Riska : ben c'est ce qu'il a écrit. Non?

Sinon ce texte est le quatrième que j'ai écrit donc avant de savoir que j'allais les mettre en couple comme ça... Mais ça peut quand même se lire en suite.


Manque :

Hiroshi adorait son travail, il aimait cuisiner et chaque jour qui passait lui apportait de nouvelles choses. Pour ne rien gâcher, ses collègues étaient sympathiques et ne le prenaient pas de haut et son chef l'avait pris sous son aile. Bref, il avait tout ce dont il avait toujours rêvé.

Néanmoins, il y avait une boule dans son ventre, une boule qui ne cessait de grossir chaque jour. Hiro avait d'abord pensé que c'était son île qui lui manquait. Peut-être ses parents aussi. Et Naru, Tama, Miwa et les autres… Après tout, ils avaient toujours fait partie de sa vie et ne plus les voir était étrange.

Cependant, lorsqu'il était retourné là-bas pendant les vacances de Pâques, la petite boule n'était pas partie. Au contraire même, elle avait pris tellement d'importance qu'à son retour sa tristesse se voyait désormais sur son visage.

Les autres cuisiniers, inquiets, lui avaient demandé ce qui se passait, Hiro avait haussé les épaules en avouant qu'il ne savait pas. Du coup, ses collègues avaient tenté de le dérider en enchaînant les pitreries et son patron l'avait autorisé à sortir un jour de semaine.

Après cette semaine particulière, Hiroshi sentit une vague de tendresse l'envahir à leur égard et la boule recula un peu. Juste un tout petit peu, mais c'était désormais assez pour qu'il se ressaisisse et arrive à sourire de nouveau.

Le temps passa, et Hiro apprit à vivre avec son manque. Il avait fini par arrêter de chercher la réponse et attendait patiemment que ça passe. Ou que celle-ci vienne à lui.

Et, un jour de juin, alors que cela faisait un an qu'il était parti de chez lui, son chef lui demanda de se rentre en salle. Le jeune homme, curieux, le suivit et tomba nez à nez avec les enfants de son village accompagnés d'Handa.

Celui-ci lui décocha un sourire timide en avouant qu'il avait regretté de ne pas être là quand Hiro était revenu sur l'île mais que sa mère l'aurait tuée s'il n'avait pas été chez lui pour Noël. Le cuisinier haussa les épaules avant de s'avancer vers lui et de le serrer contre lui.

Le nœud qui lui serrait le ventre était parti. Il était enfin entier.