Titre : Une fleur sur 50 millions de morts.
Disclaimer : Hetalia Axis power appartient à Hidekaz Himaruya.
Personnages/Pairings : Allemagne/Ludwig, Italie/Feliciano, Angleterre/Arthur et mention d'Hitler. Gerita.
Voilà, un one-shot court et sans prétention sur Allemagne et Italie à la fin de la guerre. En espérant que ça vous plaise, bonne lecture :D !
Allemagne regarda le corps à ses pieds. Aujourd'hui, en ce 8 mai 1945, l'Allemagne Nazie venait de s'écrouler, symbolisée par le corps de l'homme étendu par terre. Adolf Hitler, dictateur et chef suprême des nazis, n'était plus. Il s'était suicidé devant sa nation, Ludwig, qui, maintenant que son chef était mort, prenait conscience des atrocités qu'ils avaient ordonné. Il avait envie de vomir devant tous ces flashs. Il comprenait soudainement l'acharnement des Alliées depuis qu'ils avaient découvert les camps de Auschwitz-Birkenau, de Buchenwald et de Dachau.
Entendant du bruit, il se retourna et découvrit Italie, à moitié caché derrière la porte. Son ancien allié se faisait tout petit et semblait prêt à s'enfuir en courant au moindre faux pas. Mais ce que Feliciano craignait le plus, ce n'était pas la violence. C'était les mots. L'italien savait qu'il avait non seulement trahi l'Allemagne en tant que nation mais aussi en tant qu'humain : Feliciano était parti, avait laissé Ludwig tout seul au moment où ce dernier avait le plus besoin de lui. Italie ne croyait pas trop qu'Allemagne lui pardonnerait aussi facilement.
Ludwig scruta le visage blanc aux traits fatigués d'Italie. Visiblement, ce dernier avait des nuits blanches et pas qu'un peu. Feliciano s'avança doucement dans la pièce et referma la porte. Pour une fois, les yeux du brun étaient ouverts, permettant à l'allemand d'admirer des prunelles chocolats remplies d'inquiétude.
Pendant plusieurs minutes, personne ne bougea ou ne parla. Finalement, Allemagne amorça un mouvement vers Italie qui ferma les yeux, s'attendant à une engueulade dans les règles de l'art ou à une gifle magistrale. Au lieu de ça, quand Ludwig arriva à hauteur de Feliciano, il le prit dans ses bras, stupéfiant ce dernier.
-« Ludwig ? »
Sa voix était à peine plus forte qu'un murmure.
-« Oui, je t'ai détesté, je t'ai même maudit. Mais tu m'as aussi énormément manqué pendant ces deux ans. »
Italie ne sembla pas en croire ces oreilles. Et tout à coup, il sourit et sauta au cou d'Allemagne. Les yeux bleus croisèrent les bruns. Et ils s'embrassèrent. La scène était irréelle : sur les ruines d'une Allemagne vaincue, deux êtres partageaient leur amour, comme si toutes les horreurs commises n'avaient jamais existé. Ils ne s'arrêtèrent que quand Angleterre débarqua, armé jusqu'aux dents.
-« Allemagne, il est temps de te rendre.
-Je te suis, Angleterre... »
Arthur hocha et les nations passèrent la porte. Deux mains s'entrelacèrent discrètement et deux regards rempli de tendresse et d'un autre sentiment se croisèrent. Un regard qui disait « Je t'aime ».
Alors quand dites-vous ^^ ? Personnellement, j'ai bien aimé l'écrire. A la prochaine~!
