Salut à toutes et à tous ) Voilà un nouveau petit drabble avec un point de vue extérieur sur la relation qu'entretienne Hiroshi et Seishû

Riksa : oui ils sont trop choux ;) Toujours


Instinct maternel

Madame Kido regarda son fils lui annoncer qu'il passait la soirée chez Maître Handa et ne pu empêcher ses lèvres de former un grand sourire. Le bonheur de son fils était si éclatant qu'elle en avait presque mal au cœur.

Certes, ce n'était pas la situation qu'elle avait rêvée pour lui ; néanmoins elle avait rapidement compris qu'on ne pouvait guère s'opposer au « destin ». Et Handa Seishu était le « destin » d'Hiroshi, ça elle en était persuadée depuis que son fils était revenu tout paniqué par la santé du jeune homme, depuis qu'elle avait vu dans ses yeux les flammes d'une passion naissante. Sans se vanter, elle pouvait dire qu'elle avait été la première à comprendre.

Bien sûr, son garçon n'en était toujours pas conscient. Et parfois elle s'en réjouissait, la mère qui était en elle n'avait aucune envie de laisser son enfant vivre aux côtés d'une autre personne qu'elle. Mais d'autres fois, elle songeait à trouver un moyen de lui ouvrir les yeux parce que cette situation ne pouvait pas durer éternellement, et s'il y avait quelqu'un qui ne ferait certainement jamais le premier pas, c'était bien Seishu.

La femme du chef soupira en songeant au cas que représentait le calligraphe. Si Hiroshi était aveugle de ses sentiments, que dire alors du jeune citadin ?! Pour madame Kido le seul fait de le mettre devant un miroir aurait dû suffire à lui démontrer à quel point il était dingue d'Hiroshi, parce que sincèrement cela était inscrit sur son visage qu'il aimait son fils ! Sauf qu'apparemment ce n'était pas le cas, car rien ne changeait entre les deux hommes qui continuaient à se tourner autour pour le plus grand désespoir de toutes les femmes du village et peut-être même d'une partie des hommes.

L'instituteur avait d'ailleurs proposé qu'on les enferme dans une pièce avec un aphrodisiaque vu que c'était certainement le seul moyen pour eux de comprendre. Evidemment elle avait refusé, même si en y réfléchissant bien ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée...