Salut à tous et toutes, merci pour vos reviews ça m'encourage vraiment et me donne l'envie d'écrire encore plus. D'ailleurs précédemment je vous avais dit que j'allais publier une fois toutes les deux semaines mais j'ai été tellement productive que je peux passer à un drabble/Os par semaine. Je ferais certainement une alternance entre des drabbles qui suivent la progression de la relation Hirosei et des drabbles qui parlent de ce qu'en pensent les habitants du village ou même des drabbles sans eux (J'aimerais beaucoup faire un texte ac Naru et Hina notamment).

Sinon concernant le texte qui va suivre, il est un peu plus long que les autres et surtout il est la suite de Gourmandise. Il se passe environ deux ou trois semaines après.


Réponse aux reviews

Mutsuki : Merci

Moika : je vais continuer, j'ai un million d'idées dans la tête qui ne demande qu'à être écrite.


Encre :

Hiroshi avait débarqué chez lui. Bon ce n'était pas surprenant en soi parce que TOUS le village débarquait tout le temps chez lui, y compris Hiroshi. Sauf qu'en général lorsqu'il venait c'était soit parce qu'il lui apportait à manger, soit parce que tous les autres gosses étaient là. Donc d'habitude, il n'avait pas l'air d'un chat perdu.

Seishu sentit son cœur se serrer. Il avait toujours eu un faible pour les chats perdus, ce qui bien sûr était assez problématique vu qu'il était allergique. Le moindre contact avec eux provoquait chez lui des crises horribles et il passait ensuite son temps à se gratter. Forcément, il réfléchissait plus longtemps avant de nouveau les serrer dans les bras… même s'il était tellement faible qu'il n'arrivait jamais à résister bien longtemps.

Après Hiroshi n'était pas vraiment un chat, donc, techniquement il pouvait le prendre dans ses bras sans trop risquer sa santé. Il n'était juste pas certain que le jeune homme soit très d'accord.

Doucement le calligraphe demanda à son ami ce qui n'allait pas. Aussitôt, le jeune brun tourna vers lui un regard reconnaissant et avoua qu'il s'était engagé dans le restaurant. Ce qui était en soi une très bonne chose, c'était ce qu'il voulait au fond. Seulement…, seulement il devrait quitter l'île et il n'était pas certain d'être prêt à cela.

Seishû le regarda un long moment avant de lui faire signe de rentrer et de sortir une bouteille.

« Aujourd'hui, déclara-t-il, on fête ta réussite. Et demain, on sera tellement mort que tu oublieras tout tes soucis »

Hiroshi sourit et commença à boire. Seishû, un peu plus prudent, évitait de boire cul sec. Il savait qu'il ne tenait VRAIMENT pas l'alcool et il n'était pas certain de vouloir savoir ce dont il était capable en étant totalement ivre.

Au bout d'une demi-heure à ce régime, le plus jeune s'écroula par terre et « un léger ronflement commença à sortir de sa poitrine ». Seishû hoqueta et s'approcha un peu de lui. Doucement il posa sa main sur sa joue et la retira aussitôt. Chaud, il avait chaud. C'était exactement comme lorsque Hiroshi l'avait embrassé pour manger la confiture de myrtille.

À ce souvenir, le cœur du citadin s'affola encore plus et il se mordit la lèvre. Ce n'était pas le moment de penser à ça. Il fallait qu'il revienne sur terre. Immédiatement. Peut-être qu'en travaillant un peu, il arriverait à retrouver ses esprits ?! L'idée n'était pas mauvaise et le brun s'empressa d'aller chercher son nécessaire à calligraphie.

Evidemment, lors de son retour il avait déjà oublié Hiroshi et trébucha contre lui, renversant un peu d'encre sur son ami. D'abord, agacé par ce gâchis, il fut soudain fasciné par la tâche qui était désormais sur le torse légèrement découvert de son ami. C'était magnifique.

Avec lenteur, il versa de l'encre dans un petit bol puis y trempa un doigt. Puis, tout doucement, il approcha celui-ci de la joue de l'ancien blond et traça un caractère. Sa victime tressauta et Seishu cru un instant qu'il allait se réveiller, mais il n'en était rien. Il poussa un soupir et reprit un peu d'encre pour écrire un autre signe.

Vingt minutes plus tard, il observait son œuvre le cœur battant. C'était prit son portable et photographia le jeune homme puis envoya la photo à Kawafuji. Puis, épuisé, il s'effondra à côté de lui.

Quelques heures plus tard, à Tokyo, son ami se réveilla et ouvrit ses messages. Un immense sourire se dessina sur son visage : sur le corps d'Hiroshi les caractères avenir, bonheur et confiance étaient parfaitement lisible, tout comme le signe amour.