Titre : Ne sera pas envoyé

Disclaimer : Hetalia Axis Power appartient à Hidekaz Himaruya.

Personnages/Pairings : Espagne/Antonio, Italie du Sud/Lovino, mention de Italie du nord/Feliciano. Spamano à sens unique et peut-être OOC

Pas joyeux celui-là non plus. Et très bizarre en plus. Ça fait pas de temps qu'il traîne dans mon pc celui-là en plus donc autan le poster. bon, Enjoy your read !


« Lovi,

Je ne sais pas pourquoi je t'écris ça, alors que tu ne liras sans doute jamais -de toute façon, je ferais tout pour que tu ne tombes jamais sur ce papier. Mais puisque j'ai commencé, autant finir et tout déballer.

Je t'aime, Lovino. Voilà une bonne chose de faite. C'est le noyau de tout, le commencement en somme.

Ton visage me poursuit jusque dans mes rêves, où tu reste égal à toi-même en me pointant ton stiletto au visage. C'est une des nombreuses chose que j'aime chez toi : Ton caractère emporté, violent, qui peut devenir terriblement fragile dans de très très rare occasions. D'ailleurs, je ne t'ai vu que deux fois ainsi, je crois : La 1ère fois, c'était quand je t'ai conquis, il y a bien longtemps. La 2ème fois, tu venais juste de battre Veneciano, pendant la seconde guerre mondiale. Tu étais malade de culpabilité et tu t'étais littéralement jeté dans mes bras, en pleurant toutes les larmes de ton corps. Sur le moment, je n'avais pas réagis, surtout que je savais déjà que j'étais amoureux de toi. Te voir comme cela m'avait serré le cœur à un tel point que moi aussi j'avais eu envie de fondre en larmes. Mais je m'étais retenu, te serrant contre moi dans une étreinte à te briser les os, en profitant pour enfouir mon visage dans ton cou et respirer ton odeur. Puis, au bout d'un temps interminable, tu t'étais lentement redressé, les yeux rouges et tu m'avais murmuré un « merci », légèrement honteux de t'être laissé aller. Ce fut la seule où je pus t'approcher autant sans que tu ne te débattes. Depuis, ce souvenir repasse dans ma tête à chaque fois que je ferme les yeux. Tu n'as le droit de m'obséder autant, Lovi, tu m'entends ?

Je mentirais si je disais que je ne souffre pas de cette situation mais en même temps, je ne voudrais échanger ma place pour rien au monde : je me damnerais pour un seul de tes regards, je me tuerais pour une seule de tes paroles et je ressusciterais pour mourir encore. L'être humain, bien que je sois une nation, est un masochiste par nature, tu le sais ? J'ai mal mais j'aime ça. Car je ne sais que c'est de ta faute. Si tu lisais cette lettre, tu devrais penser que je suis tombé bien bas. En fait, je m'en fous. La situation, telle qu'elle est, me convient. Même si je voudrais lire autant d'amour que moi dans tes yeux, même si je voudrais t'avoir pour l'éternité, t'avoir entièrement rien que moi, je sais que ce n'est pas ça qui ferait ton bonheur.

Alors je me tais. Je me couds la bouche avec le fil du silence, je fais la sourde oreille aux cris de mon cœur aux abois, je me colle le masque de l'ami alors que je voudrais endosser celui de l'amant. Je joue la comédie sur une scène où personne ne m'acclame et dont la fin ne vient toujours pas, après des centaines d'années de représentation. J'attends désespérément un signe de mon prince indifférent qui ne comprend pas l'enjeu de la pièce. Ou peut-être qu'il veut juste tester jusqu'à quel point je peux mentir au public...

Bref, je pars en digression, il faut que je termine avant d'écrire un roman. Je conclus sur cette phrase : Je t'aime à la folie, Lovino Romano Vargas.

Antonio Fernandez Carriedo »

Espagne reposa son stylo et contempla la feuille devant lui. Avec soupir, il la plia et la rangea avec les autres en se promettant de les brûler. Chose qu'il n'avait jamais pu se résoudre à faire. Soudain, la voix d'Italie du Sud retentit de l'étage en-dessous :

-« Oy, bastardo ! J'ai fait à manger alors magnes-toi à descendre ! »

Le brun se leva et scella la boîte qui contenait ses lettres avec un cadenas et cacha la clé dans un pot à crayon.

J'arrive, mi amor », murmura l'espagnol.

Son visage sembla prendre d'un coup plusieurs siècles, écrasé par la tristesse. Cependant, une fois la porte passée, ses lèvres s'étirèrent en un sourire factice tellement bien imité que tout le monde l'aurait cru vrai. Puis il ne resta plus personne. Et le coffret était là, sur le bureau, patientant jusqu'à ce qu'on le rouvre et qu'on lui dépose à nouveau une lettre.

Une routine qui durait depuis des siècles déjà...


Et dire qu'au départ, je voulais que leur amour soit réciproque... esprit de contradiction power ! Vos avis ?