Mon petit doigt me dit que vous devriez apprécier ce drabble :)
Cartons
Seishû se sent nostalgique quand il voit tous ces cartons, ça lui rappelle son arrivé ici. Avec un pincement au cœur, il se souvient de ses apréhensions, de sa rage et de l'exaspération que les gamins avaient provoqués chez lui. Et le voilà dix ans plus tard, toujours dans cette maison mais plus heureux que jamais.
« Sei' cesse te rêver, s'exclame alors Hiro avec tendresse. Il reste encore un certain nombres de cartons à ouvrir et j'ai pas envie de vivre dans un bazar pareil.
- Tu n'avais qu'à pas emmener autant de trucs. Ma maison était déjà bien rempli.
- Certains trucs comme tu dis, servirons pour le restaurant plus tard et il est hors de question que je les laisse chez mes parents, qui sais-ce que ma mère pourrait en faire ?
- Si elle t'entendait…, ricane son amant en s'approchant doucement de lui.
- Dieu nous en préserve, elle m'a déjà fait une scène parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi je ne dors plus chez eux.
- Dire qu'au départ, elle aurait fait n'importe quoi pour que tu finisses dans mon futon.
- Tais-toi donc, soupira Hiro avant de s'écrier. Attention ! »
Mais évidemment c'était bien trop tard, le calligraphe se prit les pieds dans un carton et s'écrasa par terre. Hiroshi éclata de rire bientôt rejoint par Tama et Miwa qui avait apparemment décidé qu'elles pouvaient quand même les aider un peu.
Vexé maître Handa se releva avec peine avant de déclarer qu'il allait faire un tour et se diriger vers la sortie. Le cuisinier qui se remettait de sa crise, soupira et se précipita à sa suite. En quelques pas, il l'avait emprisonner dans ses bras et lui déclara qu'il ne s'échapperait pas comme ça.
Sei laissa sa tête se poser contre son épaule.
« Tu crois que je vais te laisser te moquer de moi aussi facilement ? Et puis j'aurais pu me faire mal !
- Alors j'aurais accourus et j'aurais soigné ton corps avec des bisous magiques.
- Oh ça me rappelle que j'ai terriblement mal au cou depuis hier. Tu penses que tu peux soigner cela ?
- Je ne sais pas, il faut que j'aille voir ça de plus près… »
Sans un regard pour les deux jeunes femmes, les deux hommes retournèrent à l'intérieur sans se lâcher, zigzaguèrent un peu avant de finalement trouver la chambre du calligraphe et son futon.
Quelques heures plus tard, dans les bras de son ex-voisin, Seishû Handa se dit qu'en l'envoyant sur cette île, son père avait eu la meilleure idée de sa vie. Et si c' était possible, il ne la quitterait jamais.
