par terre.

Il ne retourna pas la chercher.


Mourra...Mourra pas...Mourra... Ca dépendra de mon humeur la prochaine fois, haha, et de vos commentaires, evidemment, le client est roi ! Ce revirement de situation vous a plu? Vous avez envie d'un lemon?

J'attends vos reviews pour poursuivre mon récit!